Alpages

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Comme Heidi, je suis allée trouver le calme pour quelques jours dans les alpages avec ma petite famille. Là d’où je suis, je commence sérieusement à douter de mon tempérament de citadine. Le temps à rallonge, les cloches des vaches, les prés fleuris, la marche, le silence… j’hésite à faire une étude de marché sur le fromage de brebis moulé à la louche, que j’envisage presque sérieusement comme une opportunité idéale de reconversion.

Non, sans rire, qu’est-ce qu’on est bien ici. Voilà quelque photos pour vous faire partager un peu du calme des montagnes.

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Bribes estivales

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Je me demande toujours ce qui fait que parfois, même si l’on ne dispose que de quelques heures de repos, on se sent tout à coup en vacances coupé du quotidien comme au temps de l’école où l’on jouissait de deux bons gros mois de trêve et qu’on finissait par avoir l’impression que le rythme estival allait durer toujours.

Ce week-end, tout avait un goût de vacances: la chaleur presque étouffante dès le point du jour, le petit déjeuner en terrasse, le thé chauffé par le soleil qui se refuse à refroidir.

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La langueur. Un déjeuner de choses fraîches, le croquant des salades du jardin et le basilic frais coupé dans les tomates aux olives. Les longues discussions à l’ombre du bouleau, quelques abeilles et de dodus frelons. Une piqûre de moustique, même. Et puis la fraîcheur du gazon sous la plante des pieds, les cônes à la vanille, les lavandes à peine fleuries et quelques coups de soleil. Tout avait goût de vacances.

Et ce matin, sous le ciel gris, c’est un peu comme si j’avais quitté Paris il y a longtemps. Presque, cette étrange impression d’être en septembre…

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Toucher du doigt un monde imaginaire

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Voilà plus de dix ans que je vis à Paris et je n’étais encore jamais aller visiter Disneyland (qui, je l’ai découvert, par la même occasion, ne s’appelle plus Eurodisney depuis des lustres). Pourtant, je suis a priori le public idéal: âme d’enfant, nostalgie et tout le tralala. J’ai d’ailleurs bien cru qu’une de mes amies allait s’étouffer avec son thé quand j’ai confessé n’avoir jamais songé à mettre un orteil chez Mickey.

La raison, pourtant, était simple : infiniment admirative des premiers dessins animés de la firme (qui aujourd’hui, a violemment dégringolé de son piédestal) je craignais trop d’en trouver une interprétation grossière, faite de mauvaises résine, de plastique à outrance et de pauvres employés sous payés mourant de chaud dans leur vilain costume en acrylique bas de gamme.

Mais mon amie a poussé des hauts cris, assurant que je me trompais sur toute la ligne, et je me suis laissée convaincre.

Elle avait diablement raison : il y a pile une semaine, sous les délicieux premiers rayons du mois d’avril, j’y ai passé une journée fantastique. Bien que les employés y soient certainement sous payés, je n’ai croisé ni peluche vivante en acrylique de mauvaise qualité, ni plastique défraîchi ; et je ne suis toujours pas remise du soin inouï apporté à chaque détail: du cale porte à la forme des ampoules, rien n’a été laissé au hasard.

L’émerveillement que j’ai ressenti tout au long de ma visite ne doit absolument rien, je peux vous dire, à mon âme d’enfant : le parc est le fruit d’un travail colossal qui force réellement l’admiration et il n’en faudrait pas beaucoup pour que je me range à l’avis des papas quand ils jugent ce fantastique modèle réduit de train de bien trop belle facture pour les mains encore malhabiles de leur petit monstre.

Aujourd’hui, les photos de Main Street USA, et de l’entrée du parc qui montrent bien, je trouve, le souci du détail que je viens d’évoquer.

Main Street USA est l’artère principale du parc. Bordée de magasins et de petites échoppes pour manger un morceau, elle mène au mythique château de la Belle au bois dormant et nous permet d’accéder aux différents mondes : Fantasyland, Adventureland, Frontierland et Discoveryland.

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J’ai aussi trouvé l’entrée du parc vraiment réussie. D’après ce que j’ai compris, le grand bâtiment sous lequel on passe pour entrer est aussi le meilleur hôtel où l’on peut résider lorsqu’on décide de passer plusieurs jours au parc. Dans le diaporama, vous verrez les lustres « Fée Clochette » suspendus au dessus des comptoirs (je ne les ai, en réalité, remarqués qu’en triant mes photos).

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En dehors du bâtiment qui abrite l’hôtel, ces bâtiments sont en réalité des magasins qui vendent tous plus où moins les mêmes produits (très bas de gamme, eux). Nous n’avons pas eu le temps d’explorer en détail l’intérieur des boutiques, mais une attention identique y est portée à la décoration. J’ai seulement pris quelques clichés de deux restaurants et de la boutique aux pirates, mais ce sera pour le prochain billet.

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Allez voir aussi les photos de La Méchante, faites cet hiver alors qu’il venait juste de neiger, c’est tout simplement adorable.