Il y a "briller" et "briller"

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Je suis comme les pies, c’est un drame. En gros, j’aime tout ce qui brille. Tout. Les sequins des cabas Vanessa Bruno, le lurex dans les écharpes Zadig et Voltaire, les ballerines ouvertes à paillettes de Manoush, les manteaux Paul et Joe, les robes Gucci 100% or… Tout ce qui brille, je vous dis. Et parfois, j’avoue, je me lâche. Sur des petites choses, hein, rassurez-vous, je ne fais pas le coup de la robe en lamé à froufrous. Mais une paire de chaussettes en lurex, des escarpins dorés ou même, allez, un petit pull, j’adore. Briller de cette façon là, mille fois oui!

Mais il y a l’autre brillance. Celle qui n’est pas glamour parce qu’elle nous fait ressembler à une post-ado ayant choisi le fond de teint qui lui faut pas. Celle que l’on redoute au moindre petit coup de chaud, tout en sachant qu’on ne pourra sans doute rien faire. Cette saleté qui fiche la pagaille dans notre make up et illumine sauvagement notre zone T au plus petit rayon de soleil… Celle là, de brillance, soyons claire, je peux pas la saquer. Et donc, je la traque.

Pour ça, j’ai mon petit truc miracle : ces petits papiers tout fin imprégnés d’une poudre translucide et qu’on applique rapidement là où ça luit pour absorber l’excès de sébum. Ce truc est une merveille. Je m’en sers depuis longtemps mais avant, seules quelques marques en proposaient. Au prix de l’or, cela va sans dire. Depuis qeulques temps, j’ai découvert que Sephora avait sorti sa propre version, tout aussi efficace que les autres et pour à peine plus de trois euros. Maintenant, c’est comme les kleenex, j’en mets par tout: dans la salle de bains, le tiroir de mon bureau, mon sac, mes trois mille pochettes. Et mes diamants ne sont plus éclipsés par mon nez (c’est une expression, j’en ai pas, des diamants) ;)

Les bornes des limites

Samedi matin, rendez-vous pour petit dej de filles. Il fait gris. Il pleut même. J’ai donc décidé que je mettrai mes leggings gris parce qu’il n’y a que les filles qui peuvent comprendre ce trip-là (et encore). Oui, je sais, il pleut mais zut ! Je ne suis pas esclave de ces basses contingences climatiques, moi. Ca me fait penser que Elle l’a bien dit : pas de mi-bas sous les leggings! Comme quoi ce serait anti-glamour au possible, tout le contraire de l’effet recherché, donc.

En bonne élève, j’enlève mes mi-bas. Des chouettes mi-bas de Dim qui ne scient pas le mollet, en plus. Des mi-bas fait tout exprès pour pas se voir sous des leggings, je suis sûre. Bref. Je glisse mes pieds nus dans des escarpins noirs, prête à sortir. Rien que de penser à ce qui m’attend dehors, je grelotte. Il pleut, quand même et on est en décembre…

Et d’un coup, je les vois. Aussi clairement que si elles s’entretenaient là, sous mes yeux. Elles se marrent, et pas qu’un peu. Ce sont les filles de la rédaction de Elle. Je les vois se tenir les côtes de rire en se disant : « quand même, c’est gros le coup des pieds nus par moins six… ça prendra jamais un truc pareil ».

Et pour une fois, j’ai fait ma rebelle. Me voilà donc bonnet d’âne du port de leggings, et tant pis, j’assume. Et puis, c’est bien connu, au fond de la classe, il fait toujours plus chaud ;)

Moeurs étranges

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Mon chat est un être vénéré, supergâté et qui a même le droit, parfois, de dormir sur la couette. Bien entendu, il adore jouer. Et comme tous les chats, il dispose d’un arsenal de jouets qui traînent partout dans l’appartement: balles, rubans, plumes (les plumes le rendent fou), étuis de jouets kinder et autres petites choses de la vie courante qu’il s’est approprié d’office. Mais parmi ces objets de la vie quotidienne, il y en a qui défient absolument le bon goût le plus élémentaire : mon chat adore les Tampax. Je pense même pouvoir dire que la découverte fortuite du Tampax fut pour lui une révélation.
Désormais rien ne l’amuse davantage que cette petite chose lègère qui rebondit même sur de la moquette, dans laquelle on peut mordre sans risquer de se blesser et qui s’envole au moindre coup de patte. Comme je n’ai pas pu me résoudre à le priver d’un jeu si manifestement divertissant, il a fallu accepter de voir traîner des tampons partout dans l’appartement. Ca ne nous a pas trop coûté en réalité car, ça nous fait plutôt marrer, en fait, de voir notre chat s’avancer vers nous de son air le plus sérieux (oui, pour les chats, c’est mégasérieux, de jouer), la chose coincée entre les dents comme un gros cigare, pour nous demander de le lui lancer. Le chat possède donc son petit stock de tampax perso, régulièrement renouvelé et qui finit invariablement sous le canapé. Après tout, pourquoi pas? La seule chose, c’est cette inquiétude persistante quand nous avons des invités… Imaginez seulement votre tête si vous découvriez par hasard un petit tas de tampons sous le canapé de votre meilleure amie? Oui, hein. C’est bien ça le problème… :blueb