Ca fait des années que je clame haut et fort ma répugnance pour les massages. Pour moi, ça a toujours été apparenté à un truc stressant et je suis subjuguée lorsque je vois ma mère et quelques unes de mes amies entrer en transe à la simple évocation du mot « massage ». Non pas que je trouve ça spécialement désagréable en soi mais je vois pas trop comment on peut faire abstaction du masseur. Et moi je regrette, mais me détendre alors que je suis à poil avec, au-dessus de ma tête, un inconnu qui me tripote… j’ai un peu de mal à cerner le concept « détente ». Pour ne pas faire ma mauvaise tête, j’ai accepté, il y a quelques années, une séance par le masseur de ma mère, spécialiste accompli de trois milliards de techniques. Et en effet, j’ai trouvé ça horrible. A la limite, quand il massait le dos, une vague idée de relaxation était envisageable (aurait été envisageable s’il n’y avait eu le crincrin horripilant en fond sonore) mais la seconde moité, sur le dos, quand on voit le mec à travers la frange des cils, non, vraiment, je n’avais qu’une hate, c’est que le cauchemar s’arrête. Et pourtant, de cette expérience pour le moins ratée, j’avais gardé en tête un souvenir extatique du massage des extrémités : tête-mains-pieds, ça c’était un régal (la suite en cliquant dans « lire la suite », oui, je suis superbavarde aujourd’hui)
Un doux parfum d’hiver…
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Certaines choses sont indispensables à mon bien-être. Avoir en avance du dentifrice, au moins deux rouleaux de papier toilettes et du déo; de l’eau de javel, un anticalcaire, des lingettes swifer et… toujours en stock un petit carnet de papier d’arménie. Etrangement, je ne suis pas une inconditionnelle du parfum mais l’argument « purifie l’air » a sur moi un impact tout à fait remarquable. Ca me plait, à moi, voyez vous, de purifier mon air. C’est un peu comme changer les draps, voyez. Ou faire une séance de yoga (oui, bon, je sais, j’ai un peu abandonné le yoga, mais c’est pour l’exemple). Une matinée de rangement, trier des veilles fringues et réorganiser sa penderie ont aussi des effets comparables. Le seul souci du papier d’Arménie, c’est qu’il n’est pas fun-fun. On n’a pas le choix des parfums, pas le choix du conditionnement, même une variété de couleurs de pochette serait susceptible d’égayer le concept. C’est pour ça que, lorsque j’ai lu que la maison qui commercialise le fameux papier éditait un carnet spécial « Année de l’Arménie » en édition limitée au Bon Marché, je me suis ruée dessus comme la misère sur le monde. J’avais bêtement cru qu’ils avaient seulement relooké leur pochette mais non… c’est un NOUVEAU parfum!!! Ma première réaction a été « eurk, c’est écoeurant » (je crois que c’est parce que j’avais lu que c’était vaguement à la vanille et que par principe, je peux pas saquer la vanille). J’ai d’abord repoussé la chose avant de me raviser, pensant que ça ne sentait jamais pareil après avoir brûlé. J’en ai même acheté un petit stock en me disant que ça ferait une babiole sympa à offrir aux copines, ne serait ce que parce que la pochette est vraiment jolie. Et dès en rentrant chez moi, j’ai testé. En fait non, ce n’est pas écoeurant. C’est même plutôt tout le contraire. D’accord, le parfum est assez surcré, mais sucré « rassurant », façon cocooning des soirs d’hiver. Ca sent le gâteau juste sorti du four, la frangipane, le feu de cheminée, la douceur d’un plaid en laine, les mains qu’on pose sur un bol de thé chaud pour les réchauffer après une promenade dans le froid. Un vrai parfum d’hiver. Celles qui connaissent « Feu de bois » de Dyptique, verrons de quoi je parle. Et plusieurs heures après, le parfum est toujours intact. Discret mais présent. Le genre de parfum qui vous fait mettre les pieds sur le canapé de quelqu’un que vous ne connaissez pas, parce que chez lui, vous vous sentez un peu chez vous. Je suis vraiment, vraiment, conquise. Et là, en même temps que j’écris, je me souviens que ce n’est qu’une édition limitée, que donc, je vais devoir me constituer un stock dare dare parce que je ne suis certainement pas la seule sur le coup. Que finalement, non, les carnets que j’avais acheté pour mes amies, ben je les garde pour moi. Après tout, qui me dit qu’elles ont envie de voir des inconnues mettre leurs pieds sur leur canapé, hein?
EDIT: A la lecture de vos commentaires, je crois que je me suis mal exprimée. Rassurez-vous, il s’agit d’une édition spéciale et limitée EN PLUS de la version traditionnelle du papier d’Arménie, pas du tout d’une nouvelle version ou d’une modification de la version que l’on connaît ;)
Pour info, le petit carnet est vendu pour 5 euros, ce qui est le double d’un carnet normal et vendu en exclusivité au Bon Marché jusqu’au 31 décembre :)
Des années que je clame à corps et à cris que je vais jeter cette télé de daube, cet instrument bêtifiant et amoral, que si ça ne tenait qu’à moi je m’en passerais et qu’en plus Canal+, c’est débile et de toute façon on la regarde jamais, et que, et que, et que… Sauf que, aussi, je les entends mes cops qui se racontent leur soirée TV sur Teva et Paris Première et cuisine TV et tout plein de programmes géniaux. Et moi, globalement, je veux comme mes copines. Eventuellement plus mais moins, ça non je veux pas du tout.
Depuis plusieurs semaines, je fomentais donc un plan subtil mais efficace pour parvenir à amener ça sur le terrain sans déclencher l’hilarité et les quolibets justifiés de mon tendre mâââri. Pour tout dire, j’ai fait chou blanc sur la subtilité et avant de dire oui à Noos, il s’en ait d’abord payé une bonne. Donc, depuis hier soir, nous avons Noos et son cortège de chaines tellement indispensables que je me demande déjà comment j’ai pu vivre sans jusqu’à présent.
Mon premier contact avec la TV numérique, je la dois à cette pub qui commençait par : « Si vous avez la diarrhée… ». Hem… Puis s’en suivit une série de surprises comme cette émission française où des gens règlent leurs différents sur un plateau télé en présence d’un animateur à la voix d’outre tombe ou le fait qu’une chaîne sur deux diffuse une redif de série qui date certainement d’avant Jésus-Christ. Et des dizaines et des dizaines de chaînes. Et tellement de pub. Bon, super, ca à l’air génial, me réjouis-je. Y’a même un téléachat 24h24. Chouette… Bon, bon… En même temps, je le savais déjà, hein. C’est bien connu, tout le monde sait ça : « y’a jamais rien à la télé »…


