DIY – Paper things pretty

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L’année dernière, je suis tombée par hasard sur une lampe, je ne sais plus dans quel magasin, dont l’abat jour était construit sur un principe de pliage similaire à celui que je vous montre aujourd’hui. Internet n’ayant, pour une fois, pas su me donner une réponse satisfaisante à mes questions, j’ai passé des semaines à essayer de comprendre comment il fallait s’y prendre pour reproduire la même chose. L’avantage, quand on cherche par soi-même, c’est qu’on ne se contente pas de reproduire ce qu’on a vu : on finit forcément comprendre la technique globale… qui d’ailleurs n’est pas très compliquée. Cette année, je vois fleurir partout des pliages de ce type – jusque chez monoprix où ces boules de papier font partie de la déco de Noël des magasins. J’ai donc pensé que le sujet vous intéresserait peut-être.

Aujourd’hui, je vous explique comment reproduire la petite boule en papier imprimé. Vous trouverez les explications pour réaliser la boule à larges facettes sur le blog Mini-Eco (qui est génial, soit dit en passant). Ce n’est pas exactement le même patron, mais on ne va pas chipoter et surtout, la technique est très bien expliquée. Quand à la sphère que vous voyez sur la dernière image, elle est un peu plus compliquée à réaliser, mais si le sujet vous intéresse, je me ferai un plaisir de réaliser un deuxième pas à pas.

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Vous allez avoir besoin de :
- Une feuille de papier couleur fin, format raisin
Vous pouvez choisir une multitude de papiers différents. Le meilleur est le papier japonais, mais les feuilles de papier à dessin qu’on trouve dans les magasins d’art plastique sont très bien aussi. Choisissez de préférence un grammage léger qui se pliera mieux.
- Un cutter
- Un critérium à pointe fine
- Une règle (50 cm de préférence)
- Un peu de double face
- Un écheveau de coton de couleur coordonnée au papier
- Une petite perforatrice
- Une aiguille
- Une aiguille plantée dans un bouchon (ou un plioir précis, si vous êtes plus chanceux que moi et en possédez un)

Avant toute chose, gardez à l’esprit que vous devez être aussi précis que possible dans vos mesures, c’est ce qui vous rendra la tâche facile au moment du pliage.

1. Coupez une bande de 12 cm dans la largeur de votre feuille format raisin (soit 12 X 50 cm). Sur le côté de chaque bande, tracez une marque à 4cm, une à 5cm, une à 7cm et une a 8cm, comme sur le dessin. Recommencez de l’autre côté de votre bande et joignez les traits au crayon à papier. Vous obtenez ainsi cinq longues bandes dessinées sur le papier : une de 4 cm, une de 1 cm, une de 2 cm, une de 1 cm et une de 4 cm. À présent, sur toute la longueur, marquez chaque centimètre, des deux côtés de celle-ci.

2. Maintenant, vous n’avez plus besoin du crayon, il vous faut un plioir. Depuis des années, j’utilise une grosse aiguille à bout rond planté dans un bouchon, je n’ai encore rien trouvé de plus précis et j’ignore si ça existe (les plioirs en plastique du commerce sont inadaptés pour un travail comme celui-ci). À l’aide de votre « plioir » donc, marquez, à la règle, tous les centimètres, comme sur la photo. Attention à ne pas déchirer le papier en marquant les plis.

3. Il vous faut à présent marquer les plis obliques des deux petites bandes de 1cm. Maintenant que vous avez marqué les longueurs, vous avez devant vous une multitude de petits carrés le long de ces deux bandes de 1cm. Il vous faut tracer un pli dans la diagonale de chacun de ces carrés : un sur deux dans un sens, un sur deux dans l’autre. Vous obtiendrez ainsi une ligne en zig zag. Recommencez la même opération sur la deuxième bande de 1 cm, en faisant attention à décaler le dessin d’une case, comme sur la photo.

4. C’est le moment de constater l’efficacité détonante de votre plioir-bouchon : pliez l’ensemble de votre patron en accordéon. Ça se fait tout seul et c’est précis, le bonheur. Si votre papier est légèrement translucide, vous pouvez effacer vos traits au crayon avant de commencer cette étape.

5. On en arrive à la partie que les anglais qualifieraient de « a bit tricky’. Autrement dit, il y a un petit coup de main à prendre. Dépliez l’accordéon et donnez une forme incurvée, comme sur la photo, à votre patron (la partie bombée est celle qui ne contient aucune marque de crayon). Vos plis vont se faire naturellement, mais il faut aider le papier en poussant avec les pouces, là où j’ai dessiné des flèches, sur la photo. Le papier ne doit jamais forcer, sinon, vous risquez de le déchirer. Il faut avancer tranquillement et sans s’énerver (ce qui, au début, est beaucoup demander).

6. Lorsque vous avez compris le truc et plié tout ce qui doit l’être, vous obtenez une sorte de « U » en accordéon.

7. Dépliez entièrement votre travail (ne vous inquiétez pas, il se remettra en forme tout seul) et percez un petit trou sur chaque « lame » de votre accordéon, de chaque côté de votre patron. Vous pouvez aussi utiliser une aiguille, tout simplement.

8. Maintenant, vous voulez fermer votre boule. Pour cela, étendez le patron, côté incurvé vers vous et repliez les deux extrémités de façon à obtenir un tube. Collez les deux extrémités l’une sur l’autre, au double face. En principe, les plis se superposent parfaitement bien.

9. Votre boule doit se former toute seule, mais il faut maintenant refermer les extrémités. Pour cela, faites passer un fil le long des petits trous en vous assurant que les deux extrémités du fil passent à l’intérieur de la boule. Serrez bien, et nouez plusieurs fois. Coupez l’excédent de fil et voilà.

10. Il vous reste à fermer l’autre côte. Mais avant cela, vous pouvez aussi ajouter un petit lien pour suspendre votre boule en papier. Pour ça, faites une boucle à l’aide d’un fil de coton et nouez deux fois l’extrémité. Enfilez cette boucle, à l’aide d’une aiguille, sur l’une des facettes de la « tranche » de la boule de papier puis faites un petit nœud à la base pour la maintenir bien en place. Refermez la boule, comme à l’étape 9 et voilà le travail.

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Le soir du feu

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En principe, on aurait dû dormir au Motel, ce soir-là ou alors tout simplement rentrer à la maison en roulant une partie de la nuit. C’était le dernier soir. Mais il y avait encore une chose. Une chose qui s’était dérobée chaque soir pendant ces quinze derniers jours et sans laquelle il manquait indiscutablement un élément fondamental à notre périple : un feu.

C’est une véritable religion, au Québec, le feu de bois dans les campings. Là bas, chaque emplacement dispose de son coin à feu : un cercle de pierre, un brasier métallique, au minimum un creux façonné dans le sol.

Notre feu. Pour différentes raisons, ça n’a jamais été possible aux Îles de la Madeleine (trop de vent, un peu de pluie, trop d’arbres autour de nous…) alors ce soir-là, c’était en quelque sorte notre dernière chance. Toute la journée, nous avons croisé les doigts. Pour pas mal de choses en fait car il fallait non seulement que le temps nous soit favorable, mais aussi que nous trouvions un camping agréable sans dévier de notre route, de préférence avec vue sur le fleuve et que celui-ci dispose d’une place libre pour nous. C’est comme ça, à la faveur d’un petit coup de pouce du destin, que nous avons fait notre dernier arrêt du voyage ici, au camping de l’Islet sur mer, un peu avant Québec.

Nous sommes arrivées avec le soleil couchant et il a fallu argumenter longtemps auprès de la personne de l’accueil pour la convaincre de nous installer sur cet espace, le plus beau du camping, juste devant le fleuve.

Je ne compte pas les fois où l’on nous a fait remarquer que l’on se ressemblait, toutes les deux, durant ce voyage. Comme deux sœurs. C’est amusant parce qu’il n’y a pas deux personnes plus différentes au monde que nous deux. En tout cas, ce soir-là, ça n’a pas manqué. Et je ne sais pas pourquoi, c’est ce qui nous a rendu sympathiques à la dame de l’accueil. Lorsque nous avons répondu « non, mais oui, c’est tout comme. On est des cousines-soeurs. » Je suis presque sûre que nous avons fait écho à quelque chose de sa propre histoire, car en une seconde, toutes les barrières sont tombées et elle nous a cédé – pour presque rien – le magnifique emplacement au bord du Saint Laurent. Sans raison apparente : un cadeau.

Nous nous sommes installées avec ce sentiment de victoire indescriptible qui vous prend, quand vous avez l’impression que l’on auriez pu passer à ça, de votre belle soirée. Avec l’habitude de camper et décamper (aux îles, nous avons changé d’emplacement presque tous les jours), il ne nous a pas fallu plus d’une demie heure pour dresser notre petit campement dans le soleil couchant. Pendant que s’allumaient au loin, les unes après les autres, les petites lumières des maisons alentours, nous avons fait une grande salade avec les quelques légumes qui nous restaient – des poivrons du jardin de papa, quelques noix du marché Jean Talon, des pois chiche et la dernière gousse d’ail du jardin de Johanne et Pierre. Une salade pleine d’amour en quelque sorte. Ensuite, nous avons largement trinqué à ces dix jours que nous venions de passer ensemble.

Comme toujours, on a ri trop fort, je ne sais même plus pourquoi, en buvant autour du feu le chocolat chaud le plus mauvais de tout les temps. Celui qu’on avait pourtant gardé tout exprès pour le dernier jour, espérant une sorte d’apothéose gustative. Après ça, on s’est contenté d’ajouter les bûches qui nous restaient, progressivement, jusqu’au dernier copeau de bois, allongées toutes les deux sous les étoiles. Profiter du moment, profiter du moment, profiter du moment, prof… et hop dernière étincelle, c’était déjà fini. Trop tôt, évidemment.

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Désirable #1

Je ne sais pas vous, mais depuis qu’internet existe, l’abondance des sites en ligne m’a rendu étrangement moins consommatrice. La plupart du temps, mon plaisir de faire les magasins est amplement comblé par le simple fait d’épingler ce qui me séduit. Le fait de « garder ça en mémoire pour plus tard » suffit à satisfaire l’envie. En ce moment, je remarque que ce sont les bleus qui attirent mon attention en premier. La palette turquoise des Bahamas a sans doute fini par me monter à la tête. Pourtant, c’est drôle, cette sélection d’objets désirables évoque plutôt l’hiver…

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Vous pourrez trouver tout ça chez : Bianca & Family (le papier peint Ferm Living), Made.com (la chaise Cornell), Urban Outfitters (le paillasson au petit motif mignon de napperon), Les Fleurs (les jolies tasses M & Mrs Clynk) et Ikea (la desserte en métal au nom évidemment imprononçable). Mon rêve, en ce moment, c’est une micro chambre comme celle-ci : minuscule, mais haute et lumineuse. Un petit nid où on verrait par la fenêtre un jardin, ou mieux encore les dunes, avec la mer au loin…