Un petit air du passé

Tags:

vintage-2

Cette année, je suis chanceuse : les magasins regorgent de plein de choses que j’aime. À commencer par ce petit look vaguement « étudiante en Sorbonne à la fin des années soixante » que j’adore et que je peux, cette saison, porter tout à loisir.

C’est donc, dans ma penderie, le retour de la jupe longue, des mini-jupes portefeuille plissées, du petit gilet court à manches trois quart, des blouses gentiment transparentes, du col Claudine, du petit sac en bandoulière, de la taille haute (très haute), des cols V bien plongeants sur des chemises d’homme (ou sur rien), des mocassins à talons et… des chaussettes. Il m’en a fallu du temps, pour trouver la longueur de chaussettes appropriée à chaque longueur de jupe, mais je commence enfin à maîtriser. Et m’amuser.

Mais mon dressing d’hiver est loin d’être au complet. Il me manque encore : des cuissardes à talons (une jolie paire repérée chez Zara), un blouson court type Teddy mais pas bicolore, dans les tons camel et surtout pas en cuir (comment ça je suis compliquée?), des petites chaussettes fines de toutes les couleurs et des collants marrants (mais qui ne transforment pas mes gambettes en poteaux), un sac cartable (moins cher que le Mulberry), un Duffle Coat (tant qu’à faire, autant aller au bout de l’idée « étudiante-Sorbonne-fin des sixties »), un gros pull d’hiver façon montagne, des ceintures élastique pour faire une taille de guêpe et des jolies en cuir toutes fines pour souligner, tout simplement. Des mitaines façon Françoise Sagan dans sa décapotable, peut-être bien un trench long, ce joli short en velours milleraies vu chez Monoprix et… et c’est déjà pas mal.

Sur les photos. Côté fournitures tout, ou presque, provient de chez Zara, chez qui je n’ai pourtant aucun compte ouvert : jupe longue, gilet en cachemire (top!) et petit haut imprimé cerf. Les mocassins, j’ai eu beaucoup de mal à les trouver, mais c’est finalement CosmoParis qui a fait mon bonheur (tant et si bien que je les ai aussi prises en bleu pétrole, pour une fois j’ai trouvé exactement ce que je cherchais : plateau, hauts talons, confort) et les petites chaussettes proviennent de chez TopShop. Le petit pin’s qu’on ne voit pas très bien, je l’ai acheté à Disneyland, tout simplement. C’est Lucifer, le méchant chat de Cendrillon.

Voilà, c’était le petit interlude shopping de l’année. Bonne journée les amis !

vintage-1

vintage-3

La fille dans le métro

Tags:

metro-11

C’était le matin, sur la ligne huit, direction Concorde. J’avais réussi à m’encastrer tout au fond de la voiture, là où deux rangées de trois sièges se font face et où l’on n’est dérangé ni par le passage des voyageurs, ni par l’inévitable bousculade qui précède l’arrivée à certaines stations. Mon casque diffusait très fort une de mes listes de musique préférées : « Happy Summer », peut-être, qui me rappelle les bons moments passés cet été en famille, « Allez Hop » auprès de laquelle je trouve la motivation qui me manque quelquefois pour aller courir, ou bien encore « Un dimanche matin », qui change tout le temps et qui constitue mon best of musical du moment.

Je ne sais plus, je me souviens seulement que j’étais de bonne humeur ce jour-là. Un rendez-vous très prometteur pour mon travail et dehors, le beau temps : on entrait dans l’été indien. Et puis, on n’a pas toujours besoin de vraies raisons pour se sentir joyeux, c’était comme ça. Quand mes yeux se sont attardés sur la jeune femme qui me faisait face.

Cette jeune femme qui pleurait. Les filles pleurent souvent, dans le métro, l’avez-vous remarqué ? Moi-même, j’ai souvent versé des larmes, installée sur une fesse au bord d’un strapontin. Alors toutes les techniques pour masquer l’humiliant chagrin, je les connais : tantôt baisser le visage, tantôt lever les yeux au ciel jusqu’à presque les révulser, faire semblant d’observer quelque chose derrière soi, par dessus son épaule, mortifié que l’on est par son incapacité à retenir le flot, effondré devant la possibilité qu’un voyageur repère le trop plein dans ses yeux. Rougir à l’idée de se donner ainsi en spectacle… Read more »

Bisou Bisou

Tags:

lollipop-3

Le vrai problème du rouge à lèvres, ce n’est finalement ni la couleur, ni la texture. Non, le vrai problème du rouge à lèvres, c’est sa tenue. De ceux qui tiennent à la perfection, je ne connais que Rouge Baiser, mais ils ont le défaut de leur qualité : à l’usage, ils tachent les lèvres.

Restent les autres. Tous les autres : le Fuschia de Serge Lutins, le plus beau de ma collection qui me donne instantanément le sentiment d’être jolie quand je le porte ; le rouge-orange mat de Nars qui me sauve, les jours de triste mine ; le rouge cerise de Paul & Joe avec son fini désarmant de naturel et un ou deux autres encore qui constituent ma petite collection. Si jolis soient-ils au moment où je les applique, aucun de ceux-là ne tient véritablement la distance.

Et je ne suis pas, hélas, de ces femmes capables de songer aux retouches maquillage une fois passé le pas de la porte de leur appartement. Mais depuis quelques semaines, j’ai toujours dans mon sac ce petit sauveur : le rouge de Lollipops (oui, la marque de maroquinerie).

À la lisière du baume et du rouge à lèvres, il est particulièrement hydratant et sur lèvres nues, j’adore son fini transparent qui colore la bouche à la façon d’un gloss satiné. Mais en réalité, c’est surtout pour sa capacité à retoucher mes autres rouges, que je ne le quitte plus : dès que mon rouge à lèvres bat de l’aile (après avoir bu un café en terrasse, par exemple), j’applique un peu de ce baume coloré.

Parce qu’il est ultra hydratant, il détend les pigments du rouge posé quelques heures plus tôt et leur redonne du peps. Comme il est coloré, il permet d’unifier le rouge, qui a tendance à s’effacer d’abord sur le bombé des lèvres. Enfin, sa texture translucide fait que je n’ai besoin d’aucun miroir pour effectuer ma retouche : je l’applique aussi négligemment que je le ferais avec n’importe quel baume à lèvres. Bien entendu, il modifie sensiblement la couleur initiale, mais son rouge légèrement framboise permet de le fondre avec à peu près tout.

Je ne pense pas qu’il ait été spécialement prévu pour cet usage, mais croyez-moi, cette petite chose est au maquillage des lèvres ce que la rustine est à la roue de vélo percée. En beaucoup plus joli.

PS : Les photos ont été retraitées d’après le super article de Jerka sur Lense, à propos des presest, dans LightRoom qui ne va pas m’aider, je le sens, sur le chemin de la subtilité dans mes retouches…

lollipop-1

lollipop-2