J’ose pas…

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j’ose pas psy de comptoir histoires des fillesDans le Marais, il y a quelques jours. Un jeune homme nous arrête. Il veut nous vendre son recueil de poésie. Moi, la poésie, c’est juste pas du tout mon truc. En même temps, je suis là avec ma tenue de parfaite petite nantie devant un type qui se démène pour vendre son bouquin, je sais déjà que je vais culpabiliser si je ne lui prends pas. Sans compter que si je lui achète, ça va me donner une bonne image de moi à peu de frais (le coup de la bonne action). Mais honnêtement, on me l’offrirait que je n’en voudrais pas. C’est alors qu’il se produit quelque chose de plutôt inhabituel : avec mon plus beau sourire, je m’entends lui répondre que je suis désolée mais que la poésie, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé et que donc non merci à bientôt. « Parce que c’est vrai quoi », je dis plus tard à mon mari, « on se prive de plein de trucs qui nous feraient plaisir, c’est pas pour larguer notre fric dans un bouquin qu’on n’ouvrira même pas! ». Je ne vous dis pas l’éclair d’admiration que j’ai lu dans ses yeux.

Parce que s’il y a une chose qui me caractérise entre toutes, c’est bien le fameux: « j’ose pas ». J’ose pas demander, j’ose pas dire, j’ose pas rappeler, j’ose pas j’ose pas j’ose pas! Et autant ces gens culottés qui se croient tout permis m’exaspèrent, autant, perso, ça ne me ferait pas de mal d’oser un peu plus…

Parce que je suis bien élevée, j’ose pas dire à ce cycliste qui vient de manquer sa cible (moi), que c’est un sale con (pour commencer) et lui rappeler qu’il est astreint, comme les autres, au code de la route. Et que les bandes blanches, ça a beau être très valorisant pour le paysage urbain, c’est pas totalement à vocation décorative.

Parce que j’ai la trouille qu’elle me massacre à ma prochaine visite, j’ose pas dire à mon esthéticienne, si douée d’ordinaire pour me faire le sourcil arqué comme-il-faut-mais-pas-trop, que là, elle m’a méga-loupée et qu’on croirait que j’écarquille les yeux comme une chamane en transe. En conséquence de quoi, il ne me semble pas hyperjuste que je paye. En plus d’être moche.

Parce que je suis une gourdasse et puis c’est tout, j’ose pas sortir de cette boutique les mains vides. Mais oui, mais c’est cette vendeuse, aussi, elle a tenté de me vendre 200 trucs (tous aussi moches les uns que les autres) avec une telle ardeur, une telle conviction, un tel sens de… de quoi, d’ailleurs?

Parce que j’ai peur qu’elle ne m’aime plus, j’ose pas dire à ma pote qu’elle a méchamment abusé, là. Que normalement, ça vaut une dispute irrémédiable, ce coup-là. Et accessoirement, que non, je ne suis pas 100% perméable aux vacheries.

Parce que je n’ai pas envie d’avoir l’air hyper prétentieuse, j’ose pas dire à ce mec que non, 5 euros les 400 mots, je ne travaille pas à ce tarif-là. Que personne ne travaille à ce tarif-là. Et que c’est insultant de voir qu’il s’imagine en plus, que je ne me rend pas compte qu’il me prend pour une truffe.

Parce que j’ai peur de déranger, j’ose pas appeler cette copine que je n’ai pas vu depuis des semaines et avec qui je serais super contente de prendre un petit café. Oui mais bon, on se connaît depuis dix ans seulement, c’est peut être pas un degré d’intimité suffisant, ça? Et puis bon ça fait six semaines qu’on s’est vues, c’est sûr, elle va trouver que je la colle, non? (pffff… franchement)

Parce que je ne sais pas comme dire ça sans être blessante, j’ose pas lui dire, à elle qui vient mielleusement me voir dès qu’elle a besoin de quelque chose, que sa musique à fond, ses éternuments sonores, ses coups de fil interrompus, sa vulgarité, ses colères, son caractère de cochon… je peux juste plus les supporter.

Parce que je suis impressionnée, j’ose pas demander fermement à la dame de Prada de me sortir la moitié de son stock parce que logique, j’ai dix fois moins de fric que 95% de sa clientèle, je peux donc dix fois moins me gourer dans mon achat. Et que oui, je suis forcée de vérifier dix fois plus que c’est bien le porte monnaie rouge que je veux, et pas le noir. Oui si, peut-être le noir, en fait. Mais je peux revoir le vert, juste pour être sûre?

Parce que je me sens trop moche à côté d’elle, j’ose pas demander à cette fille sublime, qui attend devant moi dans la file des taxis où donc a-t-elle trouvé ce ravissant sac qui est l’incarnation de la sublimité faite sac (et qui n’a pas l’air d’un sac à 1000 euros, en plus)?

Parce que je ne voudrais pas que l’on pense que je manque de sincérité, j’ose plus dire à quel point chaque message, chaque courrier que je reçois concernant mon livre me rend heureuse. Mais pas juste un peu heureuse. Heureuse en grand! J’ose plus dire et redire encore à quel point je suis reconnaissante et touchée. Et pourtant…

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44 petits mots

la dent mauve on 30.08.2007 at 11:33 .

Je crois que nos caracteres se ressemblent … c’est chiant de pas oser.

Kate on 30.08.2007 at 11:37 .

Dans ma vie de tous les jours, il y a cette toute petite voix au fond de moi qui hurle: « Ose!! Mais ose!! »…
Alors j’y arrive pas toujours, mais je me soigne.
Et c’est toujours une petite victoire délicieuse quand enfin, j’ose dire « non merci, non je ne pourrais pas, non je ne suis pas intéressée, sur ce coup-là tu abuses ou madame vous vous êtes trompée dans la monnaie… »

Bauréale on 30.08.2007 at 11:47 .

Je suis aussi une fille « qui n’ose pas » … mais j’essaie de me soigner.
La bonne poire commence à en avoir marre de se faire marcher dessus. Donc maintenant j’essaie de dire non … mais comme je ne suis pas à l’aise, mon « non » est généralement assez brutal et heurte les gens.

Maman au secours on 30.08.2007 at 11:50 .

Bravo! Moi en général, je repère les vendeurs de loin avé mes lunettes et je fais mon plus grand regard de myope (en ayant subrepticement oté mes lunettes au préalable) pour leur passer devant style « vous qui passez sans me voir ». Tout ça pour ne pas avoir dire « non merci, hum, je l’ai déjà »

J’adore votre style, je vais donc aller zyeuter sur le blog du livre

Vinvin on 30.08.2007 at 12:07 .

Joli texte. Super sympa à lire. A +
:-)

cecile on 30.08.2007 at 12:08 .

tout pareil … j’ose pas envers certaine personne, et je renferme tout ca en moi, et j’explose assez souvent devant cher et tendre en lui disant que j’e ai marre qu’on me prenne pour une gourde … alors que lui il y peut rien !

carole on 30.08.2007 at 12:13 .

Je dois faire partie de la même famille des « J’ose pas » que toi…

deedee on 30.08.2007 at 12:26 .

Je me reconnais en bonne partie dans ce billet… allez, j’ose : très chouette billet ! :)

D'Elfe on 30.08.2007 at 12:35 .

Moi je suis aussi du style « j’ose pas ». J’ose pas dire à la coiffeuse que ça ne me plait pas alors je paye et je laisse même un pourboire et je cours chez moi en pleurant pour me laver les cheveux.
J’ose pas dire à ma copine que je pensais la voir seule et que son lourdeau de copain je m’en serais bien passé.
J’ose pas laisser des commentaires sur les blogs que j’aime bien et que je vais visiter tous les jours pour dire à leurs auteurs que j’aime ce qu’ils font, parce que je trouve ça trop nunuche et que j’ai l’impression de débarquer dans un un univers parallèle parmi les habitués des commentaires.
Mais je me soigne.

Alors j’ADORE ton blog et ce que tu fais. Je me suis déjà empressée d’acheter ton livre et je l’ai déjà tout lu. Il m’a fait mourir de rire. Et contrairement aux autres bouquins de ce style, je n’ai pas deviné la fin dès le début (ce qui est très bien parce que j’en ai un peu marre des livres où tu vois la fin grosse comme une maison dès les 20 premières lignes, dans ce cas-là aucune raison de le lire). Alors continue de divertir tous ces lecteurs. Tu sauras quand dans la masse de lecteurs anonymes, je serai toujours là (sauf si tu vire gothique-suicidaire, là désolée je ne pourrai pas rester) à admirer et respecter ton travail.

aMyrtille on 30.08.2007 at 12:37 .

Je me reconnais à 75% (quoi c’est pas glamour les %tages ???), parce que dans la rue j’ai appris à ne plus m’arrêter, à faire un grand sourire et à souhaiter une bonne journée au mec qui tente (donc) de m’arrêter pour un ennieme sondage … et je trace ma route ! Pour le reste (à part rappeler les copines perdues de vue, j’adore ça) c’est tout pareil … je rentre même pas dans un magasin s’il n’y a pas déjà au moin un client à l’intérieur (des fois je me fais avoir, c’est juste qu’ils sont 4 vendeurs pour 20m2) …

caroline on 30.08.2007 at 12:39 .

Tu te doutes que je comprends… ;-))

So' on 30.08.2007 at 12:39 .

Alors moi j’ose te dire que j’ai acheté hier ton livre! Toute contente je l’ai commencé de suite! Je pensais pas le trouver… en Suisse à Fribourg (canton billingue français-allemand) mais oui! Il était là, à la Fnac, il m’attendait mais il était tout seul! Est-ce qu’il y a eu d’autres? Je sais pas! En tout cas, je l’ai pris, moi! Donc on trouve ton bouquin même chez moi!!!

Nanou on 30.08.2007 at 1:45 .

C’est en Afrique du Sud, où je vis, que j’ai appris à oser parce que nous les vendeurs de journaux, ceintres et sacs poubelle (non, je n’invente rien) ils sont à tous les carrefours. J’ai aussi appris à oser demander à ce qu’on me raccompagne en voiture (à l’époque où je n’en avais pas) parce que les transports en commun, ici, sont presque inexistants.

Mais il y a aussi les côtés positifs du j’ose: oser sourrire et dire bonjour à des inconnus dans la rue. Ici, ça se fait tout le temps. Et aussi, oser sortir avec des auréoles sous les bras parce que quand il fait 35°C, que tu le veuilles ou pas, les auréoles sous les bras, elles sont là. Et puis d’abord, il n’y a pas que sous les tiens qu’elles se développent. Oser s’exhiber un peu plus les jambes et les bras même si on ne fais pas une taille mannequin. De toute façon, ici, les mannequins, c’est pas leur truc

En fait, je crois qu’en partant vivre au bout du monde: je suis devenue une « osatrice » – c’est-y pas joli comme nom?

ishopforyou on 30.08.2007 at 1:51 .

Bravo pour ton article c’est pas evident d’oser dire qu’on ose pas, parce que tout de suite la on passe pour des cruches. Mais on est pas des cruches, on est pas non plus maladivement timides on a juste trop d’empathie et on se sent obligees de se mettre a la place de la pauvre vendeuse qui ne vend rien (comment elle va faire son mois), de la vieille dame execrable (peut etre que moi aussi quand je serai vieille), du mec pas poli (il a du avoir une mauvaise journee). Alors non non on est pas betes mais oui il faut qu on se force, allez je vais essayer de recuperer l’argent que me doit un de mes fournisseurs depuis deja un mois…

lilli on 30.08.2007 at 2:10 .

perso, j’ose de plus en plus. je ne sais pas ca doit etre l’age!

anne on 30.08.2007 at 2:34 .

C’est rassurant de voir que je ne suis pas ma seule à ne pas oser. Le pire c’est que souvent les gens nous admirent pour nos caractères soit disant forts parce que nous dégageons une fausse assurance.
j’ose pas non plus et pourtant bien souvent après je regrette….en fait je crois que j’ai du mal avec les relations sociales, toujours cette peur d’être juger. On devrait parfois essayer de penser à soi et ce que « oser » pourrait nous apporter de positif.

Idem que Bauréale, les rares fois ou j’ose, je suis tellement mal à l’aise que je parle trop vite et trop séchement….ça se soigne ??

Cam Cam on 30.08.2007 at 2:35 .

Anne So,

Cela fait depuis a peu pres 6 mois que je lis quotidiennement ton blog, sans jamais laisser de commentaire( Pourquoi? Je n’en sais rien!!! ). J’apprecie ton style d’ecriture, ta maniere de voir les choses et la facon dont tu les exposes dans ton blog!

Et ce matin, en lisant ton billet, j’ai ete tres touchee: parce qu’il fallait oser de dire que par moment, tu n’osais pas..de peur QUE….!

Alors je vais essayer de te convaincre qu’etre bien elevee et ne pas oser ne sont pas forcement liee : je suis une Nana de forte caractere. Pour oser, je le fais sans probleme. Meme les choses les plus incongrues, inimaginables et politiquement pas correct. Avec l’age, je m’adoucis et mon Ami me tempere aussi. Pourtant, j’ai recu une education assez stricte (je suis d’origine vietnamienne, l’education asiatique est assez rigoureuse et depassee…!).

Je ne pretends pas te connaitre, loin de la, mais a travers ton blog, je vois ce que tu es capable de faire… :) Et tu as pleins d’atouts! N’aies pas peur de les utiliser, n’aies pas peur d’elever la voix ou de reclamer ce qui t’es du ou ce dont tu ne trouves pas correct.
Parce qu’on a une seule vie et comme le dirait ma Maman « si toi tu ne dis rien, quelqu’un d’autres le fera…et il risquera de marcher sur Toi! » Fais toi respecter,selon tes principes ou tes valeurs, si la situation ne te semble pas correcte.

Donc n’hesite pas! OSE, toujours!! Et l’astuce, c’est avec le sourire grand comme ca :D

Peu importe si les gens te regardent de travers ou ne te comprennent pas, ta Famille, tes Proches et ton Homme savent qui tu es, non??? Et c’est le plus important!

Gros bisous!!

Cam Cam

anne on 30.08.2007 at 2:38 .

euh…je viens de me relire, désolée pour les fautes d’orth :(

Ménille Avénale on 30.08.2007 at 2:41 .

Jolie leçon d’ »osage », si je puis me permettre ce néologisme… Quel est donc le problème des filles qui n’osent pas (et je dois te dire que je me reconnais totalement dans ton post) ? Trop bien élevées, trop timides, trop naïves peut-être (on se dit que même si on ne proteste pas, ce n’est pas grave, ça ne se reproduira peut-être pas) ?…

Anne-So on 30.08.2007 at 2:48 .

La dent mauve : Oui, n’est-ce pas. Mais heureusement, avec le temps, je pense qu’on s’améliore :)

Kate : Oui, je suis d’accord. Moi aussi, je suis fière de moi lorsque j’arrive à dire ce que j’ai envie de dire et à le dire de la bonne façon, aussi (pas sur un ton larmoyant ou trop brusque)

Bauréale : Ouiiii, c’est exactement ça. Comme je suis mal à l’aise, je ne dis pas les choses sur un ton approrpié, soit, comme tu dis, je suis brusque, soit au contraire, je prend un ton larmoyant, pitoyable. Heureusement, je me soigne, hein :)

Maman au secours : hihihi ! Tous les gens qui ont des lunettes ont des petits stratagèmes de ce type ! c’est rigolo :)

Vinvin : Oh :) Merci beaucoup !

Cecile : Ah, oui, pareil ! Ca aussi, il y a droit parfois, mon petit mari. Je lui refais la scène ou, là, je dis bien tout ce qu’il faut mais… à mon mari, donc pas le bon interlocuteur :)

Carole : Ah là là, faut qu’on fasse quelque chose quand même :)

Deedee : Hééé, tu sais, en l’écrivant, j’ai pensé à toi, rapport à notre discussion de l’autre jour :)

D’Elfe : (c’est trop joli ton pseudo, vraiment poétique) Ohhhh merci beaucoup ! Vraiment :) Comme tu l’as lu plus haut, je suis très touchée.

aMyrtille : Ah oui, alors figure-toi que moi aussi j’ose. Pour dire bonjour et faire des sourires, ça je n’ai pas de souci :) Mais pour les cops perdues de vue, je suis nulle, même les amis proches, je me dis toujours que je vais les déranger…

Caroline : :D On est des truffes, hein, quand même :)

So’ : C’est super ! Je suis ravie d’apprendre ça. Hier mon mari qui a googlisé le livre a pu voir qu’il était en vente (en français) dans une boutique en ligne de vente asiatique (avec tout le pitch en japonais ou chinois, enfin, de ce genre là)

Nanou : C’est vrai que dans certains cas, ne pas avoir le choix et devoir se forcer permet de bien avancer dans la vie, car en fait, ce n’est pas si difficile à adopter comme attitude :) Et oui « osatrice », c’est très, très joli !

Ishopforyou : Oui, c’est vrai, il s’agit essentiellement d’empathie. Mais je crois aussi que c’est de l’empathie « en trop » dans le sens où beaucoup de gens (par exemple dans le commerce) utilisent ce trop plein d’empathie. Et comme tu dis, c’est pour ça qu’il faut apprendre à se forcer un peu. Mais là, j’avoue, aller réclamer de l’argent qu’on me doit, jusqu’à présent, je n’en ai jamais été capable.

taslima on 30.08.2007 at 2:48 .

Bonjour,
Je suis une serial lectrice de blogs et j’aime beaucoup le tien notamment parce que tu écris bien ce qui est important pour moi-car je suis aussi une dévoreuse de livres.A ce propos, je vais acheter le tien samedi.
Et donc,aujourd’hui, j’ose laisser un message pour te dire:non,tu n’es pas toute seule dans cette galère;le problème réside dans notre self-esteem trop fragile.C’est ce que j’ai compris en lisant les ouvrages du psychiatre Christophe André dont le dernier: »Imparfaits,libres et heureux » est devenu mon livre de chevet.Je le conseille vivement !
A plus…

Louise on 30.08.2007 at 2:53 .

Eh oui, toutes pareilles, on n’ose pas dire
aux inconditionnels du portable qu’ils nous bassinent avec leur conversation dans les lieux publics !
Au coiffeur qui vient de nous oter 2cm à qui on lui a fait bien précisé juste les pointes !

Wafa on 30.08.2007 at 3:33 .

Je suis parfois très timide. Je n’ose pas toujours entrer seule dans un resto, un bar ou un magasin si je ne connais pas. Je n’ose pas faire de remarque qd on me dépasse dans une file… Et pendant longtemps je n’osais pas faire de commentaires sur les blogs mais sur ce point au moins j’ai changé. ;-)

Une Fille & La Toile on 30.08.2007 at 3:59 .

Je suis aussi de la même famille.. Mais j’y travaille, j’essaie de me forcer à demander des choses à qui me font violence. Et puis j’essaie de me répéter en boucle que les gens ne prennent pas tant de pincettes, alors qu’il faut pas se gêner. Mais c’est dur ! Je suis d’ailleurs en train de penser aux choses auxquelles j’ose pas actuellement, et je me trouve ridicule !

walinette on 30.08.2007 at 4:02 .

c’est là qu’on se rend compte de l’avantage certain de vivre à l’étranger.. on a toujours la possibilité du « tingbudong » ou « no hablo español » pour se débarrasser des importuns sans ne vexer personne.. ;-)
J’ai remarqué aussi bizarrement qu’on ose beaucoup plus quand ce n’est pas sa propre langue, on a moins la peur de se faire juger, on a toujours la couverture de « ok elle a dit une grosse betise, mais peut etre est-ce une erreur de langage ».. le syndrome « je suis super forte à l’étranger » mais une brêle en france….

Louloute on 30.08.2007 at 4:08 .

Avant je n’osais rien dire. Archétype de la petite fille que tu poses dans un coins et que tu retrouves 3 heures plus tard sans qu’elle n’aie bougé.

Maintenant, j’ose parler. Trop.
Je me sens trop sèche, trop mal à l’aise…

Par contre pour les actes (aller boire un verre avec une amie, appeler machin pour prendre des nouvelles…) je n’ose toujours pas.

Comme quoi c’est pas gagné, hein…

MesDouDoux on 30.08.2007 at 4:09 .

Tu es une gentille en fait ;o)

Souvent, j’ose pas aussi et ça énerve mon homme…

violette on 30.08.2007 at 4:26 .

Je sais que c’est difficile à croire, mais souvent, j’ose pas non plus…
Enfin, j’ose de plus en plus, mais c’est pas encore gagné.
C’est comme le développement durable, c’est pas qu’on veut pas hein ?
Mais bon…

eugenie on 30.08.2007 at 4:41 .

Alors du coup, comme je me reconnais assez dans tout ça, & après des semaines de lecture silencieuse, j’OSE enfin laisser un commentaire pour te dire combien j’aime te lire… Je vais me jeter sur le bouquin… Vivement !

Marie on 30.08.2007 at 5:28 .

Oh la la !! Heureuse de voir que je ne suis pas la seule !! Qu’est ce que c’est ch**** de pas oser !! Parfois, j’envie tellement les gens qui ont du culot et qui ne se posent pas 3000 questions avant d’agir ! J’ai tellement peur de déranger les gens que je n’agis pas !! C’est pas gagné mais j’essaye de me soigner !! :D

mzelle-fraise on 30.08.2007 at 5:50 .

Et moi qui n’osais pas te proposer de boire un verre ou un café un de ces quatres car c’est toujours sympa les rencontres non-virtuelles… suis rassurée!

Soéla on 30.08.2007 at 5:52 .

Très bon billet!!! Je pense que plus d’une s’y ait reconnue…

Johanna on 30.08.2007 at 6:56 .

Je suis exactement comme toi. Quelques fois, j’aimerais vivre enfermer chez moi pou ne plus avoir rien à demander à personne…Tu ne serais pas née sous le signe de la Balance par hasard?

Kyuuketsu on 30.08.2007 at 7:40 .

Et bien justement, depuis samedi, jour fabuleux où j’ai découvert ton blog, je n’osais pas te laisser de commentaire… Voilà, j’ose :)
J’ose parce que tu as un style génial, et c’est un véritable plaisir de te lire, et d’imaginer ta vie. Depuis bientót une semaine, chaque petit passage quotidien sur ton blog, c’est une de mes minutes de bonheur, et je la savoure bien! Je te souhaite une excellente continuation, d’autant plus que tu as sû rester toi-même après avoir sorti un livre.
Et je crois bien que dès que mon porte-monnaie aura eu un peu de pitance, j’irai acheter ce livre :)

vanessa(eliabar) on 30.08.2007 at 9:44 .

Moi ça dépend vraiment des fois.
Lorsque je suis face à une personne qui m’impressione (parce que je l’admire ou la craint) je me sens tellement cruche que je n’ose rien par contre j’essaie de me forcer le reste du temps.
Je suis une timide téméraire. Je fais des choses qu’immédiatement après j’encaisse en tremblant ou en rougissant à outrance. Mais j’y vais…

Lu' on 30.08.2007 at 10:08 .

Comme beaucoup apparemment, je suis une lectrice fantôme qui se décide à apporter sa petite pierre à l’édifice. Pire que le coup des lunettes (que j’ai déjà testé plusieurs fois, il est toujours facile de devoir nettoyer ses verres avec un regard perdu), j’ai poussé la lâcheté à répondre en allemand aux divers assaillants : dragueurs collants, membres d’associations humanitaires qui me donnent mauvaise conscience quand je préfère manger ma glace tranquillement, sondeurs en tous genres (le seul sondage auquel j’ai participé consistait à goûter des brownies ^^) etc… Il faut croire que l’allemand à un effet répulsif sur l’inconscient collectif, car même en le parlant comme une vache espagnole, on fait illusion sans problème. J’ai parfois un peu honte, mais surtout, je n’ai plus le courage de me lancer dans des débats pour expliquer pourquoi, non je ne veux pas répondre à un questionnaire, non je ne veux pas acheter des cartes postales que je n’aime pas, même si c’est pour une bonne action, et non, je n’ai pas de feu/pas envie de boire un verre et je ne suis pas célibataire.
Bref, on a toutes un peu le même problème, à des degrés divers, encore faut-il oser le reconnaître ;-)

D'Elfe on 30.08.2007 at 11:02 .

Sérieux tu trouves mon pseudo joli? Je pensais en changer car je récupères de Google tous les fans d’elfes (les pauvres ils sont déçus, ils repartent aussi sec). Mais bon finalement je veux peut-être le garder.
Hé les copains Anne-So de Cahemire & Soie a dit qu’elle aimait bien mon surnom *étoiles dans les yeux*.
Groupie sort de mon corps!!! Bon allez je vais aller me coucher plutôt que de dire des conneries moi.
(Ben ça y est maintenant j’arrête pas de commenter comme quoi c’est le premier pas le plus dur)

celinette on 31.08.2007 at 12:01 .

On serait donc toutes un peu pareilles? A des degrés différents évidemment… Mais d’où nous vient donc cette gêne idiote?

Quoiqu’il en soit, j’ose te dire que je viens de finir la double vie de Pénélope et que j’ai adoré, j’y ai retrouvé un peu de chaque blogeuses que je lis ou que j’ai rencontré! Très chouette vraiment!

MissHello on 31.08.2007 at 12:37 .

Très beau billet écris avec les tripes. Ça me touche et j’ose le dire !

arpenteur on 31.08.2007 at 8:00 .

Parce que voilà plusieurs fois que je viens, et que j’ai des poils aux pattes, je n’ose pas laisser de commentaires… Pourtant c’est plus qu’agréable ce petit recoin en cachemire et en soie…

Lilie on 31.08.2007 at 9:33 .

Tout pareil, m’dame!
Parcontre, je vais oser te dire que j’ai (enfin) recu ton livre hier, et que j’ai deja lu les 100 premières pages et que j’adore, j’adore, j’adore! Que tu écris divinement bien, que ca m’a fait plaisir que la meilleure amie de pénélope s’appelle Lili…heu bon, et que ca tante s’appelle Aurélie…parce que moi aussi, je m’appelle Aurélie, mais que je me fais appelé Lilie et pas Aure ;)
Tu m’as l’air vraiment d’être une super nana!
A bientôt! (je vais faire une note rien que sur ton livre dans la journée, parce que tu le vaux bien ;) )

Coralie on 31.08.2007 at 12:29 .

Quoi de mieux qu’un billet sur le fameux problème de « J’ose pas… » pour oser poster son premier commentaire sur ce charmant blog !!

Merci ;-)

Knut on 01.09.2007 at 11:11 .

eh bien voilà, c’est le moment parfait pour moi pour oser te dire que ca fait des jours que je parcoure ton blog (adresse donné par opio de http://familyandthecity.canalblog.com/ ), je rattrape les pages comme je peux et c’est un veritable plaisir. C’est assez bizarre car je n’ai pas l’habitude de lire un blog, du moins pas de fond en comble comme je le fais ici ! Car il y a quelque chose ici qui attire, qui fascine, qui plait, tout simplement !!
Donc un immense merci pour ces moments de bonheur que je passe(rais) ici, et pour toutes ces bonnes adresses aussi ! (j’attends ma livraison de cartes moo par exemple !)
Merci de nous offrir ton temps, ta passion, ta bonne humeur.
Ah …et au fait, c’est absolument scandaleux, je ne trouve pas ton livre dans ma petite ville. Mais voilà, je n’ose pas taper un scandale chez mon libraire favori.
On en revient toujours au même, n’est-ce pas !?

Replaçons le sopha sous les tableaux flamands... on 14.09.2007 at 11:56 .

… tu pourrais aussi oser la poésie