La minute chiante

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Ici comme ailleurs, la vie n’est pas faite que de bons restaurants, de loukoums à la rose et de crèmes miracle pour nous rendre plus belles. Ici, comme ailleurs, parfois, une minute chiante.
Sujet chiant du jour : le téléchargement sur internet.
Si vous ne le savez pas encore, la question du téléchargement et de la légalisation du Peer-to-peer en France fait rage. D’un côté, il y a l’interdiction de ces logiciels, donc l’interdiction du téléchargement sauvage comme il se pratique aujourd’hui. De l’autre, la création d’une « license globale ». En gros, on aurait à payer un forfait tous les mois en contrepratie duquel on pourrait télécharger à l’envi tous les fichiers musicaux de notre choix. Ledit forfait serait supposé combler le manque à gagner des artistes.
Je suis contre ces deux propositions. La première, interdire le téléchargement de fichiers, ce serait un vrai retour en arrière. À mon avis préjudiciable à tous, y compris aux artistes. Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai jamais cessé d’acheter les disques des artistes que j’aime, idem pour les DVD: ma conscience morale (nous en avons tous une, que je sache) m’oblige à rétribuer ce qui m’apporte quelque chose. Mais c’est vrai, je suis plus regardante sur la qualité : plus question d’acheter l’album complet si un seul titre me plait. Qu’on m’explique ce qu’il y a d’anormal à ça…
La seconde proposition, la license globale, me paraît pourtant encore pire que la première. Si je suis autorisée à tout télécharger, parce que j’ai payé pour ça, pour le coup, je ne vois plus ce qui me pousserait à acheter le CD: je vais pas non plus payer deux fois (sur le net + en magasin). Le packaging n’est pas un argument suffisant. Donc si je paye un forfait, aucun doute là dessus, la Fnac ne verra plus très souvent la couleur de mon porte-monnaie. Et j’ai du mal à croire que les artistes ne pâtiront pas d’une telle situation.
Bref, la seule solution qui me paraît viable, c’est, étrangement, le vide législatif sur la question : on n’autorise pas mais, de fait, on tolère. Pour que ça ne devienne pas un droit acquis, on fait quelques sanctions exemplaires histoire de calmer les gourmands. On laissa planer le doute sur la future mise en application éventuelle d’une loi pour mettre un peu la pétoche à tout le monde, et hop! On s’arrête là. Et les vaches seront bien gardées.
Prochaine minute chiante… les logiciels GNU, mes meilleurs amis (et les vôtres : Mabulle, par exemple, utilise le merveilleusement gratuit Dotclear pour sa plateforme de blogs… culture, culture…)