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Si vous suivez mon compte Instagram (si vous ne le faites pas, vous devriez ^^) vous avez probablement vu passer cette photo, sous laquelle j’expliquais que je n’avais jamais été aussi heureuse qu’aujourd’hui… et ceci en dépit d’une année objectivement difficile sur certains plans. Vous avez été nombreuses à me questionner sur ce sujet. Comment je m’y étais prise?

Eh bien je vais vous le dire : tout bêtement. En lisant.

Avec les livres évidemment, il y la pratique, l’expérience personnelle, l’expérimentation. Mais je reviendrai sur tout cela dans différents billets. Aujourd’hui, je commence par le commencement, si je puis dire. Lorsque je me trouve face à un problème, ou tout simplement dans une période plus sombre, les livres sont toujours ce vers quoi je me dirige en premier. Ils sont mes premiers professeurs. Et, si parmi les kilomètre de pages que j’ai pu lire ces dix dernières années tous ne m’ont pas convenu, certains d’entre eux ont apporté des changements importants, voire déterminants dans ma vie.

Je mettrai ce billet à jour régulièrement afin d’ajouter mes trouvailles au fil du temps et bien entendu, je suis avide de vos conseils et suggestions sur le sujet ! Je vous invite vraiment à les partager en commentaire : qui sait quel immense service vous rendez à quelqu’un par la simple mention d’un titre qui a contribué à vous rendre plus heureux?

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Si vous manquez d’un petit quelque chose
pour embrasser vos rêves

Big Magic

Big magic (ou, si vous préférez lire en français : Comme par magie) est le dernier livre de l’écrivain Elizabeth Gilbert, surtout connue pour son roman Eat Pray Love. Mais Big Magic n’est pas un roman : Gilbert y parle de la créativité et de sa conception d’une vie créative ; comment et pourquoi se donner les moyens d’inventer un vie qui nous plait. Ici, il n’est pas vraiment question de création au sens auquel on l’entend habituellement et qui implique une « oeuvre ». Elle y parle aussi des idées et de la manière dont elle reçoit l’inspiration, la relation qu’elle entretient avec ce que l’on appelle le génie créatif. Je partage les idées d’Elizabeth Gilbert à la virgule près, sur toutes ces questions. Donc évidemment, je vous encourage à lire ce livre et au-delà de ça, c’est un ouvrage qui donne de l’enthousiasme, l’envie de se lever et se lancer dans son aventure personnelle. Si vous ne les connaissez pas déjà, je vous propose également de regarder les deux conférences Ted d’Elizabeth Gilbert au sujet du génie créatif, ici et . Elles constituent une excellente entrée en matière.

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Besoin d’un petit shoot de confiance en la vie?
Very Good Lives

Il s’agit du discours donné par J.K. Rowling à l’université de Harvard. Elle y parle de l’importance de l’échec et du pouvoir de l’imagination dans nos vies. Et j’adore – j’adore ! – tout ce qu’elle dit dans ce petit bouquin. J’aime aussi le fait que les étudiants d’une des écoles la plus prestigieuse au monde ne partent pas avec seulement en tête des idées de pouvoir et de réussite financière ou sociale, qu’on leur propose quelque chose de plus grand que ça et de plus intime, aussi. Very Good Lives est également un super cadeau à offrir à ceux que vous aimez : les illustrations sont ravissantes et les bénéfices du livre sont entièrement reversés à Lumos, l’organisme de protection de l’enfance fondée par l’auteur.

– 3 –
Si vous avez envie d’apprendre à méditer
sans vous prendre la tête
Calme, mon carnet de méditation

C’est le superbe carnet de médiation d’Arnaud Riou. À offrir à toute personne un tant soit peu contemplative et bien sûr à soi-même si on est cette personne. Calme est un carnet qui se propose de vous accompagner dans la pratique de la méditation, mais d’une manière très particulière : en se basant sur plein de choses que vous accomplissez déjà. Il m’a appris par exemple qu’il m’arrivait de méditer sans même m’en rendre compte et, plutôt que de me diriger vers des rituels qui ne me conviennent pas forcément, ouvre l’espace pour créer et développer soi-même sa pratique méditative, avec plein de clefs, de jolis exercices, d’idées… C’est un livre ravissant et joliment illustré par la talentueuse Marie Bretin. Ce genre de livre qu’on peut ouvrir à n’importe quelle page et qui nous font du bien.

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Si vous ne savez pas (encore) vivre le moment présent
The Power of Now

The Power of Now, le célébrissime livre d’Eckhart Tolle (« Le Pouvoir du Moment Présent » en français) est de ces livres qui m’ont marqué à vie… mais cela m’a pris beaucoup de temps pour en intégrer les enseignements et commencer à tenter de les appliquer vraiment. Si vous ne devez en lire qu’un, je pense que c’est celui-ci. On pourrait le résumer en une ligne : le passé n’existe plus, le futur n’existera jamais. La seule chose vraie, c’est le moment présent. Mais vous vous doutez bien que si l’auteur s’est donné la peine de développer cette idée sur 200 pages, c’est qu’il y a pas mal de choses à détailler là-dedans. Mettre en pratique les enseignements contenus dans « Le pouvoir du Moment Présent » n’a rien de facile. Pour moi, cela fonctionne par prises de conscience, par paliers. Je ne suis encore qu’un petit Padawan, mais ce livre, lu il y a cinq ou six ans, a déjà produit bien des changements.

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Si vous avez envie d’un peu de magie dans votre vie
(et de clarifier votre rapport à l’argent)
Lucky Bitch

Lucky Bitch est le premier livre de Denise Duffield Thomas et j’ajoute également le livre suivant « Get Rich, Lucky Bitch » (seulement en anglais, hélas). Denise est « Money Coach » : elle aide ses clientes à devenir plus riches en améliorant leur relation à l’argent. En réalité, elle y parle surtout de la loi d’attraction (cette idée selon laquelle on attire à nous les événements qui jalonnent notre vie en fonction de notre attitude et de nos pensées), mais elle le fait avec une énergie communicative et beaucoup d’humour. En le lisant, j’ai compris plein de choses à propos de mon rapport à l’argent (la peur de manquer, la peur d’avoir trop, de briller…) et la lecture de ces deux livres a été très libératrice. Parce que bien sûr, à travers l’argent, il y a toutes les blessures pas guéries, les peurs, les croyances qui nous empoisonnent l’existence, toutes les cases dans lesquelles on s’enferme tout seul… Lire ces deux livres a été une expérience réjouissante et m’a appris plein de choses. Denise m’a rappelé qu’on est toujours bien plus que ce qu’on croit.

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Pour mieux comprendre votre monde intérieur
Les quatre accords Toltèques

Le livre de Don Miguel Ruiz Les quatre accords toltèques, mais aussi Le Cinquième accord Toltèque qui complète le premier ouvrage m’ont ouvert bien des portes. Les accords toltèques peuvent se résumer ainsi : Ne fais pas de suppositions, que ta parole soit impeccable, N’en fais pas une affaire personnelle, Fais toujours de ton mieux, et le cinquième « Sois sceptique, mais apprend à écouter ». Simple à comprendre et à admettre, très difficile à appliquer. Pour autant, ce livre m’a énormément aidée à prendre de la distance avec les événements, à me convaincre d’essayer toujours de ne pas dire du mal, à exercer ma capacité d’empathie… bref. Je considère ce livre comme un excellent guide et, une fois encore, même si je suis loin de parvenir à pratiquer quotidiennement tous les enseignements contenus dans ce texte, ils forme une sorte de colonne vertébrale, vers laquelle j’essaie de tendre… tout simplement parce que je constate que je me sens mieux que jamais, chaque fois que je m’en approche.

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Si vous souhaitez en ce moment développer votre réseau
Comment se faire des amis

Ce livre si plein de bon sens au titre si… embarrassant (qui voudrait avoir sur sa table de salon un livre intitulé « comment se faire des amis », franchement?), écrit par Dale Carnegie en 1936! En réalité, Comment se faire des amis, est moins axé sur la notion d’amitié que sur les relations sociales en général. Comment les développer et créer autour de soi un cercle de relations agréables afin de développer – notamment – son influence. C’est un livre qui date un peu puisque je l’ai trouvé dans la bibliothèque de mon grand-père (mort il y a près de quarante ans), mais justement, j’aime le style un peu poussiéreux de l’auteur et le fait qu’il propose des stratégies humaines. Cet équilibre entre l’idée de développer ses relations pour étendre son cercle social et l’idée qu’il faut que ce soit profitable à tout le monde. Il y a beaucoup de bon sens et de générosité dans cet ouvrage.

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Pour apprendre à gérer ses angoisses et son stress
Mieux vivre avec l’EFT

Mieux vivre avec l’EFT est un livre de Jean-Michel Gurret. Avez-vous déjà entendu parler d’EFT (Emotional Freedom Technique ou, en français, technique de libération émotionnelle)? C’est une méthode qui vise principalement à réduire le stress et l’anxiété que l’on peut éprouver dans bien des situations : peur de parler en public, peur de se lancer sur une nouvelle voie, addictions, schémas répétitifs… Elle fonctionne par des affirmations, couplées à des pressions sur certains points énergétiques… ces mêmes points que l’on rencontre partout dans la médecine orientale. Exactement le genre de technique bizarre qui fait ricaner les sceptiques… mais qui a sur moi des effets hallucinants. Si ça vous intéresse, j’y reviendrai plus longuement d’ailleurs : je suis tout à fait prête à me faire, le temps d’un billet, l’apôtre de l’EFT tant mon expérience personnelle est favorable. Et comme c’est super facile à apprendre et mettre en pratique (en une heure, vous avez les fondamentaux en main), je vous suggère d’essayer avant de hausser les sourcils et on en reparlera. En plus il s’agit d’un livre de poche. Franchement, vous ne courrez pas de grand risque à essayer. Vous pouvez aussi regarder les vidéos de Brad Yates sur sa chaîne YouTube, qui vous permet de suivre pas à pas les séance d’EFT qu’il enregistre, en fonction de ce qui vous tracasse (en anglais).

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Si vous avez besoin de repenser votre vie ou
de prendre un nouveau départ

La semaine de quatre heures

Ne me dites pas que vous n’avez jamais entendu parler du livre de Tim Ferris, La semaine de quatre heures? C’est ce livre qui vous explique comment vivre une vie épanouie en ne travaillant que quatre heures par semaine. Je suis en train de le relire, en ce moment et, même si je suis trèèèèèès loin de réussir ce challenge (mes journées comptant plutôt 10 à 12 heures de travail par jour, on peut dire que sur ce chapitre, je pédale vraiment dans la semoule), le livre de Tim Ferris donne une mine d’idées pour s’approcher de cet idéal, aussi bien sur le plan du développement personnel que sur des questions plus pragmatiques comme la manière d’optimiser et automatiser les tâches sans valeur ajoutée, ou de gérer son temps, tout simplement. C’est vraiment, un livre que je vous recommande si vous vous sentez insatisfaite de la manière dont s’organise votre vie aujourd’hui.

Cette première liste touche à sa fin. À vous de jouer maintenant, je suis impatiente de lire vos avis et suggestions! Passez une belle journée, même si le temps nous fait – encore – un peu la tête :)

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Vous avez forcément déjà vécu une de ces grandes périodes de transition. Peut-être même êtes-vous en ce moment en plein dedans. Alors je ne vous apprends rien : quand on entre dans une zone de turbulences, ce n’est pas si simple de hausser tranquillement les épaules, se dire que « tout a du bon » et nous apportera, finalement, de beaux fruits. Et même une fois la tempête passée, il faut parfois plusieurs étés pour récolter enfin les bénéfices de ces épisodes mouvementés. C’est ce qui m’a donné envie de vous raconter cette petite histoire.

Comme vous le savez peut-être, il y a quatre ans, je suis partie en bateau pendant un mois et demi. Traverser l’Atlantique sur un voilier, c’était le rêve de ma vie. Pourtant, je n’ai jamais réussi à la raconter, cette transat. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, d’avoir relu cent fois mon désolant carnet de voyage dans l’espoir d’en tirer quelque chose d’intéressant. Mais rien. Jamais je n’ai expérimenté avec autant de force l’angoisse de la page blanche que dans ces moments où je me suis penchée sur le récit de ce voyage. Et pour cause : celui-ci ne m’ayant pas apporté ce que j’espérais y trouver, j’ai plus ou moins considéré qu’il ne m’avait rien apporté du tout.

Ce que j’espérais trouver en faisant ce voyage ? Oh, c’est tout simple : je voulais devenir quelqu’un d’autre. Ah! Si je défends corps et âme l’amour et la bienveillance envers soi-même, ce n’est malheureusement pas pour rien et cette époque a marqué le sommet de ce désir absolu d’échapper à moi-même.

Ainsi donc, une expérience de vie à dix mille lieues de mon quotidien m’était apparue comme une idée des plus brillantes pour parvenir enfin à me débarrasser de ma petite personne, et j’ai foncé dans l’aventure persuadée d’y découvrir enfin mon « Vrai Moi » (par opposition au « Moi Navrant » avec lequel je cohabitais péniblement jusqu’alors). Imaginez donc la cuisante déception, au retour, lorsqu’il me fallut admettre que j’étais rentrée de ce périple exactement telle que j’étais venue. Pas une once de transformation, si ce n’est les cinq kilos accumulés à bord, à force de tartines de Nutella, qui font probablement de moi la seule personne au monde ayant été capable de prendre du poids pendant une traversée en mer.

N’ayant pas réussi à devenir une autre personne, il m’aurait fallu reconnaître que ma Grande Aventure avait essentiellement consisté en un mois de vacances au grand air, certes délicieuses mais tout de même plutôt vaines, considérant les grandes ambitions que j’avais imprudemment placées en elle. Rien d’étonnant donc qu’en ces circonstances dramatiquement peu héroïques, j’aie rencontré quelques difficultés à en relater le récit.

Seul changement notable lié à ces six semaines en mer : j’y ai découvert, stupéfaite, que je pouvais être heureuse avec trois fois rien. Oui, moi – fruit d’une famille relativement prospère, clairement surprotégée, citadine convaincue, adoratrice d’escarpins à paillettes et utilisatrice compulsive de taxis – je pouvais me satisfaire de peu de choses (cinq culottes, trois t-shirts, deux shorts, autant de polaires, une veste de bateau, un maillot de bain et deux paires de tennis exactement) et d’un confort plus que relatif puisque nous vivions entassés à 30 sur ce grand rafiot franchement cracra sur lequel on lavait – vaguement – la vaisselle à l’eau de mer et où je partageais des toilettes à pompe avec ce que la planète a produit de plus incompatible : des hommes faisant pipi debout et un bateau qui tangue.

Hélas, loin de m’alléger, cette découverte a d’abord commencé par me jeter à terre : une fois rentrée chez moi à Paris, je me souviens nettement cette sensation de « trop de tout » qui m’a saisie à la gorge si violemment que, quelques jours plus tard dans un état proche de la panique, je déménageais à Granville, déterminée à faire table rase d’à peu près tout. Et par dessus le marché, il y avait ce constat sidérant : alors comme ça j’allais vraiment devoir vivre avec moi-même jusqu’à la fin de ma vie?

Autant vous dire qu’à ce moment là, je ne me souviens pas avoir ressenti tout cela comme un enseignement. Encore moins comme une étape positive de ma vie. Au retour de ce voyage, l’inconfort généralisé que j’éprouvais alors a même atteint une sorte d’épouvantable climax : non seulement ça n’allait pas mieux après la traversée, mais ça allait franchement moins bien. Autant l’avouer clairement : j’avais atteint le point « finalement la vie, c’est pas terrible, ça ne m’intéresse pas tant que ça. Est-ce que je serais pas mieux d’arrêter les conneries? »

Et bon. J’ai la chance inouïe d’être bien entourée. Cahin-caha, la vie a repris son cours. J’ai doucement repris mes habitudes l’une après l’autre pour finir par oublier carrément ça, que vivre avec trois culottes, trois t-shirts et deux shorts avait été une forme de libération. Progressivement tout a repris sa place : mes chaussures à paillettes et mon usage frénétique des taxis, compris.

Le zéro absolu du changement, en somme. J’avais fait ma crise et rien, RIEN, n’avait bougé. Non seulement j’étais restée exactement la même, mais pire : je n’avais rien appris. À quelques petits détails près, en fait… Mais ça il m’a fallu quatre ans pour m’en rendre compte. QUATRE ANS, les enfants !

Point 1. L’amour de soi. Ces dernières années, j’ai appris doucement à devenir amie avec moi-même et je crois pouvoir dire qu’en dehors de quelques rechutes passagères, je le suis désormais. J’ai d’ailleurs commencé à rédiger plein de choses à ce sujet et je pense qu’il y aura ici une série de billets consacrées à la manière dont je m’y suis prise, pour cela. Parce que finalement, j’ai avancé de manière très scolaire. Mais ce billet est déjà bien trop long pour que je commence à entrer dans les détails.

En tout cas. Aujourd’hui, entre moi et moi, ça va plutôt pas mal. Et si ça va bien, c’est parce qu’un voyage en bateau, il y a quatre ans, m’a donné exactement le contraire de ce que j’attendais de lui, en me montrant que je ne pourrais jamais, jamais, jamais échapper à moi-même. Y compris au milieu de l’Atlantique (encore moins au milieu de l’Atlantique que partout ailleurs, en fait). Et je vais vous dire : n’avoir aucun autre choix que celui d’affronter le désamour complet que j’éprouvais pour ma petite personne est l’une des choses les plus douloureuses, les plus difficiles que j’ai eu à faire jusqu’à présent dans ma vie. Mais aussi des plus essentielles. Et finalement des plus précieuses.

Point 2. Vivre avec moins. Découvrir que je pouvais me satisfaire de peu de chose n’a pas fait de moi un esprit pur, dénué de tout désir matériel. Non. La vérité, c’est quand-même qu’à choisir, je préfère nettement vivre avec beaucoup qu’avec peu. Et je dois bien reconnaître que je me verrais bien mieux installée dans le grand bureau lumineux d’une vaste demeure en pierre taillée dotée d’une exquise vue sur mer, qu’en baroudeuse échevelée parcourant le monde avec son sac à dos et son bâton de marche.

Par contre, savoir que je peux vivre avec peu de biens matériels, peu de confort et peu d’occupations m’a permis de progresser sur quelque chose d’essentiel : la peur de manquer. Le risque me fait bien moins peur aujourd’hui parce que je finis toujours par me dire : « Bon et si ça ne marche pas, au pire, il se passe quoi? Je me trouverai un petit bateau miteux et j’irai à la pêche? Bon. Alors ça va. » Et le plus incroyable dans tout ça, c’est que ça marche plutôt mieux. Aussi curieux que ça puisse paraître : mes projets sont globalement plus profitables aujourd’hui qu’il y a cinq ans.

Bon, vous allez me dire que j’aurais aussi pu partir deux semaines en camping pour me rendre compte de tout ça, que c’était pas la peine de faire tout ce cirque. Alors oui, c’est vrai : avec du recul, on peut toujours se dire qu’on aurait pu mieux faire, plus vite, plus simple, plus direct et se faire moins de bobos. Mais je ne suis pas très sûre d’y croire. J’ai plutôt l’impression que chaque mini chose compte et que tout est à la bonne place. Tout le temps. Même lorsque ça nous casse les bonbons.

Alors n’oubliez pas ça, vous non plus, si vous traversez une période de changement, de transition, de flou, d’inconfort. C’est vrai, peut-être que vous n’obtiendrez pas ce que vous espériez. Et peut-être d’ailleurs que c’est une sacré chance que vous ne l’obteniez pas. Si ça se trouve vous aussi, vous avez besoin d’arriver devant un mur ou de faire le constat d’une impasse pour décider de changer de point de vue. Et oui, il se peut qu’il s’écoule un petit moment avant que vous ne puissiez voir les beaux fruits nés de cette période où ça gratte de partout. Mais n’oubliez pas que ça va arriver. Ce jour-là, vous serez éblouie de découvrir tout ce que vous avez acquis sans même vous en rendre compte. Que vous êtes déjà en train d’acquérir. Là, en ce moment. Exactement maintenant.

Alors ne lâchez pas la barre, hein. C’est vraiment pas le moment!

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On a rendez-vous, vous et moi ! Samedi !

Oui, en vrai. Samedi, j’ai le plaisir d’animer deux ateliers DIY pour vous apprendre à fabriquer ces jolies petites boules en papier, à l’occasion du Pop Up Store d’Etsy au BHV Marais.

Je suis très, très heureuse de faire partie de cette petite aventure : Etsy, c’est une plateforme que j’ai découverte à ses tous débuts et que je suis avec passion depuis. J’aime les valeurs portées par Etsy et leur manière d’embellir le monde, de donner leur chance à des créateurs confidentiels et les accompagner dans leur développement.

Et puis, j’aime toutes les personnes qui composent l’équipe française : un groupe de femmes créatives et inspirantes qui contribuent vraiment à rendre la vie plus jolie.

Rien ne me ferait plus plaisir que d’avoir l’occasion de vous rencontrer à l’occasion de ces petits ateliers créatifs et de partager un moment ensemble. Et ça me donnera l’occasion de vous présenter mes deux livres de DIY sur le papier, « Premières leçons » et « Autour du papier » écrits l’année dernière et dont je n’ai pas encore vraiment parlé, qui ont été imaginés pour vous montrer comme c’est facile et merveilleux, le papier… Comme on peut tout faire avec une feuille de papier.

Le premier « Papier : premières leçons » s’adresse à toutes celles qui débutent totalement et croient – à tort – qu’elle y arriveront jamais. Le deuxième « Autour du Papier », propose des projets de niveau variable, du plus simple au plus complexe, pour progresser à son rythme.

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Mais revenons aux ateliers de samedi ! Ca se passe samedi 30 avril, dans l’après Midi au BHV Marais (rendez-vous au Pop Up Store Etsy) et il y a deux sessions : l’une de 15h à 16h et l’autre de 16h à 17h.

Je suis très heureuse à l’idée de vous rencontrer en vrai et passer un moment avec vous, alors n’hésitez pas à me dire dans les commentaires si vous avez l’intention de venir !!!

À samedi!

 

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Pfiou ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que les dernières semaines n’ont pas démérité en intensité. Vous avez été 550 à participer au challenge photo que je vous proposais ! 550 à apprendre, échanger, vous épauler pour prendre des photos qui vous ressemblent et à les partager ! Ce que je n’avais pas prévu, c’est que cette aventure serait un vrai challenge pour MOI AUSSI ! D’un autre point de vue peut-être, mais un challenge tout de même.

La première chose, c’était de partager un vrai moment avec vous.
La deuxième était de vous permettre de faire l’expérience de quelque chose d’important à mes yeux : ça peut être simple, amusant et rapide d’apprendre les techniques qui donnent des photos qui vous plaisent vraiment.
La troisième : me montrer à moi-même que l’atelier que je prépare depuis des mois fonctionne. Crash-test réussi ! Et je suis plus heureuse que jamais à l’idée d’accompagner plusieurs dizaines d’entre vous qui ont déjà décidé de continuer l’expérience et de s’inscrire à l’atelier qui commence la semaine prochaine et auquel vous pouvez vous inscrire jusqu’à dimanche !

Vous pouvez donc accéder à l’atelier que j’ai préparé pour vous : apprendre à faire des photos qui reflètent vraiment ce que vous voyez et à les partager pour faire de votre compte Instagram un espace à votre image.

J’ai vraiment hâte ! Mais aujourd’hui, j’ai envie de dresser avec vous le bilan de tout ce que ces quelques jours m’ont appris, à moi. J’aime beaucoup lire ces retours d’expérience quand les autres les publient, alors je me dis que cela vous apportera peut-être à vous aussi, quelques billes pour avancer dans vos projets.

– 1 –
On ne peut pas vraiment savoir tant qu’on n’a pas essayé

Il n’y a qu’un remède : se lancer

Quelques jours avant le challenge, j’ai soudain réalisé que ce serait la première fois que j’allais mettre en pratique ce sur quoi je travaille depuis des mois. Pour de vrai. Devant un parterre de participants enthousiastes et qui comptaient sur moi. Ce moment où une simple idée devient concrète est toujours un grand saut dans le vide. Gros gros pic de joie-stress-peur-euphorie, tout ça mélangé. Montagnes russes dans l’estomac et dans le coeur.

Je vous laisse donc imaginer le plaisir que c’était, lorsqu’après quelques jours de challenge, je constatais déjà les progrès de chacun. Et aussi que l’ambiance, dans le groupe privé, était telle que je l’avais imaginée : entraide, bienveillance, partage. Tout ce qui est important pour moi était là.

Plus que jamais, cela me prouve que vous, derrière votre écran, vous êtes une personne super. Que ça vaut mille fois la peine que je vous encourage à aller plus loin, parce que vous avez des trésors en vous et que j’adore l’idée de vous aider à les faire surgir.

La semaine de challenge m’a permis de valider quelque chose d’essentiel : je crois en ce que je fais. Et je le crois aujourd’hui plus que jamais.

– 2 –
Quand tu as peur d’échouer, 

c’est souvent que tu as très très peur de réussir aussi

En voyant le nombre de participations augmenter si vite, j’aurais dû sauter de joie. En vrai : ça m’a fait flipper. Lorsque le nombre des inscrits a atteint 100 personnes, j’ai dû résister de toutes mes forces à l’envie de clore les inscriptions (je me suis imaginé plein d’excuses et de bonnes raisons pour le justifier). Parce que ce dont j’ai rêvé pendant longtemps était en train de se produire. En mieux. Et que je n’y étais pas préparée. Eblouie par tant de soleil, j’ai lâché la barre.

Dans ma tête c’était “trop”. Trop bien. Trop prometteur. Trop encourageant. Et alors je me suis rendu compte à ce moment-là que c’était souvent difficile aussi, d’accueillir les bonnes choses. Pour moi, en tout cas. Peut-être parce qu’en cas d’échec vous auriez été encore plus nombreuses à en être témoin? Je ne sais pas.

Ce que je sais en revanche, c’est que cette sensation je l’ai déjà vécue souvent, sans jamais la comprendre vraiment. La différence, c’est que cette fois je ne l’ai pas subie : je me suis regardée partir en vrille… et j’ai cloué le bec à cette petite partie de moi qui adore saboter tout ce que je fais. Je ne me suis pas laissée démonter, et j’ai maintenu mon cap.

Et ce qui est fou, c’est que, passé ce moment de panique, tout a été vraiment plus simple. Et j’ai pu célébrer pleinement ce moment, au dernier jour des inscriptions, où vous étiez cinq fois plus nombreuses que dans mes estimations les plus hautes (estimations basées sur rien, d’ailleurs).

Celles qui ne possèdent pas le gène de l’auto-sabotage auront probablement du mal à comprendre ce que je viens d’expliquer. Pour toutes les autres : ne vous laissez pas faire par ce petit con. Ca vaut vraiment, vraiment la peine de lui pincer les oreilles.

– 3 –
Si tu as un doute
ESSAIE ! 



Il y a une autre chose qui me faisait un peu peur : le groupe privé. Je vais même vous dire, je n’étais pas totalement convaincue de son utilité. Si je ne me définis pas comme une personne particulièrement timide, l’idée d’être le “professeur” d’une classe de 550 personnes avait tout de même quelque chose d’un peu intimidant.

Mais c’était sans compter la gentillesse de tous les participants. Et surtout, j’ai compris à quel point cela faisait une différence, d’être vraiment présente. De pouvoir échanger en direct avec chacun, répondre aux questions, donner un avis, un conseil. Finalement, c’était comme le trac avant d’entrer en scène, rien de plus.

Et cela m’a beaucoup aidée à faire évoluer ma perception de l’atelier que je vous présenterai la semaine prochaine : au départ, j’imaginais plutôt celui-ci comme un livre. Quelque chose que vous pourriez acheter pour faire vos progrès tranquillement de votre côté. Aujourd’hui, je perçois à quel point les échanges dans le groupe apportent une autre dimension et combien il ont été source de progrès. L’expérimenter pendant une semaine m’a vraiment aidée à le comprendre.

Et comme mon objectif est moins d’écrire un livre qui m’amuse que de proposer une formation qui FONCTIONNE, je suis contente d’être revenue sur mon impression première : le groupe privé, ça déboîte.

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Et s’il existait finalement
Un vrai BON stress?

Il y a une chose qui me cassait les pieds depuis des mois : question mise en page je n’y connais rien. In Desing m’a toujours paru un logiciel obscur et je rechignais réellement à m’y mettre.

Conséquence de tout ça : à quelques jours du challenge, je n’avais AUCUNE solution convenable pour la mise en page des supports à télécharger quotidiennement, que je voulais clairs, pédagogiques, mais aussi agréables à consulter et jolis. L’urgence aidant, j’ai fini par arrêter de me poser des questions et m’y plonger tête baissée.

À la fin du challenge – après des heures à hurler dans le salon parce que ça ne marchait pas comme je voulais et des heures de sommeil en moins – j’avais compris les bases du logiciel. Et même s’il me reste beaucoup de choses à apprendre, j’ai pu livrer un contenu de bonne qualité, tous les jours. Ce qui était déjà un sacré objectif. Et pour moi, une formation accélérée en conditions réelles.

Morale de l’histoire : un petit coup de stress est bien souvent… un vrai gros coup de pouce pour vous aider à franchir une étape. Comprendre les arcanes d’In Design est un truc que je repoussais depuis des années. Voilà, c’est chose faite ! Et comme vous l’imaginez certainement : c’était beaucoup moins dur que je ne l’avais cru. Classique.

Je remarque aussi que l’on apprend parfois très bien dans l’urgence, comme si on se mettait exactement dans les bonnes conditions. Cette semaine m’a vraiment permis d’expérimenter que le stress pouvait également être un super moteur… ce qui m’aide à l’aimer un peu mieux :)

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Trouver le bon rythme
Accepter qu’il ne soit pas linéaire

Le dernier point que je voudrais aborder dans cette liste de choses apprises durant cette semaine un peu folle, est lié au rythme. Vous m’avez souvent entendu me plaindre ici, sur ce blog, de mon effroyable lenteur à accomplir toute chose. La semaine du challenge m’a prouvé que j’étais capable d’être à 100% concentrée sur ce que j’ai à faire, sans gaspiller de temps, sans me perdre dans une overdose de tergiversations et en prenant des décisions rapidement.

Mais alors que je découvrais que j’étais parfaitement capable de travailler comme je souhaiterais le faire tous les jours (c’est-à-dire être une machine de guerre), j’ai découvert aussi que ce ne pouvait pas être un rythme de croisière. En aucun cas. Et que, même si j’adorais cette immersion totale, elle ne pouvait être que temporaire ; qu’il me faudrait des plages de moments plus calmes pour prendre le temps de mettre les choses à plat, réfléchir et me poser toutes ces questions que je juge habituellement comme une perte de temps et qui, probablement sont précisément ce qui m’a permis, quand c’était nécessaire, d’avancer vite et bien.

C’était une leçon très importante, pour moi qui ai tendance à accueillir la moindre de mes défaillances comme une faute grave. Et, depuis quelques jours, je constate que je me mets un peu moins de pression… ce qui ne me rend pas moins productive, je dirais même : au contraire.

Je pourrais continuer longtemps comme ça, tant cette semaine a été riche d’enseignements, mais ce sera tout pour aujourd’hui : je suis sûre que j’aurai l’occasion de vous reparler de tout cela, avec encore un peu plus de recul et, donc un regard différent.

Mais aujourd’hui, je vous donne rendez-vous dès aujourd’hui pour la naissance officielle de l’atelier Instagratitude : le moment de faire de vote compte Instagram le reflet de ce que vous voyez est arrivé !