Merci pour…
○ Nos marches dans la forêt.
○ Les petites noisettes fraîches.
○ La feuille de monstera prélevée sur celui de Mamy, qui commence à faire des racines.
○ Les milliers de photos prises cet été qui restent à éditer, comme on entasse avec amour ses petites provisions pour l’hiver.
○ Les livres audio qu’on écoute dans la voiture quand on part en week-end.
○ Mon corps, dans lequel je me sens bien.
○ Le silence, qui nous permet d’entendre tant de choses.
○ Les dernières herbes aromatiques de la saison, hachées dans la salade.
○ Les nuits plus fraîches, où on dort tellement bien.
○ Le tabac, depuis qu’il est sorti de ma vie.
○ Les projets de rentrée, les vagues et les moins vagues, les déjà entamés et les pas tout à fait finis. Les rêves !!
○ Les heures passées à écrire dans le calme complet de mon appartement.
○ Le pimentier, qui nous fait des piments que l’on va pouvoir faire sécher et manger ^^
○ Cette photo de nous deux prise par Marine au soir du dernier dimanche des vacances, quelques secondes seulement avant de reprendre la route. Ma nouvelle photo préférée.

Chaque fois que je prends le temps pour le faire, je suis stupéfaite par le pouvoir d’un moment de gratitude. Simplement ça : prendre quelques minutes pour se raconter à soi-même d’où provient la lumière, dans nos vies.

Avez-vous une idée du nombre de photos qui se sont ajoutées à votre collection de souvenirs heureux (et à votre téléphone portable) durant tout cet été ? Je parie que cela se compte en centaines d’images ! Parmi ces trésors vous avez certainement déjà ajouté à vos favoris, partagé sur les réseaux et envoyé à votre tribu celles que vous avez jugées parfaitement réussies :-)

Si vous êtes organisée, vous avez supprimé les “vraiment ratées” : celles dont vous savez qu’il n’y a rien à espérer : quand le chat que vous vouliez photographier n’est même pas dans le cadre, que votre frère à les yeux carrément révulsés sur la photo, voire : que vous ne comprenez même plus ce que vous aviez voulu prendre en photo.

Mais il y a un troisième cas de figure. Vous savez, cette photo peut-être pas très bien cadrée mais si expressive de votre nièce adorée, cette image de votre tribu pleine de joie mais prise en contre jour et d’une qualité plus que moyenne. Oh ! Et ce portrait qui était “à ça” d’être réussi (s’il n’y avait pas eu ce type, pour traverser à l’arrière plan, pile au moment où vous avez appuyé sur le déclencheur)…  Bref, vous voyez de quoi je parle : de ces photos qui ne sont ni vraiment réussies, ni vraiment ratées. Les photos les plus frustrantes. Et quelquefois, ahaha… les plus nombreuses.

Peut-être ne le savez-vous pas, mais ces photos-là recèlent parfois des trésors ! Aujourd’hui je vous propose donc de transformer ces images mi-figue mi raisin en photos qui racontent vraiment le moment que vous avez voulu immortaliser. Vous n’imaginez peut-être pas les pépites que vous allez pouvoir vous amuser à dénicher…

Ni à quel point deux ou trois petits trucs tous simples peuvent tout changer sur une image. Ce sont quelques uns de ces petits trucs que nous allons explorer aujourd’hui à travers plusieurs cas de figure.

1- Quand vous ne savez même plus
pourquoi exactement, vous avez pris cette photo

Quand vous tombez sur une photo où vous vous dites “mais c’était quoi, au juste, mon idée quand j’ai pris cette image?“, c’est le plus souvent un problème de composition. La “composition”, en photo, c’est la manière dont s’agencent les différents éléments présents dans votre image les uns par rapport aux autres. Ou se situe votre sujet principal? Comment est-il positionné vis à vis du décor ou d’un éventuel deuxième sujet? Bref, comment se raconte l’histoire. Mais une fois que la photo est prise… les éléments sont figés. En théorie, il est donc difficile d’agir là-dessus une fois que la photo est prise, mais vous avez tout de même une marge de manoeuvre, et pas des moindres : le recadrage.

Oui, oui, je sais. Vous savez certainement comment recadrer une photo. Mais vous procédez peut-être de manière intuitive sans trop savoir pourquoi vous faites les choses, et passez ainsi sans doute à côté de nombreuses opportunités de sauver certaines de vos photos. Nous allons donc voir deux cas de figure.

☞ Recadrer pour améliorer la compréhension de l’image ☜

Avant recadrage

J’aime plein de choses dans cette photo, à commencer par les couleurs (ici, elle a déjà été éditée, les couleurs ne sont donc pas exactement celles de la photo telle qu’elle a été prise). Elle évoque parfaitement à mes yeux l’ambiance des grandes marées et de la pêche à pied en Normandie. L’ennui, c’est qu’on ne sait pas trop où poser les yeux. Cette photo, malgré son petit air minimaliste est encombrée d’une multitude d’éléments qui nous perdent. Les algues sur le sable, à cause de la perspective, occupent davantage de place que les personnages. Et finalement, à moins d’être né dans le coin et d’avoir déjà vécu un moment semblable… on ne sait pas exactement ce qui se passe sur cette image. À priori, cette photo, malgré quelques points forts, devrait partir à la poubelle.

Après recadrage

Mais j’aimais bien la position des quatre personnages, au centre de l’image. En procédant à un recadrage drastique (qui à ses limites, je vous en parle un peu plus bas) j’ai pu éliminer bon nombre d’informations, ce qui me permet de placer au centre de l’attention ce petit groupe de personnes qui se tient les fesses en l’air en face de la mer, équipé de seaux et de grattoirs, dans une attitude très caractéristique de ceux qui pratiquent la pêche à pied. Dit autrement : ma photo, grâce à ce simple recadrage, est devenue intelligible.

☞ Recadrer pour attirer l’attention sur son sujet ☜

 

Avant recadrage

Dans ce deuxième exemple, qu’avez-vous vu en premier? Le personnage au bord du cadre à gauche ou bien la dune? Eh oui, ce que vous avez remarqué en premier, c’est le personnage ! C’est bien normal : on remarque toujours mieux un sujet vivant, de surcroît quand il est en mouvement. Quel que soit son emplacement dans l’image, il emplit l’espace de sa présence. Hélas mon projet, ici, était de trouver comment immortaliser cette petite touffe d’herbe au milieu de nulle part… pas de photographier cette personne (car si cela avait été le cas, je n’aurais sans doute pas choisi de placer mon personnage ici, et j’aurais porté attention à sa gestuelle qui sur cette image ne raconte rien de spécial).

 

Après recadrage

Une fois encore, un simple recadrage m’a permis de rectifier le tir et de rendre à ces herbes de dune toute la place que je désirais leur donner. Comme vous le voyez, il s’agit d’une manipulation qui ne prend pas plus de quelques secondes et qui change absolument toute l’ambiance de la photo. Me voici désormais devant une photo paisible, propice au calme et à la contemplation 

À vous maintenant ! Recadrez une photo sur votre téléphone :-)

C’est sans doute la manipulation la plus simple à effectuer depuis votre téléphone : même si vous ne possédez aucune application d’édition d’image, il est plus que probable que votre téléphone possède un outil par défaut pour vous permettre de le faire. Voici à quoi ressemble le plus souvent le sigle qui représente l’outil de recadrage :

Attention cependant à une chose : vous l’avez sans doute remarqué, plus une photo est recadrée, plus elle perd en qualité. À utiliser, donc, avec parcimonie surtout si vous avez le projet d’imprimer vos photos de vacances ^^

2- Quand quelque chose cloche dans le paysage
sans que vous sachiez trop pourquoi

Vous savez, cette photo de paysage qui vous plait, mais… tssss, quelque chose vous empêche de la considérer totalement comme une photo réussie. Le problème ? Impossible à déterminer. J’ai remarqué que souvent, dans ce cas-là, il y a un problème d’horizon, en particulier s’il s’agit de photos de paysage. Si l’horizon n’est pas droit, la photo “penche”, créant une impression d’instabilité désagréable. Une sensation de mouvement alors que justement, on a envie de s’imaginer immobile, abîmé dans la contemplation. En fait, on a tous plus ou moins tendance à prendre des photos qui penchent, mais heureusement corriger cette impression est en général très facile. Il suffit de… redresser l’image.

☞ Redresser pour équilibrer et stabiliser l’image ☜

Avant redressement

J’ai pris cette photo en mer et si je ne me trompe pas, nous avions adopté une allure qui faisait giter le bateau. Inutile de dire que l’idée d’un horizon bien droit relevait de l’exploit, aussi ne me suis-je pas concentrée là-dessus d’autant plus qu’un bateau, à droite, était sur le point de boucher la vue et que je n’avais que quelques secondes pour tenter une photo. Résultat : la balise du Loup titube comme c’est pas permis et vous qui regardez l’image, vous avez le mal de mer. Cet horizon, mes amis, a grand besoin d’être redressé !

Après redressement

En redressant ma photo, on se sent tout de suite mieux, n’est-ce pas? D’autant plus que cela m’a permis de centrer mon sujet et de lui donner toute son importance. Les choses auraient peut-être été différente si la photo avait affiché quelque chose qui indique que je me trouvais sur un bateau à ce moment-là : un horizon penché aurait peut-être contribué à retranscrire ce qui se passe lorsqu’on se trouve sur un voilier. Mais ici, rien ne nous permet de savoir que nous sommes en mer, cette photo pourrait très bien avoir été prise depuis la côte, aussi avons-nous besoin de la même stabilité que celle qui nous est naturelle lorsqu’on contemple un paysage.

☞ Redresser pour concentrer l’attention sur le sujet ☜

Avant, toute de travers

Ici, deux petites fées espionnent depuis le Velux ce qui se passe dans le jardin. Nous n’avons pas toujours le temps de soigner le cadre de ces instants volés car : au moment où j’ai pris la photo, elles n’avaient pas encore eu le temps de commencer à perdre leur naturel et le moment capturé est encore plein de leur authenticité (ce que les photos suivantes, dans ma série, n’avaient plus). Par contre, la photo telle quelle est brouillon et je ne suis même pas sûre qu’en la regardant on remarque immédiatement la frimousse de ces petites espionnes. Mon travail, ici, consiste donc à attirer l’attention sur mon sujet en éliminant tout ce qui pourrait la parasiter et sans aucun doute, le fait qu’elle soit inexplicablement penchée en est une. Je décide donc de la redresser et de la recadrer.

Après, centrée sur son sujet

Encore une fois, le simple fait de redresser l’image la rend plus facile à comprendre pour qui la regarde. En faisant cela, j’ai aussi aiguillé l’attention sur ce que je voulais partager à travers cette photo : la complicité des deux petites cousines. J’ai également recadré l’image en plaçant les deux visages sur les lignes des tiers, qui est une règle de composition très basique et très utile !!! Et mon image, en quelques secondes, a davantage d’équilibre et de charme :)

À vous maintenant ! Redressez une photo sur votre téléphone

Tout comme pour le recadrage, il est plus que probable que votre téléphone dispose par défaut d’un outil pour redresser vos images. Le sigle, en revanche est très différent d’un appareil à l’autre. Dans l’iphone, par exemple, il s’agit du sigle “crop” () entouré de deux flèches. Sur Instagram, c’est l’outil “ajuster” représenté par un rectangle penché, traversé par une ligne horizontale en pointillés. Mais ne vous inquiétez pas, vous devriez le trouver facilement ^^

Petite mise en garde : lorsque vous redressez une photo, une partie de celle-ci est forcément coupée, ce qui peut avoir quelque fois pour conséquence de toucher à un élément, dans l’image, qui vous plaisait en l’état. Dans ce cas, tout est question d’arbitrage : à vous de décider ce qui est le plus important.

Toutes vos tentatives de redresser votre image échouent? Ah là là, alors il y a sans doute aussi un problème de perspective. On ne va pas s’étendre là-dessus aujourd’hui, mais sachez que ça aussi ça se travaille (on voit ce genre de chose en détail, dans mon atelier photo, par exemple)

3 – Quand la photo est un peu ratée,
mais que vous voulez à tout prix la sauver.

Même si ça vous semble une drôle d’idée : pensez au noir et blanc. Oui oui, sérieusement. Vous n’imaginez pas le nombre de photos apparemment ratées qui trouvent une gloire inespérée une fois qu’elles se trouvent en noir et blanc. Je pourrais vous donner des centaines d’exemples. Et je m’en vais vous expliquer pourquoi. Le noir et blanc permet de faire l’économie d’une information qui occupe beaucoup, beaucoup d’espace en temps normal : la couleur. Or la couleur même si elle est capable de vous propulser en un instant au pays des merveilles quand elle est bien utilisée, peut aussi s’avérer inutile, voir carrément perturbatrice ! Voici quelques exemples de photos qui s’en tirent bien mieux en noir et blanc.

☞ Le noir et blanc pour simplifier l’information ☜

Avant, un peu carton-pâte

Voici l’un des mes endroits préférés, à Disneyland : le bateau des pirates vu de ce promontoire qui donne l’impression qu’on a découvert leur repère. Il commençait à faire sombre et je savais qu’il me serait difficile d’obtenir des couleurs franches que j’aurais pu modeler ensuite à ma guise et surtout, je trouvais que les couleurs “réelles” donnaient à la scène quelque chose de trop terre à terre : contrairement à la réalité de Disneyland qui nous fait tout voir avec les yeux de l’enfance (moi en tout cas), j’avais le sentiment que ma photo retranscrivait surtout le côté “carton pâte” de ce moment, et pas du tout le côté merveilleux. Ici, on se sent davantage dans un parc d’attraction que dans un repère de pirates, n’est-ce pas?

Après, vrai repère de pirates

Ici, c’est dans le noir et blanc que j’ai trouvé ma solution. J’aimais beaucoup, comme je l’ai dit plus haut, la composition qui donne le sentiment d’épier, d’être témoin de quelque chose qu’on n’est pas supposé voir. Et le rocher en forme de crâne. C’est en éliminant l’information “couleur” que j’ai pu rendre un peu de son aura au Black Pearl. Ici, le noir et blanc peut renvoyer aux films de piraterie de notre enfance, mais il a également la vertu d’épurer la photo en donnant un peu plus d’espace à l’imagination. Cela nous permet de nous concentrer sur autre chose : reliefs, volumes… et en tout cas de faire disparaître le côté “faux” qui, dans la version précédente, ressortait bien trop à mes yeux. 

☞ Le noir et blanc pour se raccrocher aux branches :-) ☜

Avant une photo super ratée

J’adore cette photo de ma petite nièce de coeur. C’est une photo qui, pour mille raisons m’émeut à chaque fois que je la regarde. Pourtant c’est aussi, techniquement, une photo ratée. Une photo SUPER ratée, même : surexposée, carrément brûlée par endroits (l’arrière plan et certaines feuilles), et pour couronner le tout, les couleurs ne sont pas très jolies (c’est souvent le cas, lorsqu’on prend des photos au milieu de la verdure). Bref : le genre de photo qui, en général, part directement à la poubelle. Sauf que l’expression du visage est ravissante. Et après tout il y a tant de photos techniquement parfaites qui manquent de tout ce qui est important, que je n’allais pas m’arrêter à ces défauts ! Pourtant, je voulais quand même tenter une amélioration. 

Après, ma photo est sauvée !

Ici aussi le noir et blanc a été ma planche de salut. D’abord parce qu’elle m’a permis d’éliminer ce vert pas très joli et pas toujours facile à travailler, mais aussi parce qu’en passant en noir et blanc, il m’a été plus facile de rendre les parties blanches de mon image un peu moins pétantes et de les adoucir, tout en travaillant les reliefs et les jeux de lumière. Ainsi, ce qui apparaissait comme un défaut irrattrapable en couleur, passe (presque) comme une lettre à la poste avec le noir et blanc. Et puis, il y a bien sûr l’intemporalité que confère le noir et blanc aux images en leur donnant ce petit air d’éternité capable de créer en nous une vague de nostalgie pour quelque chose qui s’est produit il y a seulement quelques minutes ^^.

 À vous maintenant ! Passez une photo en noir et blanc

Tout comme les outils de recadrage et de redressement, je suis persuadée que vous possédez déjà dans votre téléphone un outil capable de mettre votre photo en noir et blanc. Les fonctions seront peut-être un peu basiques, mais cela vaut vraiment la peine d’essayer. Si vous ne trouvez pas le fameux outil, sachez qu’il suffit la plupart du temps d’utiliser l’outil saturation (qui rend les couleurs plus ou moins vives) et de désaturer complètement la photo. Souvent, vous gagnerez aussi à ajouter un peu de contraste (juste un peu, hein!).

Petite mise en garde : vous êtes peut-être parfois tentée de prendre certaines photos directement en noir et blanc? À moins d’avoir quelques connaissances solides en photo, je vous invite vivement à ne pas faire ça car vous n’avez pas de retour en arrière possible. Alors qu’une photo prise en couleur vous donne toujours la possibilité, ensuite, de choisir le noir et blanc.

4 – Quand quelqu’un s’est tapé l’incruste
dans le décor :-)

Oui. Je sais. Le discours ambiant a tendance à taper sur les doigts de tous ceux qui jouent un peu trop avec leurs photos (vous vous souvenez, quand je vous avais montré à quoi ressemblerait mon compte Instagram, si je ne retouchais pas mes photos?). Mais je ne suis pas DU TOUT de cet avis. Parfois, supprimer un élément gênant, c’est ça qui peut sauver une photo. Aussi, lorsqu’un élément perturbateur se tape l’incruste sur l’image – soit parce qu’on ne pouvait pas le déplacer (ou se déplacer soi-même), soit parce qu’il s’est imposé au mauvais moment -, je ne vois pas de raison de s’interdire de le supprimer si cela est possible.

☞ Supprimer un élément qui n’apporte rien à l’image ☜

Avant, avec les promeneurs à l’arrière plan

Je n’ai pas beaucoup de photos de M. et H. et je trouvais celle-ci toute simple mais réussie. Elle a été prise durant notre journée annuelle de cousins, au début du mois d’août et à ce titre, à défaut d’être exceptionnelle, elle a totalement sa place dans mon album photo de vacances. Mais je trouvais que ces promeneurs à l’arrière plan, perturbaient vraiment la photo : là où on aurait dû voir en premier mes chers cousins, on voyait au moins autant les deux petits points à l’arrière, qui n’apportaient aucune information particulière.  

Après, sans les petits promeneurs :)

Ca n’a l’air de rien, deux minuscules petits points, mais la sensation que donne la photo est bien différente maintenant qu’ils ont disparu : dans le premier cas on voit une plage certes belle, mais fréquentée ; dans le deuxième : on est seuls au monde, sur notre île. Ce qui était un peu, en réalité, l’impression générale que m’a laissée cette randonnée. Et je crois que la dame et son petit garçon ne m’en voudront pas, de les avoir effacé de l’image, ni de ce souvenir de vacances :)

☞ Raconter une autre histoire ☜

Avant, beaucoup trop de choses sur cette photo !

En prenant cette image, je pensais surtout aux deux personnages en bas à gauche de la photo, qui devaient se sentir au paradis au milieu de toute cette tranquillité. J’avais envie qu’en regardant ma photo, on se sente un peu comme elles. Je voulais que cette photo me permette de partager la sensation merveilleuse que ces deux petits points marchant au bord de l’eau, m’avaient inspirés. Mais là, malheureusement, c’est à peine si on les voit, noyés qu’ils sont, au milieu de tout le reste. Ici, je n’aide pas beaucoup la personne qui regarde la photo à comprendre ce que je désire lui montrer !

Après, bam !

Ahahahah ! Là, les choses sont claires !! J’ai hésité un bon moment avant de me lancer dans ce vaste travail d’élimination du décor. Et pourtant, le résultat est là ! Quelque chose de vraiment paisible se dégage enfin de cette image et mes deux promeneurs sont immédiatement le centre de l’attention, ce qui était mon objectif. Mission accomplie (et en moins de cinq minutes !!)

 À vous maintenant ! Amusez-vous à éliminer des éléments gênants

Ici, vous allez avoir besoin de télécharger une application pour procéder à ce genre d’ajustements. Il en existe un grand nombre sur le marché, mais ma préférée reste – sans aucun doute – “Touch Retouch” qui est une application gratuite et vraiment performante. S’il s’avérait qu’elle devienne payante, je paierais sans hésiter. Vous trouverez aussi des outils de “suppression” d’éléments très bien faits dans Snap Seed qui est une application d’édition gratuite ET disponible sur tous les supports. Dans Snap Seed, il faut ouvrir la palette d’outils “Correction” désignée par deux petits pansements croisés l’un sur l’autre.

Ah là là, il y en a tellement, des petites astuces simples, comme celles-là, que je pourrais continuer pendant des heures. Mais le message que je voulais vous faire passer ici, c’est que ce sont souvent de tous petits changements qui transforment une photo. Ainsi, quand l’une d’entre elles ne vous plait qu’à moitié, demandez-vous toujours comment l’améliorer avant de la jeter.

Une des choses que j’adore, dans l’atelier Insta-Gratitude (ma formation photo en ligne… qui commence dans quelques semaines et qui sera la dernière date en live de l’année 2017), c’est quand, au cours de la première semaine, tout le monde partage ses photos pourries et qu’on regarde comment les améliorer. Il y a tellement (mais TELLEMENT) de trésors dans votre téléphone, que vous n’avez sans doute pas encore découverts !

Encore un petit conseil pour la route ? Quand vous prenez une photo, pensez à toujours cadrer un peu plus large que nécessaire, de façon à avoir une petite marge de manoeuvre en cas de besoin. Vous verrez, cette simple sécurité change la vie. Pour la même raison, paramétrez toujours la meilleure qualité d’image lorsque vous prenez des photos avec votre téléphone, cela vous donnera une plus grande marge de manoeuvre pour corriger éventuellement ce qui a besoin de l’être.

Aujourd’hui, nous avons vu différentes petites choses très simples pour embellir et améliorer des photos que vous avez déjà prises. Mais évidemment, le mieux c’est d’apprendre à les prendre directement, sans (trop) de fausses notes ^^ Alors si vous avez envie de comprendre comment vous pouvez transformer instantanément votre smartphone en véritable appareil photo toutes options, il suffit de télécharger le guide “5 étapes simples pour faire de votre téléphone portable un véritable appareil photo” ci-dessous, il est gratuit 😊.

Mais je préfère vous avertir : vous risquez de libérer un petit génie dont vous n’aviez même pas idée (je veux parler du vôtre, de génie) ^^

Libérez-moi ce petit génie !

En vacances au mois d’août, ce temps-là a le goût d’un caprice météorologique particulièrement âpre aux yeux de la plupart des vacanciers y compris aux miens. Surtout si, comme cela arrive quelquefois, une inexplicable envie de bouder me taraude.

Mais pour faire des photos. Oh mon Dieu, pour faire des photos…

Ce dosage exact de brume et de lumière pas très loin au-dessus des nuages. L’exquise dilution des couleurs les unes dans les autres d’où l’on peut voir surgir ici ou là une tâche de jaune vif, une ligne noire ; le frisottis de l’eau comme une dentelle au bord d’un napperon, suspendu lui aussi dans une forme d’immobilité surréaliste : mouvante, pleine de vie et de vibrations.

Dans cet entre-deux-mondes qui n’appartient en principe qu’aux livres d’Avalon et de la fée Morgane (ainsi bien sûr qu’aux lacs cachés de Brocéliande) les mouettes sur le rivage font un nuage de points sur l’horizon. Indifférentes seulement en apparence et bien loin de toute divagation poétique, elles attendent le copieux repas que leur promet toujours une grande marée.

Mais soi-même, petit point perdu au coeur de cette grande aquarelle, on ne sait plus vraiment si le simple fait de marcher ne nous fait pas courir le risque immense de rompre un sortilège.

Dans ma chambre, en normandie. Cette photo de moi enfant. L’une de mes préférées. Je pense qu’elle a été prise par papa.

C’est sur cette petite sauvageonne déambulant en culotte sur le pont du bateau que mes yeux se sont posés chaque matin à mon réveil, pendant ces dernières semaines.
Et cette évidence, quand je la regarde : rien n’a vraiment changé. Je suis restée moi-même. Tout jusqu’à la moindre petite parcelle de tempérament, est déjà présent sur cette photo. Tout est là, depuis le commencement.

Pourtant, on passe notre temps à tenter de devenir autre chose. On ne pense qu’à s’améliorer, se corriger, se museler pour correspondre à d’autres formes que bien sûr nous jugeons meilleures.
Et puis il y a ce culte, cette maladie du Mieux qui fait qu’on passe sa vie à se forcer. Mais vous avez remarqué ? Comme des élastiques, nous retrouvons toujours notre forme initiale. Quoi qu’on fasse, on en revient toujours à soi-même.

Ce que me dit cette photo, c’est : arrête.

Tu n’as pas besoin de “devenir”. Parce que tu es déjà. Tu es, depuis toujours. Tu n’as pas besoin de corrections.

Arrête de croire qu’il te manque la bosse des maths, dix centimètres de jambes, ou un cerveau capable d’anticiper les problèmes sur trois générations. Le but ce n’est pas d’être tout. C’est simplement d’Être. Donner assez d’amour à ton espace intérieur pour lui permettre de grandir. Oui, comme grandissent les arbres et les fleurs.

L’amour, c’est ton eau.