Formuler des vœux communs sous les étoiles filantes avec une fille du bout du monde qu’on aime comme une sœur. Se laisser griser par la nuit. Dormir sans fatigue, par nonchalance ou par amour des rêves.
Échanger des morceaux de vie, des brins de savoir, des bouts d’amour et des paquets de paille d’or. Partir en bateau comme des grands avec des amis de toujours. Rire, surtout quand ce n’est pas tellement drôle. Lire sur le pont des romans qu’on connaît par cœur. Se raconter encore les mêmes histoires.
Se laisser porter par la mer au clair de lune. S’assoupir dans les ondoiements du bateau. Faire la vaisselle à l’eau froide et trouver ça très bien. Sentir le crissement du sel dans les cheveux. Dormir tout nu ou bien tout habillé. Ou bien ne pas dormir.
Danser pieds nus sous un ciel indigo et regarder mourir encore quelques étoiles filantes. Faire des promesses qu’on ne tiendra jamais, sans doute. Et des projets qui n’ont pas d’avenir au-delà des élans de la conversation. Ou qui en ont peut-être, on verra bien.
Il arrive quelquefois que le temps se condense et s’étire en même temps. Et c’est peut-être dans ces moments-là, au fond, que s’épanouit l’intensité des choses.
La jolie fourmilière
Tags: disneyland • disneyland paris • mickey • Photos
Il y avait un château rose et bleu dont les pointes dorées s’accordaient parfaitement avec les rayons du soleil. Quelques nuages parce que les ciels ne sont jamais plus beaux qu’émaillés de ces flocons géants, hachés comme les lambeaux qu’on arrache sur les barbe-à-papa.
Il y avait les enfants déguisés dans de vilains costumes bas de gamme toujours trop grands ou trop petits pour eux, un sourire lumineux suspendu à leurs lèvres. Des bonbons par parquets dans les mains des parents. Quelquefois des couronnes de princesse. Un ascenseur géant qui dégringole de cinq étage pour rire. Du popcorn au parfum abricot qui sent la confiture de prunes.
Il y avait des gaufres avec une boule de glace Ben & Jerrys surmontée d’un château de Chantilly. Mickaël Jackson, dans un vieux film en trois dimensions qui a très mal vieilli et aussi un canon qui vous propulse dans la galaxie. Un carrousel monumental sur lequel on enfourche des chevaux grandeur nature, parés comme au temps des chevaliers. Un rien de vent. Le froissement légèrement métallique des feuilles de bambou lorsqu’on approche le bateau des pirates. Des jets d’eau qui sautillent. Des étoiles dans mes yeux et sur les murs peints des manèges.
Il y avait des amis. Un arbre gigantesque et une maison délicieusement hantée…
(J’avais fait, l’an passé, une série de photos de Dinseyland, vous pouvez la retrouver ici)
Oui, en effet, en ce moment je suis en pleine obsession contre-jour au moment du soleil couchant, lumière dorée etc. Ca passera, rassurez-vous. Et oui, encore une histoire de fringues aujourd’hui. Cette petite robe Luella (une de mes marques préférées) trouvée pour 50 euros au Bon Marché, un peu grande. Il s’agit d’une ancienne collection, probablement si j’en juge par le prix des robes Luella en temps normal (même soldées). Un vrai coup de chance.
Je suis décidément conquise par ces coupes rétro : décolleté sage, coupe au genou, ceinture à peine resserrée, matière fluide qui danse à chaque pas. Elles m’évoquent immanquablement Sur la route de Madison, ce doit être pour cela que je les aime tant.
Les photos ont été prises la semaine dernière, au tuileries, à deux pas de la fête foraine. Il faisait un temps parfait. Et j’ai réalisé que j’aimais moins les barbes à papa qu’autrefois, mais heureusement, le plaisir que j’éprouve à les regarder, lui, ne faiblit pas. Bon lundi les amis !
Robe : Luella / Escarpins : Faith.










