En vacances au mois d’août, ce temps-là a le goût d’un caprice météorologique particulièrement âpre aux yeux de la plupart des vacanciers y compris aux miens. Surtout si, comme cela arrive quelquefois, une inexplicable envie de bouder me taraude.

Mais pour faire des photos. Oh mon Dieu, pour faire des photos…

Ce dosage exact de brume et de lumière pas très loin au-dessus des nuages. L’exquise dilution des couleurs les unes dans les autres d’où l’on peut voir surgir ici ou là une tâche de jaune vif, une ligne noire ; le frisottis de l’eau comme une dentelle au bord d’un napperon, suspendu lui aussi dans une forme d’immobilité surréaliste : mouvante, pleine de vie et de vibrations.

Dans cet entre-deux-mondes qui n’appartient en principe qu’aux livres d’Avalon et de la fée Morgane (ainsi bien sûr qu’aux lacs cachés de Brocéliande) les mouettes sur le rivage font un nuage de points sur l’horizon. Indifférentes seulement en apparence et bien loin de toute divagation poétique, elles attendent le copieux repas que leur promet toujours une grande marée.

Mais soi-même, petit point perdu au coeur de cette grande aquarelle, on ne sait plus vraiment si le simple fait de marcher ne nous fait pas courir le risque immense de rompre un sortilège.

Dans ma chambre, en normandie. Cette photo de moi enfant. L’une de mes préférées. Je pense qu’elle a été prise par papa.

C’est sur cette petite sauvageonne déambulant en culotte sur le pont du bateau que mes yeux se sont posés chaque matin à mon réveil, pendant ces dernières semaines.
Et cette évidence, quand je la regarde : rien n’a vraiment changé. Je suis restée moi-même. Tout jusqu’à la moindre petite parcelle de tempérament, est déjà présent sur cette photo. Tout est là, depuis le commencement.

Pourtant, on passe notre temps à tenter de devenir autre chose. On ne pense qu’à s’améliorer, se corriger, se museler pour correspondre à d’autres formes que bien sûr nous jugeons meilleures.
Et puis il y a ce culte, cette maladie du Mieux qui fait qu’on passe sa vie à se forcer. Mais vous avez remarqué ? Comme des élastiques, nous retrouvons toujours notre forme initiale. Quoi qu’on fasse, on en revient toujours à soi-même.

Ce que me dit cette photo, c’est : arrête.

Tu n’as pas besoin de « devenir ». Parce que tu es déjà. Tu es, depuis toujours. Tu n’as pas besoin de corrections.

Arrête de croire qu’il te manque la bosse des maths, dix centimètres de jambes, ou un cerveau capable d’anticiper les problèmes sur trois générations. Le but ce n’est pas d’être tout. C’est simplement d’Être. Donner assez d’amour à ton espace intérieur pour lui permettre de grandir. Oui, comme grandissent les arbres et les fleurs.

L’amour, c’est ton eau.

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Je suis loin d’être un exemple en matière de consommation : dès qu’on sort de la consommation alimentaire pour laquelle je suis assez attentive, et de quelques menus efforts concernant les produits ménagers, je crains de mériter bon nombre de zéros pointés.

Mais j’essaie de glaner régulièrement les bons conseils et voici l’une de mes découvertes les plus convaincantes de ces derniers mois : ce shampoing solide, achetés chez @pachamamai sur les conseils de @cecile et qui coche toutes les cases : bio, vegan, cruelty free… tout en étant bien plus efficace que tous les shampoings utilisés jusqu’à présent sur mes cheveux (fins, fragiles, racines grasses et pointes sèches… Ah! Et décolorés, également ^^).

Depuis qu’il est entré dans ma salle de bains, je peux espacer les shampoings d’un, voire deux jours supplémentaires. Et après quelques mois d’utilisation (je l’utilise depuis là mi-mai) c’est à peine si le pain a fondu.

Une fois n’est pas coutume : je suis contente de partager avec vous un produit que j’ai aimé. Et c’est une très bonne occasion pour moi de vous demander : quels sont les produits « éthiques » que vous avez l’habitude d’utiliser quel que soit le domaine (cosmétique, ménage, habillement…)? Ce sera ma résolution pour la rentrée. Acheter mieux. Vos conseils seront forcément très précieux 😊

Et hop! Je retourne à mes vacances qui manquent cruellement de soleil, mais ni de joie, ni de personnes qu’on aime, ni même de longues et belles promenades. La normandie, ces jours-ci prend des airs d’Irlande ou d’Écosse. Je vous embrasse 😘✨💛

PS : Cet article a été initialement publié sur mon compte Instagram et a reçu de nombreux commentaires. Ainsi, si le sujet vous intéresse, je vous invite à vous y rendre directement ^^