Dans les ruelles du Pateau Mont Royal

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Lors de mon séjour canadien, je n’ai pas eu une minute pour profiter de la ville. Pas le temps d’éplucher les bonnes adresses relevées ici et là, ni même de m’attarder dans un café, une librairie, un concept store. Rien, en dehors de cette petite promenade de deux ou trois heures dans les rues du plateau Mont Royal. Le quartier du Plateau Mont Royal est un peu à Montréal ce que seraient nos onzième, douzième ou dixième arrondissements à Paris. C’est à dire le quartier mignon-bobo-branchouille où tout le monde semble rêver d’habiter.

Sans hésiter, si je devais m’établir à Montréal, c’est aussi là que j’aurais envie d’installer mon petit nid. Montréal n’a peut-être pas la majesté d’une ville comme Paris – à laquelle je suis d’ailleurs de moins en moins sensible, mais elle possède tant d’autres charmes… Il se dégage de la ville une tranquillité que nous ne connaissons pas ici, tout le monde semble plus détendu. La cordialité naturelle des québécois y est certainement pour quelque chose de même que l’abondante végétation ou bien leurs grands appartements (comparés à nos boîtes parisiennes). La vie ne semble pas y être rationnée. On a encore assez d’espace.

Je me suis sentie étonnamment à mon aise sur ces trottoirs un peu bohème où la végétation pousse un peu comme elle veut, parmi ces grands escaliers métalliques et ces hauts murs en brique. Les quartiers résidentiels de Montréal sont à taille humaine, de ces endroits où l’on a plaisir à aller faire une marche, le nez au vent dans le soleil ou dans le froid. Et puis il y a encore assez d’espace pour la nature, alors on respire. Lors de mon séjour, à la fin de l’été, il y avait des fleurs partout.

De Paris, j’importerais tout de même le petit café du coin de la rue, la boulangerie en bas de la maison. Mais je crois bien que c’est tout. Les québécois, je suis sûre, seraient très forts à fabriquer des petits cafés de quartier douillets et agréables où on aurait envie de papoter des heures.

En regardant ces photos, je réalise que l’automne est passé depuis un long moment et que l’hiver est-là. Le paysage, aujourd’hui, doit être bien différent. Ces fleurs, ces arbres encore bien verts sur les photos, ont depuis longtemps viré à l’orange, au feu, au rouge, puis au brun sec qui précède l’arrivée des froids plus coupants et plus forts. Dans peu de temps, ce sera au tout de la neige de transformer encore le paysage. Je n’ai encore jamais eu l’occasion de contempler les couleurs de l’automne ou de l’hiver à Montréal, mais je me fait dès à présent cette promesse : un jour, absolument.

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Ailleurs #2

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Et hop ! Voici une petite sélection de liens et d’idées pour vous promener sur la toile avec – presque – autant de plaisir que si vous vous baladiez le nez au vent. Dit autrement : Bonjour Procrastination !

1. Le DIY de vendredi sur Un Beau Jour. Je l’aime parce qu’il me rappelle un bon souvenir de tournage, il y a deux ans, pour TEVA : on avait réalisé un projet un peu semblable, mis des paillettes partout dans l’appartement d’A. et certainement bu l’apéro très tard le soir en tournant les dernières images de la journée.

2. Le site CreativeMarket découvert tout récemment et qui est un peu l’équivalent d’Etsy pour tout ce qui concerne les achats créatifs numériques : polices de caractère, template WordPress, Brushes Photoshop… On trouve beaucoup de choses très bien pour pas cher du tout.

3. Le blog The Socialite Family. Vous le connaissez probablement déjà, mais au cas où ce ne serait pas le cas, je le mentionne quand même. C’est le blog des jolis intérieurs qui font rêver, qui donnent de bonnes idées et nous inspirent. Le genre d’endroit dans lesquels on a l’impression que la vie ne peut qu’être parfaite.

4. Deux jeux extra aux designs particulièrement réussis, pour Iphone et Ipad… et qui vous changeront un peu de Candy Crush Saga : Dots, qui appartient à cette famille de jeux ultra simple que j’adore (éliminer le plus de points possible en les connectant entre eux par couleur) et Strata qui vous propose, à chaque partie, de refaire un tissage selon le modèle.

5. Nothing but delicious, un autre blog à ajouter dans vos favoris. C’est le blog culinaire de Hannah Messinger, mais plus encore que les recettes, c’est ce qui se dégage des photos que j’adore. L’idée d’une vie paisible et sereine où chaque minute est employée au service de l’idée du bonheur.

6. Encore un blog. Je connais depuis longtemps le compte Instagram de la marque de vêtements Free People, mais je n’ai découvert leur blog que très récemment. La partie DIY est vraiment extra, si vous aimez bricoler des petites choses par vous-même, ne la manquez surtout pas.

7. Les champignons en sucre de la boutique Andy Speciality Sweets (sur Etsy) qui sont impressionnants de réalisme et que bien sûr, je n’oserais jamais croquer. Je vous parle des champignons, mais il y a plein d’autres choses en sucre complètement incroyables ici.

8. Le concours pour gagner un Circuit Découverte du Club Med. Peut-être ne le savez-vous pas, mais le Club Med a lancé il y a quelques temps une offre de circuits touristiques vraiment appétissante. Donc voilà, si vous voulez vous donner la chance de vous faire une idée dans les mois qui viennent, ça se passe ici !

9. Et pour finir, je vous propose d’aller découvrir cette série incroyable du plongeur et photographe Marc Henauer, prises sous l’eau, dans in parc australien englouti dans une inondation. C’est à la fois effrayant et magnifique. Surtout magnifique en fait.

Crédit photo : 1 – la série de photographies de Marc Henauer // 2. Les chouettes polices trouvées sur Creative Market // 3. Les photographies de Nothing But Delicious // 4. Les champignons en sucre de andy Speciality Sweets // 5. Les photos inspirantes de The Socialite Family // 6. Les superbes projets créatifs du blog de Free People.

DIY – Paper things pretty

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L’année dernière, je suis tombée par hasard sur une lampe, je ne sais plus dans quel magasin, dont l’abat jour était construit sur un principe de pliage similaire à celui que je vous montre aujourd’hui. Internet n’ayant, pour une fois, pas su me donner une réponse satisfaisante à mes questions, j’ai passé des semaines à essayer de comprendre comment il fallait s’y prendre pour reproduire la même chose. L’avantage, quand on cherche par soi-même, c’est qu’on ne se contente pas de reproduire ce qu’on a vu : on finit forcément comprendre la technique globale… qui d’ailleurs n’est pas très compliquée. Cette année, je vois fleurir partout des pliages de ce type – jusque chez monoprix où ces boules de papier font partie de la déco de Noël des magasins. J’ai donc pensé que le sujet vous intéresserait peut-être.

Aujourd’hui, je vous explique comment reproduire la petite boule en papier imprimé. Vous trouverez les explications pour réaliser la boule à larges facettes sur le blog Mini-Eco (qui est génial, soit dit en passant). Ce n’est pas exactement le même patron, mais on ne va pas chipoter et surtout, la technique est très bien expliquée. Quand à la sphère que vous voyez sur la dernière image, elle est un peu plus compliquée à réaliser, mais si le sujet vous intéresse, je me ferai un plaisir de réaliser un deuxième pas à pas.

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Vous allez avoir besoin de :
- Une feuille de papier couleur fin, format raisin
Vous pouvez choisir une multitude de papiers différents. Le meilleur est le papier japonais, mais les feuilles de papier à dessin qu’on trouve dans les magasins d’art plastique sont très bien aussi. Choisissez de préférence un grammage léger qui se pliera mieux.
- Un cutter
- Un critérium à pointe fine
- Une règle (50 cm de préférence)
- Un peu de double face
- Un écheveau de coton de couleur coordonnée au papier
- Une petite perforatrice
- Une aiguille
- Une aiguille plantée dans un bouchon (ou un plioir précis, si vous êtes plus chanceux que moi et en possédez un)

Avant toute chose, gardez à l’esprit que vous devez être aussi précis que possible dans vos mesures, c’est ce qui vous rendra la tâche facile au moment du pliage.

1. Coupez une bande de 12 cm dans la largeur de votre feuille format raisin (soit 12 X 50 cm). Sur le côté de chaque bande, tracez une marque à 4cm, une à 5cm, une à 7cm et une a 8cm, comme sur le dessin. Recommencez de l’autre côté de votre bande et joignez les traits au crayon à papier. Vous obtenez ainsi cinq longues bandes dessinées sur le papier : une de 4 cm, une de 1 cm, une de 2 cm, une de 1 cm et une de 4 cm. À présent, sur toute la longueur, marquez chaque centimètre, des deux côtés de celle-ci.

2. Maintenant, vous n’avez plus besoin du crayon, il vous faut un plioir. Depuis des années, j’utilise une grosse aiguille à bout rond planté dans un bouchon, je n’ai encore rien trouvé de plus précis et j’ignore si ça existe (les plioirs en plastique du commerce sont inadaptés pour un travail comme celui-ci). À l’aide de votre « plioir » donc, marquez, à la règle, tous les centimètres, comme sur la photo. Attention à ne pas déchirer le papier en marquant les plis.

3. Il vous faut à présent marquer les plis obliques des deux petites bandes de 1cm. Maintenant que vous avez marqué les longueurs, vous avez devant vous une multitude de petits carrés le long de ces deux bandes de 1cm. Il vous faut tracer un pli dans la diagonale de chacun de ces carrés : un sur deux dans un sens, un sur deux dans l’autre. Vous obtiendrez ainsi une ligne en zig zag. Recommencez la même opération sur la deuxième bande de 1 cm, en faisant attention à décaler le dessin d’une case, comme sur la photo.

4. C’est le moment de constater l’efficacité détonante de votre plioir-bouchon : pliez l’ensemble de votre patron en accordéon. Ça se fait tout seul et c’est précis, le bonheur. Si votre papier est légèrement translucide, vous pouvez effacer vos traits au crayon avant de commencer cette étape.

5. On en arrive à la partie que les anglais qualifieraient de « a bit tricky’. Autrement dit, il y a un petit coup de main à prendre. Dépliez l’accordéon et donnez une forme incurvée, comme sur la photo, à votre patron (la partie bombée est celle qui ne contient aucune marque de crayon). Vos plis vont se faire naturellement, mais il faut aider le papier en poussant avec les pouces, là où j’ai dessiné des flèches, sur la photo. Le papier ne doit jamais forcer, sinon, vous risquez de le déchirer. Il faut avancer tranquillement et sans s’énerver (ce qui, au début, est beaucoup demander).

6. Lorsque vous avez compris le truc et plié tout ce qui doit l’être, vous obtenez une sorte de « U » en accordéon.

7. Dépliez entièrement votre travail (ne vous inquiétez pas, il se remettra en forme tout seul) et percez un petit trou sur chaque « lame » de votre accordéon, de chaque côté de votre patron. Vous pouvez aussi utiliser une aiguille, tout simplement.

8. Maintenant, vous voulez fermer votre boule. Pour cela, étendez le patron, côté incurvé vers vous et repliez les deux extrémités de façon à obtenir un tube. Collez les deux extrémités l’une sur l’autre, au double face. En principe, les plis se superposent parfaitement bien.

9. Votre boule doit se former toute seule, mais il faut maintenant refermer les extrémités. Pour cela, faites passer un fil le long des petits trous en vous assurant que les deux extrémités du fil passent à l’intérieur de la boule. Serrez bien, et nouez plusieurs fois. Coupez l’excédent de fil et voilà.

10. Il vous reste à fermer l’autre côte. Mais avant cela, vous pouvez aussi ajouter un petit lien pour suspendre votre boule en papier. Pour ça, faites une boucle à l’aide d’un fil de coton et nouez deux fois l’extrémité. Enfilez cette boucle, à l’aide d’une aiguille, sur l’une des facettes de la « tranche » de la boule de papier puis faites un petit nœud à la base pour la maintenir bien en place. Refermez la boule, comme à l’étape 9 et voilà le travail.

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