Je vous emmène aujourd’hui rue Keller, dans le onzième arrondissement, dans une petite boutique que vous connaissez peut-être car c’est aussi un magasin en ligne, et dont la sélection n’en finit pas de me séduire : Loulou Addict.
Ici, l’air fleure bon l’ambiance d’une maison de famille où on devinerait un reste de l’enfance au fond des prunelles des parents. Une maison de famille où le mot d’ordre serait la joie de vivre et où les couleurs jailliraient de partout comme une multitude de petits feux d’artifice.
Chaque objet projette une image de la vie quotidienne telle qu’on aimerait toujours qu’elle soit. Ici de grands bols à pois pour prendre un thé au lait installé au bar de la cuisine, le visage chauffé par un rai de lumière. Là un bac de curieux ustensiles qu’on imagine parfaits pour une séance confection de gâteaux aux yaourt avec une paire de petits monstres énergiquement décidés à mettre la pagaille. Et là, encore, ces savons artistiquement emballés dans des papiers précieux comme ceux qu’on aimerait mettre à disposition sur le rebord de la baignoire, dans le cabinet de toilette d’une chambre d’amis donnant sur un joli jardin. Tout, ici, semble sélectionné pour le plaisir de vivre ensemble.
On trouve, pêle-mêle : des mini-tupperware de toutes les couleurs (8€ les 12!), de la toile cirée au mètre et des torchons fleuris, des boules à thé (plus-anglais-tu-meurs), de jolis coussins de toutes les formes et des guitare en peluche, quelques bijoux, des thermocollants Tour-Eiffel et des carnets Orla Kiely, des chaussettes de lumière en maille métallisée pour les petits loups, quelques jouets de-ci de-là et plein d’autres choses encore dont une belle sélection de produits Rice et Green Gate (quoi? Vous ne connaissez pas Rice et Green Gate???)
Quand on passe la porte, c’est un peu comme si on était attendu et que Cécile, propriétaire des lieux, nous recevait chez elle… Hop, je me tais. Place aux images et bonnes journée tout le monde!
Loulou Addict
25 rue Keller – 75011 Paris
Le site internet de la boutique : www.loulouaddict.com
Le blog : http://loulouaddict.canalblog.com
(ci-dessus, le sous-sol de la boutique, quelques mètres carrés dédiés aux enfants, les vrais, cette fois!)
Finalement, je me demande si ma couleur préférée (en dehors du blanc), ne serait pas le rose. C’est pourtant difficile à assumer comme couleur préférée, avec la sale réputation que lui a taillé la poupée Barbie pendant les 50 dernières années, mais je lui trouve tant d’atouts qu’en fin de compte, ce serait dommage de s’arrêter à ça.
J’aime le rose poudré, le rose chair, tendre et nu qui apporte délicatesse et fragilité à tout ce qui l’entoure. Je fond devant le rose pâle, celui qu’on appelle layette, pour ce qu’il a d’apaisant et de tendre : qui aurait l’audace de s’énerver, se fâcher ou crier devant un tel appel au calme. Le rose fuchsia me plaît, parce qu’au contraire des autres, il est sophistiqué, éclatant, peut-être même un peu hautain… mais il est surtout complètement débordant d’énergie. Je me pâme lorsqu’il vire au framboise, puis au fruit écrasé. Vieux rose, il me rappelle avec délices les fleurs séchées, l’odeur de poussière des greniers et le parfum d’encaustique qu’on trouve souvent dans les maisons de nos aïeux.
Je pourrais continuer sans fin cette litanie de tous les roses, mais il a encore une autre carte en main: le rose, avec son joli teint et ses joues fraîches est aussi particulièrement affable. Il s’accorde sans peine avec la plupart des couleurs. Et avec le blanc, ils forment décidément un duo auquel je ne peux résister.
Petite info sur les photos. Pêle-mêle il y a les petits lapins trouvés chez Les Fleurs, une thermos imprimée fleur de cerisier achetée il y a longtemps chez Monop’, du Vénilia imprimé façon liberty qui recouvre les alcôves d’une étagère, un dessin original de Fifi Lapin, des fleurs artificielles qui viennent de chez Sia, quelques bonbons glanées ici et là, un bloc de papier et une boîte « Baking Kit » (avec des mini-ustensiles pour la cuisine à l’intérieur) touvées chez BOTW, les grands sacs plastique rose de Monoprix qui fond des sacs poubelle parfaits, des colliers en plastique 100% H&M, une tire-lire canard assez laide mais que j’aime quand même, trouvée il y a trèèèès longtemps chez Bathroom graffiti, un coussin pièce de puzzle qui vient de l’atelier beau travail, des tasses chinoises achetées chez Tang Frères, le joli détail d’une boîte en métal Habitat de la saison dernière…
Ca faisait des jours que j’y pensais. Je voulais moi aussi, ma bibliothèque en couleurs. Et puis à la voir en permanence, comme ça, sous mes yeux, ma bibliothèque, j’y pensais tout le temps. J’y pensais tellement qu’à un moment donné, ça m’empêchais même de me concentrer. Alors jeudi, sur le coup de 17 heures, j’ai interrompu ce que j’étais en train de faire et j’ai rangé mes livres par couleur avec la même fébrilité que lorsqu’on se rend chez le dentiste soigner une dent cassée.
Mais alors ce que je peux vous dire, c’est que ça change vos perspectives livresques, cette histoire. Certains bouquins jusque là oubliés, ont retrouvé un intérêt soudain, comme cet ouvrage de version Latine qui coulait des jours tristes au fond de la bibliothèque depuis de longues années et qui a retrouvé un nouveau souffle grâce au superbe bleu céruléen dont est couvert sa tranche : il assure désormais la jonction entre le ciel à peine grisé de « histoire chrétienne de la littérature » et le turquoise de « vous êtes tous créatifs » (un livre de développement personnel offert par ma maman que je n’assumais pas du tout jusqu’à présent et qui gisait tranche cachée au fond d’un vieux casier, mais dont la teinte parfaite l’a réhabilité d’emblée). Read more »















