Ne vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblerait le compte Instagram d’une personne que vous suivez… si ses photos n’étaient pas du tout retouchées ? Qu’elles étaient publiées telles quelles, sans aucun filtre ni retouche ? À travers ce billet, j’ai envie de vous en donner une idée, et pour cela, je vais vous montrer le mien.

Il y a plein, mais PLEIN de choses que je pourrais détailler à propos de ces photos, en prenant chacune d’elles l’une après l’autre pour vous expliquer le pourquoi du comment de chaque retouche. Cependant, comme je n’ai pas envie de vous perdre en cours de route, je vais m’attarder aujourd’hui sur l’une d’entre elles, celle qui me paraît la plus importante.

Mais d’abord, voyons à quoi ça ressemblerait, mon compte Instagram, si je me contentais de publier telles quelles les photos que je prenais.

Ca, c’est mon compte Instagram tel que vous le connaissez

 Et ça, ce serait mon compte si je ne retouchais pas mes photos


Il y a une chose que je lis régulièrement, à propos de la photo et en particulier des photos sur Instagram : « Oui, mais c’est retouché. Donc c’est tricher ». En témoigne l’absurde tag #nofilter qui sous entend que la photo est « authentique », par opposition à toutes les autres images, diaboliquement trafiquées.

Aussi, j’aimerais tenter de vous montrer pourquoi ce raisonnement n’a pas vraiment de sens. Car la photo, quoi qu’on fasse, c’est TOUJOURS de la triche : le simple fait de choisir l’heure à laquelle on prend une photo, la direction de la lumière par rapport à son sujet ou le point de vue depuis lequel on se place peut changer diamétralement l’effet que peut produire une scène donnée (il faudra que je vous montre un jour l’effet de la lumière sur les rides et vous verrez que le premier Botox, en photo, n’est pas le maquillage)(ou que je vous explique comment la manière dont on place l’objectif face à son sujet peut lui permettre de perdre ou gagner un bon nombre de tailles, bien plus sûrement qu’un coup de Photoshop).

Enfin bref. Sacré différence, n’est-ce pas ?! Alors regardons ça de plus près. Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit en premier ?

Une histoire de luminosité

Oui, évidemment. La lumière. Je suis sûre que vous vous dites : oh là là, c’est vraiment plus sombre. Ce qui est vrai. Pour autant, est-ce que ces photos, plus sombres, se rapprochent davantage de la « réalité »? Eh bien en fait, pas spécialement. Si par “réalité” vous entendez “ce que je voyais à ce moment-là”, ce qui reste de toute façon très subjectif, je suis au regret de vous dire que les photos non retouchées n’en sont pas plus proches.

Et je vais vous montrer pourquoi.

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Qu’est-ce qui vous nourrit, vous, en ce moment?

Ce blog reprend doucement du service, mais comme tout ce que je prépare pour les semaines qui viennent est encore en chantier ET que j’avais tout de même très très envie de faire un tour ici, je vous propose qu’on se raconte un peu, aujourd’hui, ce qui nous nourrit, en ce moment.

Voici donc les dernières choses que j’ai aimé lire / voir / entendre etc… je vous invite bien entendu à partager les vôtres dans les commentaires :)

« The art of being Yourself »
La conférence de Caroline Mc Hugh

Je vous en parle en premier, comme ça, si vous n’avez pas le temps de tout lire, vous aurez vu le plus important : cette conférence de Caroline Mc Hugh intitulée “The art of being yourself” qui ne cesse, depuis que je l’ai écoutée, de me trotter dans la tête.
Voici ce que dit Caroline Mc Hugh : « We come complete. We come complete with one true note we were destined to sing » (que je traduirais par « Nous venons au monde complets. Pleins et entiers, faits de cette note fondamentale unique, que nous sommes destinés à chanter). Selon elle, notre travail en ce monde consiste à trouver et comprendre cette « note » et la mettre au service de ce que nous désirons accomplir. Comme elle, je pense que la société est une combinaison d’individus et que c’est en permettant à chacun d’exprimer sa « note » unique que l’on se donne une vraie chance d’aller de l’avant. Voilà longtemps qu’un discours ne m’avait remuée à ce point. Aussi, si vous avez vingt minutes devant vous, je vous encourage vraiment, vraiment, vraiment à prendre le temps de la visionner.

Les livres d’Elizabeth Von Arnim

J’ai découvert les livres d’Elizabeth von Arnim totalement par hasard, simplement intriguée par une photo de @undimanchealacampagne (le compte de Sylvi qui a suivi mon atelier photo et fait des pas de géants <3) et grâce à cette photo, il semblerait que je sois partie pour lire tout ce que cet auteur, une dame très comme il faut, a pu écrire. D’abord parce qu’elle a un don certain pour le récit contemplatif et que lire ses livres ressemblent à s’y méprendre à une ballade en pleine nature, ce à quoi je ne peux qu’être sensible, mais aussi parce qu’elle me fait un peu penser à Jane Austen dans ce que je préfère chez la vénérable anglaise, c’est-à-dire l’humour, l’ironie voire le sarcasme, le féminisme voilé. Je sais que le style d’Elizabeth Von Arnim est aussi capable d’exaspérer par le peu d’action (quand ce n’est pas tout simplement l’absence d’histoire) et l’extrême lenteur dans laquelle chaque chose de déroule, mais en ce qui me concerne, c’est une découverte délicieuse et je me réjouis à l’avance pour tout ce que je n’ai pas encore lu. Pour le moment, j’ai pris un grand plaisir à lire Elizabeth et son jardin anglais, ainsi que Les Aventures d’Elizabeth à Rügen.

Anne et la maison aux pignons verts
Lucy Maud Montgomery

Comme vous peut-être, je fais partie de ces petites filles qui ont grandi en rêvant des aventures de la ravissante orpheline rousse de l’île du Prince Edouard, régulièrement diffusées à la télévision lorsque j’étais enfant, mais jamais je n’avais songé à lire les livres. Quelle erreur ! S’il s’agit bien entendu de livres pour enfants, il y a une fraîcheur et une justesse dans la plume de Lucy Maud Montgomery tout à fait charmantes. Quel plaisir de lire les longs monologues de la petite Anne, désireuse d’embrasser la vie, pleine de questions existentielles et d’idées aussi divines que déroutantes… un peu comme on s’amuse des reparties inattendues des enfants les plus malins et les plus éveillés, quant ils nous donnent le sentiment que ce sont eux, finalement, qui ont tout compris de la vie. La petite Anne de ce roman ressemble terriblement à ces enfants et le premier tome de ses aventures, Anne et la maison aux pignons verts (Anne of Green Gables), fut un moment réjouissant.

Martha Argerich, l’enfant et les sortilèges
Olivier Bellamy

Peut-être ne savez-vous pas qui est Martha Argerich. Elle compte parmi les pianistes les plus célèbres et les plus vénérées de sa génération… mais si vous ne vous intéressez pas à la musique classique, il est possible que vous n’ayez même jamais entendu parler d’elle. Aussi je ne vous en parle pas dans le but de vous inciter à tout prix à écouter de la musique classique même si ce serait un effet secondaire formidable, mais parce que cette biographie ne vaut pas que pour les amoureux du piano : la vie de Martha Argerich, pianiste de génie tourmentée et fantasque a vraiment de quoi séduire quiconque aime à plonger dans le récit des vies exceptionnelles. Et la plume d’Olivier Bellamy que je qualifierais volontiers d’amoureuse – amoureuse du prodige, de l’intelligence et surtout de la musique – sert à merveille ce tumultueux portrait. Si, comme moi, vous avez plaisir à explorer les parcours d’esprits brillants et hors normes, vous ne serez pas déçue par cette la lecture de Martha Argerich, l’enfant et les sortilèges.

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Hey dis donc ! Merci pour le super accueil que vous avez réservé au dernier billet, celui dont la mission était de libérer le petit génie qui se trouve au fond de votre poche (je parle de votre téléphone portable) ! J’ai décidé de vous proposer une série de billets plus concrètement orientés “photo”, dans les jours qui viennent, pour vous aider à avancer dans votre pratique de la photo, à l’aide de votre petit génie.

D’ailleurs, si vous savez déjà que vous avez envie d’aller plus loin, c’est le moment où jamais : les inscriptions pour l’atelier InstaGratitude – un workshop photo en ligne de six semaines pour apprendre à faire des photos qui racontent vraiment ce que vous avez envie de partager – ferment demain (le lundi 23 janvier à minuit).

Aujourd’hui, on va parler retouche. Si vous vous êtes du genre à vous demander, en regardant votre compte Instagram préféré : “Mais bon sang de bois, QUEL FILTRE elle utilise !?!” vous allez enfin avoir une réponse.

En vrai, il y a trois chances sur quatre pour que la personne à laquelle vous pensez n’ait pas utilisé de filtre. Et si vous vous posez cette question : neuf chances sur dix que vous, vous n’ayez jamais vraiment pris le temps d’éditer une photo :)

Retoucher, éditer… il y a une différence ? J’imagine que les puristes verront de multiples subtilités. Pour ma part, je pense “retouche” lorsque l’image est extrêmement retravaillée et modifiée (les photos de @mattcrump, pour moi, sont retouchées car elles s’éloignent énormément de la réalité et me font davantage penser à des tableaux que de la photo) . Et je pense plutôt “édition”, lorsqu’il s’agit davantage de corriger les petits défauts de la photo, et/ou de lui donner un petit twist personnel. Un peu comme un filtre, si vous voulez… mais un filtre que vous auriez créé vous-même.

Pour vous donner un exemple concret, nous allons regarder les différentes étapes par lesquelles j’ai fait passer cette photo avant de la publier sur mon compte Instagram. Depuis la photo brute, en passant par l’édition, et une petite retouche finale.

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Conversation classique, dans la voiture, avec le chauffeur de taxi : “Et vous, vous faites quoi, dans la vie ?” Je vous épargne le long supplice habituel à chaque fois qu’on me pose cette question (“heu”… “je”… suivi d’une longue liste d’activités) pour en arriver à la chute de ma phrase : “Et aussi, j’apprends aux gens à faire de belles photos avec leur téléphone portable“.

Grand blanc dans la conversation.
Regard de stupéfaction dans le rétroviseur.

“AH BON ?!? Il y a des gens que ça intéresse !!!!?”

Visiblement, le monsieur n’en revenait pas. Et moi de mon côté, je n’en revenais pas qu’il n’en revienne pas. Long argumentaire pour lui expliquer par le menu le pourquoi du comment, mais je le voyais bien : aucune de mes explications ne semblait trouver grâce à ses yeux. Je sentais à sa moue qu’il se demandait même si je ne me foutais pas un peu de lui. Ce genre de situation à la fois désolante et hilarante. Moi égrenant les explications ; lui de plus en plus sceptique.

Et puis bon, ce petit manège a fini par m’agacer et plutôt que prendre la mouche, j’ai préféré lancer un autre sujet de conversation. Nous en sommes restés là.

Il n’empêche. Ça m’a travaillé cette histoire.

Elles me semblent tellement évidentes, à moi, les raisons pour lesquelles ça vaut le coup d’apprendre à utiliser l’appareil photo de son téléphone plutôt que d’investir dans un coûteux instrument qui, en particulier si au départ on n’y connaît pas grand chose en photo, donnera exactement les mêmes résultats (voire meilleurs, dans certains cas). Elles me semblent tellement évidentes que visiblement, je ne trouvais pas les mots pour les lui expliquer :)

Et comme souvent dans la vie, il est bon de garder la question dans sa tête et la laisser tranquillement faire son chemin. Toujours cette histoire d’Aléthiomètre, vous vous souvenez ? C’est pendant les vacances, que j’ai compris ce qui se passait.

On ne comprend pas ce qu’il y a de nouveau à apprendre sur un téléphone portable, parce qu’on pense qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour prendre la photo. Et que nos possibilités se limitent plus ou moins à cela.

Au contraire, il est très facile de voir que pour apprendre à utiliser correctement notre nouvel appareil Reflex, ce peut être une bonne idée de prendre des cours : il y a des tonnes de boutons partout, des symboles mystérieux auxquels on ne pige pas grand chose et un nombre effroyable de réglages à faire dans tous les sens. Dans ces conditions, évidemment : ça peut être super utile d’être guidé.

Sauf que.

Ces réglages là, on peut faire les mêmes avec son téléphone. En tout cas un grand nombre d’entre eux. Et c’est le fait de savoir les utiliser qui peut faire s’envoler la qualité de vos photos ! Les appareils des téléphones portables sont très performants, mais pas uniquement à cause de la qualité de leur lentille ou bien de la haute définition des images. Ils sont performants parce qu’on peut effectuer une multitude de petits ajustements qui changent absolument tout. Exactement comme avec un appareil Reflex.

Si vous vous contentez de prendre des images en mode automatique avec votre Reflex, croyez moi, vos photos ne s’amélioreront pas d’un pouce. Et c’est pareil avec l’appareil photo de votre Iphone :)

Tous ces petits réglages sont aussi disponibles dans votre téléphone, mais la plupart du temps, ils sont cachés pour vous simplifier la vie. Hélas, en vous simplifiant la vie, ils vous empêchent aussi de prendre conscience de toues les possibilités inexploitées que vous tenez entre les mains chaque fois que vous faites une photo.

Comme le chauffeur de taxi, vous faites une moue dubitative ? Il suffit de vous promener sur ce blog. Voilà plusieurs années que je n’utilise plus que mon téléphone portable pour faire mes photos, les éditer, les retoucher et les publier. Que ce soit ici, pour mon compte Instagram ou même pour certains travaux de photographie : je n’utilise plus mon Reflex que dans certaines situations très particulières, notamment – vous allez rire – pour que ça fasse sérieux : on aura davantage confiance en vous si vous vous trimballez avec un gros bazar noir au bout du nez et tournez cent cinquante molettes en prenant un air inspiré avant d’appuyer sur le déclencheur, que si vous faites ces mêmes manipulations sur l’écran d’un petit téléphone qui pèse moins de 200gr… et que des millions de personnes utilisent tous les jours.

Bref, il n’y a aucun doute là-dessus : l’appareil photo de votre portable peut faire des miracles, mais il ne peut le faire que si vous l’utilisez correctement. Ah oui dis donc : pareil que votre Reflex.

Bien sûr, pour mieux exploiter les possibilités de mon téléphone, j’y ai apporté quelques modifications : des applications essentiellement et quelques gadgets. Mais les applications que j’utilise sont gratuites, pour la plupart. Et pour les autres, si j’ai dépensé 30 euros en tout et pour tout, c’est vraiment le bout du monde. Comparé à la note que représente l’achat d’un Reflex + d’un logiciel d’édition d’image + les diverses cartes mémoires, disques durs etc… que constitue l’acquisition d’une vraie station de travail, ça vaut tout de même la peine de se poser la question, vous ne trouvez pas?

Du coup, j’ai préparé un petit guide pour vous aider à en faire l’expérience ! Vous montrer où se trouvent ces fameux réglages et vous expliquer deux ou trois petites choses pour vous aider à démarrer. Il suffit de remplir ce formulaire et vous le recevrez directement dans votre messagerie, dans les secondes qui suivent :)

Vous pouvez aussi sauter cette étape et rejoindre directement ma formation Photo, l’atelier Insta-Gratitude, qui commence dans quelques semaines (attention place limitées). Vous y apprendrez à utiliser tous ces mystérieux réglages, mais aussi à éditer vos photos (parce que oui, bien sûr, derrière une jolie photo, il y a presque toujours un petit travail d’édition). Vous aurez l’occasion de pratiquer pendant six semaines au sein d’un groupe super enthousiaste et bienveillant. Et vos photos ne seront plus jamais les mêmes :)

Dans tous les cas : maintenant, c’est à vous de jouer !