Un bonbon
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Depuis que j’ai cessé de manger de la viande, une chose me manque terriblement : les bonbons gélifiés (la gélatine contenue dans les bonbons Haribo et consorts est presque toujours d’origine animale). Vraiment : lorsque je vois passer un paquet de Tagada Pink sans pouvoir plonger la main dedans c’est, à chaque fois, comme une petite punition.
Mais il n’y a pas très longtemps, en allant chercher de quoi déjeuner au Super U magique de la rue Paul Bert (Onzième arrondissement > Boboland > J’aime tellement le onzième), je suis tombée sur ces jus de fruits de la marque AC-Fresh, au packaging si doux avec ces visages aux paupières closes. Et là miracle : bien que le flacon prétende formellement : « 100% fruits », mon jus de grenade avait exactement le goût d’un bonbon, vous savez ceux en forme de cerise ou de bouche. Oui ceux-là. Un vrai régal.
J’ai testé, depuis, les parfums et « Cassis », « Framboise ». Chaque fois, c’est une bonne surprise, même si j’ai beaucoup de mal à croire que cette petite merveille ne comporte rien d’autre que des fruits. Et les flacons, que je ne me résous pas à jeter, font une petite farandole sur les étagères de mon bureau.
Japoniaiseries
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Je me demande à quel point l’image qui nous parvient du japon est déformée. Pratiquement toutes les personnes qui en reviennent rapportent des dizaines de ces petites gourmandises mignonnes et amusantes. Pour un peu, j’en viendrais presque à penser que la pauvre Hello Kitty est au Japon ce que le béret est à la France : à peu de choses près, un mythe.
Reste que j’adore ces petites cochonneries parce qu’on est toujours surpris par les saveurs que renferment ces confiseries étranges. Hier, pour faire le plein justement, d’étrangeté, je suis allée faire un saut au comptoir japonais le Kikoumaru qui rassemble précisément ces petites choses que les touristes ont l’habitude de rapporter du Japon.
J’ai ainsi découvert le Calpico, une boisson à base de lait fermenté que j’ai (contre toute attente) adorée et quelques bonbons du même fabricant. Si vous ne connaissez pas le Calpico, je vous encourage à tester, ne serait-ce que parce que ça ne ressemble à rien de ce que nous connaissons (un peu comme lorsqu’on goûte pour la première fois le Rootbeer anglais).
Je n’ai pas résisté aux pastilles Hello Kitty, ni à ces chamallows qui cachent au fond de leur petit cœur une gelée de fraise. Mais la plus belle prise du jour reste sans hésiter ce flacon de saké rose parfumé à la banane. En revenant de cette petite escapade, j’avais l’impression d’avoir accumulé un vrai trésor…
Le kikoumaru café se trouve au 43-45, rue de la Roquette, à deux pas de Bastille.
Voilà bien longtemps que je n’avais pas franchi la porte d’un magasin de bonbons, lasse d’y trouver toujours les mêmes références, les gâteaux de bonbons hors de prix à l’architecture vue et cent fois revue, l’ambiance carnaval pas franchement élégante et le prix aux cent grammes qui rivalise souvent avec le cours de l’or.
Mais vous ne trouverez rien de tout cela chez Käramell, de loin la plus jolie boutique de bonbons de Paris. Derrière le comptoir, Léna, une jolie suédoise qui vit depuis vingt ans à Paris, m’explique qu’en suède, il existe une vraie tradition du bonbon. Les suédois, donc, en plus d’être grands et minces et beaux, boulotent, apparemment sans dommages collatéraux particuliers, des bonbons à longueur de journée. Tssss.
Pas plus grande qu’une bonbonnière, on trouve de tout ici à commencer par une myriade de bonbons inédits. Ne cherchez ni fraises Tagada, ni ourson, ni croco : Léna a choisi l’originalité. Je fonds immédiatement devant un repère d’alligators vert tendre et une collection de guimauve en forme de smileys. Dans de jolis flacons, je trouve aussi des chewing-gums qui ressemblent à s’y méprendre à des balles de tennis miniatures. Une tour de sucettes géantes, au fond du magasin, me fait du charme. Je ne sais plus où donner de la tête.
Mais s’il n’y avait que les bonbons… Léna importe aussi une multitude de petits objets typiquement suédois : de la papeterie à l’effigie des contes suédois les plus célèbres, des BD de Fifi Brindacier, des sabots (!!!), quelques peluches et plein, plein, de jolis contenants pour faire de jolis emballages. Tout cela pour un prix équivalent aux traditionnelles enseignes de bonbon au poids, je dirais même un peu moins cher.
Je ne peux pas finir cette petit visite sans parler d’un effroyable choix de réglisses salés. LA spécialité suédoise. Si je n’étais définitivement hermétique à la saveur de la réglisse, je crois que je me serais régalée de tant d’exotisme. Si d’aventure vous passez par là, offrez-vous au moins une guimauve à la réglisse salée, c’est trop déroutant et amusant pour ne pas essayer. Allez, je vous laisse avec cette petit visite en photo. Bon lundi les amis!
Käramell
15, rue des Martyrs – 75009 Paris
Site internet : www.karamell.fr


















