Le seul bleu tolérable…

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Visuel_Amnesty

Le seul bleu tolérable sur un visage de femme.. Non, ce n’est pas une pub sur la teinte incontournable de l’été mais la nouvelle accroche d’Amnesty International pour alerter l’opinion publique sur les violences faites aux femmes. Elle est diffusée dans la presse depuis quelques jours et a été réalisée par l’agence Mc Cann. Une campagne juste, pudique et touchante, en partenariat avec Sephora.

Amnesty Intenational
Sephora

Ma p’tite pilule bleue

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Je suis une fan de trucs de régime. C’est une sorte de hobby (totalement assumé). J’aime à tester les nouvelles pilules miracle, la dernière barre hyperprotéinée, le dernier flacon chasseur de graisses. Mon dernier test en date s’appelle « Minceur 24″ et promet de perdre jusqu’à 4 kg en 1 mois et demi. Entre les lignes, je lis : « sans changer vos habitudes alimentaires » (ou est-ce le fruit de mon imagination?). Parce que, en vrai, moi, ce qui m’intéresse c’est d’augmenter le paramètre « nourriture grasse » tout en baissant le paramètre « cuisse grasse ». À la limite, si je maigris pas, je m’en fiche si je peux m’enquiller vaillament un Club Deluxe au Coffee Parisien tous les soirs sans grossir. L’inventeur du régime-frites trouvera en moi sa plus fervente admiratrice.

Magicpill

Durant un mois et demi, je me suis donc astreinte à mes deux pilules quotidiennes… sans changer mes habitudes alimentaires. Comprenez tartiflette, paninis trois fromages, crêpes au nutella et à la crème salidou, restaus, bons vins, tourtes fumantes et purées aux marrons. Comment ça « c’est normal si je perd pas un gramme? »
J’arrive au bout du mois et demie. Il me reste la pilule ultime à prendre ce soir. Donc, à moins que je me réveille demain matin et que je me perde dans un jean trop grand qui me serrait la veille, ça marche pas… Je vais donc joyeusement retourner dès lundi matin voir ma pharmacienne pour lui poser la même question que le mois dernier: « vous z’auriez pas un truc rigolo à essayer pour faire maigrir? »

Pfff… hyperfacile, le yoga…

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BikramYoga Celui que j’entendrai dire ça peut déjà compter les minutes qui lui reste ? vivre ! Donc vendredi soir, je me suis rendue à mon premier cour de yoga bikram avec mon amie Nadia. Par prudence, j’ai décidé de ne pas étrenner tout de suite ma nouvelle tenue de sport tendance et de me contenter d’un short (oui, oui, un vrai short, je n’en reviens pas moi-même) et d’un t-shirt.
Nous entrons donc dans l’enceinte sacrée. Un monsieur nous reçoit, torse-poil et serviette à la taille. Bon, bon… Lui serrer la main d’un cordial « bonjour monsieur, enchantée », me paraît déplacé. Je réprime heureusement ce premier instinct au moment où lui-même me sert un : « Salut, comment tu t’appelles? ». Les salamalecs ne sont donc pas le style de la maison.
Inscriptions et présentations des lieux faites, le professeur nous instruit qu’en cas de malaise (???), étourdissement (!!!), fatigue, on peut s’arr?ter un moment (encore heureux!) mais que l’on ne doit pas quitter la salle (chauffée à plus de 40°, je le rappelle). La pression monte.
Nous allons rapidement nous changer dans un vestiaire commun. Aime pas trop ça, moi, les vestiaires communs. Dans la salle, le professeur nous a déjà placées. Pas trop près l’une de l’autre. Nous entendant babiller pleines d’entrain il a dû craindre (à raison) un clair manque de concentration chez ses nouvelles recrues et une facilité certaine à prendre un fou rire à la première occasion.
Les premières positions et le rythme auquel on les enchaîne sont diaboliques. Au bout d’un quart d’heure, j’ai effectivement l’impression que le malaise me guette. Mon teint a viré brique et l’envie de rire me prend à l’idée d’avoir pu envisager le sarouel dans une telle atmosphère: mon short lui-même, déjà trempé, me paraît de trop. Je reste incrédule: même mes tibias peuvent transpirer! Au bout de 20 minutes, je constate que dévinitivement, toute vélleité de coquetterie est vaine. Voire stupide. Je me félicite encore d’avoir laissé tomber mon attirail mode. Je rêve d’un maillot de bain. J’ai oublié que je n’étais pas du tout présentable en maillot de bain. Et du reste, je m’en fous. Mon amie, elle aussi s’est arrêtée pour reprendre ses esprits.
Mais la litanie indiscontinue du professeur se poursuit : étirez les jambes, ventre rentré, serrez les fesses, exxxxxxxpirez, tirez les jambes, le dos bien droit, vos mains vont touuuuuucher le plafond, vos yeux percent le miroir… Au début, cela aurait un peu tendance à me faire marrer, mais je comprends vite que cette litanie est bénéfique : elle aide à la concentration, comme une béquille pour la volonté si on veut… Et puis j’ai tellement mal partout que je n’ai plus le courage de faire bouger mes zygomatiques.
Je regarde autour de moi, la sérénitié de certaines participantes me laisse perplexe. Mon visage à moi exprime plutôt l’effarement mêlé d’une grande douleur et d’une extrême fatigue. Tout à coup, je prend conscience que je ne sais pas depuis combien de temps je suis là : 10 mn, une heure? Aucune idée. Le découragement me guette. Je ne tiendrai jamais jusqu’au bout. J’ai l’impression d’avoir déjà donné le maximum. Il faut dire ausi que, niveau sport, je pars de zéro. Mais curieusement, bien qu’exténuée, les exercices me paraissent moins douloureux au fur et à mesure que la séance avance: la fatigue me fait peut-être divaguer. C’est une hyothèse que je n’écarte pas. Et tout d’un coup, le professeur nous fait entrevoir le début de la fin du cours. Les dernières postures me paraissent nettement plus douces que les premières. Deux postures, une posture, relaxation.
Le professeur éteint la lumière. Nous sommes tous allongés. Je l’entends dire un truc du genre « vos paupières sont lourdes…. » normalement, ça m’aurait donné le fou rire (ça me rappelle l’école), là non, j’apprécie. Il félicite les participants et conclut: « Namasté* ». Les participants en choeur répondent « Namasté ». Merde, je n’ai pas eu le temps de comprendre qu’il fallait dire pareil. Pourtant, ça c’est la classe: dire « Namasté », comme ça à la fin du cours. Ca fait tellement « moi aussi je suis une yogi ». J’ai envie de lui demander de le redire une fois pour que moi aussi, je puisse me joindre au groupe… mais bizarrement, j’ai senti que ce n’était pas opportun. J’ai hâte d’être au prochain cours, au moins pour ça!

* Namast? : « Que l’ensemble de vos qualités soient bénies et protégées des dieux ». Au quotidien, c’est une façon de saluer (bonjour, bonsoir…)