Bisou Bisou

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Le vrai problème du rouge à lèvres, ce n’est finalement ni la couleur, ni la texture. Non, le vrai problème du rouge à lèvres, c’est sa tenue. De ceux qui tiennent à la perfection, je ne connais que Rouge Baiser, mais ils ont le défaut de leur qualité : à l’usage, ils tachent les lèvres.

Restent les autres. Tous les autres : le Fuschia de Serge Lutins, le plus beau de ma collection qui me donne instantanément le sentiment d’être jolie quand je le porte ; le rouge-orange mat de Nars qui me sauve, les jours de triste mine ; le rouge cerise de Paul & Joe avec son fini désarmant de naturel et un ou deux autres encore qui constituent ma petite collection. Si jolis soient-ils au moment où je les applique, aucun de ceux-là ne tient véritablement la distance.

Et je ne suis pas, hélas, de ces femmes capables de songer aux retouches maquillage une fois passé le pas de la porte de leur appartement. Mais depuis quelques semaines, j’ai toujours dans mon sac ce petit sauveur : le rouge de Lollipops (oui, la marque de maroquinerie).

À la lisière du baume et du rouge à lèvres, il est particulièrement hydratant et sur lèvres nues, j’adore son fini transparent qui colore la bouche à la façon d’un gloss satiné. Mais en réalité, c’est surtout pour sa capacité à retoucher mes autres rouges, que je ne le quitte plus : dès que mon rouge à lèvres bat de l’aile (après avoir bu un café en terrasse, par exemple), j’applique un peu de ce baume coloré.

Parce qu’il est ultra hydratant, il détend les pigments du rouge posé quelques heures plus tôt et leur redonne du peps. Comme il est coloré, il permet d’unifier le rouge, qui a tendance à s’effacer d’abord sur le bombé des lèvres. Enfin, sa texture translucide fait que je n’ai besoin d’aucun miroir pour effectuer ma retouche : je l’applique aussi négligemment que je le ferais avec n’importe quel baume à lèvres. Bien entendu, il modifie sensiblement la couleur initiale, mais son rouge légèrement framboise permet de le fondre avec à peu près tout.

Je ne pense pas qu’il ait été spécialement prévu pour cet usage, mais croyez-moi, cette petite chose est au maquillage des lèvres ce que la rustine est à la roue de vélo percée. En beaucoup plus joli.

PS : Les photos ont été retraitées d’après le super article de Jerka sur Lense, à propos des presest, dans LightRoom qui ne va pas m’aider, je le sens, sur le chemin de la subtilité dans mes retouches…

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Le chignon de Monsieur L.

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Celles qui ont déjà porté les cheveux longs sont sans doute arrivées à une conclusion proche de celle-ci : lâchés, c’est très bien, mais concrètement, pas franchement confortable (pour danser, faire la cuisine, prendre des photos ou que sais-je) ; attachés, c’est bien joli mais à la longue, pourquoi donc se casser la tête à entretenir une tignasse presque toujours dissimulée sous deux tonnes d’épingles.

J’en étais là de ces interrogations apparemment insolubles quand un certain Monsieur L. m’a donné son secret : un chignon qui tient tout seul, sans épingle ni élastique, ni quoi que ce soit de contraignant. En le voyant déployer une chevelure digne des plus grands films de samouraïs, pour sa démonstration, j’ai d’abord pensé que ce truc-là ne fonctionnerait jamais sur ma propre tignasse : fine, peu fournie, farouchement indomptable. Je me trompais.

Après un ou deux essais infructueux, ce chignon a embelli mon été en le simplifiant sensiblement. Il fonctionne de toutes les façons possibles : fixé sur le haut du crâne, bas sur la nuque ou comme ici, juste sous l’oreille (mon préféré). Si on ne passe pas son temps à vérifier sa bonne tenue, il peut rester en place toute la journée. Et s’il se défait en cours de route, il donne une jolie forme ondulée à la chevelure. Je peux ainsi avoir les cheveux défaits ou attachés, indifféremment, plusieurs fois au cours de la journée. Honnêtement, tous les coiffeurs devraient enseigner cette méthode désarmante de simplicité, charmante et surtout si pratique.

De mon côté, j’avoue avoir développé un petit tic : détacher, enrouler, fixer, dérouler, admirer les ondulations, enrouler, fixer etc. Un petit jeu agaçant, sans doute, mais qui, à tout prendre, est probablement plus séduisant que feu mon éternelle queue de cheval… Merci Lâm!

Embrasse-moi

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Juste une petite info en passant. J’ai essayé, ces derniers mois, de nombreux rouges à lèvres « rouge-rouge » de très belle qualité (Nars, Shu Uemura, Lancôme…) supposés tenir la route plus de deux heures sans dessécher les lèvres etc. Vaines promesses : tous ces rouges à lèvres appliqué à la va-vite, quel que soit leur degré de sophistication, finissent par vous laisser sur le carreau et vous vous retrouvez immanquablement, après quelques heures, avec le creux des lèvres décoloré pendant que le pourtour n’a pas bougé. À ce compte-là, je crois que je préfère encore me passer de rouge à lèvres.

L’autre jour, je suis tombée sur la gamme Rouge Baiser, chez Monoprix, reconnue il y a quelques années pour détenir des records de tenue. Plutôt complète et abordable, j’en ai acheté trois d’un coup pour pouvoir les mélanger entre eux et obtenir une palette assez large (le tout pour moins de 20 euros, c’est à dire moins que pour un rouge Nars, par exemple).

Mon premier essai ne s’est pas révélé plus concluant que les autres. Alors la deuxième fois, j’ai opté pour les grands moyens. Application à l’ancienne : une couche de rouge, tampon au mouchoir en papier, poudre, une couche de rouge, tampon au mouchoir en papier. Et voilà. Non seulement il ne dessèche pas plus qu’un autre (je commence tout de même par appliquer un baume hydratant avant de le poser), mais le rouge tient à la perfection. On peut dîner, s’embrasser, aller boire un verre, se mordiller les lèvres… il ne tâche pas, ne fait pas de marques sur les verres, ne déteint pas davantage sur la peau votre amoureux et à la fin de la soirée, l’un et l’autre (le rouge et l’amoureux) sont toujours suspendus à vos lèvres.

Inutile, donc, de dépenser une fortune dans un rouge à lèvres superluxe: apparemment le résultat ne dépend pas du rouge lui-même, mais de la façon dont on l’applique. Et par comparaison avec mes autres rouges appliquée selon la même méthode, c’est encore le Rouge Baiser qui tient le mieux.

Revers de la médaille, il est un peu plus résistant au démaquillant (pour l’ôter, j’utilise du démaquillant pour les yeux) et je pense qu’une utilisation quotidienne risquerait de tâcher les lèvres. Mais au moins, ils ne nous prend pas en défaut.

Comme quoi les méthodes de grand-mère, parfois…

Pour info, j’ai acheté le Coquelicot (n°406 dans la gamme « Authentique »), un rouge très lumineux avec une pointe de rose, le N°207 dans la gamme « rouge évidemment » un rien plus foncé et moins rosé et le n°102 de la gamme « rouge intensément » qui est en fait un orange franc, mat. La couleur de celui-ci est ravissante, mais je suis moins convaincue par la texture vaguement plâtreuse qui est plus difficile à mélanger avec d’autres rouges.