Vision (très) grand angle

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Laissez-moi vous présenter mon nouveau joujou préféré sur l’Iphone. Les images parlent d’elles-mêmes : c’est un petit logiciel qui permet de faire des photos panoramiques directement depuis l’Iphone. Il en existe plusieurs et honnêtement, j’ai choisi celle-ci un peu par hasard, mais je la trouve plutôt bien faite.

On peut prendre des photos en mode portrait aussi bien qu’en mode paysage et faire des panoramiques en hauteur, mon grand dada, même si on ne le voit pas ici. La résolution des photos est très honnête (on reste sur un Iphone, donc ne vous attendez pas non plus à des miracles, mais c’est plus qu’acceptable pour envoyer aux copains et partager sur Facebook) et pourvu qu’on ne tente pas de prendre des sujets en mouvement, les images sont plutôt bien raccordées les unes aux autres. Elle coûte un peu plus de deux euros, mais si je tiens compte de toutes les photos marrantes faites avec depuis deux semaines, c’est déjà largement amorti.

J’ai mis en ligne quelques photos neutres, mais en réalité, c’est surtout amusant pour faire des photos de famille, de vacances etc. La vision panoramique donne une touche pseudo « je sais faire du joli avec du presque rien » tout ce qu’il y a de réjouissant pour l’ego. Si vous voulez la télécharger, c’est ici.

Et aussi, sans transition aucune, je voulais vous dire deux mots à propos d’une charmante crêperie découverte il y a quelques jours dans une petite rue improbable du quinzième. Ça s’appelle Charlotte aux crêpes.

Apparemment, c’est tenu par une petite bande de trentenaires (un peu moins, même, je dirais). La déco est supra sobre et la salle un peu trop vaste pour être aussi conviviale qu’on le voudrait. Mais on est accueilli très chaleureusement, servi presto et avec le sourire. La carte est à tout petit prix (entre 6 et 9 euros la galette, entre 4 et 7,50 euros les crêpes) et change tous les jours. Le cidre, même en pichet, y est très bon. Et foi de parisienne élevée aux galettes saucisses du vendredi breton, on y mange très bien.

Ils ont un site, encore en construction et je sens que ce petit resto qui ne se la joue pas va devenir notre cantine. Donc voilà, si vous cherchez un endroit cool dans le quinzième pour casser la graine, je vous les recommande.

Charlotte aux crêpes
18, rue Miollis – Paris 15e
01 47 83 20 21 (du mardi au vendredi – seulement le midi les lundis)

L’harmonie du chaos

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On ne peut pas être bon partout. Dans ma famille, on est capable de se fâcher tout rouge à cause d’une bouteille de ketchup ou d’arriver avec quarante huit heures de retard à un dîner, et aussi de louper son train quatre fois de suite, mettre deux ans à changer une ampoule. Et pour des tas d’autres choses, encore, on est plutôt mauvais.

Par contre, au plus fort des vacances, lorsque nous sommes tous rassemblés, presque au complet dans la maison de famille, il y a ce moment où nous sommes imbattables : le petit déjeuner. Si je ne devais garder qu’un rituel familial, ce serait celui-ci.

Rituel, le mot est pourtant mal choisi car nos petits déjeuners se caractérisent précisément par leur absence presque totale de règles : chacun fait comme il veut. Sauf qu’à ce moment-là de la journée, miraculeusement, chaque « comme il veut » semble s’inscrire à la perfection dans le « comme il veut » de chacun.

Le premier levé, souvent, va chercher le pain. Quand il n’a pas déjà été mis sur la table par le dernier couché (c’est-à-dire moi, généralement). Ceux qui s’éveillent et ceux qui rejoignent leur lit après une nuit endiablée se croisent. Partagent un café, une anecdote, une cigarette. Puis un autre éveillé arrive, fait chauffer son thé en silence. Écoute la conversation. Y prend part ou se tait, adossé à la paillasse de la cuisine, le nez dans son grand bol. Un autre, encore, passe la porte. Se sert un café à la hâte et fuit dans le salon pour y trouver encore un peu de silence. Une première tasse, et le voilà prêt à regagner la troupe qui a migré sur la terrasse. Sous le parasol, la conversation bat son plein, avec au milieu d’elle, les allers et venues de ceux qui s’y joignent ou la quittent.

Vers dix heures, la cafetière a déjà tourné trois ou quatre fois, souvent davantage. Une deuxième tournée de croissants s’impose. Quelqu’un, encore un pyjama, se dévoue pour traverser la rue. Ceux qui on déjà pris un premier petit déjeuner partagent une autre tasse avec ceux qui arrivent. Une troisième. Une quatrième. Comme si c’était sans fin. Certains font bande à part pour s’échanger des confidences. Soudain, on en croise un encore mal réveillé, qui part en trombe chercher l’Equipe au café d’à côté. Il prendra son petit noir en solo au comptoir et encore un ou deux café, croissants, tranche de gâche, un peu après avec les autres. Il y en a même qui attrapent une brioche et filent directement sur la plage, en solo ou à deux, une thermos sous le bras pour s’éveiller avec la mer.

Certains on pris leur douche avant de descendre et d’autres traînent en pyjama jusqu’en début d’après midi. Il y a les accro du café, les fous du Nutella, les dingues de la compote de prunes. Qu’importe, sur la table, on a toujours ce qui fait plaisir à chacun.

Ainsi, pendant les vacances, entre six et quatorze heures (avec un tel programme, personne ne songe à demander « quand-est-ce-qu’on-mange » avant huit heures le soir), nous réussissons le prodige du chaos et de l’harmonie à la fois. Et c’est en l’écrivant que je constate que c’est de cette manière exactement que j’aime à être ensemble.

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Quelque part, à la fin du mois d’Août

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Navie écrivait ce week-end que, pour qu’un mariage soit réussi, il est important que les fiancés organisent une journée qui leur ressemble. Je crois qu’elle a raison. Et aussi que ces quelques photos disent beaucoup de choses sur A. et C. qui m’ont fait l’honneur de m’accorder leur confiance pour immortaliser cette belle journée, aux tous derniers jours du mois d’Août.

Elles disent leur attachement à la beauté, tous les efforts conjugués d’une famille aimante – et diablement habile de ses dix doigts! – pour que ce jour demeure inoubliable aux yeux de chacun, elles disent un peu de la joie éparpillée pendant des heures dans chaque centimètre carré du jardin et toute la légèreté d’un jour heureux, épinglée sur les fleurs, les guirlandes soufflées par le vent, les ombrelles chinoises égrenées un peu partout sur le lieu de la fête.

Je vous l’avais déjà dit, que j’aimais les mariages? Oui? Eh bien je le redis. Bonne journée les amis !

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