You drove me home
Tags: inspiration • Photo • vidéo expérimentale • voyage
J’aime prendre le Paris-Granville de 16h29. Il suit le soleil tout le long du voyage et, en hiver, on peut le regarder se coucher dans la campagne pendant trois heures et trois minutes exactement. Il y a une dizaine de jours, j’étais dans ce train qui m’emmenait en Normandie. Mon casque diffusait une chanson de Revolver au titre on ne peut plus approprié à la situation : « You Drove Me Home » ; devant mes yeux défilaient ces images que je m’amusais à enregistrer avec une petite caméra que l’on m’a proposé de tester (on en reparlera bientôt). Et au fond de mon cœur, à mesure que le train avançait, s’épanouissait progressivement cette précieuse sensation du retour à la maison.
Un instant d’harmonie parfaite. Avez-vous remarqué comme, souvent, les événements se combinent avec une synchronicité idéale?
The forgotten Christmas
Tags: douceur • hiver • inspiration • Photos
Cet hiver, il n’y aura pas de sapin de Noël, chez nous. La vie a passé si vite que la fin de l’année est arrivée tout de suite après le mois d’Août : je n’ai rien vu venir. Pourtant, l’été me semble appartenir à une autre période de ma vie. C’est étrange, cette distorsion du temps…
Ce n’est pas comme s’il s’était produit des choses extraordinaires, ces derniers mois : du travail, quelques week-ends au vert (autant de soirées bien arrosées), pas mal de joie, quelques larmes, une ou deux grandes décisions (même pas si grandes que ça, en fait), un permis bateau obtenu haut la main, beaucoup de vie quotidienne. Mais le temps a filé là-dessus à une allure presque irréelle. Noël est là, tout près d’ici, et pour une fois, je ne me sens pas concernée.
Mais il y a, sur ces photos, une combinaison de lumière naturelle (bleutée) et artificielle (la guirlande lumineuse) que j’aime beaucoup. Elles me font penser à la fin du jour dans les montagnes, lorsque la neige vire à l’indigo et que les chalets, au bord des pistes, commencent à s’éclairer. Lorsque je les regarde, c’est comme si on me faisait un câlin. Un vrai câlin d’hiver devant un feu de cheminé, avec toute la panoplie de clichés qu’on peut imaginer.
Une bougie avec son bonnet de porcelaine, ma petite licorne magique et une guirlande lumineuse : voilà finalement qui remplace avantageusement la traditionnelle décoration de Noël, ces jours-ci.
Hello les ptits chats, vous êtes encore là? Moi, pas tellement, hein. Je ne sais pas trop quoi dire pour ma défense, mais je suis très sensible à tous vos petits mots. Pour que toute inquiétude soit immédiatement écartée : tout va pour le mieux. J’ai mille choses à vous dire, à montrer, à décortiquer et analyser, mais vraiment peu de temps et d’énergie à y consacrer.
En peu de mots, il se passe des choses très positives. Parmi elles, un livre, qui rassemble les meilleurs passages du blog et qui devrait bientôt sortir. Nous en sommes encore à peaufiner la maquette, mais cette fois, nous touchons au but. Je vous en reparlerai bientôt, mais ce livre que j’ai beaucoup (beaucoup) hésité à faire m’a permis de m’apercevoir à quel point je l’aime, ce blog. Et aussi, je crois que je me sens fière (ce qui est drôlement rare, je peux vous dire). Bon, on en reparlera, vous me direz ce que vous en pensez lorsque j’aurai plus de choses à vous montrer.
Et sinon, je réalise (oui, oui, vous avez bien lu : « réalise ») une toute petite chronique pour Teva, en stop motion qui me prend beaucoup de temps, mais c’est un projet qui me passionne. Je ne sais pas si j’aurai le droit de vous montrer quelques extraits. Si vous avez envie de voir à quoi ça ressemble, c’est un petit bout de l’émission « Du temps pour moi ». Il s’agit d’idées créatives à réaliser en deux temps trois mouvements.
Et il s’est passé autre chose, aussi, ces derniers mois. Je crois que je suis devenue adulte. Que j’en ai pris conscience, en tout cas. Et que ça me plait bien, ce nouveau moi. Ca me plait bien et à la fois, je ne sais plus vraiment qui je suis. Un peu comme superman quand il s’aperçoit qu’il est capable de voler : c’est fun et flippant à la fois, et il n’ose plus faire un pas devant l’autre de peur que ça dérape. Il se passe un peu ça, pour moi et voilà encore quelque chose dont j’aimerais parler ici. Il faut seulement que je retrouve mes mots.
Mes mots semblent avoir taillé la zone, en ce moment. Ce sont des choses qui arrivent, on ne peut pas faire grand chose. C’est comme ça, l’écriture, on est soumis à des caprices qui nous dépassent un peu. Parfois, on peut écrire dix pages en deux heures et d’autres fois, il faut dix jours pour aligner deux lignes. C’est bien, d’ailleurs. Ça nous permet de mesurer à quel point ce tout petit talent que l’on a la faiblesse de s’octroyer parfois ne nous appartient pas. On en a l’usufruit, mais c’est tout. Et puis je ne m’en fais pas trop : ça revient toujours.
Encore une chose (c’était l’objet de ce billet, au départ) : ces photos. Je me sens un peu déguisée en Hermione Granger, dessus, mais elles représentent bien ce dans quoi je me sens bien en ce moment. Je me reconnais parfaitement, dans ces photos, avec ce qui me plait et ce qui me plait moins. Elles ont été prises par mon amie Eleonore Bridge, pour un projet qu’elle a mené d’une main de maître pour Armani.
Et puis je les aime surtout, ces photos, car ce sont les photos d’Eleonore. Cette fille est un mini format, mais je peux vous dire que c’est bien tout ce qu’elle a de mini, pour le reste, c’est un petit bulldozer qui avance dans la vie avec des bottes de sept lieues. Elle ne cesse de m’impressionner avec sa détermination tranquille. Si vous ne l’avez pas encore fait, passez donc voir la série complète, réalisée pour l’exposition, c’est vraiment réussi.
Oh, et les géniales lunettes sont un modèle de la prochaine collection de montures Armani (elles sont TOUTES fabuleuses, pas moins de trois modèles sont dans ma wishlist pour la saison prochaine).
Bon. Voilà un billet particulièrement décousu, à force de ne pas être là, j’avais trop de choses à dire et ça ne ressemble à rien. Mais je reviens vite, promis.
La cape vient de chez Paul & Joe (c’est un modèle d’il y a deux ans, mais ils ont sorti une version presque identique en laine, cet hiver, pour Paul & Joe Sister), la jupe est une American Apparel, les chaussettes viennent de chez Princesse Tam Tam (un modèle d’il y a deux ans) et les chaussures sont un modèle de CosmoParis, de cette année. Les lunettes : une monture Armani de la saison prochaine.













