Laisse les gondoles à Venise…

Tags:

Souvenir de Venise Ahhhhh…. c’était top!

Venise, je veux dire. Vraiment, cette ville est magnifique.

Pourtant, c’était pas gagné gagné, je vais vous dire. Même, ça a plutôt mal commencé. Dès le dimanche soir, j’ai compris que j’avais affaire à deux intégristes du tourisme. Quand on a commencé à parler du programme de la journée, ma cousine et ma grand-mère étaient très branchées optimisation maximale du temps imparti: lever à l’heure où blanchit la campagne, musées, musées musées (tout ça au pas de course, évidemment), manger « n’importe où on s’en fout » (je cite), sieste éventuellement (un truc que je supporte pas ça, la sieste), re-musées, églises, visites variées jusqu’à épuisement des semelles, dîner « n’importe où on s’en fout » et dodo presto.

Mes vues personnelles sur le déroulement du séjour étaient, je dois dire, quelque peu différentes. J’avais plutôt en tête un lever sans réveil suivi d’un petit déjeuner à rallonge sur la terrasse de l’hôtel, puis une promenade cool, le nez en l’air, munies de climatiseurs portatifs (ça existe même pas, je sais). Je songeais déjà à nos déjeuners dans de petites trattorias de charme. J’imaginais des après-midi calmes faites de longues ballades et de visites tranquilles; et des soirées au clair de lune avec dîner sous les étoiles et promenades au bord des canaux éclairés en compagnie d’une glace stracciatella.

Quelques heures avant le voyage de retour (bon OK, j’exagère: un peu plus que quelques heures), nous avons, Dieu merci, trouvé un équilibre entre leurs envies et les miennes. J’ai même réussi a faire un tour à la Biennale: pas folle, j’ai expliqué que c’était l’expo du moment, sûre que le mot expo suffirait à les faire entrer dans des transes pas croyables, omettant simplement de préciser qu’il s’agissait d’art contemporain et que donc elles n’avaient aucune chance de dégotter un Tintoret dans ce coin-là. Mon plan a fonctionné à la perfection. Hin hin, je suis le Diable.

J’ai fait des dizaines de photos, toutes plus inintéressantes les unes que les autres mais qui feront d’excellents souvenirs. Mangé des kilos de pâtes et de légumes grillés. Bu du mauvais vin et de très bons cafés. Dépensé une somme folle au café Florian pour un malheureux jus de pêche Pago trop sucré, appris que le nom de cette top marque de chaussures se prononçait « tchié Mihara » (et non pas « Chié Millara », comme je le pensais), été déçue par les verreries de Murano et enthousiasmée par les îles de Torcello et de Burano, photographié la seule femme gondolier de tous les temps tout à fait par hasard (je m’en suis aperçue hier soir en faisant le tri des photos) et exploré avec bonheur tous les quartiers de la ville, y compris les plus populaires.

J’en reviens avec très peu de bonnes adresses ou de conseils si ce n’est que la ville se découvre en marchant et qui se dégage de Venise un sentiment de sécurité tout à fait incroyable. Un bon plan, tout de même: l’hôtel Canaletto, où nous avons séjourné. Proche de la place San Marco (donc de l’embarcadère) est vraiment joli quoiqu’un peu rococo mais d’une étonnante propreté et doté d’un accueil extrêmement chaleureux. C’est une petite merveille que je recommande à tous ceux qui souhaiteraient poser leurs bagages quelques jours à Venise.

Ah oui. J’ai aussi mis en ligne quelques photos. Elles sont très retravaillées, hein (je ne pouvais pas faire autrement, les photos originales n’ont vraiment aucun intérêt), Venise ne ressemble pas autant que ça à une maquette ;) . En tout cas, elles sont ici.

Ciao Venezia !

Tags:

trois quarte jours à Venise Lorsque nous étions petites, avec ma cousine, notre grand-mère nous disais souvent que l’un de ses regrets était de n’être jamais allée à Venise. Mon grand-père ayant promis, promis, promis… mais leur vie de retraités s’étant davantage orientée « virées en bateau, pêche et îles anglo-normandes » que « voyages aux longs cours », ils n’y sont finalement jamais allés. Avec ma cousine, on lui répondait toujours qu’on l’emmènerait, nous, à Venise. Un jour, quand on serait grandes.

Cet hiver, ma grand-mère a fêté ses 80 ans. Et on s’est rendu compte qu’on était devenues grandes alors ma cousine m’a rappelé que c’était peut-être le moment d’honorer nos promesses d’enfants. Je lui ai répondu qu’elle était folle et que mamie n’accepterait jamais. Pensez-vous! Quitter son mari quatre jours complets, elle qui n’a pas dû passer 24 heures sans lui ses 30 dernières années! Prendre l’avion, tout ça. Mais ma cousine, qui n’abandonne pas comme ça, a insisté. Et elle a eu raison puisque dans quelques jours, nous nous envolerons toutes les trois pour Venise.

C’est là que ça se corse. Pour une raison que j’ignore (probablement parce que j’ai visité la ville, il y a 15 ans, quand j’étais au collège), elles sont persuadées que je connais Venise aussi bien que ma ville natale et que je parle couramment Italien. Je crois qu’elles comptent sur moi pour les guider. Mais en dehors du Palais des Doges, du Pont des Soupirs et du glacier top de la place Saint Marc (qui m’avait paru top, en tout, cas, lorsque j’étais ado)… bref, pas besoin de faire un dessin: pour l’instant, j’assure pas… Bien entendu, j’ai commandé un guide du routard (ou assimilé) et un petit livre de conversation franco-italien et je vais potasser tout ça dans les jours qui viennent mais je serais hyper heureuse de connaître vos bons plans à vous, vos suggestions, recommandations, conseils (à faire et ne pas faire) et autres bonnes adresses.

En gros, voilà le pitch: trois femmes tout ce qu’il y a de plus différentes les unes des autres. La première, routarde invétérée, risque d’avoir envie de se farcir tout ce que la ville compte de trucs qui se visitent et fera sans nul doute des pieds et des mains pour la traditionnelle visite en gondole (vous avez compris que ce n’est pas moi). La seconde, dame d’un certain âge, aurait bien eu une tendance routarde mais ne rechigne pas devant un petit supplément de confort et n’est pas la dernière à parler chiffons chaque fois que l’occasion se présente. Evidemment, elle compte bien voir tout ce que la ville compte d’églises afin d’y déposer un maximum de cièrges pour son salut ainsi que celui des siens. La troisième, enfin, pense avant tout aux chouettes gueuletons qui l’attendent et s’inquiète à mort des tenues qu’elle doit emporter pour ne pas être trop moche au milieu de toutes ces bombas italiennes. Elle se demande avec angoisse si elle pourra brancher son sèche cheveu et regrette de ne pas avoir trouvé un guide su shopping à Venise, puisque, soyons francs, c’est surout ça qui l’intéresse (mais oui, je caricature, rohhhhhh)…

Voilà, vous savez tout.Comme vous voyez, TOUS vos conseils seront les bienvenus :)