Avez-vous une idée du nombre de photos qui se sont ajoutées à votre collection de souvenirs heureux (et à votre téléphone portable) durant tout cet été ? Je parie que cela se compte en centaines d’images ! Parmi ces trésors vous avez certainement déjà ajouté à vos favoris, partagé sur les réseaux et envoyé à votre tribu celles que vous avez jugées parfaitement réussies :-)

Si vous êtes organisée, vous avez supprimé les « vraiment ratées » : celles dont vous savez qu’il n’y a rien à espérer : quand le chat que vous vouliez photographier n’est même pas dans le cadre, que votre frère à les yeux carrément révulsés sur la photo, voire : que vous ne comprenez même plus ce que vous aviez voulu prendre en photo.

Mais il y a un troisième cas de figure. Vous savez, cette photo peut-être pas très bien cadrée mais si expressive de votre nièce adorée, cette image de votre tribu pleine de joie mais prise en contre jour et d’une qualité plus que moyenne. Oh ! Et ce portrait qui était « à ça » d’être réussi (s’il n’y avait pas eu ce type, pour traverser à l’arrière plan, pile au moment où vous avez appuyé sur le déclencheur)…  Bref, vous voyez de quoi je parle : de ces photos qui ne sont ni vraiment réussies, ni vraiment ratées. Les photos les plus frustrantes. Et quelquefois, ahaha… les plus nombreuses.

Peut-être ne le savez-vous pas, mais ces photos-là recèlent parfois des trésors ! Aujourd’hui je vous propose donc de transformer ces images mi-figue mi raisin en photos qui racontent vraiment le moment que vous avez voulu immortaliser. Vous n’imaginez peut-être pas les pépites que vous allez pouvoir vous amuser à dénicher…

Ni à quel point deux ou trois petits trucs tous simples peuvent tout changer sur une image. Ce sont quelques uns de ces petits trucs que nous allons explorer aujourd’hui à travers plusieurs cas de figure.

1- Quand vous ne savez même plus
pourquoi exactement, vous avez pris cette photo

Quand vous tombez sur une photo où vous vous dites « mais c’était quoi, au juste, mon idée quand j’ai pris cette image?« , c’est le plus souvent un problème de composition. La « composition », en photo, c’est la manière dont s’agencent les différents éléments présents dans votre image les uns par rapport aux autres. Ou se situe votre sujet principal? Comment est-il positionné vis à vis du décor ou d’un éventuel deuxième sujet? Bref, comment se raconte l’histoire. Mais une fois que la photo est prise… les éléments sont figés. En théorie, il est donc difficile d’agir là-dessus une fois que la photo est prise, mais vous avez tout de même une marge de manoeuvre, et pas des moindres : le recadrage.

Oui, oui, je sais. Vous savez certainement comment recadrer une photo. Mais vous procédez peut-être de manière intuitive sans trop savoir pourquoi vous faites les choses, et passez ainsi sans doute à côté de nombreuses opportunités de sauver certaines de vos photos. Nous allons donc voir deux cas de figure.

☞ Recadrer pour améliorer la compréhension de l’image ☜

Avant recadrage

J’aime plein de choses dans cette photo, à commencer par les couleurs (ici, elle a déjà été éditée, les couleurs ne sont donc pas exactement celles de la photo telle qu’elle a été prise). Elle évoque parfaitement à mes yeux l’ambiance des grandes marées et de la pêche à pied en Normandie. L’ennui, c’est qu’on ne sait pas trop où poser les yeux. Cette photo, malgré son petit air minimaliste est encombrée d’une multitude d’éléments qui nous perdent. Les algues sur le sable, à cause de la perspective, occupent davantage de place que les personnages. Et finalement, à moins d’être né dans le coin et d’avoir déjà vécu un moment semblable… on ne sait pas exactement ce qui se passe sur cette image. À priori, cette photo, malgré quelques points forts, devrait partir à la poubelle.

Après recadrage

Mais j’aimais bien la position des quatre personnages, au centre de l’image. En procédant à un recadrage drastique (qui à ses limites, je vous en parle un peu plus bas) j’ai pu éliminer bon nombre d’informations, ce qui me permet de placer au centre de l’attention ce petit groupe de personnes qui se tient les fesses en l’air en face de la mer, équipé de seaux et de grattoirs, dans une attitude très caractéristique de ceux qui pratiquent la pêche à pied. Dit autrement : ma photo, grâce à ce simple recadrage, est devenue intelligible.

☞ Recadrer pour attirer l’attention sur son sujet ☜

 

Avant recadrage

Dans ce deuxième exemple, qu’avez-vous vu en premier? Le personnage au bord du cadre à gauche ou bien la dune? Eh oui, ce que vous avez remarqué en premier, c’est le personnage ! C’est bien normal : on remarque toujours mieux un sujet vivant, de surcroît quand il est en mouvement. Quel que soit son emplacement dans l’image, il emplit l’espace de sa présence. Hélas mon projet, ici, était de trouver comment immortaliser cette petite touffe d’herbe au milieu de nulle part… pas de photographier cette personne (car si cela avait été le cas, je n’aurais sans doute pas choisi de placer mon personnage ici, et j’aurais porté attention à sa gestuelle qui sur cette image ne raconte rien de spécial).

 

Après recadrage

Une fois encore, un simple recadrage m’a permis de rectifier le tir et de rendre à ces herbes de dune toute la place que je désirais leur donner. Comme vous le voyez, il s’agit d’une manipulation qui ne prend pas plus de quelques secondes et qui change absolument toute l’ambiance de la photo. Me voici désormais devant une photo paisible, propice au calme et à la contemplation 

À vous maintenant ! Recadrez une photo sur votre téléphone :-)

C’est sans doute la manipulation la plus simple à effectuer depuis votre téléphone : même si vous ne possédez aucune application d’édition d’image, il est plus que probable que votre téléphone possède un outil par défaut pour vous permettre de le faire. Voici à quoi ressemble le plus souvent le sigle qui représente l’outil de recadrage :

Attention cependant à une chose : vous l’avez sans doute remarqué, plus une photo est recadrée, plus elle perd en qualité. À utiliser, donc, avec parcimonie surtout si vous avez le projet d’imprimer vos photos de vacances ^^

2- Quand quelque chose cloche dans le paysage
sans que vous sachiez trop pourquoi

Vous savez, cette photo de paysage qui vous plait, mais… tssss, quelque chose vous empêche de la considérer totalement comme une photo réussie. Le problème ? Impossible à déterminer. J’ai remarqué que souvent, dans ce cas-là, il y a un problème d’horizon, en particulier s’il s’agit de photos de paysage. Si l’horizon n’est pas droit, la photo « penche », créant une impression d’instabilité désagréable. Une sensation de mouvement alors que justement, on a envie de s’imaginer immobile, abîmé dans la contemplation. En fait, on a tous plus ou moins tendance à prendre des photos qui penchent, mais heureusement corriger cette impression est en général très facile. Il suffit de… redresser l’image.

☞ Redresser pour équilibrer et stabiliser l’image ☜

Avant redressement

J’ai pris cette photo en mer et si je ne me trompe pas, nous avions adopté une allure qui faisait giter le bateau. Inutile de dire que l’idée d’un horizon bien droit relevait de l’exploit, aussi ne me suis-je pas concentrée là-dessus d’autant plus qu’un bateau, à droite, était sur le point de boucher la vue et que je n’avais que quelques secondes pour tenter une photo. Résultat : la balise du Loup titube comme c’est pas permis et vous qui regardez l’image, vous avez le mal de mer. Cet horizon, mes amis, a grand besoin d’être redressé !

Après redressement

En redressant ma photo, on se sent tout de suite mieux, n’est-ce pas? D’autant plus que cela m’a permis de centrer mon sujet et de lui donner toute son importance. Les choses auraient peut-être été différente si la photo avait affiché quelque chose qui indique que je me trouvais sur un bateau à ce moment-là : un horizon penché aurait peut-être contribué à retranscrire ce qui se passe lorsqu’on se trouve sur un voilier. Mais ici, rien ne nous permet de savoir que nous sommes en mer, cette photo pourrait très bien avoir été prise depuis la côte, aussi avons-nous besoin de la même stabilité que celle qui nous est naturelle lorsqu’on contemple un paysage.

☞ Redresser pour concentrer l’attention sur le sujet ☜

Avant, toute de travers

Ici, deux petites fées espionnent depuis le Velux ce qui se passe dans le jardin. Nous n’avons pas toujours le temps de soigner le cadre de ces instants volés car : au moment où j’ai pris la photo, elles n’avaient pas encore eu le temps de commencer à perdre leur naturel et le moment capturé est encore plein de leur authenticité (ce que les photos suivantes, dans ma série, n’avaient plus). Par contre, la photo telle quelle est brouillon et je ne suis même pas sûre qu’en la regardant on remarque immédiatement la frimousse de ces petites espionnes. Mon travail, ici, consiste donc à attirer l’attention sur mon sujet en éliminant tout ce qui pourrait la parasiter et sans aucun doute, le fait qu’elle soit inexplicablement penchée en est une. Je décide donc de la redresser et de la recadrer.

Après, centrée sur son sujet

Encore une fois, le simple fait de redresser l’image la rend plus facile à comprendre pour qui la regarde. En faisant cela, j’ai aussi aiguillé l’attention sur ce que je voulais partager à travers cette photo : la complicité des deux petites cousines. J’ai également recadré l’image en plaçant les deux visages sur les lignes des tiers, qui est une règle de composition très basique et très utile !!! Et mon image, en quelques secondes, a davantage d’équilibre et de charme :)

À vous maintenant ! Redressez une photo sur votre téléphone

Tout comme pour le recadrage, il est plus que probable que votre téléphone dispose par défaut d’un outil pour redresser vos images. Le sigle, en revanche est très différent d’un appareil à l’autre. Dans l’iphone, par exemple, il s’agit du sigle « crop » () entouré de deux flèches. Sur Instagram, c’est l’outil « ajuster » représenté par un rectangle penché, traversé par une ligne horizontale en pointillés. Mais ne vous inquiétez pas, vous devriez le trouver facilement ^^

Petite mise en garde : lorsque vous redressez une photo, une partie de celle-ci est forcément coupée, ce qui peut avoir quelque fois pour conséquence de toucher à un élément, dans l’image, qui vous plaisait en l’état. Dans ce cas, tout est question d’arbitrage : à vous de décider ce qui est le plus important.

Toutes vos tentatives de redresser votre image échouent? Ah là là, alors il y a sans doute aussi un problème de perspective. On ne va pas s’étendre là-dessus aujourd’hui, mais sachez que ça aussi ça se travaille (on voit ce genre de chose en détail, dans mon atelier photo, par exemple)

3 – Quand la photo est un peu ratée,
mais que vous voulez à tout prix la sauver.

Même si ça vous semble une drôle d’idée : pensez au noir et blanc. Oui oui, sérieusement. Vous n’imaginez pas le nombre de photos apparemment ratées qui trouvent une gloire inespérée une fois qu’elles se trouvent en noir et blanc. Je pourrais vous donner des centaines d’exemples. Et je m’en vais vous expliquer pourquoi. Le noir et blanc permet de faire l’économie d’une information qui occupe beaucoup, beaucoup d’espace en temps normal : la couleur. Or la couleur même si elle est capable de vous propulser en un instant au pays des merveilles quand elle est bien utilisée, peut aussi s’avérer inutile, voir carrément perturbatrice ! Voici quelques exemples de photos qui s’en tirent bien mieux en noir et blanc.

☞ Le noir et blanc pour simplifier l’information ☜

Avant, un peu carton-pâte

Voici l’un des mes endroits préférés, à Disneyland : le bateau des pirates vu de ce promontoire qui donne l’impression qu’on a découvert leur repère. Il commençait à faire sombre et je savais qu’il me serait difficile d’obtenir des couleurs franches que j’aurais pu modeler ensuite à ma guise et surtout, je trouvais que les couleurs « réelles » donnaient à la scène quelque chose de trop terre à terre : contrairement à la réalité de Disneyland qui nous fait tout voir avec les yeux de l’enfance (moi en tout cas), j’avais le sentiment que ma photo retranscrivait surtout le côté « carton pâte » de ce moment, et pas du tout le côté merveilleux. Ici, on se sent davantage dans un parc d’attraction que dans un repère de pirates, n’est-ce pas?

Après, vrai repère de pirates

Ici, c’est dans le noir et blanc que j’ai trouvé ma solution. J’aimais beaucoup, comme je l’ai dit plus haut, la composition qui donne le sentiment d’épier, d’être témoin de quelque chose qu’on n’est pas supposé voir. Et le rocher en forme de crâne. C’est en éliminant l’information « couleur » que j’ai pu rendre un peu de son aura au Black Pearl. Ici, le noir et blanc peut renvoyer aux films de piraterie de notre enfance, mais il a également la vertu d’épurer la photo en donnant un peu plus d’espace à l’imagination. Cela nous permet de nous concentrer sur autre chose : reliefs, volumes… et en tout cas de faire disparaître le côté « faux » qui, dans la version précédente, ressortait bien trop à mes yeux. 

☞ Le noir et blanc pour se raccrocher aux branches :-) ☜

Avant une photo super ratée

J’adore cette photo de ma petite nièce de coeur. C’est une photo qui, pour mille raisons m’émeut à chaque fois que je la regarde. Pourtant c’est aussi, techniquement, une photo ratée. Une photo SUPER ratée, même : surexposée, carrément brûlée par endroits (l’arrière plan et certaines feuilles), et pour couronner le tout, les couleurs ne sont pas très jolies (c’est souvent le cas, lorsqu’on prend des photos au milieu de la verdure). Bref : le genre de photo qui, en général, part directement à la poubelle. Sauf que l’expression du visage est ravissante. Et après tout il y a tant de photos techniquement parfaites qui manquent de tout ce qui est important, que je n’allais pas m’arrêter à ces défauts ! Pourtant, je voulais quand même tenter une amélioration. 

Après, ma photo est sauvée !

Ici aussi le noir et blanc a été ma planche de salut. D’abord parce qu’elle m’a permis d’éliminer ce vert pas très joli et pas toujours facile à travailler, mais aussi parce qu’en passant en noir et blanc, il m’a été plus facile de rendre les parties blanches de mon image un peu moins pétantes et de les adoucir, tout en travaillant les reliefs et les jeux de lumière. Ainsi, ce qui apparaissait comme un défaut irrattrapable en couleur, passe (presque) comme une lettre à la poste avec le noir et blanc. Et puis, il y a bien sûr l’intemporalité que confère le noir et blanc aux images en leur donnant ce petit air d’éternité capable de créer en nous une vague de nostalgie pour quelque chose qui s’est produit il y a seulement quelques minutes ^^.

 À vous maintenant ! Passez une photo en noir et blanc

Tout comme les outils de recadrage et de redressement, je suis persuadée que vous possédez déjà dans votre téléphone un outil capable de mettre votre photo en noir et blanc. Les fonctions seront peut-être un peu basiques, mais cela vaut vraiment la peine d’essayer. Si vous ne trouvez pas le fameux outil, sachez qu’il suffit la plupart du temps d’utiliser l’outil saturation (qui rend les couleurs plus ou moins vives) et de désaturer complètement la photo. Souvent, vous gagnerez aussi à ajouter un peu de contraste (juste un peu, hein!).

Petite mise en garde : vous êtes peut-être parfois tentée de prendre certaines photos directement en noir et blanc? À moins d’avoir quelques connaissances solides en photo, je vous invite vivement à ne pas faire ça car vous n’avez pas de retour en arrière possible. Alors qu’une photo prise en couleur vous donne toujours la possibilité, ensuite, de choisir le noir et blanc.

4 – Quand quelqu’un s’est tapé l’incruste
dans le décor :-)

Oui. Je sais. Le discours ambiant a tendance à taper sur les doigts de tous ceux qui jouent un peu trop avec leurs photos (vous vous souvenez, quand je vous avais montré à quoi ressemblerait mon compte Instagram, si je ne retouchais pas mes photos?). Mais je ne suis pas DU TOUT de cet avis. Parfois, supprimer un élément gênant, c’est ça qui peut sauver une photo. Aussi, lorsqu’un élément perturbateur se tape l’incruste sur l’image – soit parce qu’on ne pouvait pas le déplacer (ou se déplacer soi-même), soit parce qu’il s’est imposé au mauvais moment -, je ne vois pas de raison de s’interdire de le supprimer si cela est possible.

☞ Supprimer un élément qui n’apporte rien à l’image ☜

Avant, avec les promeneurs à l’arrière plan

Je n’ai pas beaucoup de photos de M. et H. et je trouvais celle-ci toute simple mais réussie. Elle a été prise durant notre journée annuelle de cousins, au début du mois d’août et à ce titre, à défaut d’être exceptionnelle, elle a totalement sa place dans mon album photo de vacances. Mais je trouvais que ces promeneurs à l’arrière plan, perturbaient vraiment la photo : là où on aurait dû voir en premier mes chers cousins, on voyait au moins autant les deux petits points à l’arrière, qui n’apportaient aucune information particulière.  

Après, sans les petits promeneurs :)

Ca n’a l’air de rien, deux minuscules petits points, mais la sensation que donne la photo est bien différente maintenant qu’ils ont disparu : dans le premier cas on voit une plage certes belle, mais fréquentée ; dans le deuxième : on est seuls au monde, sur notre île. Ce qui était un peu, en réalité, l’impression générale que m’a laissée cette randonnée. Et je crois que la dame et son petit garçon ne m’en voudront pas, de les avoir effacé de l’image, ni de ce souvenir de vacances :)

☞ Raconter une autre histoire ☜

Avant, beaucoup trop de choses sur cette photo !

En prenant cette image, je pensais surtout aux deux personnages en bas à gauche de la photo, qui devaient se sentir au paradis au milieu de toute cette tranquillité. J’avais envie qu’en regardant ma photo, on se sente un peu comme elles. Je voulais que cette photo me permette de partager la sensation merveilleuse que ces deux petits points marchant au bord de l’eau, m’avaient inspirés. Mais là, malheureusement, c’est à peine si on les voit, noyés qu’ils sont, au milieu de tout le reste. Ici, je n’aide pas beaucoup la personne qui regarde la photo à comprendre ce que je désire lui montrer !

Après, bam !

Ahahahah ! Là, les choses sont claires !! J’ai hésité un bon moment avant de me lancer dans ce vaste travail d’élimination du décor. Et pourtant, le résultat est là ! Quelque chose de vraiment paisible se dégage enfin de cette image et mes deux promeneurs sont immédiatement le centre de l’attention, ce qui était mon objectif. Mission accomplie (et en moins de cinq minutes !!)

 À vous maintenant ! Amusez-vous à éliminer des éléments gênants

Ici, vous allez avoir besoin de télécharger une application pour procéder à ce genre d’ajustements. Il en existe un grand nombre sur le marché, mais ma préférée reste – sans aucun doute – « Touch Retouch » qui est une application gratuite et vraiment performante. S’il s’avérait qu’elle devienne payante, je paierais sans hésiter. Vous trouverez aussi des outils de « suppression » d’éléments très bien faits dans Snap Seed qui est une application d’édition gratuite ET disponible sur tous les supports. Dans Snap Seed, il faut ouvrir la palette d’outils « Correction » désignée par deux petits pansements croisés l’un sur l’autre.

Ah là là, il y en a tellement, des petites astuces simples, comme celles-là, que je pourrais continuer pendant des heures. Mais le message que je voulais vous faire passer ici, c’est que ce sont souvent de tous petits changements qui transforment une photo. Ainsi, quand l’une d’entre elles ne vous plait qu’à moitié, demandez-vous toujours comment l’améliorer avant de la jeter.

Une des choses que j’adore, dans l’atelier Insta-Gratitude (ma formation photo en ligne… qui commence dans quelques semaines et qui sera la dernière date en live de l’année 2017), c’est quand, au cours de la première semaine, tout le monde partage ses photos pourries et qu’on regarde comment les améliorer. Il y a tellement (mais TELLEMENT) de trésors dans votre téléphone, que vous n’avez sans doute pas encore découverts !

Encore un petit conseil pour la route ? Quand vous prenez une photo, pensez à toujours cadrer un peu plus large que nécessaire, de façon à avoir une petite marge de manoeuvre en cas de besoin. Vous verrez, cette simple sécurité change la vie. Pour la même raison, paramétrez toujours la meilleure qualité d’image lorsque vous prenez des photos avec votre téléphone, cela vous donnera une plus grande marge de manoeuvre pour corriger éventuellement ce qui a besoin de l’être.

Aujourd’hui, nous avons vu différentes petites choses très simples pour embellir et améliorer des photos que vous avez déjà prises. Mais évidemment, le mieux c’est d’apprendre à les prendre directement, sans (trop) de fausses notes ^^ Alors si vous avez envie de comprendre comment vous pouvez transformer instantanément votre smartphone en véritable appareil photo toutes options, il suffit de télécharger le guide « 5 étapes simples pour faire de votre téléphone portable un véritable appareil photo » ci-dessous, il est gratuit 😊.

Mais je préfère vous avertir : vous risquez de libérer un petit génie dont vous n’aviez même pas idée (je veux parler du vôtre, de génie) ^^

Libérez-moi ce petit génie !

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Ahahah, ce titre est peut-être UN PEU provocateur. Il n’empêche, aujourd’hui, j’ai hyper envie de vous encourager à… pomper sur votre voisin. Oui, oui !

J’imagine que spontanément, vous vous dites que ce n’est vraiment pas beau, tout ça et que si on n’est pas capable d’apporter quelque chose de nouveau, mieux vaut la fermer. D’ailleurs, peut-être faites vous même partie de celles qui se disent parfois « à quoi bon entreprendre de (…) TOUT a déjà été fait ».

Ou au contraire, vous publiez déjà des tas de choses, mais vous avez peur que quelqu’un finisse par faire la même chose que vous : propose un style identique au vôtre, un modèle économique semblable, un « positionnement » équivalent qui risquerait de faire de l’ombre à votre place au soleil. Si ça se trouve, vous avez même déjà eu de bonnes idées que vous n’avez pas osé communiquer de peur « qu’on vous les pique ».

Bref, quoi que vous fassiez de votre vie, la question de la copie vous a forcément déjà traversé l’esprit ou posé un cas de conscience. Du coup, j’ai envie de vous parler de mon expérience à ce sujet et vous expliquer pourquoi à mon avis, tout le monde devrait se détendre un peu avec ça.

Il faut bien commencer quelque part

Vous savez quoi ? On commence toujours tous par copier. Ceux qui prétendent le contraire manquent soit d’humilité, soit de confiance en eux. Quelles que soient vos compétences d’aujourd’hui, il est plus que probable que vous ayez fait vos premières armes en tentant de reproduire plus ou moins la même chose que la ou les personnes qui vous ont donné envie d’apprendre.

Cachemire & Soie, par exemple. Lorsque je l’ai lancé, je connaissais trois blogs : celui d’Hélène de Mon blog de fille, celui de Nadia qui était déjà à cette époque une amie « de la vraie vie » et celui de Delphine, Deedee. Ce sont elles qui m’ont donné envie de faire partie de tout ça et, très naturellement, lorsque j’ai créé Cachemire & Soie, il avait la forme des blogs de celles qui m’avaient donné l’élan. Non seulement en termes techniques et d’apparence, mais aussi en terme de contenu : un ton un peu humoristique, un certain choix de sujets, un rythme de publication… Ainsi, Cachemire & Soie a commencé sa vie en parlant de mode, de beauté, et de petites histoires de la vie parisienne ; autant de sujets qui, finalement, ne me passionnent pas plus que ça, mais c’était un moyen comme un autre de commencer par quelque chose, plutôt que tergiverser sans fin sur cette question terrible du « mais qu’est-ce que je pourrais faire de DIFFÉRENT ? » qui aurait certainement eu pour conséquence de me couper l’herbe sous le pied (et je serai sans doute encore aujourd’hui à me morfondre dans ce boulot que je détestais).

Copier – un peu – ce que faisaient mes voisines fut ma première étape. Et je pense que c’est presque toujours la première étape : l’apprentissage passe par une forme de mimétisme. Ce n’est qu’ensuite, après avoir fait mes premières armes, que j’ai pu prendre vraiment les rênes de cet espace et faire preuve d’initiative, puis, tranquillement, trouver mon style, le ton qui me convenait, les sujets que j’aimais traiter et finalement, trouver ma place.

Un génial exercice d'observation

L’un des tous premiers exercices que je propose dans mon atelier photo (le prochain commence dans une dizaine de jours, héhé) est un exercice de copie. Je demande aux participantes de l’atelier de choisir LA photo qu’ils voudraient savoir faire… et tenter de la reproduire à l’identique. Oui, vous avez bien lu : à l’identique. En fait, c’est surtout une invitation à prendre le temps d’analyser, décortiquer, comprendre ce qui fait qu’elles aiment particulièrement cette photo. Et c’est une étape qui permet de clarifier énormément de questions (en plus de leur montrer qu’elles sont parfaitement capables de faire pareil, et de prendre confiance en elles).

D’abord : ce qui leur manque pour savoir faire la même chose. Que ce soit en terme de sujet (pas évident de prendre en photo des levers de soleil sur la montagne quand on vit à Paris) ou en termes techniques (« mais comment on fait pour obtenir cet effet un peu passé »). Mais aussi de placer des mots sur les impressions et sensations qui font que cette image en particulier leur parle. Par ce biais, on peut commencer à parler de composition, de lumière, de couleurs…

Ensuite, le simple fait de se pencher sur cette image va les conduire naturellement à travailler sur les points faibles qui leurs posent le plus de problèmes, en ayant une direction de travail, un objectif en quelque sorte… ce qui est bien plus facile que se lancer tous azimuts dans trop savoir par quel bout prendre les choses. D’ailleurs, pour vous donner un exemple concret : la photo qui illustre ce paragraphe a été faite après des heures d’entrainement et d’observation de blogs « lifestyle » américains. J’ai d’abord passé pas mal de temps à reproduire aussi précisément que possible une composition qui me plaisait et ensuite, une fois que je me suis sentie plus à l’aise, j’ai fait les choses un peu plus à ma sauce. En deux clics d’Iphone et trente secondes de retouche… la photo était faite :)

Est-ce que, pour autant, j’encourage les valeureux participants de mon atelier à devenir plagiaires ? Pas du tout ! Ce qui serait malvenu, ce serait de copier quelqu’un, puis prétendre que tout ça est le fruit d’une inspiration divine. Ici, je parle essentiellement d’un document de travail. Un exercice.

Mais tu n'as jamais peur qu'on te copie, toi?

Sincèrement, non. Vous pouvez très bien décider demain matin de faire un blog qui parle de bonheur et de photo, avec des petits textes poétiques ici et là sans que ça me fasse ni chaud ni froid (il est même très probable que ça me fasse plaisir car nous aurons certainement plein de choses à nous dire).

Pourquoi ? Parce que quoi que fassiez, vous ne pourrez pas faire « exactement la même chose ». À moins de plagier mot pour mot ( et dans ce cas, il va sans dire que je vous enverrai mon avocat), vous aurez forcément vos mots à vous, votre expérience des choses qui est différente de la mienne, votre environnement qui ne peut être identique au mien, vos sujets de prédilection, votre regard, vos compétences ou vos talents dans tel ou tel domaine qui ne sont pas non plus les mêmes… Bref, n’étant pas moi, vous ne pouvez pas faire comme moi. De la même manière : tous les efforts du monde ne me permettraient pas de vous copier si telle était mon intention.

C’est ce qui est merveilleux, d’ailleurs : quoi que l’on fasse, il y a cette petite lumière en nous qui a besoin de s’exprimer avec sa propre voix.

D’ailleurs, tout au long de l’atelier Insta-Gratitude, je livre absolument tout ce que je sais en matière de photo, d’applications qui changent la vie, de prise de vue, de retouche ; et tout le monde peut me demander ce qu’il veut : comment j’ai retravaillé telle ou telle photo, comment je m’y suis prise dans telle situation… il n’y a aucune question piège ou interdite. De la même manière, les exercices sont souvent issus de photos que j’ai prises et que je partage afin que chacun puisse les utiliser comme document de travail et réinterpréter à sa manière.

Pourtant, aucun des étudiantes de l’atelier ne finit par faire « les mêmes photos que moi ».

Tout simplement parce que ça n’a jamais été leur but : les personnes qui participent à l’atelier ont tous quelque chose à exprimer, c’est même pour cela qu’ils sont là : parce qu’elles ont envie de capturer leur monde et de partager ce qui les touche, elles.

Pourquoi voudriez-vous qu’elles se contentent de regarder avec mes yeux alors que les leurs ont tant de choses à dire et à partager ? :-)

Tenez, regardez…

Le compte de Silvi
Libérez votre créativité à travers la photo
Le compte de Anne Trouver l'identité de son compte Instagram
Le compte d’OrlaneUn compte Instagram qui a de la personnalité

Que ce soit Silvi, Anne ou Orlane, chacune a su trouver exactement sa manière. Sa manière de composer, de regarder, de retoucher, présenter son travail et surtout… de s’amuser.

C’est d’ailleurs mon plus grand plaisir : quand je vois émerger au fil des semaines les contours de quelque chose de cohérent et harmonieux, qui raconte une histoire.

Petites astuces à retenir

  • Copier – un peu – sur son voisin, ce n’est pas siiiiiiiiii grave. Et quand vous n’êtes pas sûre de vous, citez la source de votre inspiration : personne ne se vexera d’avoir été à l’origine de votre élan à tenter quelque chose
  • Si vous ne savez pas comment commencer : ne vous tourmentez pas avec l’idée d’être originale, faites comme les autres. Vous aurez bien le temps d’affiner vos sujets, vos photos et votre manière de faire ensuite. Vous avez envie de créer votre compte Instagram ? Choisissez les cinq personnes dont vous admirez le travail et regardez ce que vous avez envie de faire comme elles. Ce ne sera certainement pas satisfaisant immédiatement, mais au moins, vous allez vous donner la chance d’entreprendre quelque chose qui vous fait plaisir, ce qui est quand même le meilleur point de départ possible !
  • Rien ne vous aidera autant, dans votre pratique, que l’observation. C’est quelque chose qu’on n’exploite pas assez souvent : donc vous aussi, quand une photo, un texte ou n’importe quoi vous intrigue, amusez-vous à copier. Par contre, pour que ce soit efficace, faites-le de manière analytique : notez ce que vous n’avez pas réussi à faire, ce que vous avez compris, ce qui ne marche toujours pas après vos essais infructueux, ce sur quoi vos porterez vos efforts la prochaine fois… Dans l’atelier, c’est plus simple car vous êtes accompagnée et aiguillée, alors ça va beaucoup plus vite. Mais quoi qu’il en soit, même seule, c’est une méthode qui vous fera faire des pas de géants. Par contre, bien entendu : gardez vos copies pour vous, il ne s’agit pas de faire croire que c’est votre travail ^^.

C'est le moment où jamais

La prochaine session de l’atelier Insta-Gratitude commence dans quelques jours. Si vous avez envie d’apprendre à faire de super photos avec votre téléphone portable, c’est le moment où jamais pour vous inscrire :)

D’abord parce que c’est le printemps, meilleure période au monde pour faire de belles images.

Ensuite parce que c‘est la dernière fois que je propose l’atelier dans ce format (à partir de septembre on passe à une autre formule)

Et enfin, last but not least, parce que vous avez envie de mettre une dose de créativité dans votre vie, sans investir pour ça dans un matériel hyper coûteux et contraignant :)

Ne vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblerait le compte Instagram d’une personne que vous suivez… si ses photos n’étaient pas du tout retouchées ? Qu’elles étaient publiées telles quelles, sans aucun filtre ni retouche ? À travers ce billet, j’ai envie de vous en donner une idée, et pour cela, je vais vous montrer le mien.

Il y a plein, mais PLEIN de choses que je pourrais détailler à propos de ces photos, en prenant chacune d’elles l’une après l’autre pour vous expliquer le pourquoi du comment de chaque retouche. Cependant, comme je n’ai pas envie de vous perdre en cours de route, je vais m’attarder aujourd’hui sur l’une d’entre elles, celle qui me paraît la plus importante.

Mais d’abord, voyons à quoi ça ressemblerait, mon compte Instagram, si je me contentais de publier telles quelles les photos que je prenais.

Ca, c’est mon compte Instagram tel que vous le connaissez

 Et ça, ce serait mon compte si je ne retouchais pas mes photos


Il y a une chose que je lis régulièrement, à propos de la photo et en particulier des photos sur Instagram : « Oui, mais c’est retouché. Donc c’est tricher ». En témoigne l’absurde tag #nofilter qui sous entend que la photo est « authentique », par opposition à toutes les autres images, diaboliquement trafiquées.

Aussi, j’aimerais tenter de vous montrer pourquoi ce raisonnement n’a pas vraiment de sens. Car la photo, quoi qu’on fasse, c’est TOUJOURS de la triche : le simple fait de choisir l’heure à laquelle on prend une photo, la direction de la lumière par rapport à son sujet ou le point de vue depuis lequel on se place peut changer diamétralement l’effet que peut produire une scène donnée (il faudra que je vous montre un jour l’effet de la lumière sur les rides et vous verrez que le premier Botox, en photo, n’est pas le maquillage)(ou que je vous explique comment la manière dont on place l’objectif face à son sujet peut lui permettre de perdre ou gagner un bon nombre de tailles, bien plus sûrement qu’un coup de Photoshop).

Enfin bref. Sacré différence, n’est-ce pas ?! Alors regardons ça de plus près. Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit en premier ?

Une histoire de luminosité

Oui, évidemment. La lumière. Je suis sûre que vous vous dites : oh là là, c’est vraiment plus sombre. Ce qui est vrai. Pour autant, est-ce que ces photos, plus sombres, se rapprochent davantage de la « réalité »? Eh bien en fait, pas spécialement. Si par « réalité » vous entendez « ce que je voyais à ce moment-là », ce qui reste de toute façon très subjectif, je suis au regret de vous dire que les photos non retouchées n’en sont pas plus proches.

Et je vais vous montrer pourquoi.

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Hey dis donc ! Merci pour le super accueil que vous avez réservé au dernier billet, celui dont la mission était de libérer le petit génie qui se trouve au fond de votre poche (je parle de votre téléphone portable) ! J’ai décidé de vous proposer une série de billets plus concrètement orientés « photo », dans les jours qui viennent, pour vous aider à avancer dans votre pratique de la photo, à l’aide de votre petit génie.

D’ailleurs, si vous savez déjà que vous avez envie d’aller plus loin, c’est le moment où jamais : les inscriptions pour l’atelier InstaGratitude – un workshop photo en ligne de six semaines pour apprendre à faire des photos qui racontent vraiment ce que vous avez envie de partager – ferment demain (le lundi 23 janvier à minuit).

Aujourd’hui, on va parler retouche. Si vous vous êtes du genre à vous demander, en regardant votre compte Instagram préféré : « Mais bon sang de bois, QUEL FILTRE elle utilise !?! » vous allez enfin avoir une réponse.

En vrai, il y a trois chances sur quatre pour que la personne à laquelle vous pensez n’ait pas utilisé de filtre. Et si vous vous posez cette question : neuf chances sur dix que vous, vous n’ayez jamais vraiment pris le temps d’éditer une photo :)

Retoucher, éditer… il y a une différence ? J’imagine que les puristes verront de multiples subtilités. Pour ma part, je pense « retouche » lorsque l’image est extrêmement retravaillée et modifiée (les photos de @mattcrump, pour moi, sont retouchées car elles s’éloignent énormément de la réalité et me font davantage penser à des tableaux que de la photo) . Et je pense plutôt « édition », lorsqu’il s’agit davantage de corriger les petits défauts de la photo, et/ou de lui donner un petit twist personnel. Un peu comme un filtre, si vous voulez… mais un filtre que vous auriez créé vous-même.

Pour vous donner un exemple concret, nous allons regarder les différentes étapes par lesquelles j’ai fait passer cette photo avant de la publier sur mon compte Instagram. Depuis la photo brute, en passant par l’édition, et une petite retouche finale.

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