Le chignon de Monsieur L.

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Celles qui ont déjà porté les cheveux longs sont sans doute arrivées à une conclusion proche de celle-ci : lâchés, c’est très bien, mais concrètement, pas franchement confortable (pour danser, faire la cuisine, prendre des photos ou que sais-je) ; attachés, c’est bien joli mais à la longue, pourquoi donc se casser la tête à entretenir une tignasse presque toujours dissimulée sous deux tonnes d’épingles.

J’en étais là de ces interrogations apparemment insolubles quand un certain Monsieur L. m’a donné son secret : un chignon qui tient tout seul, sans épingle ni élastique, ni quoi que ce soit de contraignant. En le voyant déployer une chevelure digne des plus grands films de samouraïs, pour sa démonstration, j’ai d’abord pensé que ce truc-là ne fonctionnerait jamais sur ma propre tignasse : fine, peu fournie, farouchement indomptable. Je me trompais.

Après un ou deux essais infructueux, ce chignon a embelli mon été en le simplifiant sensiblement. Il fonctionne de toutes les façons possibles : fixé sur le haut du crâne, bas sur la nuque ou comme ici, juste sous l’oreille (mon préféré). Si on ne passe pas son temps à vérifier sa bonne tenue, il peut rester en place toute la journée. Et s’il se défait en cours de route, il donne une jolie forme ondulée à la chevelure. Je peux ainsi avoir les cheveux défaits ou attachés, indifféremment, plusieurs fois au cours de la journée. Honnêtement, tous les coiffeurs devraient enseigner cette méthode désarmante de simplicité, charmante et surtout si pratique.

De mon côté, j’avoue avoir développé un petit tic : détacher, enrouler, fixer, dérouler, admirer les ondulations, enrouler, fixer etc. Un petit jeu agaçant, sans doute, mais qui, à tout prendre, est probablement plus séduisant que feu mon éternelle queue de cheval… Merci Lâm!

La couleur feu

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Donc voilà.  Les photos – même prises n’importe comment comme c’est le cas ici – valent mieux qu’un long discours : après avoir joué ces derniers mois avec toutes les couleurs de la gamme chromatique capillaire (dont un passage éclair au blond californien), me voilà rousse. Et ce n’est pas, finalement, une mince affaire que ce changement de couleur.

J’avais envie, avant toute chose, de changer radicalement d’allure, sans pour autant couper mes cheveux. C’est presque par défaut que ce choix s’est donc imposé à moi, même si cette idée me trottait dans la tête depuis un bon moment. Mais vous le savez, devenir rousse, comme porter les cheveux court, va au-delà du simple choix esthétique. Il y a là quelque chose qui a à voir avec le mode de vie. Même si j’ai encore du mal à définir concrètement cette idée, il me semble que c’est un peu comme si être rousse était une composante à part entière du caractère et je me demande si tout compte fait, je n’ai pas pris cela un peu à la légère.

Ainsi, je ne suis pas totalement contente de la couleur que j’aurais aimée plus franchement rousse et je ne suis pas non plus convaincue par les pointes, trop foncées à mon goût. Mais finalement, tout cela peut s’améliorer facilement, ce ne sont que de menus ajustements. Non, la vraie question est ailleurs : ai-je en moi, dans mon comportement, ma façon d’être, ma gestuelle, ce que j’associe de façon nébuleuse à la couleur rousse? Voilà quelques jours que je croise mon reflet avec un étonnement qui ne décroît pas. Mais étrangement, j’ai tout de même envie d’apprendre à aimer ces petites flammes que je vois scintiller parfois autour de mon visage et qui me donnent l’impression agréable de faire surgir de moi une personne différente…

PS : Je suis un peu embarrassée par cette photo vraiment prise à la va-vite, mais je n’en avais pas de meilleure sous la main et les vacances à la montagne (c’est à dire sans make up, ni sèche cheveux) ne sont guère propices à une moue langoureuse devant un objectif.

Petit luxe personnel

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Plus j’avance dans la vie plus je constate combien le vrai luxe, à mes yeux, n’a pas grand chose à voir avec ce qui est forcément rare ou cher. Les diamants, pas plus que le caviar ou le champagne millésimé ne me font pétiller le regard (encore que pour ce dernier, je réserve un joker) et je reste insensible à l’attrait de ce qu’on réserve, par caprice, à une poignée de privilégiés.

Je crois même pouvoir dire que les privilèges, en règle générale m’insupportent. Mettez donc « soirée V.I.P. » sur un carton d’invitation, c’est le meilleur moyen pour s’assurer que je n’y mettrai pas les pieds.

Non, le vrai luxe, pour moi, ce serait de pouvoir, je ne sais pas… m’offrir un billet d’avion pour le Quebec aussi souvent que le cœur le commande, afin voir mon père – qui vit là-bas depuis des années – plus souvent. Ce serait de ne jamais plus devoir me déplacer pour chercher un colis à la Poste, pouvoir acheter des magazines dépourvus de publicité (à un prix bien plus élevé, forcément) ou encore… me faire coiffer à domicile. Read more »