Un moment parfait

grande-maree-001 Ce week-end, nous avons profité de la grande marée pour faire une escapade dans la maison de mon enfance, David, mes amies Elo et Mathilde et moi. Ce qui me reste de ce week-end tient en peu de mots : c’était parfait.

Pourtant, nous n’avons pour ainsi dire rien fait : une petite heure de pêche aux coques, un très joli moment passé à contempler la mer à marée montante, quand elle envahit les prés salés et la route submersible… et c’est à peu près tout. Le reste du temps, nous l’avons passé à dormir, manger de bonnes choses du matin au soir (littéralement), papoter en attisant paresseusement le feu qui d’ailleurs ne cessait de s’éteindre, bouquiner ou pianoter distraitement.

Ce week-end, c’était comme un morceau de piano sans fausse note, joué au bon tempo et avec ces nuances qui font qu’une bête suite de notes se transforme en un moment suspendu dans lequel se dessine quelque chose de plus grand, qui nous échappe un peu.

Ces trois jours m’ont fait l’effet d’une longue semaine de vacances : comme si le temps s’y était arrêté un peu, lui aussi, pour souffler un peu.

En ce moment, j’y réfléchis beaucoup, au temps. Sans doute parce que ces derniers mois ont été particulièrement denses, je m’interroge énormément sur la manière dont je l’emploie. Chaque jour, j’accorde une place très importante au “faire” : j’ai des objectifs, un emploi du temps souvent très serré et des tonnes de rêves que je découpe en petits morceaux pour en faire des projets réalistes et concrets. Je passe mon temps à ajuster et rechercher l’équilibre idéal comme un petit cuisiner à la recherche de SA recette. Celle dans laquelle il se reconnaîtra totalement et avec laquelle il pourra faire partager ce qu’il a de meilleur. J’aime cette vie trépidante. Elle me convient totalement, même si j’ai conscience que je tire toujours un peu trop sur la corde et que sans doute, ce n’est pas toujours de cela dont j’aurai envie.

Pourtant, ce week-end, j’ai renoué contact avec quelque chose dont je m’étais un peu éloignée ces temps-ci : c’est bien, aussi, de mettre un peu de côté le “faire” pour se laisser de la place pour “être”.

Simplement être.

En l’écrivant, je peux sentir à quel point c’est exactement de cela dont parle Eckhart Tolle, dans son célébrissime “Pouvoir de l’instant présent” : ÊTRE. Et que oui, vivre pleinement le moment présent, c’est sans doute ça – simplement ça – qui définit finalement un moment parfait.

Je vous laisse avec quelques photos de la marée montante dans les Salines. Nous avons un peu traîné des pieds pour y aller et si ma tante ne nous avait pas un peu bousculées, nous serions sans doute passées à côté de ce moment dingue. J’ai vu ce spectacle des dizaines de fois, mais jamais dans ces conditions. C’était magnifique.

Et drôle, aussi : certains d’entre vous ont certainement vu cette photo d’Eleonore sur son compte Instagram, où on me voit les pieds dans l’eau en jupette, mes ballerines à la main. Je me souviens à un moment avoir pensé : « tu préfères sauver tes ballerines où finir de prendre tes photos? » Et… c’était déjà trop tard pour prendre une décision :) C’est bon parfois, d’être un peu ridicule : ça nous rappelle combien il est agréable de s’autoriser à prendre la vie avec légèreté.

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Internet a besoin de vous

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Quelle est la place des réseaux sociaux dans votre vie? Si vous suivez ce blog, je parie sans prendre de grands risques que vous en avez une, quelle que soit sa forme. Et que vous vous êtes déjà interrogée sur tout ça : qu’est-ce que ça m’apporte ? Et moi, qu’est-ce que j’ai à dire, à montrer, à cacher, à défendre ? Comment me protéger ? Est-ce que tout ça n’est pas factice ? Et la vraie vie la-dedans?

Je ne compte plus les articles destinées à vous mettre en garde sur les dangers d’une exposition trop fréquente à Internet et plus particulièrement aux réseaux sociaux, nouvelle bête noire des médias de tous poils (y compris numériques) supposés nous entraîner inéluctablement dans des gouffres d’insatisfaction… Comme si, intrinsèquement, les réseaux sociaux étaient responsables de tous les maux dont on les accuse. Souvent, cela me donne l’impression d’une sorte de lobby destiné à sauvegarder son petit pré carré, un peu comme quand on lance à la cantonade que sa glace à la verveine est infecte, simplement parce qu’on n’a pas envie de la partager.

Parce que les réseaux sociaux, en vrai, ne sont jamais rien d’autre que ce que l’on fait d’eux.

S’il y a une chose qui m’émerveille toujours, aussi totalement aujourd’hui que la première fois ou j’ai entendu le crincrin exaspérant d’un modem 56K, c’est la liberté absolue qui nous est offerte sur Internet et qui n’a rien, absolument rien de virtuel. Aujourd’hui, les outils dont nous disposons pour faire entendre notre voix, nos idées, pour partager notre vision du monde ou notre créativité dépassent, littéralement, l’entendement. Et je ne parle pas, bien entendu, des opportunités de se rencontrer, créer des connexions, entrer en communication. Etourdissantes.

Et ce qui est encore plus merveilleux : on a même le droit de ne pas être créatif, inspirant, bouillant d’idées. On a même le droit d’être moyen, de se rater, d’essayer et de recommencer. On a le droit d’apprendre, de se perfectionner, de ne pas être au top immédiatement. Il suffit simplement d’avoir envie de participer, d’avoir quelque chose à offrir. Toutes les contributions sont acceptées. Absolument toutes.

Connaissez-vous un système plus démocratique que celui-ci, vous?

Internet, au fond, ce n’est qu’un lieu de contribution et de partage : chaque fois que vous publiez ou partagez une image, un texte, une réaction, une idée, vous participez à étendre ses frontières. Et il me semble que c’est très important d’en avoir conscience : il n’appartient qu’à nous de faire de notre présence en ligne une expérience positive. De choisir ce que l’on partage et comment on le fait. Il n’est que de notre ressort d’en faire un instrument de bonheur et d’épanouissement… ou bien tout son contraire.

Je connais tant de gens extraordinaires, autour de moi, qui rêveraient de se lancer (lancer un blog, un compte Instagram, faire des vidéos ou que sais-je), qui ont des idées, des envies, parfois même de grands rêves et qui faute d’un petit coup de pouce, restent indéfiniment au stade du “je n’ose pas”. Par peur d’être jugés, ne pas avoir assez à dire ou à montrer, de faire mal, de ne pas “être à la hauteur”…

Internet porte en lui tous les chemins, tous les possibles. Que vous ayez un grand rêve à concrétiser ou simplement l’envie de partager au quotidien vos plus menues sources de joie, il y a de la place pour vous. Toute la place que vous pourriez désirer et même bien davantage encore.

Je me demande souvent ce qui serait arrivé, dans ma vie, sans cette fenêtre merveilleuse ouverte sur le monde. Je ne compte pas les amis, les opportunités, les chances, les rêves réalisés et ceux qui ont surgi de ce qui était au départ un tout petit espace. Un rien du tout de quelques lignes, balancé au hasard dans l’Univers. Je n’oserais même pas énumérer ici tout ce que cette présence en ligne a apporté dans ma vie et apporte encore chaque jour.

Alors si, à l’heure qu’il est, vous faites partie de ceux qui “ont envie mais…”, je vous propose de faire une petite chose toute simple : arrêtez de faire des colonnes de “plus” et de “moins” dans votre tête. Les moins, je suppose que vous en avez déjà une idée précise (le monde et les médias se sont bien chargés du boulot), mais les “plus”… souvenez-vous seulement que vous ne pouvez en entrevoir aujourd’hui qu’une partie infime.

Quel que soit ce que vous avez à donner, à offrir, à partager, soyez certain que vous rendrez service à quelqu’un, même si ce quelqu’un vous ne le connaîtrez peut-être jamais. Internet – n’en doutez pas une seule seconde – Internet a besoin de vous. De votre bienveillance, de votre regard unique sur le monde, de votre gentillesse, de votre créativité, de vos idées… Vous n’imaginez pas à quel point chaque idée positive, chaque belle image, chaque commentaire encourageant joue son rôle. Et vous n’imaginez sans doute pas à quel point ce simple petit pas de rien du tout peut changer votre vie. En bien.

N’en perdez pas une miette !




Quelque chose à vous dire…

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Lorsque j’ai commencé à écrire Cachemire & Soie, il y a près de dix ans aujourd’hui, jamais je n’aurais pu soupçonner la place que ce blog occuperait dans ma vie. Pendant dix ans, il a été mon carnet de bord et au fil du temps, j’y ai développé différents sujets qui correspondaient à ce qui attirait ma curiosité à ce moment-là de ma vie. J’ai toujours mis un point d’honneur à ne pas cantonner cet espace à une thématique ou à une autre.

Aujourd’hui, les choses sont différentes. Je suis certaine, d’ailleurs, que vous l’avez déjà remarqué.

Voilà des mois que je réfléchis à ce à quoi je désire prendre part dans la vie, et comment le faire ici, sur ce blog. Des mois que j’en parle autour de moi. Que je peaufine. Mais en lisant vos réactions, il y a quelques semaines, suite à ce billet, “Avec des si seulement…”, je me suis aperçue que tout était déjà en marche.

Cachemire & Soie a déjà pris sa nouvelle direction. J’ai pris une nouvelle direction. Si naturellement, en fait, que je ne m’en étais même pas rendue compte.

Mais aujourd’hui, avec cette nouvelle maquette (qui va évoluer au fil des jours, il reste encore une multitude de petites choses à faire), j’ai envie de marquer le coup : à compter d’aujourd’hui, Cachemire & Soie devient officiellement un espace dédié au bonheur. Plus précisément : un outil de création de son propre bonheur, sous toutes ses formes, et ouvert à tous ceux qui voudront y prendre part.

Je suis par exemple en train de travailler sur accompagnement vers plus de bonheur et de créativité dans votre quotidien.

Je pourrai vous présenter ce programme très bientôt, mais avant cela : j’ai besoin de votre aide (ça se saurait, n’est-ce pas, si on pouvait se créer comme ça du bonheur tout seul dans son coin). J’ai mille idées en tête et des questions à vous poser : êtes-vous partant ? D’ici le 20 décembre, entrez votre prénom et votre mail ci-dessous et cliquez sur : “Raconte-moi ce qui se trame!” De cette manière, je pourrai vous inviter dans les coulisses de ce projet et vous expliquer tout ça en privé, peut-être même dès la semaine prochaine. J’ai vraiment hâte de vous y retrouver. Merci !

Oui, je veux participer !




Mais peut-être avez-vous envie que je vous en raconte un peu plus en détail, la raison pour laquelle je veux faire de Cachemire & Soie cet espace dédié au bonheur?

Ces douze derniers mois, j’ai appris – vraiment appris – combien la vie était fragile. À quel point il était urgent de ne pas remettre à demain et combien il est vital de faire maintenant ce qui nous fait vibrer. Maintenant. Car c’est toujours maintenant ou jamais, finalement.

Et ce qui me fait vibrer, moi – ce qui m’a toujours vraiment fait vibrer depuis que j’écris l’histoire de Cachemire & Soie – c’est ce moment suspendu pendant lequel quelque chose passe, entre nous. Quand, par la magie de l’écriture ou bien de la photographie, ce qui résonne en moi se met à résonner en vous. C’est à ce moment-là que je me sens à ma place.

Ces dernières années, j’ai aussi appris qu’il existe cet espace de joie, de paix, de sérénité et d’écoute en nous qui, lorsqu’on le découvre enfin, modifie chaque parcelle de notre être. Qu’il ne dépend pas de contraintes extérieures. Et… que l’on ne sait pas toujours comment y accéder (souvent, on ne sait même pas qu’il existe).

Alors lorsque je me pose cette question : “Et toi, Anne-Solange, tu veux être au service de quoi dans ta vie ? Quelle cause, quelle idée es-tu prête à défendre corps et âme? À quoi ça peut servir, la vie de Anne-Solange Tardy?”. La réponse est limpide : je veux être au service du Bonheur. De ce genre de bonheur qui, en nous menant à nous-même, nous conduit inexorablement vers les autres, nous aide à embrasser le monde.

Lorsque je regarde mon parcours jusqu’à aujourd’hui, il me semble que tout a toujours convergé pour me mener ici, à ce moment précis où je vous écris avec cette sorte de peur bien spéciale, vous savez? La peur de quand on est assis dans l’avion vers un pays encore inconnu où on s’apprête à poser ses valises, ou de quand on avance vers l’autel pour dire Oui à la personne qu’on aime. La peur exacte de quand on prend la mer.

Ce matin, j’ai peur comme le jour où j’ai envoyé à mon éditrice le manuscrit de mon premier roman, il y a huit ou neuf ans. Comme quand j’ai décroché mon téléphone pour reprendre des cours de piano. Comme quand, avec Elo, nous avons signé les papiers pour créer Un Beau Jour SARL, il y a quatre ans. J’ai peur comme on a peur, à chaque fois que l’on prend une décision importante, qui va nous secouer on le sait déjà, nous emmener là où ce n’est ni confortable, ni évident, ni gagné d’avance… mais avec cette conviction, qui vient d’on ne sait où, que c’est la voie à emprunter, qu’il n’y en a pour ainsi dire pas d’autre. Alors voilà. On y est.

On se retrouve très vite en back stage ? Je vous invite à entrer votre prénom et votre mail ci-dessous, avant le 20 décembre, puis cliquer sur : “Raconte-moi ce qui se trame! ». Je pourrai ainsi vous donner rendez-vous dans les coulisses de ce projet et vous expliquer tout ça en privé, au plus tôt dès la semaine prochaine, au plus tard juste après les fêtes. Merci, merci, merci !

Oui, je veux participer !