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Je me souviens avoir écrit cela, cet été, au bas d’une photo postée sur Instagram : « Auprès de la mer, je me recompose ».  Cette sensation très précise, qui me donne l’impression de réapparaître à moi-même, vous la connaissez aussi? J’imagine que c’est plus ou moins ce que l’on éprouve tous lorsqu’on se sent un peu déraciné – ce qui est mon cas – et qu’on rentre au bercail. Mais quand je dis « la mer », ce n’est pas tout à fait vrai. Il doit s’agir d’une certaine mer. C’est une sensation, par exemple, qui me saute à la gorge lorsque je rentre chez moi, à Granville, mais qu’il m’arrive en vérité rarement de ressentir ailleurs. Jusqu’à présent, seuls Ouessant (dernière escale de ma transat en 2012), les Îles de la Madeleine au Canada (lors d’un voyage avec ma cousine Melaine en 2013) et, je l’ai découvert au mois de juillet, l’Île de Groix m’ont donné cette drôle d’impression. Comme un endroit qui me connaissait déjà. Je m’y suis sentie accueillie comme quelqu’un qui rentre à la maison.

Vous croyez aux vies antérieures, vous? Ce sentiment est de ceux qui vous poussent à vous interroger, tant il est étrange de ce sentir à ce point proche d’une terre que vous savez pertinemment n’avoir jamais foulée, et qu’il n’est nul besoin de la découvrir, ni d’apprendre à la connaître, pour vous y sentir absolument chez vous.

Ainsi, j’espère que les lignes qui suivent vous convaincront d’y poser vos valises pour quelques jours ou quelques heures.

25 bonnes raisons
de passer quelques jours du côté
de l’Île de Groix

 – 1 –
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Dès que vous sortez de la gare de Lorient, demandez à un taxi de vous conduire à la plage immense de Larmor-Plage, à quelques minutes à peine. Dix minutes après avoir posé le pied en Bretagne, vous êtes déjà au bord de l’eau. Si vous doutiez encore qu’il existe un micro-climat dans cette région de Bretagne, cette première escale devrait, à elle seule, suffire à vous convaincre. Et, comme tout le monde croit qu’il y fait en permanence un temps de chien, vous remarquerez vite que vous n’êtes pas nombreux à vous prélasser sur la plage.

 – 2 –
Promenade au bord de l’eau

À Larmor-Plage, prenez le temps de vous promener le long du petit sentier qui longe la plage, au milieu des fleurs sauvages. Si vous aimez prendre des photos, il y a vraiment de quoi vous amuser, même avec votre téléphone : les sentiers sinueux, la mer aux couleurs changeantes, les mille couleurs des fleurs, les rochers sur la plage recouverts de mousses d’un vert hallucinant… c’est VRAIMENT le moment de dégainer votre appareil. Et si vous ne savez pas comment faire pour réussir à prendre de jolies photos, guettez la prochaine session de l’atelier Insta•Gratitude qui démarre dans pas longtemps :)

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– 3 –
Le centre nautique

Tout au bout au bout, rendez-vous au Centre Nautique de Kerguelen pour deux heures de Cata (le plan d’eau est génial) ou de Paddle (une activité bien moins plan-plan qu’il n’y paraît). Ce jour-là, nous avons fait… de l’Optimist ! Idée saugrenue et géniale qui m’a replongée dans mes tous premiers souvenirs de voile, quand mes grands-parents nous offraient le rituel stage de voile des vacances d’été.

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– 4 –
Le mica sur la plage

Au retour, prenez le temps de vous promener sur la plage pour observer les scintillements incroyables du mica dans le sable : lorsque le soleil brille, on a l’impression de marcher sur un tapis de paillettes. Si la marée montante s’en mêle : de l’or liquide. Il n’en faut pas davantage pour me combler absolument. Amis photographes amoureux des bokeh et autres effets de profondeur de champ : il y a là de belles opportunités.

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– 5 –
Petit déjeuner face à la mer

Si vous voulez dormir dans le coin, n’hésitez pas à réserver une chambre à l’hôtel Les Mouettes qui a les pieds dans l’eau… et une terrasse pour y prendre le petit déjeuner si le temps le permet (prévoyez tout de même une petite laine, pour les premières heures du jour).

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– 6 –
La Cité de la Voile

Si vous avez moins de chance et qu’il ne fait pas très beau, offrez-vous une visite de la Cité de la Voile Eric Tabarly où l’expo permanente m’a un peu fait penser à ce qu’on peut trouver à la Cité des Sciences de La Villette : une multitude d’expériences et de manipulations, très ludiques (pour les enfants ET les parents), mais cette fois sur le thème de la mer et de la navigation. On y apprend à barrer, à comprendre le vent, à faire des noeuds marins… bref, on ne voit pas le temps passer (pourtant croyez-moi, je suis toujours pleine d’a priori sur ce genre d’espaces) et c’est une excellente première approche, pour qui n’a jamais mis les pieds sur un bateau.

– 7 –
Déjeuner branché

Pour casser une graine pas trop loin de la Cité de la Voile, vous pouvez vous arrêter à La Base. Comme je ne mange pas de viande, il m’a été assez difficile de trouver quelque chose à me mettre sous la dent, mais tout le monde, à table, a semblé apprécier le contenu de son assiette.

– 8 –
Du côté de Ploemeur

 Pour dîner, n’hésitez pas à réserver une table au Vivier, le restaurant gastronomique de Ploemeur où tout est absolument délicieux. Et ne loupez pas le couchant, sur le petit port adorable de Ploemeur (la petite promenade qui aboutit sur la jetée est très jolie).

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– 9 –
Une virée en mer

Et maintenant : on file à Groix ! Pour cela, deux options. Vous pouvez très bien prendre le ferry… mais vous pouvez aussi vous offrir une croisière sur l’un des splendides bateaux de Challenge Ocean. Nous y avons passé quelques heures magnifiques et, s’il n’y avait eu la promesse d’une belle découverte, je me serais volontiers cachée au fond de la cale pour ne pas débarquer. Sachez aussi, si vous vous sentez un peu aventurier, que les bateaux partent parfois pour des croisières plus longues (dont des transatlantiques)(ça n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd).

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– 10 –
L’arrivée au port

Ferry ou voilier, quoi qu’il arrive : ne loupez pas l’arrivée au Port ! Là encore, si vous aimez prendre des photos, c’est le moment de vous amuser. Peu importe le temps qu’il fait ce jour-là : ce sera forcément joli et poétique, dans différentes nuances.

– 11 –
Port Tudy

D’ailleurs, une fois débarqué : profitez-en pour faire un petit tour sur le port qui est adorable, et rêver devant les jolis bateaux de toutes les couleurs. C’est une des mes occupations favorites : chercher dans quel bateau j’aurais envie de prendre le large :)

– 12 –
Faire le tour de l’île

Une fois à Groix, je vous conseille vraiment de louer un vélo électrique (à moins que vous n’ayez prévu de venir en voiture). L’île n’est pas très grande, mais tout de même un peu trop pour la parcourir entièrement à pied. C’était la première fois que je faisais du vélo électrique et sans aller jusqu’à dire que ce fut une expérience inoubliable – j’ai une sainte horreur du vélo – je reconnais bien volontiers que c’est là le moyen de transport le plus commode.

– 13 –
Plage des Grands Sables

La première destination à ne surtout pas manquer, sur l’île, est cette plage ahurissante, à laquelle on accède par un petit chemin qui semble un peu secret : la plage des Grands Sables, abritée par une immense falaise et qui s’avance dans la mer  – couleur caraïbes dès que le soleil pointe son nez et d’une transparence absolue – avec la fierté d’un bateau corsaire prêt à conquérir le monde. Je viens de lire la biographie de Magellan, qui visiblement me monte un peu à la tête.

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– 14 –
Chercher le petit coin secret

Inutile de vous dire que vous ne POUVEZ PAS aller à la plage des Grands Sables sans prendre quelques photos ! Pour ça, il faudra demander à Céline ou Marjolaine du super blog WonderfuBreizh leur petit coin secret pour prendre les meilleures photos :) Quoi qu’il en soit, la plage des Grands Sables mérite qu’on s’y arrête pour quelques heures, ne serait-ce pour voir la mer changer au gré des nuages qui, ici, s’entassent ou se dissipent en quelques secondes.

– 15 –
Le Trou de l’Enfer

S’il ne fait pas très beau (soyons tout de même honnêtes : ça arrive), oubliez la plage et filez pour une promenade à travers l’île, jusqu’au Trou de l’Enfer où vous pourrez admirer cette fissure incroyable dans la falaise, rendue plus dramatique encore si le temps est à la pluie et que les vagues sont de la partie. Notez que la Bretagne et ses îles dénombrent une quantité invraisemblable de « Trous de l’Enfer ».

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– 16 –
La point des chats

Si, comme moi, vous aimez vous raconter des histoires, évadez-vous à présent à la Pointe des Chats. Rien que le nom donne envie d’y aller, non? Et contemplez ses incroyables roches feuilletées au bout desquelles de grands rouleaux viennent se jeter avec un sens du drame extrêmement développé. Le genre d’endroit où l’on se prend volontiers pour l’héroïne d’un roman anglais du dix-huitième siècle si vous voyez ce que je veux dire.

– 17 –
La chasse aux coquillages

À la Pointe des Chats également : le phare avec toute sa majestueuse photogénie. Impossible d’y résister. Si vous aimez les coquillages, sachez qu’une petite surprise attends les amateurs de grains de café sur la petite plage qui s’étend au pied du phare.

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– 18 –
Port-Lay

Si vous avez encore assez d’énergie : piquez à présent vers le centre de l’île, par le petit bourg et à travers les jolies petites rues bordées de maisons adorables, piquetées d’hortensias et de roses trémières, puis filez vers le microscopique petit port de Port-Lay. Idéalement, je vous conseille d’y aller deux fois – ce que je n’ai pas pu faire – afin d’y voir le port à sec et le port à marée haute. Dans les deux cas : vous ne perdrez pas votre temps, le point de vue est adorable et vous trouverez plein de jolis angles de composition, si vous avez envie d’y faire des photos.

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– 19 –
Un dîner sur le Port

À présent, je ne sais pas comment vous voyez les choses, mais si vous avez suivi à la lettre toutes ces indications, je dirais qu’il est plus que temps d’aller boire un coup :) Le joli café de la Jetée, à Port Tudy, sert une cuisine tout à fait agréable et vous aurez peut-être la chance de dîner en compagnie de chants de marins. En effet, je considère personnellement cela comme une chance : j’ai d’ailleurs passé l’essentiel du dîner à m’époumoner, au grand damn de mes compagnons de voyage, trop polis pour me faire remarquer cet enthousiasme tapageur.

– 20 –
Un petit verre (ou deux)

Par contre, pour un petit verre tardif, je vous recommande davantage le Mojo où nous avons retrouvé mes bretonnes d’adoption préférées. Le Mojo avec ses grandes tables super conviviales, ses mojitos et sa super ambiance.

– 21 –
L’heure Bleue

Point photo : avant d’aller faire la bamboula au Mojo, ne ratez pas l’heure bleue sur le port ! C’est-à-dire les quelques dizaines de minutes qui suivent le coucher du soleil et qui donnent cette teinte incroyable (la photos d’en tête de ce billet a été prise à ce moment-là, et je n’ai pratiquement fait aucune retouche).

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– 22 –
Une nuit « comme à la maison »

Après tout cela, je pense que vous n’avez pas volé une bonne nuit : direction, pour cela, le petit hôtel de la Marine avec ses chambres qui fleurent bon la maison et où on se sent chez soi. J’ai adoré cet endroit (qui m’a rappelé la maison de mes arrière-grands parents maternels) en dépit d’une insonorisation, disons, relative. Je m’en fiche, j’ai un sommeil de plomb et je ne vous cache pas que, vu l’heure à laquelle je suis allée me coucher ce soir-là, j’aurais aussi bien pu m’endormir dans le salon sans que cela remette en cause une seule seconde la qualité de mon sommeil.

– 23 –
La ferme des Ormeaux

Passé le petit déjeuner pris dans la charmante pièce principale de l’hôtel, il est temps, déjà, de reprendre le ferry pour Lorient. N’oubliez pas de passer à la ferme des Ormeaux (que nous avons d’ailleurs visitée) pour faire le plein de spécialités locales notamment à base d’ormeaux, un coquillage peu connu et pourtant délicieux (ma grand-mère en préparait parfois, de retour de la pêche), mais que je ne pourrai plus jamais manger tant ces animaux m’ont paru fascinants, touchants et intéressants. Je crains fort que mes dernières concessions au végétarisme (pourtant pas nombreuses) soient en train de céder et que je ne me retrouve désormais auto-privée de la nourriture que j’aime le plus au monde : les fruits de mer fraîchement pêchés.

– 24 –
Un rien de nostalgie

Dans le ferry au retour, lancez sur youtube cette très jolie interprétation de « Trois marins de Groix » par une formation féminine appelée « Les Pirates » pour regarder le port s’éloigner et contempler les côtes de Lorient. Vous pouvez également télécharger la version numérique du roman de Lorraine Fouchet, « Entre ciel et Lou » qui se déroule à Groix pour finir le voyage.

– 25 –
La rade de Lorient

Mais la lecture, ce sera pour plus tard ! Il vous reste encore le beau paysage des voiliers qui vont et viennent entre Lorient et Groix. Les embruns. La beauté crue de tout cela.

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Il me reste un certain nombre de grands mercis à distribuer : Nicolas et Adeline de We Like Travel, pour avoir eu la gentillesse de m’inviter à prendre part à ce séjour, France de L’office du Tourisme du Morbihan pour sa bonne humeur incroyable, Anne-Laure, Estelle, Nath et Sébastien, mes super compagnons de voyage et enfin Céline et Marjolaine venues me cueillir à la cale et pour les quelques heures délicieuses que nous avons passées ensemble.

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Coucou vous ! Mais alors ! La première moitié de septembre est déjà derrière nous et je n’ai toujours pas publié mon billet de rentrée… Qui attendra, du coup, car j’ai une nouvelle plus urgente à partager avec vous :) Peut-être avez vous déjà vu passer cette information dans la presse, d’ailleurs : Manifeste pour une maison rangée est en librairie depuis quelques semaines et je ne me remets toujours pas de l’accueil (génial) qui lui est fait… Ce petit livre merveilleux dont j’ai envie de vous raconter l’histoire particulière.

Il y a environ un an et demie, Sophie, mon éditrice, m’a exposé son projet autour d’un café : un livre qui parlerait de simplicité, d’espace, de bien-être. Immédiatement, les idées ont fusé : « Tu veux dire un livre qui ne se contenterait pas de parler de tri, mais qui montrerait pourquoi on en ressent le besoin ( comme vous peut-être, en cette période de rentrée) ? Ce qu’il raconte, ce besoin-là et pourquoi c’est si important de l’écouter. Et aussi pourquoi c’est souvent difficile. Puis comment y parvenir, même si a priori ce n’est pas notre fort? »

Un livre aussi qui ne vous donnerait ni solution toutes faite ni baguette magique, mais des idées pour vous fabriquer la vôtre à vous, de baguette magique. Parce que votre vie et votre manière de vivre sont uniques et que vos solutions doivent être à son image. Et parce que la vie est en mouvement. Vos envies, vos aspirations d’aujourd’hui ne sont pas celles de demain.

Un livre, enfin, qui ne vous donnerait pas des commandements, mais des outils. Qui vous rappèlerait que vos rêves sont ce qu’il y a de plus important et qu’ils sont le terreau sur lequel inventer votre vie et, forcément, une maison qui soit en adéquation avec ça.

Trop pressé de le découvrir?
Découvrez immédiatement un extrait du livre.

Alors voilà, nous avons parlé de tout cela, mal assises à la petite terrasse du Café de l’industrie, nous avons échangé des points de vue et des idées. Et enfin, Sophie a dit : « Tu vois, tu es la bonne personne pour écrire ce livre ».

Ce qu’il faut que vous sachiez, c’est que souvent, dans l’édition, les livres dits « de commande » (c’est-à-dire lorsque c’est l’éditeur qui propose un projet à l’auteur) sont généralement une mine de contraintes en tout genre où l’auteur est un prestataire de service parmi d’autres. Je me méfie énormément des ouvrages de commande qui vous font apposer votre nom sur des ouvrages que vous n’aurez pas forcément envie de défendre par la suite, et sur lesquels vous n’avez aucune prise.

Mais Sophie. Sophie fait partie de ces éditeurs qui vous regardent avec une telle confiance que vous vous sentez pousser des ailes. Comme s’il était absolument impossible que vous puissiez la décevoir. D’ailleurs, voici ce qu’elle m’a dit ensuite : tu peux faire tout ce que tu veux. Après avoir écrit plus de trente livre, je peux vous dire que ce « tout ce que tu veux » est la rareté même, l’exception qui confirme la règle. 

portait-as-10Ainsi armée de toute la bienveillance de Sophie, c’est ce que me suis donc risquée à faire. Je l’ai écrit à ma manière, ce Manifeste pour une maison rangée : un livre qui parle de rangement et de tri oui. Mais qui explore surtout le grand thème du mieux-vivre. Du mieux être et de la créativité. On aurait aussi pu l’appeler : le livre pour vous aider à créer la vie qui va avec votre vie. C’est un livre qui ne vous dit pas comment plier vos chaussettes, mais qui vous parle de vos rêves, de vos projets, mais aussi de pardon et de bienveillance et de pourquoi ça compte tellement, tellement, tellement, si l’on veut se sentir bien dans sa maison. 

Honnêtement, je me suis souvent demandé, pendant l’écriture de ce livre, si je n’avais pas pris ce « tout ce que tu veux » un peu trop à la lettre. Si bien qu’au moment d’envoyer le manuscrit, il y a environ un an de cela, je n’en menais pas large. C’est fou comme on se sent fragile lorsqu’on fait quelque chose qui nous ressemble vraiment, n’est-ce pas? Je me souviens très bien des quelques jours terribles qui ont suivi – qui suivent toujours – l’envoi du manuscrit : celui durant lequel vous n’avez d’autre choix que d’attendre patiemment le verdict de l’éditeur et où, évidemment, vous imaginez toujours le pire.

Non seulement ce ne fut pas le pire, mais je dois vous avouer quelque chose : j’ai encore enregistré sur mon répondeur la voix de Sophie, lorsqu’elle m’a appelée pour me faire part de ses impressions. Et ce message est devenu mon message porte bonheur. Mon doudou de la confiance en soi. Au moins, il plaisait à Sophie. Ouf.

Puis le temps a passé. Pour différentes raisons, la sortie du livre – initialement prévue au mois de mai – a été repoussée… à tel point que, déjà prise par d’autres projets et d’autres aventures,  j’ai fini par oublier un peu mon petit livre chéri… Jusqu’à il y a quinze jours environ où j’ai commencé à recevoir des messages de ceux qui l’avaient lu. De journalistes qui l’avaient reçu en service de presse, mais aussi de personnes qui l’avaient acheté en librairie. Et tout  commencé à s’agiter : demandes d’interviews, de rencontres… Il a fallu que je me replonge dare-dare dans mon sujet. J’ai alors fait quelque chose qui ne m’est pas souvent arrivé dans ma vie d’auteur : j’ai relu mon propre livre.

Je l’ai relu et… Ah, ah, eh bien je l’ai aimé. Vraiment aimé. Je vais même vous avouer : sitôt fermé, je me suis attelée, moi aussi, au plaisir de trier, vider, désencombrer, réfléchir à nouveau à de meilleures solutions d’aménagement… C’est drôle de se ré-appliquer à soi-même ses propres conseils, n’est-ce pas? D’ailleurs, ma bibliothèque est en ce moment-même en plein chantier et ça me fait un bien fou :)

Mais alors, qu’est-ce qu’on y trouve,
exactement, dans ce livre?

Vous savez quoi, le plus simple, c’est de vous en proposer un extrait. Pour le recevoir, c’est tout simple, il suffit de me laisser votre adresse via le petit formulaire ci-dessous et zou ! Votre extrait atterrira comme par magie dans votre messagerie, dans les secondes qui suivent :)

Et les autres, ils en pensent quoi?

Et comme c’est toujours mieux de laisser les autres parler de votre travail, voici ce qu’ils en disent…

Julie Destouches, dans son article pour Femme Actuelle
“Sans culpabiliser ni juger, ce livre nous permet de comprendre les mécanismes qui font qu’on encombre souvent trop nos placards. Et nous guide vers une vie plus sereine. (…) Un nouveau bouquin, petit par la forme (et par le prix), grand par l’intérêt, va vous y aider.”

Maryline, une lectrice
“C’était exactement le livre dont j’avais besoin. Après un long divorce, je commence une deuxième vie et tout me semble à reconstruire. J’ai aussi adoré la lecture agréable et fluide, les expériences personnelles déculpabilisantes.”

Noëlle, une lectrice
“Merci Anne-Solange pour ce petit livre frais, bourré de bon sens et bienveillant. J’ai beaucoup ri en lisant l’anecdote de la table de la salle à manger et, plus sérieusement, ça m’a permis de comprendre ce qui n’allait pas chez moi et repenser la disposition de toute ma pièce à vivre. Je respire !”

J’ai très très hâte de recueillir vos avis, vos remarques et, si vous avez déjà lu le livre, de lire le récit des petites et grandes transformations que Manifeste pour une maison rangée a opéré dans votre vie. Si vous avez envie de zapper l’extrait et de l’acheter directement, on le trouve sur Amazon et dans toutes les librairies :)

Passez une merveilleuse fin de semaine !

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Lorsque j’habitais à Granville, j’empruntais toujours ce petit chemin pour me rendre à Donville, les jours où je déjeunais avec ma grand-mère. C’est de là, selon moi, que l’on a la plus belle vue sur la côte, à 180º, d’un bout à l’autre de l’horizon. Depuis la route principale, si vous longez les tennis après la maison Dior, et prenez les petites routes en direction de la côte, il n’y a que quelques minutes de marche. Les levers de soleils y sont, eux aussi, incroyables (même si le soleil se lève de l’autre côté, la couleur de la mer quand il fait beau est stupéfiante).

Ici, c’est un de ces points de vue qui vous font sentir si petit. Une poussière dans l’immensité. Qui rappelle que l’on n’est que de passage, aussi. Que nous n’avons pas l’éternité pour jouir de tout cela. On a maintenant et peut-être demain. Ou dix ans ou même quatre-vingt. Mais pas l’éternité.

Ce soir-là, je me disais : des milliards de milliards d’êtres vivants et je suis là, presque seule, devant ce spectacle. Aux premières loges. Les chances pour que cela se produisent sont aussi faibles que gagner le gros lot au loto, et pourtant je suis là. Un miracle. De ces miracles qui, parce qu’ils font partie de toutes les vies, se laissent si facilement oublier.

Et voilà pourquoi je prends des photos : pour fixer ces instants de grâce. Et plus important encore, pour les partager.

Passez une délicieuse journée 😘

Oh là là Marine. C’est une histoire magique. Ma cousine. La vie prend parfois de drôles de chemins : nous avons fait la connaissance l’une de l’autre il y a cinq ans seulement. Marine, elle est belle comme c’est pas permis. Je vois souvent les gens se retourner sur elle, hypnotisés par tout ce qu’elle dégage. Elle a toujours des expressions mignonnes, par exemple, elle dit d’elle : « je suis un coussin » pour décrire ses adorables rondeurs. J’adore quand on regarde des films sous le plaid, le dimanche en hiver, même si elle finit presque toujours par s’endormir. La joie que c’est quand on prend le temps de dessiner toutes les deux, sous le parasol, moi des petits pâtés et elle, toutes ces choses gracieuses qui semblent surgir du papier.

Tantôt, je trouve en elle l’enfant qu’elle a dû être et que je souffrirai toujours un peu de n’avoir pas connu, tantôt elle semble dotée d’un siècle de sagesse. Mon amie Nadia a dit d’elle une fois qu’elle était « une vieille âme » et ça me semble juste (même s’il faut bien avouer que cette histoire d’âme vieille ou jeune est un concept qui me dépasse un peu).

Mais voilà ce qui est magique : à la seconde précise où j’ai rencontré son visage pour la première fois, je l’ai aimée comme si nous nous étions toujours connues. Je n’ai pas eu besoin de savoir quel était son tempérament, ni ce qu’elle aimait, comment elle se comportait, ni même si elle allait m’aimer en retour. J’ai découvert ce jour-là qu’il y avait cette place pour elle et que ça se passait d’explication.

Cette expérience a remis en question tout ce que je croyais de l’amour : qu’il fallait que mes amis, mon entourage, mon amoureux soient comme ceci ou comme cela, qu’ils s’intéressent à telle ou telle chose, qu’ils aient plutôt telle ou telle idée sur la vie ou que sais-je. Alors que l’amour, je l’ai découvert a ce moment là, l’amour peut aussi se passer d’argument. Quelquefois il est là, simplement.

La semaine dernière, c’était sa rentrée dans une prestigieuse école hollandaise. Un grand, grand changement dans sa vie. C’est difficile de ne pas me précipiter là-bas pour faire son petit déjeuner et lui tenir la main.