Hey !

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Voilà deux mois que je ne suis pas passée ici. Deux mois… comment est-il possible que le temps passe si vite? Presque chaque jour, il me vient une idée pour ce blog : une série d’images qui me plait, un texte que j’ai envie d’écrire, un livre, une chanson… Je ne le fais pas. On dirait que mon énergie est ailleurs. Il m’en faut beaucoup, aussi, pour mener de front deux activités qui réclameraient chacune toute mon attention. J’ai envie de leur accorder tous les efforts qu’elles méritent et déjà, elles demandent plus que je ne puis donner.

Et puis quand j’ai une minute devant moi, je la consacre au piano. Tant que je n’aurai pas de professeur, il semble que je me condamne à choisir des pièces trop difficiles que j’abandonne en cours de route. Enfin trop difficiles… Pas nécessairement techniquement. Je dirais plutôt trop difficiles pour mon emploi du temps. Ainsi, je connais : les trois quart de la valse de Chopin n°10, en si mineur ; environ la moitié de la Marche tuque, les premières mesures du moment musical n°3 de Schubert… Et en ce moment, j’attaque bêtement Tchaïkovski – la danse de la fée Dragée – tout en supposant que je vais aussi en saisir quelques passages avant de passer à autre chose. Certes, je suis tout de même venue à bout d’une poignée de morceaux, mais je me maintiens ainsi dans une insatisfaction qui, j’espère, me poussera à frapper à la porte du bureau des inscriptions de l’école de musique, en juin prochain. Voilà deux ans, peut-être trois, que j’ai recommencé à jouer. C’est (re)devenu mon plus grand plaisir. Me mettre au piano vient à bout de toutes mes humeurs. J’espère que nous avons tous un espace à nous comme celui-là : cette sorte de refuge qui nous rend plus vaste, plus tranquille et tout simplement plus heureux.

Mais samedi, je me suis accordé un peu de temps pour Cachemire & Soie. C’est étrange, j’ai eu besoin d’un prétexte : faire découvrir à ma cousine une petite rue magique. Les couleurs joyeuses de la rue Crémieux, près de la Gare de Lyon, à Paris. Ça pourrait sembler incongru de traverser Paris simplement pour ça, une petite rue d’une centaine de mètres, mais c’est plein de poésie, faire des kilomètres pour pas grand chose. Avec une amie de fac, à Rennes, il nous arrivait de faire deux heures de route entre deux cours, simplement pour aller mettre les pieds dans l’eau. Ce sont les petites folies qui me touchent le plus. Déployer un effort a priori démesuré pour quelque chose, c’est reconnaître tout le prix qu’on y accorde, sans doute. D’autres penseront peut-être que c’est là l’art d’agiter du vide… À vous de choisir.

Je voulais aussi vous parler de quelques livres. En un Quatre Soeurs, de Malika Ferdjoukh, ainsi que la bande dessinée issue du roman, de Cati Baur. Le roman fait partie de ces livres que je recommande à tout le monde, sans distinction et que j’ai lu plusieurs fois avec un ravissement qui semble se démultiplier à chaque fois. Je ne sais pas à combien de personne j’ai lu la première page, ces derniers mois. Je devrais peut-être la recopier ici, je sais que cela suffirait pour vous donner envie de le commander dans la seconde, si toutefois vous ne l’avez pas déjà lu.

Ne passez pas non plus à côté de la bande dessinée de Cati Baur, qui en est une interprétation superbe, juste et sensible. J’adore son trait, ultra vivant et doux, en même temps. Et j’aime cette sensation, en tournant les pages, de voir les dessins nourrir mon imagination de lecteur au lieu de la contraindre. Comme si elle donnait encore une nouvelle épaisseur au roman. Et puis tout simplement, certaines planches me donnent envie de me fondre avec le dessin : celles des quatre sœurs au petit déjeuner me fait griller de tendresse, la couverture du premier tome me rappelle mon adolescence, et celle de Bettina dans le manège avec Merlin… ahhhh, elle m’émeut tellement. Je pourrais les relire cent fois sans éprouver la moindre lassitude. Ne vous laissez surtout pas arrêter par l’étiquette « pour enfants » de ces œuvres, Quatre Soeurs est de la vraie belle littérature.

Au rayon livres, j’ai découvert il y a quelques jours une vraie petite pépite : « Lettres à un jeune navigateur » de Pierre Mathiote. Une belle réflexion sur le voyage, truffée de phrases fortes qui vous entraînent dans des abîmes de réflexion. Nul besoin d’aimer la mer pour apprécier le livre, c’est une histoire absolument universelle.

Au pied de mon lit, aussi : « Lily Love Peacock » de la série de Fred Bernard, que j’adore. C’est sensuel, volontiers féministe, pur aussi à sa manière et souvent fantasque. Tous les héros de Fred Bernard sont extraordinaires et j’aime ce tourbillon d’extravagance dans lequel il nous plonge à chaque fois.

Ces jours-ci, je finis « Eux sur la photo » d’Hélène Gestern. C’est excellent, vraiment. L’histoire d’une femme qui se lance à la poursuite de son passé. C’est un roman épistolaire, un genre que j’aime tout particulièrement (tiens, d’ailleurs, « Lettres à un jeune navigateur » est aussi un roman épistolaire, maintenant que j’y pense). Écrit d’une plume sobre, presque modeste, où l’on devine pourtant une érudition certaine, ce livre me bouleverse d’une manière qui m’étonne.

Je pourrais aussi parler de The Grand Budapest Hotel (loufoque et beau, comme on peut l’imaginer, mais un peu chiant aussi, à sa façon) et de Her, le dernier Spike Jonze (beau à faire mal, avec une réflexion surprenante et inédite sur l’intelligence artificielle). Je serais aussi presque tentée de faire un énième article sur le Soya, cette cantine végé très chouette du onzième, ou bien parler des madeleines à la bergamote du café Pinson, des frites de la maison F et de ce joli restau qui vient d’ouvrir dans le dixième, le John Weng… enfin, ces trucs tellement parisiano-parisiens dont je me croyais irrémédiablement lassée, mais non, il faut croire que non, finalement.

D’ailleurs, je vous laisse avec ces quelques images de Paris. Un Paris qui n’existe pas vraiment, au fond, à part pour la trentaine d’habitants qui vivent dans cette rue, les chanceux. Bonne semaine tout le monde!

PS : n’hésitez pas à me parler de vos livres de chevet, si ça vous fait envie, j’aime tellement qu’on me parle des livres qu’on a aimé (mon grand rêve secret : fonder un club de lecture).

PS : Oh si ! Encore une chose! J’ai entendu, comme tout le monde, des dizaines de reprises de Get Lucky, mais voici ma préférée – et de loin! La voix de cette jeune femme me donne des frissons.

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47 réflexions sur “Hey !”

  1. Aaaah mais quelle est belle cette rue Crémieux ! Tes photos sont toutes aussi magnifiques et la douceur des couleurs nous transportent tellement dans un autre monde !
    Je regrette amèrement de ne pas y être passée une seule fois lorsque j’ai habité Paris !! Rien n’est perdu ceci dit, j’ai prévu de faire une virée tout bientôt.

    Bonne journée !

  2. Aah, mais je suis passée pas loin samedi, malheureusement je ne connaissais pas du tout cette petite rue. C’est super joli ! Tes photos sont magnifiques, comme toujours. Et Her, « beau à faire mal », je n’aurais pas dit mieux.
    Contente de te revoir poster en tout cas :)

  3. AnneJuliette

    Pour le club de lecture:
    J’ai commencé « La vie rêvée d’Ernesto G. » de Jean-Michel Guenassia et j’ai commencé « la marche du temps » de Michel Rondeau. C’est drôle car ces deux livres se ressemblent un peu, ils racontent l’histoire de deux hommes à des périodes pas si éloignés et pourtant c’est fait de manière complètement différente.

    J’aime « la vie rêvée d’Ernesto G. » qui m’accompagne dans le métro, qui va vite, qui raconte plein de choses en même temps et j’aime aussi beaucoup « la marche du temps » que je lis au lit (il est bien trop gros et lourd pour le prendre dans le métro !) et qui prend son temps, rêve et décris tout en douceur et en langueur les paysages et les gens.

  4. Tu nous a manqué. La douceur incroyable de tes photos, la poésie de tes mots.
    Je suis de celles qui savourent un moment à l’aune de l’effort qu’il m’a coûté – je savoure aussi ceux qui viennent sans rien demander, bien sûr. En lisant ce billet, je t’entends jouer.

  5. Merci pour ces mots et ces photos ainsi que pour tes recommandations en matière de livres… Je suis une grande fan de livres épistolaires et je suis restée émue du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates (tu en avais parlé je crois) que j’ai refermé avec le regret de quitter ces personnages et cette île qu’il me faut d’ailleurs aller visiter !

  6. Quelle joie de te retrouver et encore plus de voir que tu parles de tes lectures ! J’étais justement en train de finir un livre et m’inquiétais à l’avance devant ma table de chevet vide !
    A l’occasion si ça t’intéresse tu trouveras quelques idées de lecture sur mon blog.
    Et sinon, lu dernièrement : cet instant là de Douglas Kennedy (peut être pas à la hauteur de ses précédents mais toujours aussi belle peinture des sentiments et des chemins de vie que nos choix nous font prendre), le carnet d’or de Doris Lessing ( à mettre dans les mains de toutes les femmes), et la couleur des sentiments en anglais pour parfaire mes lacunes linguistiques ( et oui, j’ai résisté à la tentation du film)

  7. Mon amoureux donne des cours de piano chez lui ou à domicile, dans le onzième arrondissement.
    Si cela peut vous intéresser … :)
    (Je m’y mets moi-même doucement, lorsque le clavier est libre.)

    C.

  8. Mon amoureux donne des cours de piano chez lui ou à domicile, dans le onzième arrondissement.
    Si cela peut vous intéresser … :)
    (Je m’y mets moi-même doucement, lorsque le clavier est libre.)

    C.

  9. Aurore Kesseler-Bauer

    Quatre soeurs … mais moi aussi je connais et j’adore et ces photos sont superbes, vivantes

  10. J’aime bien tes quelques lignes sur les petites folies. C’est vrai après tout, heureusement qu’on ne fait pas que des choses raisonnables :-)
    Bonne semaine à toi aussi

  11. Superbes photos j’adore !
    moi, dernièrement j’ai lu:
    « Elle danse » de Nahal Tajajod, c’est un roman inspiré de la vie de l’auteur et de la vie de l’actrice Iranienne Golshifteh Farahani c’est poignant et touchant. C’est une fresque sur l’Iran d’hier et celui d’aujourd’hui vécu par ces deux femmes (l’auteur et l’actrice), d’âge différent et qui donc n’ont pas connu la même chose dans ce pays.

    – « Coldheart Canyon » de Clive Barker c’est l’histoire du star américaine en perte de vitesse, qui pour booster sa carrière va se faire refaire le visage. Pour sa convalescence, il va aller dans une villa isolée à quelques kilomètres d’Hollywood. Cette villa appartenait dans les années 40 à une célèbre actrice. Et là tadaa:
    il découvre des choses surnaturelles et une pièce interdite. C’était hyper addictif ms si un peu longuet parfois.

    – « 1Q84 » la célèbre série de Murakami, c’est beau, c’est lent et apaisant. Une intrigue et de la poésie.

    – « Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley, écrit dans les années 30.
    C’est un roman d’anticipation, un monde où les êtres humains sont conçus dans des éprouvettes, conditionnés selon les besoins économiques. Il y a différentes castes, les alphas (l’élite), bétas (les éxécutants), epsilons (ceux qui s’occupent des tâches les plus dures et dégradantes).
    Afin que tout le monde soit heureux de sa condition, chaque caste est conditionnée dés la naissance à accomplir tel tâche, à penser de telle manière, et à se contenter de telle chose. Ainsi dans ce monde tout le monde trouve le bonheur, si ce n’est le cas, une drogue le « soma », le provoque. Mais un « sauvage » arrive qui lui, a échappé à ce système, et là……
    En le lisant tu as parfois la nausée, tellement c’est grinçant, mais surtout parce que parfois le parallèle avec notre époque peut être flagrant.

    :-)

    1. Anne-Solange

      Oh ! C’est Noël, toutes ces idées de lecture, merci beaucoup. En dehors de Murakami, je n’ai lu aucun d’entre eux.

  12. Quelles jolies photos, récit d’une rue colorée et ensoleillée…

    Tes retouches me font toujours autant rêver.

    Je ne savais pas que tu jouais du piano, j’en joue aussi depuis deux, trois ans comme toi! C’est l’un des objets dont je ne me séparerais jamais… Je m’y réfugie, et y passe toutes mes humeurs! En ce moment, j’étudie Chi May, D’ennio Morricone…

    1. Anne-Solange

      Merci ! Mais alors tu sais, question retouches, pour des photos comme celles-là, il n’y a pas non plus des milliers de choses. En général, je monte déjà beaucoup l’exposition au moment où je fais la photo. Ensuite, le plus souvent, je baisse un peu le contraste et, éventuellement, j’ajoute un peu de couleur, mais pas toujours. Oh, et souvent, je rattrape un peu les ombres aussi, pour éviter les noirs trop profonds. Il n’y a pas de vrai secret et, pour tout dire, je trouve que j’ai énormément de progrès à faire dans ce domaine.

  13. Ces photos sont sublimes, si douces, si colorées, je suis vraiment sous le charme. Dire que j’ai passé trois ans à Paris et que je ne suis jamais passée dans cette petite rue… Il faudra que je remédie à ça lors de ma prochaine virée en territoire parisien.

    Pour le piano, comme je te comprends, j’ai commencé à en jouer quand j’étais toute petite et je dois avouer qu’il n’y a rien de mieux que la musique pour me mettre de très bonne humeur.

    (et « Her », quel film magnifique !)

  14. Un classique lu fin 2013. Une pépite merveilleuse : Ne tuez pas l’oiseau-moqueur de Harper Lee (To kill a mockingbird).
    Drôle, d’une sagesse et d’une innocence surprenante, frondeur et moderne. Je l’aime d’un amour profond ce livre.

  15. Merci d’être de retour !
    Pour la lecture, j’ai fini Just kids de Pattie Smith, à coupler avec l’expo Mapplethorpe au Grand Palais : une si particulière histoire d’amour sur fond du New York de Warhol. J’ai adoré !
    Belle soirée,

    M

  16. C’est marrant, tu publies ce joli article alors même que je commençais à me dire « Tiens, cela fait longtemps qu’Anne-So n’a rien publié… ». J’adore ces articles pêle-mêle (pourtant je rechigne à en faire moi-même, étrange comme on s’interdit parfois certaines choses sans raisons alors que pourtant on prend plaisir à en lire de semblables chez les autres). J’ai noté précieusement toutes ces petites références, ces adresses connues de nom mais jamais testées, tu m’as redonné envie de lire quatre soeurs, que j’avais découvert en primaire et dévorés mais dont ma lecture aujourd’hui, je le sais, serait foncièrement différente. Je suis curieuse de découvrir le travail qu’on fait les ans sur ma perception de ces quatre petits romans bonbon.
    Côté livre, ce qui m’a le plu touché récemment, sont deux livres de littérature dite « jeunesse » et qui pourtant m’ont beaucoup parlé : The perks of being a wallflower et Nos étoiles contraires. Mais aussi 5 jours de Douglas Kennedy, qui écrit toujours aussi justement, encore plus certainement dans ce livre retraçant l’histoire d’une femme perdue dans sa vie et dans son couple.
    J’espère que l’on aura le plaisir de te relire sous peu :)
    Bises

  17. Quel plaisir de vous relire :)
    Si vous lancez un club lecture, je fonce m’inscrire, je suis moi-même une lectrice assidue, qui varie les plaisirs, et j’ai depuis qqs années l’envie (mais jamais le courage) de lancer qqchose de ce genre!

    Voilà quelques pistes récentes, qui reflète des envies du moment :
    – j’ai lu « Shining » de S.King, par curiosité – eh bien je dois dire que je n’ai pas été déçue ! Du même auteur, j’ai lu « Sac d’os » et ça m’a vraiment transportée malgré une tristesse dans le début du roman qui m’a presque fait arrêter. Et pourtant je me suis fait emporter!
    – dans le registre des livres typés « littérature pour enfants », récemment j’ai lu « Ender’s strategy » en anglais et ça m’a complètement happée. J’avais lu peu avant d’autres livres d’Orson Scott Gards, assez prenants.
    – un dernier beau beau roman dit de « science-fiction » , lu en anglais aussi (par hasard) : Le Passage (de Justin Cronin). Une belle histoire sur une catastrophe planétaire, écrite par un auteur qui donne du corps à ses personnages.. j’ai adoré.

    – on change de registre, avec « les grandes espérances » de Dickens. Prenant, touchant, une époque.
    – toutes les biographies écrites par Stefan Zweig, avec un gros gros coup de coeur sur celle de Marie Stuart, celle de Magellan (je me croyais partie avec lui à la conquête du détroit, fabuleux), celle de Marie-Antoinette, et étonnament celle de Fouché… sans aucun doute un maitre absolu de la biographie.
    – plus contemporain, les romans de Joyce Carol Oates. C’est toujours particulier, mais toujours toujours très beau et bien écrit. Mention spéciale à « Blonde ».
    – et un gros coup de coeur d’il y a quelques années, mais un chef d’oeuvre pour moi : « le prince des marées » de Pat Conroy. La jeunesse de l’auteur dans une famille compliquée, dans le Sud. On sentirait presque l’odeur des marécages, et cette vague inquiétude qui vous saisit à l’idée des serpents et autres reptiles qui vivent à proximité des humains, à une époque un peu perdue (les années 70 je crois)… sublime.

    Bonne lecture, j’en ai encore des caisses et des caisses mais ça n’aurait pas d’intérêt dans un commentaire :)

    Chloé

  18. Merci pour cette jolie promenade, je crois que Paris me manque un peu finalement… J’ai lu il y a peu un livre magnifique « Le Quatrième mur » de Sorj Chalandon. J’ai rarement lu quelque chose d’aussi juste. Je t’envoie un peu d’énergie bretonne pour tes projets ! Des bises.

  19. Belles photos; j’aime particulièrement celle du monsieur aux chaussettes jaunes, devant sa maison jaune; je me demande si dans cette rue, chacun porte des chaussettes de la couleur de sa maison.
    Mon livre favori du moment, c’est « Dieu gît dans les détails » de Marie Depussé, un monde de vérités difficiles et de gens biens, écrit merveilleusement, saupoudré de poésie.

  20. Ces photos, elles me rappellent tes photos de San Francisco, un article où on avait échangé un peu. Ça me rappelle aussi Notting Hill. C’est peut être ta palette de couleurs après tout. Enfin j’aime bien aussi, c’est gai.
    Et comme d’habitude j’ai envie de dire quelque chose mais ça ne vient pas. Peut être plus tard.

    Pour les livres de chevet, je crains de ne pas être d’une grande utilité, je lis en général des livres qui n’intéressent personne. Actuellement je lis l’Illiade et il y a quelques temps j’ai fini les Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle, et ça m’a transcendée. Mais alors vraiment. C’est de la philosophie, certes, mais c’est accessible, si tu aimes le genre je te le conseille.

  21. Je lis au moins 1000 pages/semaine et j’aime toujours discuter de ce que mes proches ont lu et de ce qu’ils ont aimé. Pour la première fois, hier, mon fils a lu un livre tout seul. La relève est assurée
    Une très jolie découverte ( au rayon ados) le cirque des rêves d’Erin Morgenstern, incroyablement créatif.
    Et aussi les livres de Susan Fletcher, pour les éléments déchainés, et notamment un bucher sous la neige.

  22. Ça fait du bien, quand tu reviens. Quatre sœurs, lecture de collège, je me souviens d’un moment précis qui me collait le vertige. A tous les coups: il suffisait que je lise trois phrases, et pouf, je tombais (en moi-même, mais la sensation était confondante). C’est rare, les livres qui ont un impact physique. Depuis le début de l’année, quelques livres parfaits: La Chute de Camus, que je n’avais jamais lu. Je veux tout lire de lui. Son intelligence transperce tout, c’est si fort. Ethan Frome, d’Edith Warton: court, court, mais si fort. En revanche, se méfier de la quatrième de couverture: dans l’édition que j’avais TOUT le livre y était raconté. Alors qu’il suffit de dire que c’est l’histoire d’un homme et de son « écrasement » (… et de laisser planer le mystère). Aussi, grand amour pour Giono et son livre Colline: la force, terrifiante, de la nature. Ça dit ce que tu dis dans ton post ci-dessus: »Qu’une fleur, une fourmi, un oiseau, un humain, tout ça c’est du pareil au même, différentes apparences d’une même pâte. » Mais y inclut la colline.
    Je m’arrête ici, mais d’autres lectures m’ont émue. Je suis reconnaissante infiniment à la ‘littérature’ (= toute œuvre qui me parle, pas question de grande littérature), jamais l’emprise des mots ne finira de m’émerveiller.

  23. Bonjour Anne-Solange,
    Les derniers livres qui m’ont émus :
    – Jonathan Livingston le goéland, Richard Bach. Un grand classique, c’est certain, mais il ne s’était jamais retrouvé entre mes mains.
    – Le peintre d’éentail, Hubert Haddad. Dans la magnifique collection Zulma. Je dois avouer que javais commencé par acheté le livre de haïkus qui lui est associé juste pour la couverture. Tu comprendras en la cherchant. L’histoire d’un vieux peintre jardinier au fond d’un jardin japonais, qui dessine au lavis les haïkus que la nature lui inspire. Un peu ardu mais très poétique.
    – Corps et âme, Frank Conroy. Merveilleux. Un petit garçon quasi abandonné au fond d’un sous-sol dans les années 40, qui trouve sous une pile de papier au fond de la chambre un piano. Et qui commence, instinctivement à en jouer, puis à comprendre les gammes, les harmonies, la musique. C’est aussi l’histoire d’un New York oublié, de la force poignante du jazz. Tu vas aimé, beaucoup.
    – Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, mon Murakami préféré.

    Ohoui, monte un club de lecture !
    Merci de partager ta part de poésie, on se sent moins seuls avec la notre.
    Belle fin d’après-midi à toi.

  24. Bonjour Anne-Solange,
    Les derniers livres qui m’ont émus :
    – Jonathan Livingston le goéland, Richard Bach. Un grand classique, c’est certain, mais il ne s’était jamais retrouvé entre mes mains.
    – Le peintre d’éventail, Hubert Haddad. Dans la magnifique collection Zulma. Je dois avouer que j’avais commencé par acheté le livre de haïkus qui lui est associé juste pour la couverture. Tu comprendras en la cherchant. L’histoire d’un vieux peintre jardinier au fond d’un jardin japonais, qui dessine au lavis les haïkus que la nature lui inspire. Un peu ardu mais très poétique.
    – Corps et âme, Frank Conroy. Merveilleux. Un petit garçon quasi abandonné au fond d’un sous-sol dans les années 40, qui trouve sous une pile de papier au fond de la chambre un piano. Et qui commence, instinctivement à en jouer, puis à comprendre les gammes, les harmonies, la musique. C’est aussi l’histoire d’un New York oublié, de la force poignante du jazz. Tu vas aimé, beaucoup.
    – Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, mon Murakami préféré.

    Ohoui, monte un club de lecture !
    Merci de partager ta part de poésie, on se sent moins seuls avec la notre.
    Belle fin d’après-midi à toi.

  25. Wow ces photos !!
    Oh oui un club de lecture ! Ca fait des années que j’en recherche désespérément sans en trouver un qui me convienne.
    Sinon côté lecture, en ce moment c’est :
    – Le maitre des illusions de Donna Tartt
    – Les piliers de la terre de Ken Follett, parce que ça me manquait un peu un bon gros pavé quand même
    – et je viens de finir, la liste de mes envies qui m’a juste complètement chamboulé !

    Bisous !

  26. Il y a une si jolie phrase dans ce post, qui m’a tellement touchée, que je me suis permise de la mettre en exergue sur mon blog… (en mettant un lien vers la source bien entendu…). Merci…

  27. Merci de m’avoir rappelé « quatre soeurs », je l’avais remarqué un jour dans ma librairie puis oublié…
    J’ai lu il y a quelques mois « eux sur la photo » sur les conseils (une fois n’est pas coutume) d’une libraire passionnée dans une toute petite ville du limousin. Je l’ai beaucoup aimé…Je pense souvent à un club de lecture qui ne serait pas ringard car quel plaisir je trouve de découvrir un livre par le biais de quelqu’un que l’on connaît ou pas d’ailleurs, cette porte entrouverte sur une personnalité…Je crois qu’il nous faudrait un mot de passe façon Clan des sept, pour bien faire, non ?

    Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (comment ai-je pu passer à côté de ce bijou si longtemps…)
    La Brume des apparences de Frédérique Deghelt (dont j’avais beaucoup aimé La vie d’une autre) : étonnant
    Tamara Drewe de Posy Simmons, roman graphique (une maison d’écrivains, une passionnée de cuisine, des « anglaiseries » comment résister ?
    Laura Kasischke, Esprit d’hiver (mais à qui ai je bien pu le prêter ?)
    Epistolaire : La lettre à Helga
    Ce que le jour doit à la nuit et Le goût des souvenirs : deux cadeaux que l’on m’a fait. Pour leur humanité…

    Voilà, en vrac quelques idées mais on pourrait y passer des heures…

  28. Si tu veux je veux bien faire un club de lecture avec toi, car moi je lis tout le temps..et mes plus grosses dépenses hormis les légumes et les fruits et les noix de cajou ce sont les livres. On peut même en parler chez soya, j’ai la chance de vivre à côté.
    mon dernier bonheur littéraire il faudrait que tu regardes, c’est mon libraire de la rue de bretagne qui me l’a conseillé ca s’appelle Sauf les fleurs de Nicolas Clément et c’est vraiment bien. Et puis l’art de la joie. et puis aussi Laurence Tardieu.

  29. Mon dieu ce lieu est magnifique. Comme un air de Provence à Paris, ce qui est rare, et ce qui est surtout une grande bouffée d’air frais! Je pense que j’irai quand il fera beau, ne serait ce que pour shooter un look. (ou pourquoi pas y vivre, haha)
    Merci pour cette jolie découverte!!

  30. Wow…these pictures are stunning! Love them! What’s the name of the street in Paris? I was just wandering around the web and ran into your beautiful pictures of San Francisco…well done! I was searching for SF pictures to put in my blog post Bucket List and I shared (and of course relinked) a couple of your stunning pictures of SF. Thank you!

    Have a nice day! xo Femke
    http://www.somewheresomethingblog.com

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