Qu’est-ce qui vous nourrit, vous, en ce moment?

Ce blog reprend doucement du service, mais comme tout ce que je prépare pour les semaines qui viennent est encore en chantier ET que j’avais tout de même très très envie de faire un tour ici, je vous propose qu’on se raconte un peu, aujourd’hui, ce qui nous nourrit, en ce moment.

Voici donc les dernières choses que j’ai aimé lire / voir / entendre etc… je vous invite bien entendu à partager les vôtres dans les commentaires :)

« The art of being Yourself »
La conférence de Caroline Mc Hugh

Je vous en parle en premier, comme ça, si vous n’avez pas le temps de tout lire, vous aurez vu le plus important : cette conférence de Caroline Mc Hugh intitulée « The art of being yourself » qui ne cesse, depuis que je l’ai écoutée, de me trotter dans la tête.
Voici ce que dit Caroline Mc Hugh : « We come complete. We come complete with one true note we were destined to sing » (que je traduirais par « Nous venons au monde complets. Pleins et entiers, faits de cette note fondamentale unique, que nous sommes destinés à chanter). Selon elle, notre travail en ce monde consiste à trouver et comprendre cette « note » et la mettre au service de ce que nous désirons accomplir. Comme elle, je pense que la société est une combinaison d’individus et que c’est en permettant à chacun d’exprimer sa « note » unique que l’on se donne une vraie chance d’aller de l’avant. Voilà longtemps qu’un discours ne m’avait remuée à ce point. Aussi, si vous avez vingt minutes devant vous, je vous encourage vraiment, vraiment, vraiment à prendre le temps de la visionner.

Les livres d’Elizabeth Von Arnim

J’ai découvert les livres d’Elizabeth von Arnim totalement par hasard, simplement intriguée par une photo de @undimanchealacampagne (le compte de Sylvi qui a suivi mon atelier photo et fait des pas de géants <3) et grâce à cette photo, il semblerait que je sois partie pour lire tout ce que cet auteur, une dame très comme il faut, a pu écrire. D’abord parce qu’elle a un don certain pour le récit contemplatif et que lire ses livres ressemblent à s’y méprendre à une ballade en pleine nature, ce à quoi je ne peux qu’être sensible, mais aussi parce qu’elle me fait un peu penser à Jane Austen dans ce que je préfère chez la vénérable anglaise, c’est-à-dire l’humour, l’ironie voire le sarcasme, le féminisme voilé. Je sais que le style d’Elizabeth Von Arnim est aussi capable d’exaspérer par le peu d’action (quand ce n’est pas tout simplement l’absence d’histoire) et l’extrême lenteur dans laquelle chaque chose de déroule, mais en ce qui me concerne, c’est une découverte délicieuse et je me réjouis à l’avance pour tout ce que je n’ai pas encore lu. Pour le moment, j’ai pris un grand plaisir à lire Elizabeth et son jardin anglais, ainsi que Les Aventures d’Elizabeth à Rügen.

Anne et la maison aux pignons verts
Lucy Maud Montgomery

Comme vous peut-être, je fais partie de ces petites filles qui ont grandi en rêvant des aventures de la ravissante orpheline rousse de l’île du Prince Edouard, régulièrement diffusées à la télévision lorsque j’étais enfant, mais jamais je n’avais songé à lire les livres. Quelle erreur ! S’il s’agit bien entendu de livres pour enfants, il y a une fraîcheur et une justesse dans la plume de Lucy Maud Montgomery tout à fait charmantes. Quel plaisir de lire les longs monologues de la petite Anne, désireuse d’embrasser la vie, pleine de questions existentielles et d’idées aussi divines que déroutantes… un peu comme on s’amuse des reparties inattendues des enfants les plus malins et les plus éveillés, quant ils nous donnent le sentiment que ce sont eux, finalement, qui ont tout compris de la vie. La petite Anne de ce roman ressemble terriblement à ces enfants et le premier tome de ses aventures, Anne et la maison aux pignons verts (Anne of Green Gables), fut un moment réjouissant.

Martha Argerich, l’enfant et les sortilèges
Olivier Bellamy

Peut-être ne savez-vous pas qui est Martha Argerich. Elle compte parmi les pianistes les plus célèbres et les plus vénérées de sa génération… mais si vous ne vous intéressez pas à la musique classique, il est possible que vous n’ayez même jamais entendu parler d’elle. Aussi je ne vous en parle pas dans le but de vous inciter à tout prix à écouter de la musique classique même si ce serait un effet secondaire formidable, mais parce que cette biographie ne vaut pas que pour les amoureux du piano : la vie de Martha Argerich, pianiste de génie tourmentée et fantasque a vraiment de quoi séduire quiconque aime à plonger dans le récit des vies exceptionnelles. Et la plume d’Olivier Bellamy que je qualifierais volontiers d’amoureuse – amoureuse du prodige, de l’intelligence et surtout de la musique – sert à merveille ce tumultueux portrait. Si, comme moi, vous avez plaisir à explorer les parcours d’esprits brillants et hors normes, vous ne serez pas déçue par cette la lecture de Martha Argerich, l’enfant et les sortilèges.

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