Et un beau jour…

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Petite interruption des programmes pour vous parler d’un projet dont on rebat les oreilles de tout le monde depuis un petit moment déjà, avec mes deux complices Virginie et Eleonore, et qui a enfin vu le jour hier. Un Beau Jour est un blog qui parle de… mariage.

Je ne sais plus exactement, parmi mes amies, qui est tombée par hasard pour la première fois sur le site Oncewed, qui est la référence américaine en matière d’idées, d’adresses et de conseils pour organiser son mariage. Ce dont je me souviens c’est que l’adresse du site a circulé pendant toute la journée avec, en coulisses, nos « Oh! » et nos « Ah! » d’admiration pour la liberté créative que l’on se permet outre atlantique.

Derrière les ordinateurs des unes et des autres, les femmes déjà mariées trépignaient de dépit à l’idée que jamais elles n’auraient l’opportunité de refaire un mariage inspiré de toutes ces images sublimes ; celles qui percevaient le mariage comme une entreprise fastidieuse, coûteuse et pas franchement excitante ont commencé à voir les choses autrement, même les plus réticentes à l’idée de se marier se mettaient à entrevoir des alternatives au traditionnel passage à la mairie pour célébrer leur amour. Et Eleonore, alors fiancée, a dit quelque chose comme: « Voilà, c’est un mariage comme ceux-là que je veux ». La suite, vous la découvrez en ce moment sur son blog.

Dans notre petit cercle d’amis, l’année 2010 a été rythmée par les préparatifs de son mariage : ses idées, ses envies, ses trouvailles, ses galères aussi. Nous avons constaté qu’en France, il n’existait que très peu de chose en dehors des sentiers conventionnels de la cérémonie à la française : il faut se démener comme un diable pour trouver des solutions alternatives aux traditionnels faire-parts, bouquets de fleur, traiteur… Voilà comment est né Unbeaujour.fr : un site d’inspiration, mais aussi un carnet d’adresses et d’idées pour organiser en France son mariage, son pacs ou même une cérémonie non officielle pour célébrer son union.

Autant vous dire que la tâche n’est pas aisée, mais notre enthousiasme à toutes les trois est, je crois, capable de pas mal de choses. Voilà, vous savez tout, allez hop, je vous laisse le découvrir!

L’orgue de Barbarie

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Un orgue de Barbarie. C’est cette petite musique à demi terrifiante de La cité des enfants perdus qui vient chercher la poésie exactement où elle se cache en vous.

Ce sont les sons éthérés et lointains d’une fête foraine idéalisée, de celles qui n’existent nulle part ailleurs que dans nos imaginations et qui font que chaque fête foraine est toujours, dès l’instant qu’on a passé l’entrée, une petite déception.

C’est l’allure nonchalante et joyeuse d’un garçon sympathique qui actionne la manivelle en souriant, avec l’air bienheureux de ceux qui vont là où leurs pas les portent sans se soucier de rien. Un garçon vagabond qui fait fondre les filles avec cet air unique de ne rien pourvoir leur promettre.

Ce sont les notes venues d’une autre époque, qui nous rapprochent d’un passé que nous réinventons tout à loisir ; trop heureux, finalement, de ne pas l’avoir connu. Une voix de femme un peu crécelle, du noir et blanc, un clair obscur, et autres rassurants clichés. Comme si, dans les flonflons de la fête, les ruines de la guerre étaient elles aussi une image d’Épinal…

Un orgue de Barbarie, c’est la chanson trop mécanique qui accompagne les fêtes de village et l’odeur du purin que, pendant les vacances, on se sent presque prêt à juger agréable aux naseaux. Ce sont les  ritournelles entêtantes que l’on connaît de toute éternité sans les avoir jamais apprises et que l’on entend dans ces bals populaires qui fleurissent en été, auxquels on ne fait que rêver de se rendre, sans intention réelle d’aller y danser pour de bon.

Un orgue de Barbarie, c’est tout cela.

Mais avant cela, c’est aussi le travail minutieux d’un homme passionné par le bois et les notes. Par la fête, le désir de propager de la gaité. Un homme porté par la magie paisible et terre à terre des choses simples : un peu de vent, quelques colonnes de bois, un soufflet, du carton perforé, une manivelle…

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Le chignon de Monsieur L.

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Celles qui ont déjà porté les cheveux longs sont sans doute arrivées à une conclusion proche de celle-ci : lâchés, c’est très bien, mais concrètement, pas franchement confortable (pour danser, faire la cuisine, prendre des photos ou que sais-je) ; attachés, c’est bien joli mais à la longue, pourquoi donc se casser la tête à entretenir une tignasse presque toujours dissimulée sous deux tonnes d’épingles.

J’en étais là de ces interrogations apparemment insolubles quand un certain Monsieur L. m’a donné son secret : un chignon qui tient tout seul, sans épingle ni élastique, ni quoi que ce soit de contraignant. En le voyant déployer une chevelure digne des plus grands films de samouraïs, pour sa démonstration, j’ai d’abord pensé que ce truc-là ne fonctionnerait jamais sur ma propre tignasse : fine, peu fournie, farouchement indomptable. Je me trompais.

Après un ou deux essais infructueux, ce chignon a embelli mon été en le simplifiant sensiblement. Il fonctionne de toutes les façons possibles : fixé sur le haut du crâne, bas sur la nuque ou comme ici, juste sous l’oreille (mon préféré). Si on ne passe pas son temps à vérifier sa bonne tenue, il peut rester en place toute la journée. Et s’il se défait en cours de route, il donne une jolie forme ondulée à la chevelure. Je peux ainsi avoir les cheveux défaits ou attachés, indifféremment, plusieurs fois au cours de la journée. Honnêtement, tous les coiffeurs devraient enseigner cette méthode désarmante de simplicité, charmante et surtout si pratique.

De mon côté, j’avoue avoir développé un petit tic : détacher, enrouler, fixer, dérouler, admirer les ondulations, enrouler, fixer etc. Un petit jeu agaçant, sans doute, mais qui, à tout prendre, est probablement plus séduisant que feu mon éternelle queue de cheval… Merci Lâm!