Une connasse de parisienne
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Ou « le jour où je suis devenue parisienne »… C’était il y a pas longtemps. A peine une dizaine de jours. Pour la première fois, dans les yeux de la vendeuse du Beauty Success du Leclerc de Granville, j’ai su que j’étais passée du côté obscur de la force.
La veille, ma maman s’était extasiée sur ma pose de vernis aux pieds et je voulais lui faire une petite trousse composée de mes produits favoris. Direction donc, le Beauty Success de Granville. Je ne m’attends pas à une offre gigantesque, j’ai bien conscience qu’on est à Granville, donc pas la ville armée jusqu’aux dents de fashionistas déchaînées. Et je m’en fiche en plus: c’est aussi pour ça que j’adore cet endroit. Bref. J’entre. Je cherche par-ci, par-là mes deux, trois accessoires. Rien. Pas grave, je demande. Rien de bien méchant : un spray sèche vernis. Il n’y en a pas ici mais la vendeuse, à l’amabilité professionnelle (c’est à dire avec un balai dans…), me signale que je vais en trouver dans tel magasin, en ville. Parfait. Je continue mes recherches. Cette fois, le Rouge Noir de Chanel. Je reviens vers elle pour lui demander de m’en sortir un. Cette fois, son regard est moins avenant. Je ne sais pas ce que j’ai dit (ou pas). Bon. Manifestement, elle ne voit pas de quoi je parle. Je reformule: « je voudrais le Rouge noir de Chanel ». Toujours pas compris. Je précise: « le vernis ». Ahhhhhh. Bon, j’aurais dû être plus claire. Mea culpa, pas de souci. Elle farfouille deux minutes. Il n’y en a plus. Ok, je comprends, c’est les vacances, les nouveaux produits ne sont pas arrivés…
Je continue mes recherches (en notant au passage que ça se complique légèrement, niveau cadeau : je voulais offrir une trousse bien remplie à ma mère, je suis sur le point de revenir avec un durcisseur Bourjois. LE cadeau glamour). Un top coat, c’est le truc indispensable. Tellement indispensable qu’apparemment, tout le monde s’est jeté dessus: il n’y en a plus non plus. Mais j’ai peut-être mal vu, je redemande la vendeuse. Cette fois, c’est officiel, elle ne peut plus m’encadrer. Qu’ai-je fait? Aucune idée. Elle se dirige vers le nuancier Chanel et me tend un Base Coat. Je lui dit que non, ce que je cherche, c’est un Top Coat. Comme elle ne réagit pas, je traduit : « un top coat… pour protéger le vernis, ça c’est pour protéger… l’ongle ». Et là, franche hostilité. La vendeuse me toise de toute sa hauteur pour m’expliquer, en gros que je ne suis qu’une sombre gourde et que c’est le nouveau vernis de Chanel qui vient juste de sortir. J’ai envie de rétorquer « Et que si, si, c’est un Top coat, sauf qu’il s’appelle Base coat pour nous faire tromper, parce que c’est bien connu, ils sont très taquins, chez Chanel. Karl, lui-même, est un vrai boute-en-train. ». Cette fois, j’ai compris, ce qu’elle veut, surtout, c’est que je me tire de sa boutique. Ce que je fais prestement, mais sans me départir de mon « au revoir madame, merci » poli et souriant. Auquel elle ne prend même pas la peine de répondre.
Normalement, je me dirais « bof, une vendeuse pas aimable dans une boutique, ça n’a rien d’extraordinaire ». Sauf que l’expérience s’est répétée plusieurs fois, durant ces dix jours de vacances. Une fois, la vendeuse n’a même pas daigné répondre à mon salut. Comme je suis têtue et que je ne me démonte pas devant l’hostilité des vendeurs, j’insiste: en gros, plus ils font la gueule, plus je leur souris. Je demande deux, trois trucs et bon an mal an, la conversation s’engage. Et ça ne manque pas: au bout de 5 minutes, elle a compris que j’étais d’ici. Que j’avais barboté, comme elle, dans l’eau verdâtre du bassin du CRNG quand j’étais petite, pêché des praires à une époque où c’était encore autorisé, vu des hippocampes dans les mares, les jours de grande marée et construit un bon millier de châteaux de sable sur la plage de Saint Martin de Bréhal. Que j’étais, une fille du coin expatriée, quoi. Et en quelques minutes, comme par magie, j’ai récupéré mon capital sympathie.
Alors j’ai compris: Je suis parisienne. Et ça se voit.
Comment? Pas la moindre idée. Je ne suis pas spécialement une fashionista forcenée mais j’imagine que mon allure poufina (Vuitton/talons/short taille haute) à quelque choses à voir là-dedans, tout de même car je ne vois rien d’autre (je suis polie et on ne risque pas de me repprocher ma conduite hystérique: j’ai même pas le permis). En tout cas, pour la première fois, j’ai compris que j’étais devenue une étrangère aux yeux de ceux de mon pays. Une « connasse de parisienne », pour être tout à fait claire.
Video Dailymotion : Le Parisien (le 4×4)envoyé par cchaudoit
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47 petits mots
annouchka on 11.08.2007 at 1:08 .
Alors ça c’est incroyable…Figure-toi que je suis en week-end dans mon Cotentin d’origine, et j’ai parfois ce même sentiment d’être une pétasse parisienne !! Pourtant je suis du coin, j’ai grandi ici, mais je pense que c’est fatal, quand tu quittes la région pour t’installer à Paris c’est terminé tu deviens systématiquement étrangère…Vexant je l’avoue mais pas étonnant quand on sait à quel point les gens sont parfois fermés d’esprit.
Bauréale on 11.08.2007 at 1:21 .
Si ça peut te rassurer, quand je me balade dans Paris et lorsque je rentre dans les boutiques, je vois tout de suite que je suis rangée dans la catégorie « plouceuse de province ».
La vie est une jungle !
vert cerise on 11.08.2007 at 1:33 .
Bien d’accord avec Bauréale, les parisiens sont terribles avec les provinciaux. Je m’en rends compte car mes parents m’ont prêté leur voiture immatriculée dans la région de Tours. Depuis, et bien que j’ai toujours vécu (et roulé) à Paris, le comportement des Parisiens au volant m’hallucine. Il ferait n’importe quoi pour doubler cette « bouseuse » qui, forcément, ne sait pas conduire.
Lu7 on 11.08.2007 at 1:36 .
Je comprends parfaitement ce que tu ressens… Moi j’ose même pas me mettre en talons, m’habiller avec mes plus beau vêtements pour sortir à crépy car tout de suite, je suis DEVISAGEE et ce, de haut en bas… Pourtant j’habite toujours ici… Je réserve mes tenues « osées » (genre talon, robe, veston + rouge à lèvre rouge pas si osé que ça finalement) quand je vais sur Paris… Parce que si je sors dans ma ville comme ça, bah, je me fais traiter de catin :). Oui, double personnalité quoi. La vie est injuste
deedee on 11.08.2007 at 1:36 .
Typiquement le genre de chose qui me rend folle… Certes, beaucoup de parisiens ne sont pas des plus avenants, on est d’accord. Mais enfin, quand TOI, tu es aimable, souriante, polie et qu’on te manisfeste une si franche hostilité, ça me donne des envies de meurtre, personnellement. Franchement, on est aussi cons que ça à Paris avec les « provinciaux » ???
deedee on 11.08.2007 at 1:39 .
Je ne parle même pas du comportement des gens du sud, en particulier. Tu as beau être la fille la plus aimable de la planète, si tu as le malheure de prononcer le mot « Paris », c’est limite si tu ne te prends pas une baffe en pleine tronche. Même quand tu discute et que tu reconnais, parce que tu n’es pas con, qu’à PAris, tout n’est pas génial, loin s’en faut ! Bah non. T’es parisienne, donc tu es une connasse, comme tu le dis si bien.
Honnêtement, cette situation m’énerve à uin point tel que pour le coup, je deviens une connasse avec les cons, ce qui est un peu con, tu en conviendras :)
(oui oui, le sujet m’inspire…!)
Charlotte on 11.08.2007 at 1:56 .
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Deedee, les gens du sud ne sont pas plus fermés d’esprit que les autres (enfin j’espere parce que j’en fait partie) … A mon avis il y a des chauvins un peu partout, et pour avoir de la famille à Paris j’ai déjà remarqué que certains sont un peu condescendants avec nous les provinciaux (et puis d’autres non). Comme quoi, il faut juste éviter les généralités :) .
cassenoisettes on 11.08.2007 at 1:58 .
Arf, c’est triste de se sentir étrangère dans sa région d’origine… Quoi qu’il en soit j’aime beaucoup l’article car il est amusant mais fait paraître des émotions quand-même, tout à fait le genre que j’adore. ^^
Sinon, j’ai aussi l’habitude de réagir comme ça quand on est méchant avec moi : Plus la personne en face de moi me déteste, plus je lui souris. Comme ça c’est moi la gentille innocente polie :D
natly on 11.08.2007 at 2:26 .
Cette note me fait réagir. En tant que provinciale, je peux vous dire que moi aussi je me sens pas très acceptée quand je vais à Paris. Je m’y sens même mal. Je me sens mal fagotée, donc à peine regardée. J’ai l’impression de sortir du moyen-âge niveau mode… Pourtant vous imaginez bien que quand je monte à Paris, je redouble de vigilence modesque !
Alors qu’ici, j’ai confiance en moi, en mes choix vestimentaires, etc, à Paris, mon égo en prend un sacré coup. Je me sens comme un paysanne et en toute honnêteté, le regard que les Parisiens me porte n’est pas flatteur. Il est même hautain certaine fois. Alors ok, ce que je dis peut paraître généraliste mais il en est de même pour ce que les Parisiennes en Province ressentent. Et là, je ne parle que des apparences. Dès que j’ouvre la bouche, là, je sens que ce que je dis n’a pas grand intérêt au yeux des Parisiens.
Et j’imagine que c’est pareil pour les Parisiens qui viennent en Province. En fait, il s’agit d’une petite guerre, d’un rapport de force entre les gens de la Capitale et les autres. Et je crois que l’attitude de tous n’est pas glorieuse et ne facilite pas l’intégration.
picolinette on 11.08.2007 at 2:30 .
Etant aussi une provinciale échouée à Paris, je peux dire que les deux cotés m’énervent. Finalement, à Paris, je suis toujours vue comme une provinciale par mes amis parisiens « pure souche », et quand je retourne « chez moi », j’ai l’impression de passer pour une connasse de parisienne auprès de mes amis restés la-bas…alors évidemment, je dirais pas qu’on est plus « branchés » à Paris, mais il existe quand même un parisianisme aigu et (très) hautain vis-à-vis des « bouseux provinciaux »… ca m’énervait avant d’habiter ici, mais je me demande si les provinciaux ne développent pas, eux mêmes (mais on les aide, « connases de parisiennes » que nous sommes) aussi un complexe d »infériorité.
Ce qui est le plus énervant, c’est quand, comme toi, on reste aimable, souriante, et bien élevée, mais que sous pretexte qu’on n’est pas habillée en polaire et en basket, on nous prend pour des pimbèches…enfin je pense qu’on est toujours la pimbèche d’une autre …à Paris, comme en province!
Louloute on 11.08.2007 at 3:07 .
C’est quand même grave d’en arriver à ce point là.
Moi ça me désole…
Mademoiselle Coco on 11.08.2007 at 3:08 .
Je me demande s’il vaut mieux être une « connasse de parisienne » en province ou une « bouseuse de provinciale » à Paris…
Frieda l'écuyère on 11.08.2007 at 3:09 .
Moi qui ne vis pas à Paris mais dans une région dont je ne suis pas originaire, ça me fait pareil mais sauf que c’est pas en vacances, c’est tout le temps. J’ai pas assez l’air « d’ici » sans doute et comme je ne tiens pas à l’avoir… Et puis je ne crois pas que ce soit lié seulement à la géographie, il y a l’allure générale, les fringues qu’on porte, l’accent qu’on n’a pas et qui ont vite fait de nous cataloguer comme connasse qui se la pète, parisienne ou pas, même aimable et souriante. Toujours la même vieille histoire saoûlante de non acceptation des différences.
Mlle E on 11.08.2007 at 4:15 .
Il m’arrive la même chose quand je rentre à Clermont-Ferrand ou à Agen chez mes parents!
Je crois qu’en fait on prend des habitudes de vie de tous les jours que les provinciaux prennent souvent pour du snobisme…
celinette on 11.08.2007 at 5:51 .
Rhaaaaa!
J’appelle ça la double peine!
A Paris tu n’es pas considérée comme une « vraie » parisienne et en province tu passes pour une « snobinarde » de parisienne…
Je connais bien, je viens plutôt de banlieue (là où elle devient la campagne) et arrivée à Paris pour mes études on me demandait si je venais en moissonneuse batteuse… Charmant, non?
deedee on 11.08.2007 at 10:07 .
Charlotte : mince, je suis tombée uniquement sur des chauvins en 8 ans.. mais ça me laisse un petit espoir, alors :) Je pense quand même que les marseillais, en particulier sont paticulièrement peu amènes auprès des parisiens ! Mais je suis d’accord avec toi, les torts sont hélas (ou heureusement, c’est selon !) partagés :)
Jef (20six) on 11.08.2007 at 10:16 .
c’est en cliquant sur un article enthousiaste que Banane-Pourrite a rédigé sur ici que me voili
Jef (20six) on 11.08.2007 at 10:17 .
hum, je précise que je suis marseillais depuis la naissance…
lunairia on 11.08.2007 at 10:35 .
Pour ma part je brouille toujours les pistes : à ceux qui me demandent d’où je viens, je réponds que je ne sais pas trop, je suis née dans la capitale mais j’ai aussi eu une vie de campagnarde, je n’ai pas vraiment d’attache et je m’adapte. La mode oui ça m’intéresse mais bon je déteste faire du shopping.
Lilie on 11.08.2007 at 11:36 .
Je reconnais que dans le sud il y a une certaine méfiance (hmmm jalousie?) a l’égard des parisiens…ce que je trouve completement stupide. Ce n’est pas mon cas, mais parait que je suis un cas a part, je sympathise facilement et on me demande souvent si je suis originaire de bordeaux (parce que c’est bien connu les bordelais sont cons, fières et arogants…et chauvins!), au début ca me faisait bizarre, finalement, je le prends comme un compliment!
En revanche, quand j’ai bossé à Paris, je ne me suis jamais senti ‘la bouseuse qui débarque de sa province’…Parait que bordeaux est le Paris du Sud, dois-je entendre par là que je suis une connasse???
Remarque, au choix, je préfère etre une connasse qu’une bouseuse…oups!
Nan on 11.08.2007 at 11:40 .
Je peux comprendre l’agacement certain face au « charme » de certaines vendeuses désagréables >O
KRiSS on 12.08.2007 at 12:23 .
Quel sujet houleux!
Tout comme Deedee, ça me met hors de moi le genre de ptit lèvement de sourcil ou grimace qd je dis ici que je viens de Paris ..que ce soit à des français de France ou à des Québécois d’ailleurs.
Mais j’ai l’impression que dans tous les pays c’est pareil.
Quand tu habites la capitale ou un grande ville (New York par ex) tu es tout de suite catalogué comme étant qq de profondément hautain et d’extrêmement antipathique!
C’est vraiment rageant!
Mais on ne peut malheureusement rien faire contre ces clichés si bien ancré dans la tête des gens.. rien mise à part être sois même et prouver que NON tous les parisiens ne sont pas des connards!
Funkycoco on 12.08.2007 at 1:48 .
Parisienne d’adoption, vivant avec un parisien pur souche…nous avons parfois quelques problèmes de compréhensions. Avec ces potes, pareil. Parfois, j’ai la sensation d’être un extra terrestre (lorsque le débat « Pour ou contre l’ouverture des magasins le dimanche » commence et que j’ai le malheur de dire que ce ne serait pas une aberration de les voir fermé…je ne vous raconte pas, je fais ultra plouc !!) Pour ce qui est du travail, j’ai du investir au niveau vétement, sinon, je serais encore au chomage. Paris, ce n’est pas évident tous les jours… Je crois qu’effectivement, il vaut mieux etre une « pétasse parisienne » en province qu’une « bouseuse à Paris »… C’est fatal !
vanessa(eliabar) on 12.08.2007 at 1:59 .
-Deedee: Je suis un pur produit du sud (Aix-Marseille) et je te rassure, aucune hostilité vis à vis des parisiens. C’est surtout lié au foot tous ces excés je crois…on est au dessus de ça non?!
Stef on 12.08.2007 at 10:40 .
Pareil pour moi. Enfin pas tout à fait. Je vis en proche banlieue mais je bosse à Paris. Donc j’y passe le plus clair de mon temps. Et dès que je rentre chez moi, j’ai l’impression de passer pour une extra terrestre. J’ai l’impression que les gens me voient autrement depuis que je ne jure plus que par les boutiques/restos/bars/boites de Paris.
contessa on 12.08.2007 at 1:45 .
hé ! hé ! j’ai souvent moi aussi ce sentiment d’être vu comme un alien lorsque je reviens à oies sur garonne, c’est peut-être pour ça que je n’y reviens pas souvent, mais soyons très honnête aussi c’est la raison pour laquelle dés que j’ai été en âge de me construire ma vie à moi, je me suis cassée… inversement j’ai connu des gens expatriés à Paris durant des années ne jamais renoncer à la polaire, aux baskets et à l’assent… il suffit d’aller faire un tour à la mairie, à la poste, à la sécu, dans n’importe quelle administration pour rencontrer ces provinciaux de paris, et puis il y a aussi le bougnat ! dis Anne-so tu veux pas nous ouvrir une petite crêperie à Montparnasse entre 2 bouquins ;)
xtelle on 12.08.2007 at 6:20 .
Hihihi ! Moi j’habite Nice et quand je retourne à Caen, où mes parents habitent, j’ai toujours l’impression qu’on me regarde comme une « pétasse de Nice ». Pas plus tard qu’il y a deux semaines, j’ai eu droit à des commentaires sur mes « lunettes de mouches »… Mais bon je préfère en rire…
Frieda l'écuyère on 12.08.2007 at 8:38 .
Un petit clin d’oeil à Contessa : des provinciaux de Paris il y en a plein certes, mais d’authentiques parisiens ploucos, avec les baskets immondes, la polaire et l’accent… parigot, j’en ai croisé assez souvent lors de mes séjours dans la capitale !
Fressine on 12.08.2007 at 11:43 .
Moi je te dis donc bienvenue dans le monde des connasses de parisiennes vu que tu as été récemment adoubée ;-)
Generation Rose on 13.08.2007 at 6:41 .
C’est jolie le coming-out d’une jolie fille…….
bonheursuisse on 13.08.2007 at 9:03 .
Hello!
pfou hallucinant ton article!! comme je m’y suis retrouvée! pourtant je ne suis pas parisienne! mais par ici.. c’est des Suisse-allemand! je te passe les détails de la connerie!
Et attend, j’ose meme pas encor eimaginer quand jirai jeudi ds la seule librairie qu’il y a ds le coin pr demander ton livre!! y vont halluciné, comme d’hab. grgrgr. heureusement qu’il y a le net! ;-9
groooooos bec!
Nancy
la petite histoire on 13.08.2007 at 10:00 .
Pareil pour moi. Et pourtant.
Toutes façons les bordelais n’ont jamais pu encadrer les parisiens. Et les connasses de parisiennes encore moins. Surtout quand je rale quand la bouteille de badoit est en plastique.
J’aime bien votre blog.
Julie on 13.08.2007 at 10:28 .
Tout est souvent dans le regard de l’autre.
Je pense qu’à Paris, honnêtement, on peut vraiment s’habiller comme on en a envie, y compris comme l’as de pique. Il n’y a pas de look « provincial ».
En revanche quand je descend en auvergne, ça passe moins inaperçu. Mais quand bien même je serai exactement coiffée ou habillée comme eux, les gens des petites villes savent toujours qu’on est pas d’ici.
Et dans le fond, moi ça me dérange pas plus que ça d’avoir mes preuves à faire.
Au mieux je me plie au jeu, au pire je passe mon chemin.
Alimenter les rancoeurs capitale-province ça m’a jamais intéressée…
Maintenant Anne-so, je crois qu’à la place de la vendeuse j’aurai un peu crisée aussi lol
Parce que c’est pas évident quand un client te démontre que visiblement t’as que dalle dans ton magasin…Ca donne forcément envie de lui dire « si t’es pas contente va voir ailleurs » d’autant que t’étais peut être pas la première et que l’approvisionnement de ses stocks ce n’est pas elle qui les gère.
Après voui c’était peut être juste une coincée frigide rigide frustrée…ça arrive.
Mais faut pas oublier dans le commerce le phénomène répétita-clientèle-hard. ;p
Anne-So on 13.08.2007 at 1:30 .
Hihi, les filles, je vois que nous avons toutes un truc avec cette histoire Paris/Province ;)
Annouchka : C’est vrai, on finit toujours par s’éloigner du « modèle ambiant », qu’on le veuille ou non…
Bauréale : Toi ??? La plus parisienne des bordelaises ? Tssss…. ;)
Deedee : je dois t’avouer un truc. Avant d’habiter Paris, je n’avais pas, moi-même, une très bonne opinion des parisiens. Et je sais, c’était idiot ;)
Cassenoisettes : merci ;) C’est un joli compliment ça, le mix « humour/émotion » !!! Merci beaucoup
Natly : tu sais moi aussi, après 7/8 ans de vie à Paris, je me sens parfois comme une « plouc de bretonne » ;)
Mademoiselle coco : hihi !!! La peste ou le choléra ??? :D
Celinette : ouiiiiii ! C’est EXACTEMENT ça !
Jef : bienvenue :)
Funkycoco : c’est vrai ça, il ya quand même pas mal de petites choses concrètes qui font qu’on sait tout de suite si une personne vient de province ou de Paris (ton histoire sur le débat magasins ouverts le dimanche me rappelle aussi des souvenirs épiques)
Contessa : Une crèperie ? Tu sais que si j’étais plus bosseuse, ça fait partie des trucs que j’aurais bien aimé faire ! En attendant, je tanne mon jules pour qu’il m’emmène au Breizh Café…
Fressine :hihihihi !!!
La petite histoire :merci :)
Julie : Je suis d’accord avec toi, moi aussi, je trouve ça normal d’avoir à faire ses preuves. Ce qui est plus difficile, c’est quand on te prend pour une étrangère dans un pays ou toi tu te considères chez toi ;) Sinon pour la crise avec la vendeuse, tu as raison, j’aurais peut-être perdu patience aussi après tout
pimousse on 13.08.2007 at 1:42 .
Aaaaaah, l’éternelle guéguerre « Parisiens-Provinciaux ». J’aimerai bien qu’elle se calme. Je suis marseillaise d’origine, « expatriée » en région rhône-alpes et je bosse dans une boite qui dépend de Paris, donc j’y vais régulièrement. En fait je déteste quand les parisiens parlent de nous comme des « provinciaux ». Genre : il y a Paris et… le reste, ma foi, c’est forcément la campagne, on ne sait pas trop d’où tu viens toi. Il y a tjs un ton un peu condescendant qui n’est pas agréable du tout et qui nous pousse à nous mettre sur nos gardes. Et, dans le sud, il faut avouer que les parisiens qui se comportent en terrain conquis, tout en critiquant à haute voix sur la plage le sud et les « provinciaux » sont relativement nombreux (j’invente pas, c’est un constat et dans ces cas là, tu n’as qu’une envie, c’est de dire au parisien en question qu’il n’a qu’à repartir passer ses vacances à Paris). Après, il ne faut pas faire de généralités. Il y a des cons partout. A paris, à Marseille et ailleurs (et c’est vrai que la rivalité due au foot n’est pas étrangère à cette guéguerre).Si le respect de l’autre et de ses différences pouvait un jour triompher. Mais je n’y crois guère…
syna on 14.08.2007 at 8:03 .
Coucou les filles!
Je vous rassure la bataille n’est pas seulement province/Paris, mais simplement toute region un peu urbaine vs région plus campagnarde. Perso, j’habite Genève (bon ok pour le non-prennage de tête de la vie, il y a mieux comme ville) pour mes études et je viens d’un tout petit village campagnard à souhait. J’ai juste l’impression qu’on me prend pour un croisement entre un alien et une forcenée dès que je reviens chez moi avec mes chaussures à talon, un peu de maquillage et et des lunettes de soleil (bon j’avoue j’ai des lunettes mouches, ça n’arrange rien). J’ai même eu le malheur d’inviter une amie à passer quelques jours chez moi *à la campagne*, la malheureuse avait une de ces franges droite courte. Je peux vous dire qu’on parle encore d’elle là-bas…
Idem pour moi quand je suis en ville, tout de suite les vendeuses me prennent de haut en entendant mon accent ou en voyant que j’ai pas forcément l’ultime minishort à la mode…
Donc plus que Paris/province, je pense qu’il y a une méfiance/dégout des « campagnards pour les gens de la ville et du « snobisme » souvent inconscient de la part des « urbains » envers les campagnards…
Bises à toutes (et tous)
Lly on 14.08.2007 at 12:58 .
Certes, la confrontation est un peu grande ville campagne, mais l’hostilité la plus franche reste Paris/le reste du monde. N’allez pas croire que c’est venu tout seul, ou par jalousie : vous conduisez comme des pieds (la route n’est pas à vous, le fait d’avoir 75 sur la plaque n’autorise rien, on S’ARRETE pour les piétons, et les limitations de vitesse existent, même si vous en profitez rarement pleinement chez vous), vous avez une concentration extraordinaire de kislapète bardés de signes extérieurs de richesse, vous avez l’air particulièrement stupides dès qu’on vous largue en pleine nature (combien de fois j’ai vu madâme avec des bottes limites bottes de pêche pour se balader sur une plage …) et surtout une arrogance vraiment sans borne. Aucune grande ville ne vous arrive à la cheville sur ce point-là.
D’un autre côté, j’ai grandi dans une petite ville touristique, je n’ai peut-être vu que les pires spécimens, mais tout de même, je suis toujours effaré par l’arrogance et les manièrs de sagouin qu’ont les Parisiens. Et surtout en voiture.
petite madame on 16.08.2007 at 8:54 .
ah c’est dingue! je croyais être la seule ici a sortir de ce trou pommé de …Granville. Où quand on revient, tant qu’on a pas montré patte blanche (siii j’te jure je suis né à l’hopital ici, je te sors ma carte d’identité ou bien?) on a droit à la tête « spécial enquiquineurs » .
Ou mieux encore l’interet poli genre je te fais découvrir la vie du coin « et donc si tu veux tu vas à Chausey, tu seras dé-pay-sée, la nature dans toute sa splendeur tu ne verra pas ça souvent ».
« Euh oui merci je connais, »
« oui tu en as entendu parler »
« non je connais, je viens de te dire que j’ai grandi ici et donc j’y suis déjà allé comme tout le monde ici, mêmel’école t’y emmene! Oué je sais c’est fou! »
(véridique)
Je viens très souvent, ne laisse jamais de commentaires (bah oui je fais ma curieuse timide) mais là j’ai pas pu résister…c’est un petit clin d’oeil:)
MadmoiZelleG on 17.08.2007 at 4:33 .
j’avais fait un long commentaire mais je me ravise parce qu’il était inutile et ridicule lol.
Je serai bientot une bretonne née parisienne qui est expatrié a Paris… et qui n’a jamais trouvé ça place entre provinciale et parisienne…voila ça resume lol
j'ai flâné pour vous on 23.08.2007 at 9:44 .
Je suis actuellement à Granville… et je me suis ravisée également de faire mes emplettes dans les magasins… pourtant Granville n’a rien à envier à Paris… c’est peut-être le temps qui joue sur le moral des commerçants?!!!
sea on 22.10.2007 at 9:47 .
Euh, mais moi j’aime le polaire ! D’accord ce n’est pas classe, mais c’est ce qui me tient le plus chaud. Bon, c’est vrai, je les porte plutôt en pyjama, picolinette :-) [11/08, 14h30]
J’ai été parisienne pendant près de 3 ans mais ne peux me prononcer sur l’attitude des parisien(ne)s envers la proviciale que j’étais, car je fréquentais d’autres provinciales. J’ai eu une seule remarque de mes amis d’ici : « maintenant que tu habites à Paris… » vite étouffée dans l’oeuf, vu que j’ai répondu que Paris n’était pas trop mon truc (pour apprécier Paris, il faut du temps et de l’argent). J’habite en Mayenne – Anne-So, Granville à côté mais c’est top, au moins tu as la mer ! – donc je suis sûrement dans la catégorie « bouseuse », surtout avec ce que j’ai dit des polaires, aïe :-)… Mais on a les mêmes boutiques ici, Caroll, 1.2.3, Esprit…, et certaines bouseuses pourraient question élégance, en remontrer à quelques parisiennes ! Ca marche à l’inverse aussi, bien sûr. Pour finir, si cela peut vous consoler -ou désespérer, c’est selon -, ce petit rascisme existe aussi entre provinciaux limitrophes ! Les sarthois snobent les mayennais qui snobe l’Orne, et réciproquement. Inutile de vous dire que je trouve ça d’une bêtise sans nom, et que je réagis systématiquement. Ouf, je me retrouve de votre avis : un point commun avec ces connasses ;-) de parisiennes ; rien n’est perdu… :D
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eroiucorsu on 30.07.2008 at 11:38 .
A tous bonjour.
je suis né en Corse, j’y ai vécu jusqu’a mes 13ans! Ensuite déménagement pour la région parisienne! Et la le choc! Nous avons été accueilli comme des extra-terrestres, des rebuts de la société! Nous sommes arrivés mes soeurs et moi une semaine aprés le début de la rentrée scolaire! Re-belote… J’ai été effaré quand la professeur principale s’est adressée a moi en articulant bien et en me parlant très lentement pour me dire « EST CE QUE TU COMPRENDS CE QUE JE TE DIS? » hallucinant en 1976! quand je lui ai répondu » Oui madame je vous comprend très bien » mais le problème c’était avec « l’accent » Corse.
Mot immédiat sur le carnet de correspondance exigeant que je devais perdre cet accent RIDICULE! je suis reparti dans le sud en 1993 à Marseille.Mais durant cette trop longue période j’en ai entendu et de toutes les couleurs! Pour les recherches d’emplois notemment. dès qu’on voyait mon lieu de naissance j’y avais droit » vous êtes assidu j’espère? Parce que les Corses c’est bien connu, le travail leur fait peur! idem pour mes pseudos relations d’amitiés, le nombre de fois ou j’ai porté un coup de main a un ami ds la galere parce que pour moi le mot amitié & solidaire est indissociable!Pour moi seulement!Je n’ai pas trouvé de chaleur d’amitié, de racine, de tradition en region Parisienne! Je n’y ai trouvé qu’égoisme, froideur, arrogance! et je passe sous silence le temps ! que de pluie que de pluie! mais vrai que certains « Parigots » quand ils viennent chez nous feraient mieux de balayer devant leurs portes avant de critiquer leurs lieux de vigiélature…je sais et je m’attends a des réactions VOUS les Corses c’est pas mieux !
eroiucorsu on 30.07.2008 at 11:42 .
je n’aime pas Paris ! Sa réputation de ville lumière est surfaite ! Ce n’est que mon avis ! Rome pour moi est 1000 fois plus belle avec des gens souriant & accueillant! Madrid, Londres, même Berlin dégagent plus de Charisme que cette ville pseudo lumière…
eroiucorsu on 30.07.2008 at 11:56 .
d’ailleurs si cette ville est si parfaite que font ses habitants en province aux périodes estivales ?
Anne-So on 30.07.2008 at 11:58 .
Très bien très bien, je crois qu’on a bien saisi le message: vous n’aimez pas Paris. Libre à vous. Merci beaucoup pour votre intervention.
eroiucorsu on 31.07.2008 at 9:16 .
encore heureux que j’ai le libre arbitre de ce que j’aime ou pas!
mais je sens chez vous chère Anne -Sophie un léger agacement !