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Ahahah, ce titre est peut-être UN PEU provocateur. Il n’empêche, aujourd’hui, j’ai hyper envie de vous encourager à… pomper sur votre voisin. Oui, oui !

J’imagine que spontanément, vous vous dites que ce n’est vraiment pas beau, tout ça et que si on n’est pas capable d’apporter quelque chose de nouveau, mieux vaut la fermer. D’ailleurs, peut-être faites vous même partie de celles qui se disent parfois “à quoi bon entreprendre de (…) TOUT a déjà été fait”.

Ou au contraire, vous publiez déjà des tas de choses, mais vous avez peur que quelqu’un finisse par faire la même chose que vous : propose un style identique au vôtre, un modèle économique semblable, un “positionnement” équivalent qui risquerait de faire de l’ombre à votre place au soleil. Si ça se trouve, vous avez même déjà eu de bonnes idées que vous n’avez pas osé communiquer de peur “qu’on vous les pique”.

Bref, quoi que vous fassiez de votre vie, la question de la copie vous a forcément déjà traversé l’esprit ou posé un cas de conscience. Du coup, j’ai envie de vous parler de mon expérience à ce sujet et vous expliquer pourquoi à mon avis, tout le monde devrait se détendre un peu avec ça.

Il faut bien commencer quelque part

Vous savez quoi ? On commence toujours tous par copier. Ceux qui prétendent le contraire manquent soit d’humilité, soit de confiance en eux. Quelles que soient vos compétences d’aujourd’hui, il est plus que probable que vous ayez fait vos premières armes en tentant de reproduire plus ou moins la même chose que la ou les personnes qui vous ont donné envie d’apprendre.

Cachemire & Soie, par exemple. Lorsque je l’ai lancé, je connaissais trois blogs : celui d’Hélène de Mon blog de fille, celui de Nadia qui était déjà à cette époque une amie “de la vraie vie” et celui de Delphine, Deedee. Ce sont elles qui m’ont donné envie de faire partie de tout ça et, très naturellement, lorsque j’ai créé Cachemire & Soie, il avait la forme des blogs de celles qui m’avaient donné l’élan. Non seulement en termes techniques et d’apparence, mais aussi en terme de contenu : un ton un peu humoristique, un certain choix de sujets, un rythme de publication… Ainsi, Cachemire & Soie a commencé sa vie en parlant de mode, de beauté, et de petites histoires de la vie parisienne ; autant de sujets qui, finalement, ne me passionnent pas plus que ça, mais c’était un moyen comme un autre de commencer par quelque chose, plutôt que tergiverser sans fin sur cette question terrible du “mais qu’est-ce que je pourrais faire de DIFFÉRENT ?” qui aurait certainement eu pour conséquence de me couper l’herbe sous le pied (et je serai sans doute encore aujourd’hui à me morfondre dans ce boulot que je détestais).

Copier – un peu – ce que faisaient mes voisines fut ma première étape. Et je pense que c’est presque toujours la première étape : l’apprentissage passe par une forme de mimétisme. Ce n’est qu’ensuite, après avoir fait mes premières armes, que j’ai pu prendre vraiment les rênes de cet espace et faire preuve d’initiative, puis, tranquillement, trouver mon style, le ton qui me convenait, les sujets que j’aimais traiter et finalement, trouver ma place.

Un génial exercice d'observation

L’un des tous premiers exercices que je propose dans mon atelier photo (le prochain commence dans une dizaine de jours, héhé) est un exercice de copie. Je demande aux participantes de l’atelier de choisir LA photo qu’ils voudraient savoir faire… et tenter de la reproduire à l’identique. Oui, vous avez bien lu : à l’identique. En fait, c’est surtout une invitation à prendre le temps d’analyser, décortiquer, comprendre ce qui fait qu’elles aiment particulièrement cette photo. Et c’est une étape qui permet de clarifier énormément de questions (en plus de leur montrer qu’elles sont parfaitement capables de faire pareil, et de prendre confiance en elles).

D’abord : ce qui leur manque pour savoir faire la même chose. Que ce soit en terme de sujet (pas évident de prendre en photo des levers de soleil sur la montagne quand on vit à Paris) ou en termes techniques (“mais comment on fait pour obtenir cet effet un peu passé”). Mais aussi de placer des mots sur les impressions et sensations qui font que cette image en particulier leur parle. Par ce biais, on peut commencer à parler de composition, de lumière, de couleurs…

Ensuite, le simple fait de se pencher sur cette image va les conduire naturellement à travailler sur les points faibles qui leurs posent le plus de problèmes, en ayant une direction de travail, un objectif en quelque sorte… ce qui est bien plus facile que se lancer tous azimuts dans trop savoir par quel bout prendre les choses. D’ailleurs, pour vous donner un exemple concret : la photo qui illustre ce paragraphe a été faite après des heures d’entrainement et d’observation de blogs “lifestyle” américains. J’ai d’abord passé pas mal de temps à reproduire aussi précisément que possible une composition qui me plaisait et ensuite, une fois que je me suis sentie plus à l’aise, j’ai fait les choses un peu plus à ma sauce. En deux clics d’Iphone et trente secondes de retouche… la photo était faite :)

Est-ce que, pour autant, j’encourage les valeureux participants de mon atelier à devenir plagiaires ? Pas du tout ! Ce qui serait malvenu, ce serait de copier quelqu’un, puis prétendre que tout ça est le fruit d’une inspiration divine. Ici, je parle essentiellement d’un document de travail. Un exercice.

Mais tu n'as jamais peur qu'on te copie, toi?

Sincèrement, non. Vous pouvez très bien décider demain matin de faire un blog qui parle de bonheur et de photo, avec des petits textes poétiques ici et là sans que ça me fasse ni chaud ni froid (il est même très probable que ça me fasse plaisir car nous aurons certainement plein de choses à nous dire).

Pourquoi ? Parce que quoi que fassiez, vous ne pourrez pas faire “exactement la même chose”. À moins de plagier mot pour mot ( et dans ce cas, il va sans dire que je vous enverrai mon avocat), vous aurez forcément vos mots à vous, votre expérience des choses qui est différente de la mienne, votre environnement qui ne peut être identique au mien, vos sujets de prédilection, votre regard, vos compétences ou vos talents dans tel ou tel domaine qui ne sont pas non plus les mêmes… Bref, n’étant pas moi, vous ne pouvez pas faire comme moi. De la même manière : tous les efforts du monde ne me permettraient pas de vous copier si telle était mon intention.

C’est ce qui est merveilleux, d’ailleurs : quoi que l’on fasse, il y a cette petite lumière en nous qui a besoin de s’exprimer avec sa propre voix.

D’ailleurs, tout au long de l’atelier Insta-Gratitude, je livre absolument tout ce que je sais en matière de photo, d’applications qui changent la vie, de prise de vue, de retouche ; et tout le monde peut me demander ce qu’il veut : comment j’ai retravaillé telle ou telle photo, comment je m’y suis prise dans telle situation… il n’y a aucune question piège ou interdite. De la même manière, les exercices sont souvent issus de photos que j’ai prises et que je partage afin que chacun puisse les utiliser comme document de travail et réinterpréter à sa manière.

Pourtant, aucun des étudiantes de l’atelier ne finit par faire “les mêmes photos que moi”.

Tout simplement parce que ça n’a jamais été leur but : les personnes qui participent à l’atelier ont tous quelque chose à exprimer, c’est même pour cela qu’ils sont là : parce qu’elles ont envie de capturer leur monde et de partager ce qui les touche, elles.

Pourquoi voudriez-vous qu’elles se contentent de regarder avec mes yeux alors que les leurs ont tant de choses à dire et à partager ? :-)

Tenez, regardez…

Le compte de Silvi
Libérez votre créativité à travers la photo
Le compte de Anne Trouver l'identité de son compte Instagram
Le compte d’OrlaneUn compte Instagram qui a de la personnalité

Que ce soit Silvi, Anne ou Orlane, chacune a su trouver exactement sa manière. Sa manière de composer, de regarder, de retoucher, présenter son travail et surtout… de s’amuser.

C’est d’ailleurs mon plus grand plaisir : quand je vois émerger au fil des semaines les contours de quelque chose de cohérent et harmonieux, qui raconte une histoire.

Petites astuces à retenir

  • Copier – un peu – sur son voisin, ce n’est pas siiiiiiiiii grave. Et quand vous n’êtes pas sûre de vous, citez la source de votre inspiration : personne ne se vexera d’avoir été à l’origine de votre élan à tenter quelque chose
  • Si vous ne savez pas comment commencer : ne vous tourmentez pas avec l’idée d’être originale, faites comme les autres. Vous aurez bien le temps d’affiner vos sujets, vos photos et votre manière de faire ensuite. Vous avez envie de créer votre compte Instagram ? Choisissez les cinq personnes dont vous admirez le travail et regardez ce que vous avez envie de faire comme elles. Ce ne sera certainement pas satisfaisant immédiatement, mais au moins, vous allez vous donner la chance d’entreprendre quelque chose qui vous fait plaisir, ce qui est quand même le meilleur point de départ possible !
  • Rien ne vous aidera autant, dans votre pratique, que l’observation. C’est quelque chose qu’on n’exploite pas assez souvent : donc vous aussi, quand une photo, un texte ou n’importe quoi vous intrigue, amusez-vous à copier. Par contre, pour que ce soit efficace, faites-le de manière analytique : notez ce que vous n’avez pas réussi à faire, ce que vous avez compris, ce qui ne marche toujours pas après vos essais infructueux, ce sur quoi vos porterez vos efforts la prochaine fois… Dans l’atelier, c’est plus simple car vous êtes accompagnée et aiguillée, alors ça va beaucoup plus vite. Mais quoi qu’il en soit, même seule, c’est une méthode qui vous fera faire des pas de géants. Par contre, bien entendu : gardez vos copies pour vous, il ne s’agit pas de faire croire que c’est votre travail ^^.

C'est le moment où jamais

La prochaine session de l’atelier Insta-Gratitude commence dans quelques jours. Si vous avez envie d’apprendre à faire de super photos avec votre téléphone portable, c’est le moment où jamais pour vous inscrire :)

D’abord parce que c’est le printemps, meilleure période au monde pour faire de belles images.

Ensuite parce que c‘est la dernière fois que je propose l’atelier dans ce format (à partir de septembre on passe à une autre formule)

Et enfin, last but not least, parce que vous avez envie de mettre une dose de créativité dans votre vie, sans investir pour ça dans un matériel hyper coûteux et contraignant :)

La semaine dernière, je vous montrais à quoi ressemblerait mon compte Instagram si je ne retouchais pas mes photos (et pourquoi le fait de retoucher ses photos, ce n’est pas nécessairement tricher). Aujourd’hui, je vous propose d’aborder un autre versant de cette question : celle de… l’intimité.

Vous est-il arrivé, vous aussi, d’avoir ce sentiment à travers les réseaux sociaux, que les autres – ceux dont vous suivez l’activité en ligne – partagent une version complètement idéalisée de leur quotidien ? Ou bien de penser que c’était vraiment une arnaque tous ces comptes qui font “la promotion de leur vie parfaite” ? Voire : que c’était dangereux. C’est d’ailleurs le message largement diffusé par la presse.

Du coup, j’aimerais vous expliquer pourquoi je ne publierai jamais a priori une photo de mon appartement un jour de loose, le vendredi soir par exemple, quand tout le désordre de la semaine s’est accumulé ici et là et que l’étendoir trône en plein milieu de la pièce, et vous donner une bonne raison supplémentaire de retoucher vos photos ;-)

Mais surtout : pourquoi je ne fais pas tout ça pour vous en mettre plein la vue.

Mais avant de vous parler de ça, j’ai une question pour vous : que faites-vous lorsque vous avez des amis qui viennent dîner à la maison ? Ou que vous recevez de parfaits étrangers à votre domicile ? Vous faites probablement comme moi : le ménage. Vous rangez. Vous concoctez peut-être un bon repas ou un gâteau. Vous vous habillez un peu.

N’est-ce pas ?

Et quand vos invités passent le pas de la porte, sans doute ne vous comportez-vous pas non plus exactement comme vous le feriez en famille. Vous vous tenez peut-être un peu plus droite. Vous parlez sur un ton légèrement différent. Vous ne vous asseyez peut-être pas par terre comme vous avez pourtant coutume de le faire. Vous ne rotez pas. Pas plus que vous ne vous autorisez à évacuer ces satanés gaz qui font pression sur vos sphincters. En deux mots : vous agissez davantage comme vous le feriez à l’extérieur de chez vous. En terrain étranger.

Et pourquoi faites-vous cela, y avez-vous déjà réfléchi ? Pour paraître et donner une vision idéalisée de votre vie ? Pour en mettre plein la vue à vos copains ? Pour vous faire mousser et que l’on vous envie ?

À mon avis, rien de tout ça.

D’abord, vous le faites certainement par gentillesse : pour que chacun passe le meilleur moment possible sous votre toit. Il arrive même sans doute que vous fassiez pour eux bien des choses que vous ne vous offrez pas à vous-même comme allumer quelques bougies, sortir la belle vaisselle ou mettre de la musique… C’est la première chose. Mais vous agissez probablement aussi pour une autre raison.

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Ne vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblerait le compte Instagram d’une personne que vous suivez… si ses photos n’étaient pas du tout retouchées ? Qu’elles étaient publiées telles quelles, sans aucun filtre ni retouche ? À travers ce billet, j’ai envie de vous en donner une idée, et pour cela, je vais vous montrer le mien.

Il y a plein, mais PLEIN de choses que je pourrais détailler à propos de ces photos, en prenant chacune d’elles l’une après l’autre pour vous expliquer le pourquoi du comment de chaque retouche. Cependant, comme je n’ai pas envie de vous perdre en cours de route, je vais m’attarder aujourd’hui sur l’une d’entre elles, celle qui me paraît la plus importante.

Mais d’abord, voyons à quoi ça ressemblerait, mon compte Instagram, si je me contentais de publier telles quelles les photos que je prenais.

Ca, c’est mon compte Instagram tel que vous le connaissez

 Et ça, ce serait mon compte si je ne retouchais pas mes photos


Il y a une chose que je lis régulièrement, à propos de la photo et en particulier des photos sur Instagram : « Oui, mais c’est retouché. Donc c’est tricher ». En témoigne l’absurde tag #nofilter qui sous entend que la photo est « authentique », par opposition à toutes les autres images, diaboliquement trafiquées.

Aussi, j’aimerais tenter de vous montrer pourquoi ce raisonnement n’a pas vraiment de sens. Car la photo, quoi qu’on fasse, c’est TOUJOURS de la triche : le simple fait de choisir l’heure à laquelle on prend une photo, la direction de la lumière par rapport à son sujet ou le point de vue depuis lequel on se place peut changer diamétralement l’effet que peut produire une scène donnée (il faudra que je vous montre un jour l’effet de la lumière sur les rides et vous verrez que le premier Botox, en photo, n’est pas le maquillage)(ou que je vous explique comment la manière dont on place l’objectif face à son sujet peut lui permettre de perdre ou gagner un bon nombre de tailles, bien plus sûrement qu’un coup de Photoshop).

Enfin bref. Sacré différence, n’est-ce pas ?! Alors regardons ça de plus près. Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit en premier ?

Une histoire de luminosité

Oui, évidemment. La lumière. Je suis sûre que vous vous dites : oh là là, c’est vraiment plus sombre. Ce qui est vrai. Pour autant, est-ce que ces photos, plus sombres, se rapprochent davantage de la « réalité »? Eh bien en fait, pas spécialement. Si par “réalité” vous entendez “ce que je voyais à ce moment-là”, ce qui reste de toute façon très subjectif, je suis au regret de vous dire que les photos non retouchées n’en sont pas plus proches.

Et je vais vous montrer pourquoi.

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Qu’est-ce qui vous nourrit, vous, en ce moment?

Ce blog reprend doucement du service, mais comme tout ce que je prépare pour les semaines qui viennent est encore en chantier ET que j’avais tout de même très très envie de faire un tour ici, je vous propose qu’on se raconte un peu, aujourd’hui, ce qui nous nourrit, en ce moment.

Voici donc les dernières choses que j’ai aimé lire / voir / entendre etc… je vous invite bien entendu à partager les vôtres dans les commentaires :)

« The art of being Yourself »
La conférence de Caroline Mc Hugh

Je vous en parle en premier, comme ça, si vous n’avez pas le temps de tout lire, vous aurez vu le plus important : cette conférence de Caroline Mc Hugh intitulée “The art of being yourself” qui ne cesse, depuis que je l’ai écoutée, de me trotter dans la tête.
Voici ce que dit Caroline Mc Hugh : « We come complete. We come complete with one true note we were destined to sing » (que je traduirais par « Nous venons au monde complets. Pleins et entiers, faits de cette note fondamentale unique, que nous sommes destinés à chanter). Selon elle, notre travail en ce monde consiste à trouver et comprendre cette « note » et la mettre au service de ce que nous désirons accomplir. Comme elle, je pense que la société est une combinaison d’individus et que c’est en permettant à chacun d’exprimer sa « note » unique que l’on se donne une vraie chance d’aller de l’avant. Voilà longtemps qu’un discours ne m’avait remuée à ce point. Aussi, si vous avez vingt minutes devant vous, je vous encourage vraiment, vraiment, vraiment à prendre le temps de la visionner.

Les livres d’Elizabeth Von Arnim

J’ai découvert les livres d’Elizabeth von Arnim totalement par hasard, simplement intriguée par une photo de @undimanchealacampagne (le compte de Sylvi qui a suivi mon atelier photo et fait des pas de géants <3) et grâce à cette photo, il semblerait que je sois partie pour lire tout ce que cet auteur, une dame très comme il faut, a pu écrire. D’abord parce qu’elle a un don certain pour le récit contemplatif et que lire ses livres ressemblent à s’y méprendre à une ballade en pleine nature, ce à quoi je ne peux qu’être sensible, mais aussi parce qu’elle me fait un peu penser à Jane Austen dans ce que je préfère chez la vénérable anglaise, c’est-à-dire l’humour, l’ironie voire le sarcasme, le féminisme voilé. Je sais que le style d’Elizabeth Von Arnim est aussi capable d’exaspérer par le peu d’action (quand ce n’est pas tout simplement l’absence d’histoire) et l’extrême lenteur dans laquelle chaque chose de déroule, mais en ce qui me concerne, c’est une découverte délicieuse et je me réjouis à l’avance pour tout ce que je n’ai pas encore lu. Pour le moment, j’ai pris un grand plaisir à lire Elizabeth et son jardin anglais, ainsi que Les Aventures d’Elizabeth à Rügen.

Anne et la maison aux pignons verts
Lucy Maud Montgomery

Comme vous peut-être, je fais partie de ces petites filles qui ont grandi en rêvant des aventures de la ravissante orpheline rousse de l’île du Prince Edouard, régulièrement diffusées à la télévision lorsque j’étais enfant, mais jamais je n’avais songé à lire les livres. Quelle erreur ! S’il s’agit bien entendu de livres pour enfants, il y a une fraîcheur et une justesse dans la plume de Lucy Maud Montgomery tout à fait charmantes. Quel plaisir de lire les longs monologues de la petite Anne, désireuse d’embrasser la vie, pleine de questions existentielles et d’idées aussi divines que déroutantes… un peu comme on s’amuse des reparties inattendues des enfants les plus malins et les plus éveillés, quant ils nous donnent le sentiment que ce sont eux, finalement, qui ont tout compris de la vie. La petite Anne de ce roman ressemble terriblement à ces enfants et le premier tome de ses aventures, Anne et la maison aux pignons verts (Anne of Green Gables), fut un moment réjouissant.

Martha Argerich, l’enfant et les sortilèges
Olivier Bellamy

Peut-être ne savez-vous pas qui est Martha Argerich. Elle compte parmi les pianistes les plus célèbres et les plus vénérées de sa génération… mais si vous ne vous intéressez pas à la musique classique, il est possible que vous n’ayez même jamais entendu parler d’elle. Aussi je ne vous en parle pas dans le but de vous inciter à tout prix à écouter de la musique classique même si ce serait un effet secondaire formidable, mais parce que cette biographie ne vaut pas que pour les amoureux du piano : la vie de Martha Argerich, pianiste de génie tourmentée et fantasque a vraiment de quoi séduire quiconque aime à plonger dans le récit des vies exceptionnelles. Et la plume d’Olivier Bellamy que je qualifierais volontiers d’amoureuse – amoureuse du prodige, de l’intelligence et surtout de la musique – sert à merveille ce tumultueux portrait. Si, comme moi, vous avez plaisir à explorer les parcours d’esprits brillants et hors normes, vous ne serez pas déçue par cette la lecture de Martha Argerich, l’enfant et les sortilèges.

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