Un week-end à Florence

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Florence, Toscane… Voilà des noms qui font rêver. Je crains pour ma part à tel point la chaleur que ce ne sont pas là les destinations de vacances qui me viennent à l’esprit (je rêve plutôt d’Irlande, de Laponie ou d’Islande). Je suis donc heureuse qu’un projet – dont je vous parlerai bientôt – m’ait conduit là où je n’aurais jamais décidé de me rendre par moi-même.

La ville de Florence, je dois l’admettre, ne m’a pas transportée autant que je l’aurais voulu : si je suis fascinée par les légendes qui gravitent autour de Lorenzo de Florence et sa famille de psychopathes, les villes « chargées d’histoire » ne sont pas nécessairement celles qui me séduisent le plus.

Je n’ai aucune peine à reconnaître leur indéniable beauté, mais le souvenir des vacances touristiques organisées par mes grands parents lorsque j’étais petite, menées au pas de course entre visites de galeries interminables dans des musées monumentaux et arrêts obligatoires dans chaque basilique, cathédrale ou tout autre lieu de culte remarquable ont eu raison de mon enthousiasme. Or Florence se prête justement parfaitement à ce type de tourisme.

Il n’empêche, c’était un week-end fantastique. Et je n’ai pas échappé à tous les clichés touristiques : je suis restée sans voix devant la lumière de fin de journée sur le Ponte Vecchio ; sur les hauteurs de Florence, près du jardin Boboli, j’ai regardé le soleil se perdre dans la toscane, je me suis amusée du spectacle des courses d’aviron sur l’Arno et arpenté les ruelles étroites qui font du centre ville un labyrinthe dans lequel on se plaît à se perdre. Mais si je devais y revenir un jour, ce serait sans hésiter pour découvrir la campagne environnante que je n’ai fait qu’apercevoir de loin mais qui m’a semblé terriblement envoûtante.

Enfin, comme on ne se refait pas, je pourrais aussi vous parler de ce que j’y ai mangé des heures durant et de la douceur de vivre si spéciale d’un week-end ensoleillé quand on vient de quitter le glagla parisien.

Voici maintenant quelques images prises, presque toutes, dans la lumière dorée de la fin du jour.

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Et hop, quelques adresses parmi mes préférées…

+ Manger – Il Quattro Leoni
J’y ai sans conteste goûté un des meilleurs plats de pâtes de ma vie : des raviolis à la poire dans une sauce au fromage et aux asperges. Tous mes compagnons de voyages s’accordent sur ce point : il faut en avoir mangé au moins une fois dans sa vie. Le vin y était succulent, de mêmes que les entrées. Le cheesecake, au dessert, vaut aussi le détour et d’après ce qu’on dit, les amateurs de viande ne jurent que par la fiorentina, un morceau de boeuf local, ainsi que par le mijoté de sanglier au chocolat.

Je ne peux trop vous conseiller de réserver si l’envie vous prend de venir y dîner : le restaurant fait salle comble à chaque service.

Trattoria Quattro Leoni
Via dei Vellutini 1/r piazza della passera
50125 Firenze
Tel : +39 (0) 5521 8562
www.4leoni.com

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+ Manger – Giovanni da Verrazzano
Une fois encore, je peux sans hésiter, dire qu’il s’agissait d’un des meilleurs plats de pâtes jamais dégusté que ces raviolis aux châtaignes du restaurant Giovanni da Verrazzano. Il est situé sur la place principale d’un petit village, Greve in Chianti. Nous y avons déjeuné dehors, au soleil, en buvant du chianti. Une vraie bonne adresse. Apparemment, le restaurant est aussi une auberge, mais n’ayant pas testé le gîte, je ne peux vous donner un avis.

La place est sertie d’échoppes d’artisanat local, notamment de broderies : j’ai dû faire preuve d’une grande maîtrise de moi-même pour ne pas céder à la tentation des taies d’oreillers brodées. D’autant plus que les prix ne m’ont pas paru excessifs.

Ristorante Giovanni Verrazzano
Piazza Giacomo Matteotti n° 28,
50022 Greve in Chianti (Firenze)
Tel: +39 (0) 5585 3189
www.albergoverrazzano.it

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+ Boire un verre – Le club Cavalli
C’est le seul endroit de cette petite liste où je ne suis pas allée. Il s’agit du lounge bar Roberto Cavalli. Nombre de publicités, dans Florence, jusque dans les taxis, en vantaient les mérites, et les photos, très roberto cavalli – c’est-à- dire du léopard et du bling bling en veux-tu-en-voilà – ont réellement de quoi attiser la curiosité. Nous avons manqué de temps pour cette fois-ci, mais il ne fait pas de toute : pour ma prochaine visite en terre florentine, je veux voir ce que j’imagine être un monument du mauvais goût à l’italienne.

Cavalli Club
8 Piazza del Carmine
50124 Firenze
Tél: +39 (0) 5521 1650

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+ Dormir – Le San Gallo Palace
Ne me demandez pas où, exactement, est situé le San Gallo Palace. Je peux seulement vous dire qu’il est relativement central. Le petit déjeuner n’y est pas très intéressant (si vous pouvez vous contenter le matin d’un café croissant, je ne peux que vous recommander de vous rendre à la pasticceria della liberta qui se trouve à cinq mètres à votre gauche en sortant de l’hôtel), mais on y dort fort bien. Le service est agréable, l’isolation parfaite, les chambres propres et le prix raisonnable : à partir de 75 euros la chambre double si vous réservez sur le net.

San Gallo Palace
2 via Lorenzo il Magnifico
50129 Firenze
Tél : +39 (0) 5546 3871
www.sangallopalace.com

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+ Shopping – Miu Miu & Luisa via Roma
Je n’ai pour ainsi dire pas fait de shopping, mais pour le plaisir des yeux, arrêtez-vous au moins quelques minutes dans les boutiques Miu Miu (un vrai bijou) et Luisa Via Roma (la boutique ultra-mode très haut de gamme à Florence).

Via roma
50122 Firenze
Luisa via Roma : http://blog.luisaviaroma.com/
Miu Miu : www.miumiu.com/stores

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+ Shopping – la Officina Santa Maria Novella
Mon vrai coup de cœur. Il s’agit d’une herboristerie-parfumerie à l’ancienne qui se visite comme un musée. Le lieu est somptueux. Les prix y sont plus que prohibitifs et l’organisation incertaine, mais les parfums irrésistibles. Je n’ai pas résisté à une eau de Cologne au gardénia qui est instantanément devenue mon eau de toilette attitrée, ainsi qu’au talc parfumé, au gardénia également.

Si vous passez à Florence, vraiment, ne vous laissez pas miner par le spectacle touristique qu’offre l’antique parfumerie et faites un petit détour par ce temple du raffinement, vous ne serez pas déçu. J’ai aussi embarqué avec moi une boîte de pastilles à la menthe et aux huiles essentielles que j’aimerais beaucoup pouvoir retrouver en France.

Pour information, il semble que la boutique parisienne Amin Kader, rue Guisarde dans le 6ème, commercialise les produits Santa Maria Novella. ?

Officina Profumo di Santa Maria Novella
Via della Scalla 16,
50123 Firenze
tél : +39 (0) 5521 6276
http://www.smnovella.it/

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