Hey dis donc ! Merci pour le super accueil que vous avez réservé au dernier billet, celui dont la mission était de libérer le petit génie qui se trouve au fond de votre poche (je parle de votre téléphone portable) ! J’ai décidé de vous proposer une série de billets plus concrètement orientés “photo”, dans les jours qui viennent, pour vous aider à avancer dans votre pratique de la photo, à l’aide de votre petit génie.

D’ailleurs, si vous savez déjà que vous avez envie d’aller plus loin, c’est le moment où jamais : les inscriptions pour l’atelier InstaGratitude – un workshop photo en ligne de six semaines pour apprendre à faire des photos qui racontent vraiment ce que vous avez envie de partager – ferment demain (le lundi 23 janvier à minuit).

Aujourd’hui, on va parler retouche. Si vous vous êtes du genre à vous demander, en regardant votre compte Instagram préféré : “Mais bon sang de bois, QUEL FILTRE elle utilise !?!” vous allez enfin avoir une réponse.

En vrai, il y a trois chances sur quatre pour que la personne à laquelle vous pensez n’ait pas utilisé de filtre. Et si vous vous posez cette question : neuf chances sur dix que vous, vous n’ayez jamais vraiment pris le temps d’éditer une photo :)

Retoucher, éditer… il y a une différence ? J’imagine que les puristes verront de multiples subtilités. Pour ma part, je pense “retouche” lorsque l’image est extrêmement retravaillée et modifiée (les photos de @mattcrump, pour moi, sont retouchées car elles s’éloignent énormément de la réalité et me font davantage penser à des tableaux que de la photo) . Et je pense plutôt “édition”, lorsqu’il s’agit davantage de corriger les petits défauts de la photo, et/ou de lui donner un petit twist personnel. Un peu comme un filtre, si vous voulez… mais un filtre que vous auriez créé vous-même.

Pour vous donner un exemple concret, nous allons regarder les différentes étapes par lesquelles j’ai fait passer cette photo avant de la publier sur mon compte Instagram. Depuis la photo brute, en passant par l’édition, et une petite retouche finale.

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Conversation classique, dans la voiture, avec le chauffeur de taxi : “Et vous, vous faites quoi, dans la vie ?” Je vous épargne le long supplice habituel à chaque fois qu’on me pose cette question (“heu”… “je”… suivi d’une longue liste d’activités) pour en arriver à la chute de ma phrase : “Et aussi, j’apprends aux gens à faire de belles photos avec leur téléphone portable“.

Grand blanc dans la conversation.
Regard de stupéfaction dans le rétroviseur.

“AH BON ?!? Il y a des gens que ça intéresse !!!!?”

Visiblement, le monsieur n’en revenait pas. Et moi de mon côté, je n’en revenais pas qu’il n’en revienne pas. Long argumentaire pour lui expliquer par le menu le pourquoi du comment, mais je le voyais bien : aucune de mes explications ne semblait trouver grâce à ses yeux. Je sentais à sa moue qu’il se demandait même si je ne me foutais pas un peu de lui. Ce genre de situation à la fois désolante et hilarante. Moi égrenant les explications ; lui de plus en plus sceptique.

Et puis bon, ce petit manège a fini par m’agacer et plutôt que prendre la mouche, j’ai préféré lancer un autre sujet de conversation. Nous en sommes restés là.

Il n’empêche. Ça m’a travaillé cette histoire.

Elles me semblent tellement évidentes, à moi, les raisons pour lesquelles ça vaut le coup d’apprendre à utiliser l’appareil photo de son téléphone plutôt que d’investir dans un coûteux instrument qui, en particulier si au départ on n’y connaît pas grand chose en photo, donnera exactement les mêmes résultats (voire meilleurs, dans certains cas). Elles me semblent tellement évidentes que visiblement, je ne trouvais pas les mots pour les lui expliquer :)

Et comme souvent dans la vie, il est bon de garder la question dans sa tête et la laisser tranquillement faire son chemin. Toujours cette histoire d’Aléthiomètre, vous vous souvenez ? C’est pendant les vacances, que j’ai compris ce qui se passait.

On ne comprend pas ce qu’il y a de nouveau à apprendre sur un téléphone portable, parce qu’on pense qu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour prendre la photo. Et que nos possibilités se limitent plus ou moins à cela.

Au contraire, il est très facile de voir que pour apprendre à utiliser correctement notre nouvel appareil Reflex, ce peut être une bonne idée de prendre des cours : il y a des tonnes de boutons partout, des symboles mystérieux auxquels on ne pige pas grand chose et un nombre effroyable de réglages à faire dans tous les sens. Dans ces conditions, évidemment : ça peut être super utile d’être guidé.

Sauf que.

Ces réglages là, on peut faire les mêmes avec son téléphone. En tout cas un grand nombre d’entre eux. Et c’est le fait de savoir les utiliser qui peut faire s’envoler la qualité de vos photos ! Les appareils des téléphones portables sont très performants, mais pas uniquement à cause de la qualité de leur lentille ou bien de la haute définition des images. Ils sont performants parce qu’on peut effectuer une multitude de petits ajustements qui changent absolument tout. Exactement comme avec un appareil Reflex.

Si vous vous contentez de prendre des images en mode automatique avec votre Reflex, croyez moi, vos photos ne s’amélioreront pas d’un pouce. Et c’est pareil avec l’appareil photo de votre Iphone :)

Tous ces petits réglages sont aussi disponibles dans votre téléphone, mais la plupart du temps, ils sont cachés pour vous simplifier la vie. Hélas, en vous simplifiant la vie, ils vous empêchent aussi de prendre conscience de toues les possibilités inexploitées que vous tenez entre les mains chaque fois que vous faites une photo.

Comme le chauffeur de taxi, vous faites une moue dubitative ? Il suffit de vous promener sur ce blog. Voilà plusieurs années que je n’utilise plus que mon téléphone portable pour faire mes photos, les éditer, les retoucher et les publier. Que ce soit ici, pour mon compte Instagram ou même pour certains travaux de photographie : je n’utilise plus mon Reflex que dans certaines situations très particulières, notamment – vous allez rire – pour que ça fasse sérieux : on aura davantage confiance en vous si vous vous trimballez avec un gros bazar noir au bout du nez et tournez cent cinquante molettes en prenant un air inspiré avant d’appuyer sur le déclencheur, que si vous faites ces mêmes manipulations sur l’écran d’un petit téléphone qui pèse moins de 200gr… et que des millions de personnes utilisent tous les jours.

Bref, il n’y a aucun doute là-dessus : l’appareil photo de votre portable peut faire des miracles, mais il ne peut le faire que si vous l’utilisez correctement. Ah oui dis donc : pareil que votre Reflex.

Bien sûr, pour mieux exploiter les possibilités de mon téléphone, j’y ai apporté quelques modifications : des applications essentiellement et quelques gadgets. Mais les applications que j’utilise sont gratuites, pour la plupart. Et pour les autres, si j’ai dépensé 30 euros en tout et pour tout, c’est vraiment le bout du monde. Comparé à la note que représente l’achat d’un Reflex + d’un logiciel d’édition d’image + les diverses cartes mémoires, disques durs etc… que constitue l’acquisition d’une vraie station de travail, ça vaut tout de même la peine de se poser la question, vous ne trouvez pas?

Du coup, j’ai préparé un petit guide pour vous aider à en faire l’expérience ! Vous montrer où se trouvent ces fameux réglages et vous expliquer deux ou trois petites choses pour vous aider à démarrer. Il suffit de remplir ce formulaire et vous le recevrez directement dans votre messagerie, dans les secondes qui suivent :)

Vous pouvez aussi sauter cette étape et rejoindre directement ma formation Photo, l’atelier Insta-Gratitude, qui commence dans quelques semaines (attention place limitées). Vous y apprendrez à utiliser tous ces mystérieux réglages, mais aussi à éditer vos photos (parce que oui, bien sûr, derrière une jolie photo, il y a presque toujours un petit travail d’édition). Vous aurez l’occasion de pratiquer pendant six semaines au sein d’un groupe super enthousiaste et bienveillant. Et vos photos ne seront plus jamais les mêmes :)

Dans tous les cas : maintenant, c’est à vous de jouer !

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Alors, 2016 ? À cette question comme à toutes les questions, il y a plusieurs réponses. “La réponse du savant, la réponse du poète” comme l’écrivait si joliment Pierre Bottero qui en dénombrait deux. Et je crois en fait qu’il y en a plus encore.

Ainsi, à la seconde où je formule cette question du bilan de l’année qui vient de s’écouler, surgissent, les sentiments mêlés, parfois contradictoires, de la femme, de l’auteur, de l’entrepreneur, de l’amoureuse, de la fille, de la soeur, de celle qui tient les comptes, de celle qui vit d’amour et de beauté, de celle qui voudrait tant ralentir un peu, de celle qui éprouve un besoin si absolu d’accomplir quelque chose… Chaque voix tente de se faire entendre un peu plus que les autres, persuadée que son avis vaut plus et mieux que celui de ses consoeurs. Et ce qui me vient à l’esprit en premier : que j’aime notre complexité ! Comme ce sac de noeuds me passionne et me fait aimer la Vie !

On m’a parfois dit cette année que je me posais trop de questions, et à chaque fois, mon coeur s’est exclamé “jamais !”, jamais trop de questions. Je suis bien trop heureuse de faire partie de ce monde fou, incompréhensible et où tout est sujet à interrogation, à débat. Ce monde où aucune vérité ne peut se targuer de mieux valoir que les autres. Et où ce qui est “vrai” ne peut l’être que pour une personne donnée, à un moment précis, en fonction de ce qui se passe dans sa vie et de tout ce qui s’est passé avant pour elle. J’aime savoir que ce que je crois aujourd’hui ne sera peut-être plus vrai pour moi l’année prochaine et que les transformations se succèdent.

Quand on regarde le monde sous cet angle, comment diable ne pas s’en poser, des questions ? C’est la partie la plus intéressante de l’existence, je trouve !

Alors pour toutes ces interrogations et tous les chemins sur lesquels elles m’ont entraînée, les révélations aussi bien que les fausses pistes, les cul de sac ou les sentiers bordés de fleurs : MERCI. Merci pour cette année torrentielle ! Au moment où j’écris ces lignes, c’est ce que j’éprouve avant tout autre chose : la joie suprême d’être en vie.

Cela, c’est ce que me dit la petite voix disons… philosophique, en moi.

Mais elle n’est pas toute seule.

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La dernière fois, nous avons beaucoup parlé d’inspiration et de ce que ça nous faisait, quand on se sentait inspiré, pourquoi c’était si bien. Et aussi de combien c’est important, de participer, contribuer, par exemple sur les réseaux sociaux, en créant un blog, en publiant des photos sur Instagram.

Mais, je vois bien qu’une chose en particulier semble être un frein à tout ça : la difficulté à trouver “sa direction”. Ce qui fait qu’on possède une couleur propre, une identité. C’est de cette identité dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui, parce que cette question : “j’ai envie de faire des choses, de participer, mais comment faire pour trouver quelque chose qui me distingue ?” est l’une de celles qu’on me pose le plus souvent.

Aujourd’hui donc, éléments de réponse :-)

Car en effet, trouver son “identité”, sa “personnalité”, ce n’est pas si simple quand on regarde l’abondance de contenus diffusés partout sur internet. Et cela demande à mon avis deux choses assez peu valorisées par notre époque : du temps. Et de la patience.

Globalement les deux réponses que l’on désire le moins entendre, dans notre monde d’immédiateté, d’astuces pour et de solutions pratiques à effet immédiat.

Alors j’ai envie de vous raconter comment ça s’est passé pour moi, afin que vous puissiez mieux mesurer l’importance de ce cheminement.

L’année dernière, à peu près à cette époque, je regardais mon compte Instagram avec une sorte d’insatisfaction : certes, les photos que j’y publiais me plaisaient et j’aimais les échanges avec les personnes qui me suivaient, mais je ne m’y reconnaissais pas vraiment. Je me sentais inspirée par plein de gens, mais je ne me trouvais pas moi-même très inspirée. Je suivais d’ailleurs un certains nombre de comptes qui me semblaient à peu près interchangeables avec le mien et finalement, je ne voyais de moins en moins l’intérêt de tout ça. Hormis le plaisir – immense – pris à prendre des photo, évidemment. Mais après tout : si je n’avais rien à apporter d’un peu singulier, pourquoi ne pas garder ces photos pour moi ? Bref, je sentais qu’un changement de cap devenait nécessaire. Mais lequel?

J’ai passé un certain temps comme ça, à me demander ce que j’allais bien pouvoir faire d’intéressant. Et je me sentais VRAIMENT à court d’idées.

Alors voici ce que j’ai fait : j’ai laissé poser.

Et c’est sans doute la première chose à faire : formuler le problème et laisser poser.

N’ayant pas de meilleure idée, j’ai continué à faire ce que je faisais, mais avec cet questionnement en tête, toujours bien présent en tâche de fond. Parfois, quand on n’a pas de solution immédiate, c’est la seule option. En gros : prendre son mal en patience et avancer en n’oubliant pas ce que l’on veut changer, mais en restant attentif aux idées nouvelles qui pourraient émerger.

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