Internet a besoin de vous

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Quelle est la place des réseaux sociaux dans votre vie? Si vous suivez ce blog, je parie sans prendre de grands risques que vous en avez une, quelle que soit sa forme. Et que vous vous êtes déjà interrogée sur tout ça : qu’est-ce que ça m’apporte ? Et moi, qu’est-ce que j’ai à dire, à montrer, à cacher, à défendre ? Comment me protéger ? Est-ce que tout ça n’est pas factice ? Et la vraie vie la-dedans?

Je ne compte plus les articles destinées à vous mettre en garde sur les dangers d’une exposition trop fréquente à Internet et plus particulièrement aux réseaux sociaux, nouvelle bête noire des médias de tous poils (y compris numériques) supposés nous entraîner inéluctablement dans des gouffres d’insatisfaction… Comme si, intrinsèquement, les réseaux sociaux étaient responsables de tous les maux dont on les accuse. Souvent, cela me donne l’impression d’une sorte de lobby destiné à sauvegarder son petit pré carré, un peu comme quand on lance à la cantonade que sa glace à la verveine est infecte, simplement parce qu’on n’a pas envie de la partager.

Parce que les réseaux sociaux, en vrai, ne sont jamais rien d’autre que ce que l’on fait d’eux.

S’il y a une chose qui m’émerveille toujours, aussi totalement aujourd’hui que la première fois ou j’ai entendu le crincrin exaspérant d’un modem 56K, c’est la liberté absolue qui nous est offerte sur Internet et qui n’a rien, absolument rien de virtuel. Aujourd’hui, les outils dont nous disposons pour faire entendre notre voix, nos idées, pour partager notre vision du monde ou notre créativité dépassent, littéralement, l’entendement. Et je ne parle pas, bien entendu, des opportunités de se rencontrer, créer des connexions, entrer en communication. Etourdissantes.

Et ce qui est encore plus merveilleux : on a même le droit de ne pas être créatif, inspirant, bouillant d’idées. On a même le droit d’être moyen, de se rater, d’essayer et de recommencer. On a le droit d’apprendre, de se perfectionner, de ne pas être au top immédiatement. Il suffit simplement d’avoir envie de participer, d’avoir quelque chose à offrir. Toutes les contributions sont acceptées. Absolument toutes.

Connaissez-vous un système plus démocratique que celui-ci, vous?

Internet, au fond, ce n’est qu’un lieu de contribution et de partage : chaque fois que vous publiez ou partagez une image, un texte, une réaction, une idée, vous participez à étendre ses frontières. Et il me semble que c’est très important d’en avoir conscience : il n’appartient qu’à nous de faire de notre présence en ligne une expérience positive. De choisir ce que l’on partage et comment on le fait. Il n’est que de notre ressort d’en faire un instrument de bonheur et d’épanouissement… ou bien tout son contraire.

Je connais tant de gens extraordinaires, autour de moi, qui rêveraient de se lancer (lancer un blog, un compte Instagram, faire des vidéos ou que sais-je), qui ont des idées, des envies, parfois même de grands rêves et qui faute d’un petit coup de pouce, restent indéfiniment au stade du “je n’ose pas”. Par peur d’être jugés, ne pas avoir assez à dire ou à montrer, de faire mal, de ne pas “être à la hauteur”…

Internet porte en lui tous les chemins, tous les possibles. Que vous ayez un grand rêve à concrétiser ou simplement l’envie de partager au quotidien vos plus menues sources de joie, il y a de la place pour vous. Toute la place que vous pourriez désirer et même bien davantage encore.

Je me demande souvent ce qui serait arrivé, dans ma vie, sans cette fenêtre merveilleuse ouverte sur le monde. Je ne compte pas les amis, les opportunités, les chances, les rêves réalisés et ceux qui ont surgi de ce qui était au départ un tout petit espace. Un rien du tout de quelques lignes, balancé au hasard dans l’Univers. Je n’oserais même pas énumérer ici tout ce que cette présence en ligne a apporté dans ma vie et apporte encore chaque jour.

Alors si, à l’heure qu’il est, vous faites partie de ceux qui “ont envie mais…”, je vous propose de faire une petite chose toute simple : arrêtez de faire des colonnes de “plus” et de “moins” dans votre tête. Les moins, je suppose que vous en avez déjà une idée précise (le monde et les médias se sont bien chargés du boulot), mais les “plus”… souvenez-vous seulement que vous ne pouvez en entrevoir aujourd’hui qu’une partie infime.

Quel que soit ce que vous avez à donner, à offrir, à partager, soyez certain que vous rendrez service à quelqu’un, même si ce quelqu’un vous ne le connaîtrez peut-être jamais. Internet – n’en doutez pas une seule seconde – Internet a besoin de vous. De votre bienveillance, de votre regard unique sur le monde, de votre gentillesse, de votre créativité, de vos idées… Vous n’imaginez pas à quel point chaque idée positive, chaque belle image, chaque commentaire encourageant joue son rôle. Et vous n’imaginez sans doute pas à quel point ce simple petit pas de rien du tout peut changer votre vie. En bien.

N’en perdez pas une miette !




Quelque chose à vous dire…

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Lorsque j’ai commencé à écrire Cachemire & Soie, il y a près de dix ans aujourd’hui, jamais je n’aurais pu soupçonner la place que ce blog occuperait dans ma vie. Pendant dix ans, il a été mon carnet de bord et au fil du temps, j’y ai développé différents sujets qui correspondaient à ce qui attirait ma curiosité à ce moment-là de ma vie. J’ai toujours mis un point d’honneur à ne pas cantonner cet espace à une thématique ou à une autre.

Aujourd’hui, les choses sont différentes. Je suis certaine, d’ailleurs, que vous l’avez déjà remarqué.

Voilà des mois que je réfléchis à ce à quoi je désire prendre part dans la vie, et comment le faire ici, sur ce blog. Des mois que j’en parle autour de moi. Que je peaufine. Mais en lisant vos réactions, il y a quelques semaines, suite à ce billet, “Avec des si seulement…”, je me suis aperçue que tout était déjà en marche.

Cachemire & Soie a déjà pris sa nouvelle direction. J’ai pris une nouvelle direction. Si naturellement, en fait, que je ne m’en étais même pas rendue compte.

Mais aujourd’hui, avec cette nouvelle maquette (qui va évoluer au fil des jours, il reste encore une multitude de petites choses à faire), j’ai envie de marquer le coup : à compter d’aujourd’hui, Cachemire & Soie devient officiellement un espace dédié au bonheur. Plus précisément : un outil de création de son propre bonheur, sous toutes ses formes, et ouvert à tous ceux qui voudront y prendre part.

Je suis par exemple en train de travailler sur accompagnement vers plus de bonheur et de créativité dans votre quotidien.

Je pourrai vous présenter ce programme très bientôt, mais avant cela : j’ai besoin de votre aide (ça se saurait, n’est-ce pas, si on pouvait se créer comme ça du bonheur tout seul dans son coin). J’ai mille idées en tête et des questions à vous poser : êtes-vous partant ? D’ici le 20 décembre, entrez votre prénom et votre mail ci-dessous et cliquez sur : “Raconte-moi ce qui se trame!” De cette manière, je pourrai vous inviter dans les coulisses de ce projet et vous expliquer tout ça en privé, peut-être même dès la semaine prochaine. J’ai vraiment hâte de vous y retrouver. Merci !

Oui, je veux participer !




Mais peut-être avez-vous envie que je vous en raconte un peu plus en détail, la raison pour laquelle je veux faire de Cachemire & Soie cet espace dédié au bonheur?

Ces douze derniers mois, j’ai appris – vraiment appris – combien la vie était fragile. À quel point il était urgent de ne pas remettre à demain et combien il est vital de faire maintenant ce qui nous fait vibrer. Maintenant. Car c’est toujours maintenant ou jamais, finalement.

Et ce qui me fait vibrer, moi – ce qui m’a toujours vraiment fait vibrer depuis que j’écris l’histoire de Cachemire & Soie – c’est ce moment suspendu pendant lequel quelque chose passe, entre nous. Quand, par la magie de l’écriture ou bien de la photographie, ce qui résonne en moi se met à résonner en vous. C’est à ce moment-là que je me sens à ma place.

Ces dernières années, j’ai aussi appris qu’il existe cet espace de joie, de paix, de sérénité et d’écoute en nous qui, lorsqu’on le découvre enfin, modifie chaque parcelle de notre être. Qu’il ne dépend pas de contraintes extérieures. Et… que l’on ne sait pas toujours comment y accéder (souvent, on ne sait même pas qu’il existe).

Alors lorsque je me pose cette question : “Et toi, Anne-Solange, tu veux être au service de quoi dans ta vie ? Quelle cause, quelle idée es-tu prête à défendre corps et âme? À quoi ça peut servir, la vie de Anne-Solange Tardy?”. La réponse est limpide : je veux être au service du Bonheur. De ce genre de bonheur qui, en nous menant à nous-même, nous conduit inexorablement vers les autres, nous aide à embrasser le monde.

Lorsque je regarde mon parcours jusqu’à aujourd’hui, il me semble que tout a toujours convergé pour me mener ici, à ce moment précis où je vous écris avec cette sorte de peur bien spéciale, vous savez? La peur de quand on est assis dans l’avion vers un pays encore inconnu où on s’apprête à poser ses valises, ou de quand on avance vers l’autel pour dire Oui à la personne qu’on aime. La peur exacte de quand on prend la mer.

Ce matin, j’ai peur comme le jour où j’ai envoyé à mon éditrice le manuscrit de mon premier roman, il y a huit ou neuf ans. Comme quand j’ai décroché mon téléphone pour reprendre des cours de piano. Comme quand, avec Elo, nous avons signé les papiers pour créer Un Beau Jour SARL, il y a quatre ans. J’ai peur comme on a peur, à chaque fois que l’on prend une décision importante, qui va nous secouer on le sait déjà, nous emmener là où ce n’est ni confortable, ni évident, ni gagné d’avance… mais avec cette conviction, qui vient d’on ne sait où, que c’est la voie à emprunter, qu’il n’y en a pour ainsi dire pas d’autre. Alors voilà. On y est.

On se retrouve très vite en back stage ? Je vous invite à entrer votre prénom et votre mail ci-dessous, avant le 20 décembre, puis cliquer sur : “Raconte-moi ce qui se trame! ». Je pourrai ainsi vous donner rendez-vous dans les coulisses de ce projet et vous expliquer tout ça en privé, au plus tôt dès la semaine prochaine, au plus tard juste après les fêtes. Merci, merci, merci !

Oui, je veux participer !




Ne soyons pas leur arme

Eiffel-T

Bonjour à tous, amis de ce blog. Amis de la douceur, de la tendresse et de la joie. Amis de la liberté d’être. Ce matin, nos coeurs pèsent très lourd, n’est-ce pas, dans nos poitrines. Mes pensées sont tournées vers ceux qui ont perdu la vie, vendredi. Ceux qui pleurent un être aimé. Mais je pense à nous, aussi. À nous tous, qui nous sentons ce matin si durement éprouvés.

Je pense à nous, parce que les événements de vendredi font de nous des soldats, que nous le voulions ou non. NOUS sommes les sentinelles de la paix. Cette guerre contre le terrorisme, nous sommes seuls à pouvoir la gagner. Chacun d’entre nous, habitants de France et de tous les pays menacés.

Si spectaculaire, si violente soit-elle, la vraie menace ne vient pas des fusils. La vraie menace est celle que nous portons en nous.

Vous la sentez probablement, vous aussi, cette tension, au fond du coeur ; cette tentation de céder à la colère, à la peur, à l’envie d’exclure, de juger, de rejeter. C’est exactement cela qui est mis à l’épreuve. Et si nous échouons, nous perdons. C’est, hélas, aussi simple que cela.

Ne nous trompons pas : ces gens le savent bien, que leur victoire ne s’est pas mesurée, vendredi, au nombre des victimes. Non, la véritable bataille, c’est maintenant qu’elle a lieu. Dans ce qui se joue en nos coeurs. Dans notre capacité à ne pas laisser les flammes de la colère, de la peur, du rejet, de l’angoisse et de la haine prendre le pas sur ce qui existe de bon, en nous.

Nous n’avons désormais AUCUN autre choix que celui de la Fraternité. Aucun autre choix que celui de l’Amour. Aucun autre choix que celui de rejeter de toutes nos forces le cynisme qui nous fait si souvent penser que l’Amour, la Joie, la Fraternité sont les mots de la naïveté. Quelle que soit la communauté à laquelle nous appartenons, c’est désormais notre devoir le plus absolu de préserver notre unité.

Chaque fois que nous cédons à la peur, à l’angoisse, à la colère ou à la haine, nous devenons LEUR arme. C’est exactement ce qu’ils attendent de nous.

Ne devenons jamais leur arme.

Prenez soin de vous, de vos proches, de vos voisins, de ceux que vous aimez et aussi de ceux que vous aimez moins. Prenez soin de tout ce qui existe de lumineux, en vous. C’est ici que se trouve la victoire.