J’adore cette photo, la première. Elle a beau se faire des yeux de biche et porter des talons vertigineux, il reste ce regard d’enfant. Un vrai regard de petite fille. Comme ce jour-là, au saut du lit. Cette photo ne devait être qu’un essai, juste pour voir si la lumière convenait. Finalement, c’est ma préférée.
Cette série de portraits à été faite pour illustrer le DIY d’aujourd’hui, sur Un Beau Jour, pour apprendre à réaliser sans se fouler un joli fond pour le photobooth de son mariage. Il est en ligne ici depuis ce matin.
Voilà, il est en librairie. Le livre que nous avons co-écrit Virginie, Eléonore et moi pour les éditions Marabout. Le livre d’Un Beau Jour. C’est le premier livre que je n’écris pas toute seule et croyez-moi, voir son nom sur la couverture d’un livre accolé à celui de deux de ses amies, c’est quelque chose.
Les photos de Marianne Taylor sont magnifiques et on retrouve parfaitement l’esprit d’Un Beau Jour. Surtout, je crois que nous avons réussi notre pari : apporter un vrai complément à ce qui existe déjà en matière d’organisation de mariage. Quand on sait la production faramineuse qui existe en la matière, c’était un pari difficile, il me semble que nous nous en sommes bien tirées.
Et puis il y a autre chose. Travailler avec des amis, ce n’est pas simple. Ce cliché magnifique des copines qui montent leur boîte a fière allure, mais il met également l’amitié à l’épreuve. C’est sain, d’ailleurs. C’est même peut-être ce qui montre que chacune met son énergie au service du projet commun.
S’engager professionnellement avec des amis, c’est forcément pour le meilleur et pour le pire. En contemplant ce livre, je me rend compte que ça valait la peine de prendre le risque. Nous sommes bien davantage du côté du meilleur que du pire. Ca me rend fière de nous trois.
Je souhaite donc à ce livre ravissant – vraiment ravissant – et réussi un grand, grand succès. Je nous souhaite un grand, grand succès. Il est en vente dans toutes les librairies, vous ne devriez donc par avoir de difficulté à le trouver.
J’en profite aussi pour mentionner cet autre livre, La lady Attitude des Paresseuses, paru il y a quelques jours dans la collection des Paresseuses que l’on ne présente plus. C’est un guide de savoir vivre moderne et drôle qui rassemble tout ce qu’il est vraiment important de savoir en matière de bienséance, en laissant de côté les salamalecs poussiéreux qui n’ont plus cours dans la réalité.
Comme tous les livres de la collection, il est illustré par la talentueuse Soledad Bravi et j’ai adoré l’écrire. Je m’en souviens comme d’un moment joyeux, quelquefois même jubilatoire et j’espère que cela transparaît dans le livre. Également en librairie depuis quelques jours, vous devriez le trouver facilement.
Comme beaucoup d’entre nous, je raffole des carnets. J’en achète d’ailleurs en quantité, mais tous suivent peu ou prou le même chemin : à partir du moment où je me décide enfin à les remplir (ce qui peut prendre un certain temps car bien entendu je répugne à les abimer), ils se détériorent très vite à force d’être malmenés par des notes prises à la volée et les séjours dévastateurs au fond de mon sac. Forcément, je m’en lasse à une vitesse ahurissante et ne rêve plus que du jour où j’entamerai un nouveau carnet parmi ceux de ma collection.
C’est en partant de ce constat que j’ai commencé à fabriquer ces petits carnets que j’appelle « Carnetti » à cause de leur très petite taille. Ils remplissent idéalement mon cahier des charges. Petits, ils se glissent facilement dans un sac, voire dans un portefeuille. Peu fournis en pages (une douzaine, tout au plus), je les utilise rapidement et je n’ai donc le temps ni de les abimer ni de m’en lasser. Arrivée à la dernière page, généralement au bout d’une à deux semaines, je commence un carnet neuf avec jubilation. Voici donc comment je procède pour les fabriquer.
Matériel nécessaire pour deux carnets :
- Une feuille de papier cartonné (j’utilise des intercalaires pour classeur en papier brut qui ont la couleur et le grammage idéal pour ce modèle, il faut seulement vérifier qu’ils sont adaptés à une impression jet d’encre)
- Une imprimante
- Trois feuilles de papier machine standard
- Une bobine de ficelle de cuisine, un marteau, un clou et une grande aiguille
- Une ou deux petites pinces à papier
- Un cutter et une règle de bonne qualité.
J’imprime les couvertures sur le papier à intercalaire (les modèles en photo sont téléchargeables à la fin du billet) et je les découpe très soigneusement. C’est la précision des découpes qui donne un beau rendu final.
Je coupe ensuite mes feuilles de papier machine en quatre (par la moitié verticalement, puis horizontalement) et je plie le tout en deux avant de les glisser les unes dans les autres. Mes pages sont prêtes. J’utilise 6 feuilles pliées par carnet, soit douze pages, mais on peut sans problème en ajouter davantage. J’ai fait des essais jusqu’à vingt quatre pages.
Je superpose la couverture à mon papier, vérifie que le pliage est bon, tapote sur une surface dure pour que tout s’assemble parfaitement et je fixe le carnet ouvert à l’aide des pinces pour que mon ouvrage reste bien en place.
Il ne me reste qu’à coudre mon carnet. Pour cela, je perce des trous sur le pli central des pages en m’aidant d’un clou et d’un marteau (vous pouvez en faire autant que vous voulez, tant qu’ils sont en nombre pair, mais six sont largement suffisants) et je couds avec de la ficelle de cuisine en passant deux fois dans chaque trou. Je noue solidement et voilà.
Il est possible que les feuilles dépassent légèrement de la couverture à cause du pliage. Dans ce cas, j’égalise au cutter. C’est une opération un rien délicate, il faut donc travailler tranquillement et précisément. Enfin, pour bien aplanir les carnets, je pose quelques gros livres dessus durant quelques jours. Ne vous fiez pas à la longueur de ces explications : avec un peu d’habitude, il ne me faut qu’une petite demie heure pour confectionner quatre carnets, soit mon stock pour le mois.
Voici de quoi réaliser les couvertures de quatre carnets différents. Je me suis amusée à le réaliser en deux couleurs : rouge ou bleu (le dessin de la grande ancre n’est pas de moi, je l’ai trouvée ici). Attention, les fichiers sont en haute définition, donc un peu lourds. Il suffit de cliquer sur les images pour lancer le téléchargement.









