À force de vous rebattre les oreilles à propos des Iles Chausey, de la Normandie et ses mémorables grandes marées, Cachemire & Soie a fini par attirer l’attention de Manche Tourisme, qui m’a très spontanément proposé, il y a quelques mois, d’organiser un concours pour permettre à l’un d’entre vous de gagner un week-end pour deux personnes du côté de Granville et surtout des Iles Chausey. Mon paradis.
J’attendais, pour le mettre en ligne, que le temps se prête à une excursion en terre normande. Il me semble donc qu’avec le printemps précoce dont nous profitons allègrement cette année, c’est le bon moment pour offrir ce joli cadeau : quelque jours dans ces lieux que je ne peux décrire autrement que par une avalanche de superlatifs.
Plutôt que d’en remettre une couche, je vais donc me contenter plus sobrement de vous décrire le week-end : Vous dormirez à l’hôtel des Bains à Granville, dans une chambre avec vue sur la mer. Je n’y ai moi-même jamais dormi, mais je peux vous assurer que la vue y est imprenable. Une journée est prévue sur la grande Ile de Chausey, vous déjeunerez donc là-bas (j’ai ainsi appris à cette occasion qu’il y avait un restaurant sur l’île). Sont aussi réservés deux dîners dans de bons restaurant de Granville et quelques petites choses encore qui seront une surprise.
Bien entendu, je me chargerai de proposer au gagnant mon petit city guide personnel des environs (avant de le mettre en ligne, ce que je me promets de faire à chacun de mes passages en Normandie, mais que je ne trouve jamais le temps de finir). Le voyage, vers Granville, lui, est offert à hauteur de cent euros par personne.
Et maintenant, le concours : il vous suffit, pour participer, de me dire dans les commentaires de ce billet quel grand couturier est né à Granville. Je pense que la plupart d’entre vous n’auront pas besoin d’y avoir recours, mais vous trouverez bien sûr la réponse sur le site de Manche Tourisme.
Le concours sera en ligne jusqu’à samedi soir. N’oubliez pas de bien remplir le champ « email » des commentaires, faute de quoi votre participation ne sera pas prise en compte. Ensuite, tout simplement tirage au sort parmi les bonnes réponses. Et j’annoncerai les résultats dimanche. Bon jeudi les amis!
De vieux livres de graphisme et de dessin qui me rappellent combien j’ai aimé dessiner, un jour ; et aussi toutes les routes merveilleuses que la vie nous propose : celles que l’on choisit d’emprunter ou bien d’abandonner. Les chemins sur lesquels, finalement on se perd, ceux qui nous déboussolent et les belles routes, enfin qui nous font dire parfois qu’on a trouvé sa voie.
L’EP de Armistice. Un petit groupe à l’imaginaire joliment travaillé, qui va drôlement faire parler de lui, je crois. Love at first sight, comme on dit. C’est vraiment difficile, non, d’expliquer ce qui, dans les notes nous émeut? Allez plutôt écouter, pour vous faire une idée. L’album est en libre écoute.
La guirlande d’Adeline, quelques photos et un plateau à tête d’oiseau. Premiers contours de ce mur d’images et d’objets suspendus qui attendent depuis plusieurs mois que je m’y colle vraiment. Mais en fin de compte, j’aime les chantiers. L’inachevé me rassure, avec toutes les grandes promesses qu’il laisse en suspens.
Un petit bazar de papeterie et de carnets jamais utilisés. D’où vient cet amour inconditionnel des carnets trop beaux pour être griffonnés? Peut-être une façon de sublimer l’angoisse de la page blanche. Oui, tiens. Disons cela.
Les bougies Durance que j’avais injustement dédaigné jusqu’à présent et qui sentent pourtant si délicieusement bon (Tubéreuses, ma préférée).
Un parapluie acheté à Londres ce week-end, aussitôt baptisé « mon parapluie de comédie musicale » avec sa canne qui ressemble à une sucrerie au réglisse et ses froufrous de tissu en chantilly.
Deux magazines imprimés sur papier mat qui vous secouent l’inspiration comme un prunier. Voilà, en fait, ce que j’attends d’un magazine. Je n’ai que faire, je m’en rends compte, de l’info. Ce que j’aime, ce sont les idées, les propositions créatives. La possibilité de rêver les yeux ouverts.
Ce lustre en plastique rose dont je me suis lassée il y a longtemps, déjà, mais que je ne me résous pas à décrocher. Je n’aime pas « ne plus aimer », cette sensation qui vous laisse avec l’impression d’avoir perdu quelque chose. Le laisser sous mes yeux est peut-être ma façon d’espérer qu’un jour viendra où, à nouveau, je le trouverai à mon goût.
Un flacon neuf de mon eau de toilette adorée. J’attends que le précédent ait rendu jusqu’à la dernière goutte de son jus pour ôter le ravissant papier cadeau dans lequel celui-ci se trouve emballé. Ainsi, pour le moment, c’est presque un élément de décoration. C’est bien, non? Il aura deux vies, ce flacon : une vie décorative, une vie olfactive.
Ce sept mars, elle aurait sans doute été chez elle, dans cette grande maison trop grande pour elle où les oiseaux, aujourd’hui, ne chantent plus pour personne. À l’heure où je vous parle, elle aurait dormi du sommeil du juste, elle qui ne se couchait jamais avant deux ou trois heures du matin. En l’appelant vers midi, je l’aurais probablement réveillée, mais c’était une sensation si douce aussi, d’entendre sa voix s’éclairer quand au beau milieu des brumes du sommeil, elle comprenait qu’au bout du fil c’était l’une de ses petites filles adorées. Elle aimait beaucoup, je crois, être réveillée par ses petits enfants.
Et ce qui est certain : quel que soit le sujet de la conversation, jamais je n’aurais jamais mentionné la fête des grands-mères. Elle m’en aurait voulu de l’associer à une de ces célébrations au roi Consommation qui lui faisaient horreur. Ma grand-mère n’acceptait de fêter que le jour des Solange, celui de sa Sainte patronne. Et si elle tolérait un petit quelque chose pour son anniversaire, c’était surtout parce qu’il tombait le 11 novembre. Maintenant que j’y pense, elle devait bien rire dans sa barbe en s’amusant le temps d’un jour à faire de nous des patriotes. Nous qui l’étions si peu et elle qui l’était tant.
Ne pas célébrer la fête des grands-mères, c’était d’une certaine manière un cadeau muet, une façon de se comprendre. J’aimais ça, qu’elle ne soit pas attachée à ces traditions de pacotille. Comme elle, j’ai toujours trouvé la fête des grands-mères un peu tarte, mais bien sûr, ça me va bien à moi qui ne suis la grand-mère de personne…
Pourtant aujourd’hui, avec cette maudite fête, ma grand-mère chérie ne cesse d’occuper mon esprit et d’où elle est maintenant, où que ce soit, je me plais à croire qu’elle entend ces pensées et que celles-ci sont une source de joie.
Enfin, parce que de grand-mère, il ne m’en reste qu’une, précieuse, merveilleuse, fragile et que je mesure aujourd’hui combien le temps nous est compté. Je crois que je l’appellerai quand même, tant pis pour les protestations…
PS : Pourquoi cette photo qui n’a rien à voir? C’est une photo prise cet été, la toute dernière fois que nous nous sommes promenées ensemble. J’ignorais, bien entendu, que c’était la dernière promenade avec elle. Elle non, je crois. J’espère que je me sentirai assez à l’aise, un jour, pour vous montrer la dernière photo qui a été prise d’elle. C’était devant mon objectif et pendant cette promenade.
















