Conversation classique, dans la voiture, avec le chauffeur de taxi : « Et vous, vous faites quoi, dans la vie ? » Je vous épargne le long supplice habituel à chaque fois qu’on me pose cette question (« heu »… « je »… suivi d’une longue liste d’activités) pour en arriver à la chute de ma phrase : « Et aussi, j’apprends aux gens à faire de belles photos avec leur téléphone portable« .

Grand blanc dans la conversation.
Regard de stupéfaction dans le rétroviseur.

« AH BON ?!? Il y a des gens que ça intéresse !!!!? »

Visiblement, le monsieur n’en revenait pas. Et moi de mon côté, je n’en revenais pas qu’il n’en revienne pas. Long argumentaire pour lui expliquer par le menu le pourquoi du comment, mais je le voyais bien : aucune de mes explications ne semblait trouver grâce à ses yeux. Je sentais à sa moue qu’il se demandait même si je ne me foutais pas un peu de lui. Ce genre de situation à la fois désolante et hilarante. Moi égrenant les explications ; lui de plus en plus sceptique.

Et puis bon, ce petit manège a fini par m’agacer et plutôt que prendre la mouche, j’ai préféré lancer un autre sujet de conversation. Nous en sommes restés là.

Il n’empêche. Ça m’a travaillé cette histoire.

Elles me semblent tellement évidentes, à moi, les raisons pour lesquelles ça vaut le coup d’apprendre à utiliser l’appareil photo de son téléphone plutôt que d’investir dans un coûteux instrument qui, en particulier si au départ on n’y connaît pas grand chose en photo, donnera exactement les mêmes résultats (voire meilleurs, dans certains cas). Elles me semblent tellement évidentes que visiblement, je ne trouvais pas les mots pour les lui expliquer :)

Et comme souvent dans la vie, il est bon de garder la question dans sa tête et la laisser tranquillement faire son chemin. Toujours cette histoire d’Aléthiomètre, vous vous souvenez ? C’est pendant les vacances, que j’ai compris ce qui se passait.

On ne comprend pas ce qu’il y a de nouveau à apprendre sur un téléphone portable, parce qu’on pense qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour prendre la photo. Et que nos possibilités se limitent plus ou moins à cela.

Au contraire, il est très facile de voir que pour apprendre à utiliser correctement notre nouvel appareil Reflex, ce peut être une bonne idée de prendre des cours : il y a des tonnes de boutons partout, des symboles mystérieux auxquels on ne pige pas grand chose et un nombre effroyable de réglages à faire dans tous les sens. Dans ces conditions, évidemment : ça peut être super utile d’être guidé.

Sauf que.

Ces réglages là, on peut faire les mêmes avec son téléphone. En tout cas un grand nombre d’entre eux. Et c’est le fait de savoir les utiliser qui peut faire s’envoler la qualité de vos photos ! Les appareils des téléphones portables sont très performants, mais pas uniquement à cause de la qualité de leur lentille ou bien de la haute définition des images. Ils sont performants parce qu’on peut effectuer une multitude de petits ajustements qui changent absolument tout. Exactement comme avec un appareil Reflex.

Si vous vous contentez de prendre des images en mode automatique avec votre Reflex, croyez moi, vos photos ne s’amélioreront pas d’un pouce. Et c’est pareil avec l’appareil photo de votre Iphone :)

Tous ces petits réglages sont aussi disponibles dans votre téléphone, mais la plupart du temps, ils sont cachés pour vous simplifier la vie. Hélas, en vous simplifiant la vie, ils vous empêchent aussi de prendre conscience de toues les possibilités inexploitées que vous tenez entre les mains chaque fois que vous faites une photo.

Comme le chauffeur de taxi, vous faites une moue dubitative ? Il suffit de vous promener sur ce blog. Voilà plusieurs années que je n’utilise plus que mon téléphone portable pour faire mes photos, les éditer, les retoucher et les publier. Que ce soit ici, pour mon compte Instagram ou même pour certains travaux de photographie : je n’utilise plus mon Reflex que dans certaines situations très particulières, notamment – vous allez rire – pour que ça fasse sérieux : on aura davantage confiance en vous si vous vous trimballez avec un gros bazar noir au bout du nez et tournez cent cinquante molettes en prenant un air inspiré avant d’appuyer sur le déclencheur, que si vous faites ces mêmes manipulations sur l’écran d’un petit téléphone qui pèse moins de 200gr… et que des millions de personnes utilisent tous les jours.

Bref, il n’y a aucun doute là-dessus : l’appareil photo de votre portable peut faire des miracles, mais il ne peut le faire que si vous l’utilisez correctement. Ah oui dis donc : pareil que votre Reflex.

Bien sûr, pour mieux exploiter les possibilités de mon téléphone, j’y ai apporté quelques modifications : des applications essentiellement et quelques gadgets. Mais les applications que j’utilise sont gratuites, pour la plupart. Et pour les autres, si j’ai dépensé 30 euros en tout et pour tout, c’est vraiment le bout du monde. Comparé à la note que représente l’achat d’un Reflex + d’un logiciel d’édition d’image + les diverses cartes mémoires, disques durs etc… que constitue l’acquisition d’une vraie station de travail, ça vaut tout de même la peine de se poser la question, vous ne trouvez pas?

Du coup, j’ai préparé un petit guide pour vous aider à en faire l’expérience ! Vous montrer où se trouvent ces fameux réglages et vous expliquer deux ou trois petites choses pour vous aider à démarrer. Il suffit de remplir ce formulaire et vous le recevrez directement dans votre messagerie, dans les secondes qui suivent :)

Vous pouvez aussi sauter cette étape et rejoindre directement ma formation Photo, l’atelier Insta-Gratitude, qui commence la semaine du 24 janvier (c’est-à-dire la semaine prochaine) et où il reste quelques places. Vous y apprendrez à utiliser tous ces mystérieux réglages, mais aussi à éditer vos photos (parce que oui, bien sûr, derrière une jolie photo, il y a presque toujours un petit travail d’édition). Vous aurez l’occasion de pratiquer pendant six semaines au sein d’un groupe super enthousiaste et bienveillant. Et vos photos ne seront plus jamais les mêmes :)

Dans tous les cas : maintenant, c’est à vous de jouer !

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Alors, 2016 ? À cette question comme à toutes les questions, il y a plusieurs réponses. « La réponse du savant, la réponse du poète » comme l’écrivait si joliment Pierre Bottero qui en dénombrait deux. Et je crois en fait qu’il y en a plus encore.

Ainsi, à la seconde où je formule cette question du bilan de l’année qui vient de s’écouler, surgissent, les sentiments mêlés, parfois contradictoires, de la femme, de l’auteur, de l’entrepreneur, de l’amoureuse, de la fille, de la soeur, de celle qui tient les comptes, de celle qui vit d’amour et de beauté, de celle qui voudrait tant ralentir un peu, de celle qui éprouve un besoin si absolu d’accomplir quelque chose… Chaque voix tente de se faire entendre un peu plus que les autres, persuadée que son avis vaut plus et mieux que celui de ses consoeurs. Et ce qui me vient à l’esprit en premier : que j’aime notre complexité ! Comme ce sac de noeuds me passionne et me fait aimer la Vie !

On m’a parfois dit cette année que je me posais trop de questions, et à chaque fois, mon coeur s’est exclamé « jamais ! », jamais trop de questions. Je suis bien trop heureuse de faire partie de ce monde fou, incompréhensible et où tout est sujet à interrogation, à débat. Ce monde où aucune vérité ne peut se targuer de mieux valoir que les autres. Et où ce qui est « vrai » ne peut l’être que pour une personne donnée, à un moment précis, en fonction de ce qui se passe dans sa vie et de tout ce qui s’est passé avant pour elle. J’aime savoir que ce que je crois aujourd’hui ne sera peut-être plus vrai pour moi l’année prochaine et que les transformations se succèdent.

Quand on regarde le monde sous cet angle, comment diable ne pas s’en poser, des questions ? C’est la partie la plus intéressante de l’existence, je trouve !

Alors pour toutes ces interrogations et tous les chemins sur lesquels elles m’ont entraînée, les révélations aussi bien que les fausses pistes, les cul de sac ou les sentiers bordés de fleurs : MERCI. Merci pour cette année torrentielle ! Au moment où j’écris ces lignes, c’est ce que j’éprouve avant tout autre chose : la joie suprême d’être en vie.

Cela, c’est ce que me dit la petite voix disons… philosophique, en moi.

Mais elle n’est pas toute seule.

Voici ce que dit par exemple la voix de l’auteur. Ecrire et publier trois livres dans l’année c’était, bien. C’était trop. Et ce n’était pas assez en même temps. C’était grisant. Epuisant aussi car Manifeste pour une maison rangée, Merci, mon carnet de Gratitude et Chat, mon carnet Hygge de Sagesse (que j’appelle en secret « Le livre de Malo » et dont je n’ai d’ailleurs pas encore eu l’occasion de parler, mais qui est magnifique) ont eu la bonne idée de paraître tous les trois en même temps. C’était difficile aussi. Le monde de l’édition fonctionne sur une économie si défavorable pour les auteurs – qui touchent souvent moins que le prix de la TVA, moins que le libraire, moins que le prestataire dont le travail consiste à détruire les invendus – qu’au plaisir d’écrire se sont parfois superposées de profondes révoltes ; des moments de découragement si intenses que la voix de l’auteur s’est entendu dire « plus jamais ça », ce qui est faux évidemment. Mais l’année 2017 sera, de ce point de vue, plus calme. En refusant les propositions de livres qui se sont présentées ces derniers mois (quatre en tout) la voix de l’auteur aura de quoi mener un projet dont l’aboutissement lui tient terriblement à coeur : un quatrième roman.

Et que dit la voix de l’auteur de Cachemire & Soie, au fait ? La fin de l’année dernière avait marqué un tournant important dans la vie de ce blog : décider de faire de cet espace quelque chose de plus qu’un blog personnel. Ce qui signifiait plein de choses : avant tout donner davantage de sens et d’élan à ces pages que je griffonne ici, depuis plus de dix ans, mais aussi d’un point de vue plus pragmatique, de me permettre de construire un tout cohérent entre mes différentes activités (qui ont toutes un lien avec le bonheur). Alors douze mois plus tard, où en est-on?

Cette nouvelle aventure a représenté, sans conteste, mon plus grand challenge. Principalement parce que c’est un challenge en soi, de refuser les cases.

On voudrait faire de moi « Madame rangement » (avec Manifeste pour une maison rangée »), « Madame Gratitude » (avec « Merci, mon carnet de gratitude »), « Madame Photo » (avec mon atelier photo Insta•Gratitude), Madame « Je-ne-sais-pas-trop-quoi »… Et je ne parviens pas à me faire à l’idée d’enfermer cet espace dans l’une ou l’autre de ces étiquettes. Pourtant, la voix de l’entrepreneur sait qu’il est bien plus facile d’avoir une « niche » pour développer son activité ; un petit territoire parfaitement défini que l’on pourrait décrire en une phrase ou deux.

Alors au moment de dresser ce bilan de l’année 2016, la voix de l’entrepreneur s’indigne devant ce refus total de choisir. Elle s’écrie « Mais bon sang tu vas te décider, oui ? Tu est Madame Quoi à la fin? » et tape du pied, rouge de colère, au bord de l’asphyxie.

Seulement voilà : une autre petite voix, celle de l’intuition, répond sans trop savoir si cela l’amuse ou la navre : « Tu veux savoir quelle « Madame » je suis ? Je suis « Madame » Anne-Solange Tardy, voilà. C’est la seule étiquette qui me convienne vraiment. Et tu sais quoi ? Je peux être tout ce que je veux. C’est même cela, précisément, qui est important à mes yeux. Ce que je veux partager et porter : nous pouvons être TOUT ce que nous voulons. Chacun d’entre nous. Parce qu’être soi pleinement, complètement, c’est cela qui peut nous rendre plus heureux et nous aider à trouver notre place en ce monde, ce monde qui pourrait très bien tourner sans nous, mais voilà, on est là. Alors tâchons de trouver une bonne raison à tout ça. Et enfin parce que c’est peut-être ça la réponse à la vie, le moyen du bonheur : être soi.

Et alors la voix de l’entrepreneur rétorque, paniquée : « Oui mais bon, d’accord. Mais alors maintenant, on fait quoi? ».

La voix de l’intuition répond : « On continue, c’est tout. »

— Mais le modèle économique ? Supplie, la voix de l’entrepreneur.
— C’est vrai, admet la voix de l’intuition, on ne vit pas tout à fait d’amour et d’eau fraîche.
— Ah ! Soupire la voix de l’entrepreneur, devant cette première parole sensée.
— On ne s’en tire pas si mal, va, intervient timidement la voix de l’économe. Ça pourrait être mieux. Ça pourrait être pire.
— Tu vois, appuie la voix de l’intuition, avec un sourire de satisfaction difficile à réprimer, devant la mine déconfite de l’Entrepreneur et cette manie de ne jamais se contenter de rien.
— Je reconnais que nous avons appris plein de choses passionnantes, se rassure cette dernière comme elle peut. Même si nous avons aussi commis plein d’erreurs. N’est-ce pas ? Ajoute-t-elle en fronçant les yeux à l’adresse de la voix du technicien qui ne sait pas quoi dire tant il est conscient que c’est vrai et bredouille, défait, quelques explications sans queue ni tête.
— Et bon, encore une fois, on a fini l’année sur les rotules, murmure dans un filet à peine audible la voix de la santé dont le grand rêve serait de réussir à sermonner un peu tout ce petit monde (mais elle ne sait jamais se faire entendre).
— Oui, mais on s’est drôlement amusé ! S’enthousiasme la voix de l’enfance qui se fiche comme une guigne d’être fatiguée ou pas tant que c’est la bamboula dans les neurones ou dans le coeur.
— Bon ! Bon ! Bon ! Mais alors, qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Recadre avec autorité la voix du chef de projet.

Comme vous pouvez le lire, le dialogue intérieur, autour de Cachemire & Soie, n’a pas fini de causer de multiples débats dans ma tête et s’il y a certaines choses que je vois assez nettement se dessiner, je sais déjà que cette nouvelle année apportera, elle aussi, des changements dont je ne peux voir les contours exacts aujourd’hui, mais qui bourdonnent avec assez d’insistance pour que je ne puisse ignorer leur présence.

En ces jours de bilans et de projets pour l’année à venir, mes petites voix intérieures se sont souvent évertuées à parler toutes ensemble, en même temps, sans plus prendre la peine de s’écouter les unes les autres, dans un tonnerre de protestations, d’idées, d’aspirations, de souhaits et de revendications.

Puis un soir, elle a surgi. Cette autre voix. Imposante et un rien solennelle, capable par son timbre et sa force tranquille d’imposer un moment de silence à toutes les autres : « Écoutons notre coeur ».

La voix de l’Amour.

— Ayons confiance. C’est tout ce que nous avons à faire.

La voix de l’amour avait parlé. Je crois profondément que tout ce qui est guidé par l’Amour est une bonne chose. Alors c’est ce que je vais m’efforcer de faire, en dépit de toutes les petites voix à l’intérieur, parfois contradictoires : faire avec amour. Certains pensent qu’il faut faire des colonnes de chiffres, mettre en place de grands tableaux avec abscisses et ordonnées, suivre la Méthode à la lettre… moi je crois que ce qu’il faut à la vie c’est surtout de l’amour.

Alors c’est ce que je nous souhaite à tous en ces premiers jours de janvier : quel que soit ce qui nous anime dans notre vie, quel que soit ce que nous avons envie de déployer cette année, gardons une place de choix pour la voix de l’Amour.

Bien sûr, elle n’est pas toute seule à régner. Il ne s’agit pas d’ignorer la voix de la sagesse, la voix de l’économe, la voix du scientifique, du philosophe, du parent, de la raison, de l’ami… Chacune a besoin de s’exprimer, d’être entendue et écoutée.Bien sûr, la voix de l’Amour n’est pas toute seule à décider.

Mais lorsque c’est elle qui préside à notre Conseil de Direction, j’ai l’impression que nous ne pouvons jamais vraiment nous tromper.

Je vous souhaite une merveilleuse année 2017.

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La dernière fois, nous avons beaucoup parlé d’inspiration et de ce que ça nous faisait, quand on se sentait inspiré, pourquoi c’était si bien. Et aussi de combien c’est important, de participer, contribuer, par exemple sur les réseaux sociaux, en créant un blog, en publiant des photos sur Instagram.

Mais, je vois bien qu’une chose en particulier semble être un frein à tout ça : la difficulté à trouver « sa direction ». Ce qui fait qu’on possède une couleur propre, une identité. C’est de cette identité dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui, parce que cette question : « j’ai envie de faire des choses, de participer, mais comment faire pour trouver quelque chose qui me distingue ? » est l’une de celles qu’on me pose le plus souvent.

Aujourd’hui donc, éléments de réponse :-)

Car en effet, trouver son « identité », sa « personnalité », ce n’est pas si simple quand on regarde l’abondance de contenus diffusés partout sur internet. Et cela demande à mon avis deux choses assez peu valorisées par notre époque : du temps. Et de la patience.

Globalement les deux réponses que l’on désire le moins entendre, dans notre monde d’immédiateté, d’astuces pour et de solutions pratiques à effet immédiat.

Alors j’ai envie de vous raconter comment ça s’est passé pour moi, afin que vous puissiez mieux mesurer l’importance de ce cheminement.

L’année dernière, à peu près à cette époque, je regardais mon compte Instagram avec une sorte d’insatisfaction : certes, les photos que j’y publiais me plaisaient et j’aimais les échanges avec les personnes qui me suivaient, mais je ne m’y reconnaissais pas vraiment. Je me sentais inspirée par plein de gens, mais je ne me trouvais pas moi-même très inspirée. Je suivais d’ailleurs un certains nombre de comptes qui me semblaient à peu près interchangeables avec le mien et finalement, je ne voyais de moins en moins l’intérêt de tout ça. Hormis le plaisir – immense – pris à prendre des photo, évidemment. Mais après tout : si je n’avais rien à apporter d’un peu singulier, pourquoi ne pas garder ces photos pour moi ? Bref, je sentais qu’un changement de cap devenait nécessaire. Mais lequel?

J’ai passé un certain temps comme ça, à me demander ce que j’allais bien pouvoir faire d’intéressant. Et je me sentais VRAIMENT à court d’idées.

Alors voici ce que j’ai fait : j’ai laissé poser.

Et c’est sans doute la première chose à faire : formuler le problème et laisser poser.

N’ayant pas de meilleure idée, j’ai continué à faire ce que je faisais, mais avec cet questionnement en tête, toujours bien présent en tâche de fond. Parfois, quand on n’a pas de solution immédiate, c’est la seule option. En gros : prendre son mal en patience et avancer en n’oubliant pas ce que l’on veut changer, mais en restant attentif aux idées nouvelles qui pourraient émerger.

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Durant les semaines précédentes nous avons parlé de plein de choses. D’outils pour apprendre à mieux se connaître, d’un certain nombre de questions à se poser pour avancer et d’un outil génial pour cela : cultiver son sentiment de gratitude (petit message de service : si vous faites partie de celles qui se sont inscrites et qui n’ont pas reçu les messages, je vais vous envoyer un petit mot à ce sujet). Aujourd’hui j’ai envie de parler d’une autre idée, qui contribue beaucoup elle aussi à enjoliver le quotidien.

Quelque chose qu’on entend un peu partout, à toutes les sauces ; un mot que l’on conjugue à tous les temps et qu’on l’emploie à tours de bras. Mais à force de le voir apparaître ainsi dans le vocabulaire courant, il me semble qu’on ne sait plus vraiment ce qu’il signifie, ce joli mot-là.

INSPIRATION

Avez-vous déjà pris le temps de vous interroger sur ce que cela signifie pour vous? Par exemple, si vous pensez à quelque chose de précis qui vous inspire (une image, un livre, une conférence, une personne…), qu’est-ce que cela veut dire concrètement à vos yeux ? De quelle manière cet « objet inspirant » impacte-t-il votre vie?

Avant de lire les lignes qui suivent, je vous invite chaleureusement à inscrire quelque part votre définition.

Voici maintenant ce que dit le Larousse.

Inspiration, n, fem. :
Mouvement intérieur, impulsion qui porte à faire, à suggérer ou à conseiller quelque action : suivre son inspiration.
Enthousiasme, souffle créateur qui anime l’écrivain, l’artiste, le chercheur : chercher l’inspiration.

Ainsi, vous êtes-vous déjà demandé quelle place occupaient dans votre vie les choses qui vous inspirent? Je pense par exemple à votre compte Instagram : à quoi ça sert concrètement, de suivre des comptes que vous aimez? Peut-être avez-vous envie de répondre spontanément : « Parce que ça me fait plaisir, tiens ! » Je crois fermement que cela va, en réalité, bien plus loin que ça : ces images inspirantes parlent à la personne que vous avez envie de devenir. Dit autrement : elles donnent des indications et du carburant à votre petit moteur intérieur, celui qui fait ce qu’il faut pour vous amener vers la prochaine étape de votre vie.

Les comptes que l’on suit sont presque toujours, d’une manière ou d’une autre, un écho à l’une des facettes de ce que l’on désire développer et faire croître, en nous. Par exemple…

☞ Lorsque je regarde les photos culinaires chaleureuses de @Parigote, je pense que cela constitue pour moi de petits pense-bête qui me rappellent que c’est important pour moi d’octroyer davantage de place à la préparation de bonnes choses pour ma famille et trouver le temps pour inventer de moments jolis à vivre quand on est ensemble, avec ceux que j’aime.

☞ Les photos incroyables de @lilyrose et de ses voyages me parlent moins d’une envie que j’aurais moi aussi de voyager, que de la beauté du monde en général. S’arrêter pour prendre le temps de le regarder et développer ma capacité à immortaliser les belles choses qui croisent ma route. L’importance de les partager, de participer à ce compte rendu de la beauté du monde.

@elizabeth_gilbert_writer me parle tous les jours de la vie qui est folle et incompréhensible et si belle, si belle, si belle… La vie à embrasser, à comprendre et à ne pas comprendre. La vie avec laquelle on apprend à danser.

Ainsi en va-t-il de même pour vous. Chaque fois que vous voyez passer une image qui vous inspire, c’est un petit message envoyé à votre moi-idéal pour lui dire : « hey dis donc toi, tu as vu comme ce serait cool si je vivais quelque chose dans ce goût-là, moi aussi ! Tu veux pas qu’on mette des trucs en place pour que ça arrive concrètement dans ma vie ? »

Elles sont, consciemment ou non, un exercice de visualisation créatrice.

Je ne sais pas si ce concept vous est familier. En voici donc, en gros, le principe : ce que vous prenez le temps d’imaginer, votre cerveau l’enregistre et… vous y conduit. Autrement dit : la visualisation créatrice vous permettrait ni plus ni moins de créer la vie qui vous fait envie. Les techniques pour y parvenir sont infinies. Tableaux de vision (j’en parle rapidement dans « Manifeste pour une maison rangée« ), méditation, exercices d’écriture… il y a vraiment de quoi faire.

Mais il y a aussi tout un ensemble de choses que vous faites probablement déjà sans même vous en rendre compte et qui oeuvrent pour vous, sans que vous ayez à lever le petit doigt et votre compte Instagram en est un exemple très parlant.

Faites l’essai ! Rendez-vous sur votre compte Instagram !

Allez donc jeter un oeil à votre compte, et prenez quelques minutes pour observer les images auxquelles vous avez donné un petit coeur, récemment.

Que disent-elles de vous, de vos aspirations, de vos envies?
Pourquoi avez-vous choisi de suivre telle ou telle personne?
Qu’est-ce que cela raconte à la personne que vous êtes en train de devenir?
Et comment ça se matérialise?

Attention, hein : la personne que vous êtes en train de devenir ne s’oppose pas à celle que vous êtes aujourd’hui. Elle ne répond pas à un dénigrement de celle que vous êtes maintenant. Je la vois plutôt comme la projection d’un chemin, de « l’escale suivante sur votre route ». Ainsi, vous nourrissez quotidiennement votre esprit de toutes ces choses qui vous font palpiter et que, d’une manière où d’une autre, vous avez envie de développer dans votre vie. Vous donnez du carburant à votre petit moteur intérieur.

Les comptes que vous suivez, c’est le premier côté de la médaille. L’autre, c’est ce que vous publiez et partagez à votre tour.

Acteur ou spectateur?

Car évidemment pour que l’expérience soit vraiment palpitante, il est nécessaire de participer, de contribuer à ce vaste système « inspirant » / « inspiré » en publiant à votre tour ce qui éveille votre sensibilité particulière au quotidien et en communiquant votre regard unique sur le monde. Vous vous en doutez, il ne se passera pas grand chose si vous vous contentez de regarder les images qui vous inspirent, sans octroyer un peu de temps, de votre côté, pour souligner et célébrer ce qui est déjà beau, dans vos journées et qui témoigne du chemin sur lequel vous vous trouvez.

Pour moi, le simple fait de proposer soi-même quelque chose est un vrai élément de réponse à cette fameuse angoisse des réseaux dont tout le monde parle : c’est quand on se contente de rester spectateur d’un monde qui nous attire, sans oser participer qu’on se met dans une position bancale.

Hélas, il arrive souvent que ce soit à ce moment-là que le bât blesse : faute de connaître les quelques bases qui pourraient vous permettre de partager exactement ce que vous souhaitez, vous préférez souvent… vous abstenir de participer.

Et c’est super dommage, parce que dans ce cas, il se passe ce qui arrive lorsqu’au sein d’un groupe donné, on n’ose pas prendre la parole. On assiste au débat sans y participer et on se sent toujours un peu frustré de garder le silence parce notre problème n’est jamais de n’avoir rien à dire : on a tous PLEIN de choses à dire ! C’est juste qu’on ne sait pas COMMENT les dire. Alors on préfère se taire. C’est aussi là généralement qu’intervient cette petite voix perfide qui nous susurre que l’on n’est « pas intéressant », « pas assez bien », “pas à la hauteur” et toutes ces choses désagréables dont notre petit tourmenteur intérieur adore nous gratifier. Et alors, au lieu de se nourrir avec plaisir de toutes les choses intéressantes que les autres personnes du groupe ont partagé et qui pourraient apporter de l’eau à notre moulin, on reste coincé dans cet état de frustration qui nous fait soupirer et nous empêche d’avancer. Avec l’impression que la vie des autres est bien plus intéressante que la nôtre.

Et bim ! C’est là que la roue de l’inspiration se bloque : au lieu de vous aider à avancer, elle vous maintient dans l’immobilité. Le fameux : “ma vie c’est de la merde et les autres ont beaucoup plus de chance que moi/meilleur goût/réussissent mieux/sont plus créatifs/ je vous laisse compléter cette liste en fonction du petit démon qui se réveille chez vous dans ces cas-là (le mien : “Je n’arriverai jamais à rien, je ne sais même pas pourquoi j’essaie”).

Exactement le contraire de ce que vous voulez, donc.

Pour la prise de parole en public, je n’ai pas de conseil à vous donner (j’en aurais plutôt à recevoir, si vous avez suivi mes aventures sur Instagram tout au long de la promotion de mon dernier livre ^^), par contre, pour ce qui est des images, j’ai des réponses à partager avec vous. Et croyez-moi, tout ce qui vous empêche aujourd’hui de partager vos photos sur Instagram est bien plus simple à régler que vous ne le pensez :)

Ce qui vous manque probablement tient en très peu de chose, en réalité :

☞ Les bases techniques (faciles à apprendre)
☞ Les bons outils (simples à prendre en main)
☞ La confiance en vous (qui s’acquiert logiquement grâce aux deux premiers points ^^)

C’est la raison pour laquelle j’ai créé cette année l’atelier Insta•Gratitude : un atelier en ligne de six semaines qui vous donne les bases nécessaires pour partager et transmettre en photo ce qui vous anime au quotidien.

Dans les prochains jours, je vais ouvrir les inscriptions à la prochaine session de l’atelier Insta•Gratitude, qui commencera courant janvier.  Pour ne pas louper ce lancement, laissez-moi votre mail !

Cela vous permettra notamment de participer à l’atelier en bénéficiant de l’offre que j’ai imaginé pour vous, pour Noël, à un prix tout doux, tout doux, et aussi de recevoir immédiatement le mini guide « 7 pistes pour un compte Instagram où il fait bon vivre » qui vous permettra de commencer tout de suite à expérimenter de nouvelles idées.

N’oubliez pas de partager ce message avec toutes les personnes de votre entourage que cela pourrait aider !