Honey, honey, honey

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Vous ai-je dit que je venais de passer quelques jours en Irlande? Oui? Non? Je ne sais plus. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas encore fini de trier les photos, mais je vous reparlerai bien vite de ces quatre jours irlandais. Je suis revenue de ce petit voyage avec plusieurs paquets de honeycomb, acheté à Belfast chez Aunt Sandra’s candy factory, une confiserie artisanale. Il me semble que le honeycomb est une spécificité des pays anglo-saxons, je n’en ai jamais vu en France.

Il en existe notamment une variante délicieuse, appelée Crunchie, que l’on trouve au même rayon que les Mars et les Milky Way et qui n’est autre que du honeycomb enrobé de chocolat. Jusqu’à cette visite à la confiserie de Belfast, j’étais persuadée que  l’obtention de ce croustillant au cœur d’ambre dont la texture s’apparente à celle de la meringue résultait d’une combinaison chimique particulièrement violente de produits forcément désastreux pour la santé. En voyant que ces artisans en produisaient, je suis immédiatement partie en quête de la recette pour faire son propre honeycomb, mais jamais je n’aurais imaginé que le secret tienne en si peu de mots : le bicarbonate de soude.

Sitôt engloutis les trois paquets achetés à Belfast, je me suis donc mise au fourneaux. Avec le résultat que vous pouvez voir en photo. Pour obtenir cette jolie apparence spongieuse diaboliquement croustillante, il suffit donc de faire un caramel à base de sucre (100gr) et de miel liquide peu parfumé (50gr ou un peu moins). Faites brunir légèrement votre caramel (à cause du miel, il sera probablement mousseux). Dès qu’il est à votre goût, ajoutez une cuiller à café de bicarbonate de soude (5gr), fouettez pour bien mélanger le bicarbonate au caramel (réalisez cette opération rapidement) et versez immédiatement dans un moule en silicone. Laissez refroidir le tout pendant quelques heures et cassez la plaque obtenue à l’aide d’un petit marteau. C’est tout ce que vous avez à faire.

Vous pouvez ensuite grignoter votre honeycomb en faisant de grands scroutch scroutch bruyants, le réduire en miettes pour le saupoudrer sur une tarte au citron, sur une boule de glace ou un gâteau aux fruits, ou encore le casser en petit morceaux afin de le faire fondre dans le thé pour le plaisir de l’entendre faire shhhhhhh quand il se dissout dans l’eau chaude. Juste une précaution à prendre : le conserver dans une boîte hermétique à l’air, pour qu’il ne perde pas son croustillant. Je suis encore étonnée par la désarmante simplicité de cette recette que, comme la guimauve, j’imaginais réservée à la fabrication industrielle.

Last but not least, j’ai aussi eu le plaisir de constater que le honeycomb était un sujet délicieusement photogénique. Je vous laisse donc sur ces quelques images avant de vous souhaiter une bonne et belle semaine.

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Un autre monde

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Lorsqu’on est parisien, il est de bon ton d’afficher un souverain mépris pour tout quartier un tantinet touristique. Ainsi, rien n’est plus saugrenu qu’une virée à Montmartre, où d’ailleurs je n’avais plus mis les pieds depuis mes premiers pas en terre parisienne, il y a une dizaine d’années.

Mais il se trouve qu’un samedi soir, alors que je venais d’apprendre qu’il me fallait renoncer à quelque jours très prometteurs à Milan ainsi qu’à mon voyage à Montréal (initialement prévu au mois d’octobre) et furieuse à l’idée de n’avoir d’autre horizon immédiat que les toits de Paris, j’ai eu envie de dépaysement immédiat.

Après avoir fait un rapide tour des options qui s’offraient à moi pour satisfaire l’urgence (aucune, donc), Montmartre, m’est apparue comme une solution tangible : après tout, on devient toujours un peu touriste lorsqu’on se mélange à leur foule, non? Quarante minutes plus tard, le bus, me déposait à quelques pas du Sacré-Coeur.

J’ai donc fait, appareil photo à la main, tout ce que font les touristes aux abords de la place du tertre : main dans la main, nous avons applaudi le monsieur qui faisait la statue, tergiversé sur le choix du plus mauvais restaurant du coin, mitraillé la Tour Eiffel au pied du sacré cœur au moment du soleil couchant, pour achever la promenade dans les petites rues animées du quartier, éclairées comme pour un quatorze juillet avec à la main l’indispensable cornet de glace.

Contre toute attente, j’ai aimé Montmartre. Réellement aimé. Bien que rendu artificiel par la manne financière que représente le tourisme, c’est un lieu magnifique. Le point de vue depuis le Sacré-Coeur, à la tombée de la nuit est époustouflant. Et au-delà de ça, cette impression que le temps s’est arrêté ici il y a de longues années, la foule tranquille des visiteurs qui n’ont d’autre but que de prendre du bon temps, la douceur des couleurs, les pavés… sont autant d’éléments qui ce soir-là, on sauvé haut la main cette soirée mal partie qui promettait d’être morose.

Une ou deux petites recommandations? Ne vous arrêtez sous aucun prétexte au Pichet du tertre (près de la place du Tertre, rue Norvins), j’y ai mangé et de très loin, la galette la plus infâme de ma vie. N’hésitez pas, par contre, à prendre une glace chez Tutti Sensi (toujours rue Norvins, au numéro 14), je ne sais pas comment ils parviennent à rendre leurs crèmes glacées aussi crémeuses, mais ça a quelque chose à voir avec un miracle. N’hésitez pas à faire comme tout le monde à la tombée du jour : allez vous installer sur les marches du Sacré Coeur pour voir venir la nuit, la vue de Paris y est spectaculaire. Et si, décidément, l’ambiance « Mont-Saint-Michel-Disneyland » vous fait saigner les yeux, vous pouvez toujours bifurquer à quelques mètres plus bas dans le quartier des Abesses où Paris redevient instantanément celui des parisiens.

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La bonbonnière de Chloé.S

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Attention les yeux, voici l’un des salons de thé les plus mignons de Paris. Vous êtes chez Chloé, ancienne photographe reconvertie dans les cupcakes. Je suis toujours pleine d’admiration pour ceux qui parviennent, comme c’est le cas ici, à vous plonger dans un monde parallèle à la seconde où vous avez passé le pas de leur porte.

Ici, on se croirait quelque part dans les années soixante, aux Etats-unis évidemment, et dans un monde où tout aurait la saveur sucrée de la dolce vita. Tout est pensé dans le moindre détail, jusqu’à la playlist qu’on aimerait bien, je dois dire, pouvoir s’offrir avant de partir.

J’ai plusieurs fois goûté les cupcakes de Chloé qui en réalise pour de nombreux événements (tous les détails sur son site) et je peux donc vous recommander le lieu les yeux fermés si vous passez par là. Lorsque je suis passée au salon de thé, la semaine dernière, il était trop tôt à mon goût pour un gâteau, j’ai donc opté pour un caffe latte… à la crème de spéculoos. My god, j’ai cru un moment que mon palais ne voudrait plus jamais goûter à autre chose. Je vous laisse avec plein d’images, aujourd’hui. Bonne journée les amis!

Chloé.S
40 rue Jean-Baptiste Pigalle
75009 Paris
www.cakechloes.com

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