J’ai des musiques pour tout. Des chansons pour me réveiller, des pour aller courir et d’autres pour danser, chanter avec une brosse à cheveux devant mon miroir, écouter les confidences d’une amie, rêvasser (bien que que je préfère m’adonner à mon activité favorite en silence), broyer du noir ou voir la vie en rose. D’autres pour faire la vaisselle (non, ça c’est faux : je ne fais jamais la vaisselle) et ainsi de suite.
Et puis, il y a les chansons de 1973, qui tournent en boucle depuis un petit moment dans mon Iphone. Si j’ai attendu un peu pour en parler ici c’est parce que leur leur album, Bye Bye the cellphone, c’est un peu pour moi la playlist idéale d’une journée d’été. Harmonies rondes et joyeuses, légèreté avec ici et là quelques touches de cette sorte particulière de mélancolie qu’on prend parfois plaisir à ressentir et qui convient bien à la langueur du plein été. Lointains échos des Beatles ou des Beach Boys.
Dedans, on trouvera forcément la chanson avec laquelle on a envie de boire son café noir face à la mer au point du jour, ou alors faire comme si. Un peu plus tard, celle avec laquelle on prend la route, pour aller vers une destination qu’on voudrait inconnue. Celle, encore, qui semble faite pour un groupe de copains qui paressent au soleil. Une autre qui accompagnerait idéalement la fin de journée, au moment où il fait moins chaud, quand on s’attarde sur la plage pour échanger des petits secrets avant d’aller retrouver les autres pour l’apéritif. Je suis sûre qu’il y a celle pour l’apéritif, également. Et celle encore sur laquelle on se lève à la fin du repas pour danser avec tout la nonchalance que suggère la chaleur de l’été, de cette façon de danser qui n’est pas tout à fait de la danse, avec laquelle on exprime juste la joie d’être-là, sans rien de plus urgent à faire qu’onduler sous les arbres, pieds nus, les yeux fermés. Et d’autre encore, pour ce qui suit la danse etc… Bye bye the cellphone est définitivement, l’album de mon été.
Ces photos ont été prises au mois de juin, un soir de grande chaleur, au café de la danse. À la fin du concert, Diane Birch (dernière photo) est venue les accompagner. Je n’avais pas été renversée par la première écoute de son album, tout au plus légèrement séduite. Mais en live, mamma mia, quelle voix! J’espère vraiment avoir l’occasion d’aller écouter bien vite cette jeune femme aussi talentueuse que belle.







