,

Coucou vous ! Mais alors ! La première moitié de septembre est déjà derrière nous et je n’ai toujours pas publié mon billet de rentrée… Qui attendra, du coup, car j’ai une nouvelle plus urgente à partager avec vous :) Peut-être avez vous déjà vu passer cette information dans la presse, d’ailleurs : Manifeste pour une maison rangée est en librairie depuis quelques semaines et je ne me remets toujours pas de l’accueil (génial) qui lui est fait… Ce petit livre merveilleux dont j’ai envie de vous raconter l’histoire particulière.

Il y a environ un an et demie, Sophie, mon éditrice, m’a exposé son projet autour d’un café : un livre qui parlerait de simplicité, d’espace, de bien-être. Immédiatement, les idées ont fusé : « Tu veux dire un livre qui ne se contenterait pas de parler de tri, mais qui montrerait pourquoi on en ressent le besoin ( comme vous peut-être, en cette période de rentrée) ? Ce qu’il raconte, ce besoin-là et pourquoi c’est si important de l’écouter. Et aussi pourquoi c’est souvent difficile. Puis comment y parvenir, même si a priori ce n’est pas notre fort? »

Un livre aussi qui ne vous donnerait ni solution toutes faite ni baguette magique, mais des idées pour vous fabriquer la vôtre à vous, de baguette magique. Parce que votre vie et votre manière de vivre sont uniques et que vos solutions doivent être à son image. Et parce que la vie est en mouvement. Vos envies, vos aspirations d’aujourd’hui ne sont pas celles de demain.

Un livre, enfin, qui ne vous donnerait pas des commandements, mais des outils. Qui vous rappèlerait que vos rêves sont ce qu’il y a de plus important et qu’ils sont le terreau sur lequel inventer votre vie et, forcément, une maison qui soit en adéquation avec ça.

Trop pressé de le découvrir?
Découvrez immédiatement un extrait du livre.

Alors voilà, nous avons parlé de tout cela, mal assises à la petite terrasse du Café de l’industrie, nous avons échangé des points de vue et des idées. Et enfin, Sophie a dit : « Tu vois, tu es la bonne personne pour écrire ce livre ».

Ce qu’il faut que vous sachiez, c’est que souvent, dans l’édition, les livres dits « de commande » (c’est-à-dire lorsque c’est l’éditeur qui propose un projet à l’auteur) sont généralement une mine de contraintes en tout genre où l’auteur est un prestataire de service parmi d’autres. Je me méfie énormément des ouvrages de commande qui vous font apposer votre nom sur des ouvrages que vous n’aurez pas forcément envie de défendre par la suite, et sur lesquels vous n’avez aucune prise.

Mais Sophie. Sophie fait partie de ces éditeurs qui vous regardent avec une telle confiance que vous vous sentez pousser des ailes. Comme s’il était absolument impossible que vous puissiez la décevoir. D’ailleurs, voici ce qu’elle m’a dit ensuite : tu peux faire tout ce que tu veux. Après avoir écrit plus de trente livre, je peux vous dire que ce « tout ce que tu veux » est la rareté même, l’exception qui confirme la règle. 

portait-as-10Ainsi armée de toute la bienveillance de Sophie, c’est ce que me suis donc risquée à faire. Je l’ai écrit à ma manière, ce Manifeste pour une maison rangée : un livre qui parle de rangement et de tri oui. Mais qui explore surtout le grand thème du mieux-vivre. Du mieux être et de la créativité. On aurait aussi pu l’appeler : le livre pour vous aider à créer la vie qui va avec votre vie. C’est un livre qui ne vous dit pas comment plier vos chaussettes, mais qui vous parle de vos rêves, de vos projets, mais aussi de pardon et de bienveillance et de pourquoi ça compte tellement, tellement, tellement, si l’on veut se sentir bien dans sa maison. 

Honnêtement, je me suis souvent demandé, pendant l’écriture de ce livre, si je n’avais pas pris ce « tout ce que tu veux » un peu trop à la lettre. Si bien qu’au moment d’envoyer le manuscrit, il y a environ un an de cela, je n’en menais pas large. C’est fou comme on se sent fragile lorsqu’on fait quelque chose qui nous ressemble vraiment, n’est-ce pas? Je me souviens très bien des quelques jours terribles qui ont suivi – qui suivent toujours – l’envoi du manuscrit : celui durant lequel vous n’avez d’autre choix que d’attendre patiemment le verdict de l’éditeur et où, évidemment, vous imaginez toujours le pire.

Non seulement ce ne fut pas le pire, mais je dois vous avouer quelque chose : j’ai encore enregistré sur mon répondeur la voix de Sophie, lorsqu’elle m’a appelée pour me faire part de ses impressions. Et ce message est devenu mon message porte bonheur. Mon doudou de la confiance en soi. Au moins, il plaisait à Sophie. Ouf.

Puis le temps a passé. Pour différentes raisons, la sortie du livre – initialement prévue au mois de mai – a été repoussée… à tel point que, déjà prise par d’autres projets et d’autres aventures,  j’ai fini par oublier un peu mon petit livre chéri… Jusqu’à il y a quinze jours environ où j’ai commencé à recevoir des messages de ceux qui l’avaient lu. De journalistes qui l’avaient reçu en service de presse, mais aussi de personnes qui l’avaient acheté en librairie. Et tout  commencé à s’agiter : demandes d’interviews, de rencontres… Il a fallu que je me replonge dare-dare dans mon sujet. J’ai alors fait quelque chose qui ne m’est pas souvent arrivé dans ma vie d’auteur : j’ai relu mon propre livre.

Je l’ai relu et… Ah, ah, eh bien je l’ai aimé. Vraiment aimé. Je vais même vous avouer : sitôt fermé, je me suis attelée, moi aussi, au plaisir de trier, vider, désencombrer, réfléchir à nouveau à de meilleures solutions d’aménagement… C’est drôle de se ré-appliquer à soi-même ses propres conseils, n’est-ce pas? D’ailleurs, ma bibliothèque est en ce moment-même en plein chantier et ça me fait un bien fou :)

Mais alors, qu’est-ce qu’on y trouve,
exactement, dans ce livre?

Vous savez quoi, le plus simple, c’est de vous en proposer un extrait. Pour le recevoir, c’est tout simple, il suffit de me laisser votre adresse via le petit formulaire ci-dessous et zou ! Votre extrait atterrira comme par magie dans votre messagerie, dans les secondes qui suivent :)

Et les autres, ils en pensent quoi?

Et comme c’est toujours mieux de laisser les autres parler de votre travail, voici ce qu’ils en disent…

Julie Destouches, dans son article pour Femme Actuelle
“Sans culpabiliser ni juger, ce livre nous permet de comprendre les mécanismes qui font qu’on encombre souvent trop nos placards. Et nous guide vers une vie plus sereine. (…) Un nouveau bouquin, petit par la forme (et par le prix), grand par l’intérêt, va vous y aider.”

Maryline, une lectrice
“C’était exactement le livre dont j’avais besoin. Après un long divorce, je commence une deuxième vie et tout me semble à reconstruire. J’ai aussi adoré la lecture agréable et fluide, les expériences personnelles déculpabilisantes.”

Noëlle, une lectrice
“Merci Anne-Solange pour ce petit livre frais, bourré de bon sens et bienveillant. J’ai beaucoup ri en lisant l’anecdote de la table de la salle à manger et, plus sérieusement, ça m’a permis de comprendre ce qui n’allait pas chez moi et repenser la disposition de toute ma pièce à vivre. Je respire !”

J’ai très très hâte de recueillir vos avis, vos remarques et, si vous avez déjà lu le livre, de lire le récit des petites et grandes transformations que Manifeste pour une maison rangée a opéré dans votre vie. Si vous avez envie de zapper l’extrait et de l’acheter directement, on le trouve sur Amazon et dans toutes les librairies :)

Passez une merveilleuse fin de semaine !

img_1059

Voilà, il est en librairie. Le livre que nous avons co-écrit Virginie, Eléonore et moi pour les éditions Marabout. Le livre d’Un Beau Jour. C’est le premier livre que je n’écris pas toute seule et croyez-moi, voir son nom sur la couverture d’un livre accolé à celui de deux de ses amies, c’est quelque chose.

Les photos de Marianne Taylor sont magnifiques et on retrouve parfaitement l’esprit d’Un Beau Jour. Surtout, je crois que nous avons réussi notre pari : apporter un vrai complément à ce qui existe déjà en matière d’organisation de mariage. Quand on sait la production faramineuse qui existe en la matière, c’était un pari difficile, il me semble que nous nous en sommes bien tirées.

Et puis il y a autre chose. Travailler avec des amis, ce n’est pas simple. Ce cliché magnifique des copines qui montent leur boîte a fière allure, mais il met également l’amitié à l’épreuve. C’est sain, d’ailleurs. C’est même peut-être ce qui montre que chacune met son énergie au service du projet commun.

S’engager professionnellement avec des amis, c’est forcément pour le meilleur et pour le pire. En contemplant ce livre, je me rend compte que ça valait la peine de prendre le risque. Nous sommes bien davantage du côté du meilleur que du pire. Ca me rend fière de nous trois.

Je souhaite donc à ce livre ravissant – vraiment ravissant – et réussi un grand, grand succès. Je nous souhaite un grand, grand succès. Il est en vente dans toutes les librairies, vous ne devriez donc par avoir de difficulté à le trouver.

J’en profite aussi pour mentionner cet autre livre, La lady Attitude des Paresseuses, paru il y a quelques jours dans la collection des Paresseuses que l’on ne présente plus. C’est un guide de savoir vivre moderne et drôle qui rassemble tout ce qu’il est vraiment important de savoir en matière de bienséance, en laissant de côté les salamalecs poussiéreux qui n’ont plus cours dans la réalité.

Comme tous les livres de la collection, il est illustré par la talentueuse Soledad Bravi et j’ai adoré l’écrire. Je m’en souviens comme d’un moment joyeux, quelquefois même jubilatoire et j’espère que cela transparaît dans le livre. Également en librairie depuis quelques jours, vous devriez le trouver facilement.

,

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais juste avant de partir en vacances, vous m’aviez donné plein de conseils de lecture. J’ai joué le jeu : quelques minutes avant de sauter dans l’avion, j’ai pioché un peu au hasard. Je n’en regrette aucune. Vous êtes, à l’évidence, de merveilleux conseillers et je vais continuer à m’inspirer de vos nombreux conseils pour le reste de l’été. Voici donc les lectures qui sont arrivées ces dernières semaines sur ma table de chevet.

La Grand-mère de Jade – Frédérique Deghelt

Ce roman, qui m’a littéralement bouleversée, est un peu particulier pour moi : il fait écho de tant de façons à ma propre vie qu’il m’est difficile, au final, de savoir si je l’aurais aimé avec la même passion en me sentant moins proche du personnage principal. En allant « sauver » sa grand-mère de la maison de retraite, Jade découvre son secret. Le roman raconte l’aventure de cette trentenaire parisienne et de sa grand-mère savoyarde qui apprennent à vivre ensemble. Ce qu’elles s’apportent l’une à l’autre, ce qui les rassemble ou les sépare, le regard qu’elles se portent et portent sur le monde. Ce sont les regards croisés de deux femmes prises dans un grand élan de vie : celui de la jeunesse pour l’une, celui de la fin de vie pour l’autre. L’histoire, aussi, de deux renaissances. En finissant ce livre, j’aurais voulu pouvoir serrer l’auteur dans mes bras très fort. Et lui dire merci.

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil – Haruki Murakami

C’est l’histoire d’Hajime, un homme dans la force de l’âge à qui tout réussit, lorsqu’il croise, trente ans plus tard, son amour de jeunesse. Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil, c’est une éducation sentimentale où le narrateur explore les histoires amoureuses de sa vie. De ce roman, que j’ai lu avec beaucoup de plaisir – la plume de Murakami est un délice, je retiens surtout cette façon de décrire le sentiment amoureux (ou en l’occurrence son absence) : « Mais ce qui me troublait et me désespérais, c’était qu’à l’intérieur d’Izumi je ne parvenais pas à découvrir quoi que ce soit qui me fût spécialement destiné. »

Le voyage d’hiver – Amélie Nothomb

Il y a des auteurs, comme Amélie Nothomb, que je lis parce que je sais exactement ce que je vais y trouver. Le voyage en hiver n’échappe pas à la règle. Comme toujours, dans les romans d’Amélie Nothomb, c’est moins l’histoire qui me séduit que son sens de la formule, son humour souvent grinçant, ses remarque exubérantes. J’aime Amélie Nothomb car en la lisant, j’ai toujours l’impression d’entrer dans le tête de quelqu’un qui a sa façon bien à elle de penser et regarder le monde. C’est cette singularité là que je cherchais en ouvrant Le voyage en hiver, et que j’ai trouvé.

Le voleur d’ombres – Marc Lévy

Je m’étais engagée à le lire, ne serait-ce que pour faire affront à mes a priori. J’ai bien fait : Le voleur d’ombres est un joli récit. Et je comprends enfin ce qui fait le succès de Marc Lévy : la fluidité de la lecture et cette façon de parler à l’enfant, au rêveur qui se dissimule en chacun de nous. Il n’y a rien de prétentieux chez Marc Levy et – il m’a semblé – une vraie sincérité. L’auteur se dissimule tout à fait derrière son livre, laissant toute la place au lecteur avec beaucoup de générosité. Au final, je comparerais ce moment de lecture à ces films que je regarde parfois sans autre but que de me divertir, presque avec négligence, et qui me touchent de façon inattendue, qui me prennent par surprise, avec des idées moins simples qu’elles en ont l’air et de jolies tournures.

Tu, Mio – Erri Deluca

Je n’avais encore jamais lu Erri Deluca, mais ce petit roman ouvre sans aucun doute la voie à ne nombreuses autres lectures. Tu, Mio, raconte ce moment charnière de l’adolescence où, en un été, on devient autre ; cette mue qui fait de vous une personne adulte. Ce roman initiatique se déroule sur une Ile de la mer Tyrrhénienne en plein été, dans un village de pêcheurs. La plume d’Erri Deluca est d’une poésie incroyable, il fait partie de ces auteurs qui ouvrent des portes dans la connaissance des êtres, qui donnent des clefs, percent des mystères, délivrent des réponses. En fermant ce roman, comme son personnage principal, j’avais la sensation, moi aussi, d’avoir encore un peu grandi.

Lignes de faille – Nancy Huston

Je termine par ma dernière lecture et aussi celle qui m’a le plus marquée. C’est aussi le premier roman de Nancy Huston que je lisais et j’ai déjà hâte d’ouvrir le prochain. Lignes de faille, ce sont les récit successifs de quatre enfants de six ans, de quatre générations différentes qui ont pour point commun d’être liés par le sang : Sol est l’enfant de Randall qui est le fils de Sadie, fille d’Erra. On entre dans la peau de chacun d’entre eux, à tour de rôle, pendant l’année de ses six ans. Cette trame toute particulière permet de tisser les liens générationnels qui existent entre les membres d’une filiation et comprendre comment les souffrances, les questions, les violences subies, se répercutent de génération en génération, chaque existence déterminant la suivante. Lignes de faille est un roman brillant à tous égards, si je devais n’en conserver qu’un, parmi ces six livres, ce serait celui-là.

Et voilà, je m’arrête là pour aujourd’hui. Merci encore pour tous vos conseils. La photo en illustration, rien à voir? Au contraire : lire, c’est avoir un peu la tête dans les nuages, non?