Contre jour

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Oui, en effet, en ce moment je suis en pleine obsession contre-jour au moment du soleil couchant, lumière dorée etc. Ca passera, rassurez-vous. Et oui, encore une histoire de fringues aujourd’hui. Cette petite robe Luella (une de mes marques préférées) trouvée pour 50 euros au Bon Marché, un peu grande. Il s’agit d’une ancienne collection, probablement si j’en juge par le prix des robes Luella en temps normal (même soldées). Un vrai coup de chance.

Je suis décidément conquise par ces coupes rétro : décolleté sage, coupe au genou, ceinture à peine resserrée, matière fluide qui danse à chaque pas. Elles m’évoquent immanquablement Sur la route de Madison, ce doit être pour cela que je les aime tant.

Les photos ont été prises la semaine dernière, au tuileries, à deux pas de la fête foraine. Il faisait un temps parfait. Et j’ai réalisé que j’aimais moins les barbes à papa qu’autrefois, mais heureusement, le plaisir que j’éprouve à les regarder, lui, ne faiblit pas. Bon lundi les amis !

Robe : Luella / Escarpins : Faith.

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La vie Manoush

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J’ai passé ces derniers mois à chercher la parfaite équation dans la simplicité : peu de couleurs dans ma garde-robe, du bleu, du rouge, du cuir, du brun, du blanc. Matières simples, belles de préférence, coupes faciles à vivre. Et je suis plutôt satisfaite de cette nouvelle épure.

Pourtant, avec le soleil et cette chaleur inattendue, une envie de fantaisie presque compulsive est venue m’assaillir. Ainsi, les soldes ont été le prétexte pour voir fleurir dans ma penderie de la dentelle, des jupons, des robes violettes et roses, des pois fluos. Entre autres, ce top tout simple, léger comme l’air, dont j’aime le décolleté carré et les galons de dentelle. Et ce pantalon, trouvé chez Manoush. J’adore cette superposition de tissus rayé et fleuri qui se répondent en transparence.

Habituellement, j’ai toujours quelque chose à reprocher à un vêtement Manoush : trop cher, trop de détails, trop fragile, toujours trop. Vous me direz sans doute : « évidemment : trop, c’est leur marque de fabrique ». Mais ce trop là est trop pour moi. Pourtant, j’aime aussi la théâtralité de leurs collections, l’humour, le petit grain de folie. Je suis trop heureuse d’avoir enfin de quoi donner un peu de l’âme Manoush à mes tenues. Et je sens déjà que ce pantalon, tout original qu’il soit, sera LE pantalon de mon été.

Ballerines : Mellow Yellow – Top : Zara – Pantalon : Manoush – Sac : J. Dreyfuss – Montre : Ice Watch – Vernis : Bourjois (tangerine fatal)

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La tenue parfaite

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Je crois avoir trouvé l’indicateur ultime de la tenue parfaite : les hommes. Non, non, ne riez pas, laissez-moi finir. Je possède cette robe depuis quelques semaines et une chose est certaine, elle est parfaite à mes yeux. Parce que sa coupe est d’une désarmante simplicité et que les petits détails comme l’empiècement sur le devant, le décolleté, les rayures marines, rouges et blanches lui donnent une vraie personnalité.

Parfaite parce qu’elle est infroissable, qu’elle a la longueur idéale, au genou. Parce qu’elle se suffit à elle-même, qu’elle est confortable et facile à porter. Qu’elle peut se porter de la même façon pour aller à la plage et à une soirée habillée sans être jamais déplacée. Parce qu’elle m’a coûté moins de trente euros et qu’elle est plus âgée que moi (il me semble qu’elle date des années soixante). Et pour mille autres raisons encore.

Mais les hommes, généralement, ne voient pas ces détails. Peu leur importe de connaître la longueur idéale d’une jupe ou la nature infroissable du tissu. Ils remarquent un ensemble. Peut-être, même d’ailleurs qu’ils ne voient rien d’autre que ce supplément d’assurance, cette lumière, lorsqu’on porte un vêtement dans lequel nous avons assez de confiance pour l’oublier totalement. Quand le vêtement fait une sorte de seconde peau qui nous laisse être pleinement nous-mêmes et qu’au lieu d’être une entrave, devient de la liberté. Quand, plutôt que la mise en scène de celle qu’on voudrait être, il devient une absence d’artifice.

Ainsi, je crois qu’on sait qu’on porte une tenue parfaite quand des hommes qui ne cherchent pas à nous séduire ou nous flatter (cette nuance est importante) nous font compliment de notre tenue. On peut se fier à leur jugement parce que ce n’est pas la tenue elle-même qu’ils complimentent : c’est d’entrevoir celles que nous sommes quand on se sent parfaitement bien.

Le lien du jour : Si vous avez envie de deux minutes de rire, allez voir les résultats de ce concours qui récompense les meilleurs désastres culinaires des plus mauvais cuistots. Simplement tordant (et n’oubliez pas de voter quand même : à ce stade, offrir des cours de cuisine au plus dangereux de ces cuisiniers est une question de survie)