Après Granville

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Il y a un peu plus d’un an maintenant, peu de temps après ma traversée en bateau, j’ai quitté Paris sur un coup de tête : moins d’une semaine après avoir pris ma décision, j’emménageais à Granville. Pendant des mois, je n’ai pas passé une journée sans aller voir la mer.

J’ai mangé tous les jours les bons produits du marché. Tant que le temps l’a permis, j’ai pique-niqué sur la plage à midi. Mon petit appartement donnait sur la place des Corsaires et depuis ma fenêtre, je pouvais voir le port. Les entrées et sorties des bateaux étaient devenues mon paysage. Je n’avais qu’à lever la tête.

Cette vie si différente de celle que je mène à Paris était rythmée par une foule de rituels agréables : deux fois par semaine, j’allais manger chez ma grand-mère. Nous papotions en déjeunant face à la mer sous la véranda et, quand elle est tombée malade, ça a été facile d’aller la voir régulièrement.

Les jours de grande marée, j’espérais trouver le « Monsieur des Crevettes » et son éternelle gentillesse à l’angle de la rue Le Campion. Je prenais trois mesures de crevettes encore frétillantes, il en ajoutait toujours une demie et une pelletée de sourires.

Tous les jours à dix heures et demie, on m’appelait depuis le trottoir pour prendre le café dans la jolie galerie d’art de ma tante. Avant le déjeuner, je passais quelquefois commander un livre à la librairie du Détour et c’était toujours une fête lorsque ma commande arrivait.

Vers sept heures, je me m’installais au piano pendant que B. préparait à manger. Ou bien c’était l’inverse. Mais il y avait toujours du piano et le parfum de quelque chose de bon qui mijote en cuisine.

Avec M. et B., on se donnait toujours du temps pour refaire le monde et notre vie à toutes les sauces. On parlait surtout de l’amour évidemment. L’amour qu’on avait eu, qu’on avait plus, qu’on retrouvait, qu’on avait raté, qu’on espérait. À la fin, on se tassait toutes les trois dans le petit canapé, sous la mezzanine. On s’enroulait dans des plaids pour regarder des films souvent assez mauvais tout en buvant des litres de tisane.

Le week-end, on se baladait. Jamais très loin. En gros, on changeait de plage : Bréville, Jullouville, Coutainville… rien que des noms en « ille ». On ramassait des coquillages, et s’il faisait beau, on se nichait derrière de grands cailloux pour s’abriter du vent pour jouir du plus petit rayon de soleil. C’était toujours la même chose et j’ai l’impression que j’aurais pu faire ça chaque jour jusqu’à la fin des temps. J’ai adoré cette vie. Peut-être d’autant plus que je la pressentait provisoire.

Au mois d’avril, il y a eu d’autres surprises, d’autres bonheurs… un tourbillon de choix à faire. Au mois de mai, c’était déjà réglé : je refermais la parenthèse granvillaise pour rentrer à Paris.

Je suis partie avant que le printemps et le soleil ne reviennent. J’attendais le retour du beau temps pour parcourir la Manche de long en large, dégoter tous les petits coins jolis et vous les raconter. J’avais même fait un itinéraire, posé des questions, épinglé quelques adresses… Mais les plans ont changé, alors ça ne sera pas pour tout de suite, peut-être même que ce sera pour jamais. La vie nous réserve trop de surprises pour en avoir la moindre idée. Mais en tout cas, c’est mon seul regret, ne pas avoir eu le temps de faire ça avant de rentrer.

(c’est à ce moment-là que les lecteurs qui auront parcouru ce billet jusqu’au bout vont se sentir récompensés)

Alors j’ai été toute heureuse que l’office de tourisme de la Manche me propose, il y a quelques jours, d’offrir à l’un d’entre vous une « Manche Box » (vous pouvez aller regarder le détail du coffret ici) qui vous permettra d’aller constater par vous même à quel point la Manche est une jolie région.

La box vous permet de choisir parmi 30 courts séjours partout dans la Manche et dans les îles Anglo-Normandes. Si vous ne connaissez ni le Mont Saint Michel, ni Jersey, ni Guernesey, je vous recommande en particulier ces escapades, mais il y en a plein d’autres. J’ai longuement feuilleté le catalogue, la Manche Box me semble vraiment très bien faite.

Le concours est ouvert jusqu’à mercredi midi. Pour participer, c’est facile comme tout, il vous suffit de me dire dans quel archipel ont été prises les photos de ce billet.

Alors c’est à vous, rendez-vous mercredi après-midi pour vous dire qui a gagné !

PS : N’oubliez pas de mettre une adresse mail valide dans le champ « email » des commentaires, si celle-ci ne fonctionne pas, je ne comptabiliserai pas votre participation.

Couleur !

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Parmi les choses qui me font plaisir, dans la vie, je peux placer en bonne position les espaces joliment décorés. J’ai été bien avisée, l’autre jour, de venir munie de mon appareil photo à l’occasion d’un rendez-vous au ShowRoom Bensimon, situé à deux pas du canal Saint Martin et dissimulé, comme souvent à Paris, derrière une porte cochère.

C’est une des choses dont je ne lasserai jamais à Paris, les mystères incroyables qui peuvent se cacher derrière n’importe quelle porte, y compris la plus anodine. Dans une autre vie, je serai un chat, pour pouvoir visiter chacune d’entre elles en catimini.

Le Showroom est un espace tel que je les aime, spacieux, baigné de lumière et chaleureux. Ce jour-là, j’ai aussi croisé monsieur Bensimon. Charismatique et attentionné, il compte parmi ces personnes dont j’admire la capacité à se comporter avec chacun en lui octroyant toute son attention, toute sa présence. Le genre de personne dont on n’envie pas la réussite : on s’en réjouit.

PS : Merci pour vos participations au concours Printic. J’ai envoyé un petit mot aux deux gagnantes, Blandine et Laura.

PPS : Si vous avez un joli endroit à me faire découvrir (boutique, Showroom, hotel, ou mieux encore, votre petit nid) pour que je vienne y faire quelques images, n’hésitez pas à m’envoyer un petit mail !

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DIY – Pictures

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Avez-vous déjà fait imprimer vos photos via Instagram? J’ai essayé ça cet été et je suis dingue du résultat (Ici, Printic). Je n’aurais pas imaginé que cela me fasse aussi plaisir, de les voir ainsi imprimées sur du papier. Mais une fois passée cette première impression agréable, j’ai pensé : et ensuite? On les range dans une boîte? On en fait un Album? Des cartes postales? Bref, voilà trois mois que mes photos attendaient une idée.

J’avais envie que ce soit facile. Qu’il y ait une idée d’harmonie de couleur. Que ça ne demande pas un trop grand nombre d’images tout en habillant vraiment le mur et qu’on puisse les changer facilement. Voilà ce que ça donne : quelques images en bleu, frangées de papier de soie. Il suffit d’en installer trois ou quatre pour créer un joli espace et c’est fait en dix minutes chrono. Tout ce que j’aime.

Psst… il y a un petit concours à découvrir tout au bas du billet.

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Pour les fabriquer
Vous avez seulement besoin de photos, de papier de soie, de papier crépon métallisé, de double face et d’une paire de ciseaux.

1. Superposez plusieurs feuilles de papier de soie et une feuille de papier métallisé, puis coupez un grand rectangle (un peu plus large que la photo et environ une fois et demie plus haut).

2. Choisissez la forme de vos franges et coupez : droite, en pointe, en fanion, en zig zag… à vous de voir.

3. En maintenant fermement votre petit paquet de feuilles, coupez dans la longueur une série de franges en laissant au moins 5cm de bordure.

4. Sur la petite largeur blanche des photos type « Polaroïd » collez une bande de double face jusqu’à 5mm environ du bord de la photo.

5. Commencez à poser vos bandes en commençant par celle du bas que vous collerez sur 2mm environ.

6. Choisissez la couleur de votre deuxième épaisseur de franges et coupez la partie non frangée d’environ 5 mm avant de coller. Puis procédez de la même façon avec chaque nouvelle couche : coupez quelques millimètres supplémentaires à chaque fois, avant de coller.

7. Lorsque c’est terminé, ajoutez une bande de double face dans la largeur, à 5mm sous la photo et collez-y une bande de papier métallique pour donner un joli fini à vos franges.

8. De chaque côté, coupez délicatement tout ce qui dépasse (en faisant attention à ne pas entailler la photo).

9. Vous n’avez plus qu’à installer ça sur votre mur. Si celui-ci est peint et peu granuleux, un simple morceau de double face à fixation forte fera parfaitement l’affaire.

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Last but not least, si vous avez envie de vous amuser à bricoler vous-même ce petit projet (ou que vous désirez tout simplement tester un service d’impression de ce type) Printic se propose de faire gagner à deux d’entre vous un jeu de 9 photos. Pour participer à ce mini concours, il suffit de répondre dans les commentaires à cette petite question :

Faut-il posséder Instagram pour utiliser le service d’impression proposé par Printic?

Réponse A : Oui, Instagram est nécessaire pour imprimer ses photos via Printic
Réponse B : Non, il suffit de posséder un smartphone et l’application Printic pour imprimer ses photos.

Attention, n’oubliez pas de renseigner un mail valide dans le champ « mail » des commentaires, car c’est cette adresse que j’utiliserai pour informer les gagnants. Si elle n’est pas valide, je procèderai à un autre tirage.

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