Le lit à l’abandon d’une princesse endormie

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Juste un petit coucou rapide pour vous partager avec vous ces quelques photos prises samedi après-midi au jardin des Tuileries, quelques minutes avant que ne s’achève la lente chute du jour. Étonnante découverte que ce lit de princesse de contes de fées – esprit Barbie Fée des Jardins, plus que reconstruction historique des divertissement de cour -, flottant sur l’eau dans l’un des petits bassins du très sérieux jardin des tuileries.

Ne cherchez pas la princesse : elle avait quitté son lit. Lassée d’attendre son promis dans le froid glacial de ce jour d’octobre, je la soupçonne de s’être réfugiée à deux pas de là, au café Marly, afin de guetter le Prince avec moins d’emphase, mais plus de confort, autour d’un bon chocolat chaud.

EDIT de 16h55 : Renseignements pris, il s’agit d’une œuvre de Vincent Olinet présentée dans le cadre de la FIAC (22-25 oct). Pour en savoir plus sur le propos de l’artiste, je vous invite à consulter la page qui lui est consacrée sur le site de la FIAC ou pour en savoir davantage sur l’auteur, à vous rendre sur son site internet. Voilà, vous savez tout. Bon après-midi!

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Mamie Gâteaux

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Une constante, lorsqu’on se ballade à Saint Germain des Prés, c’est qu’on ne sait jamais vraiment où y manger. Entre les italiens délicieux mais hors de prix, le Coffee Shop où l’on ne s’entend pas hurler et où les serveurs sont passés maîtres dans l’art d’être désagréables et les brasseries où accroche toi pour trouver un plat sans viande, on ne sait jamais où poser ses fesses.

Sauf si nos pas nous conduisent rue du cherche-midi, tout près du bon marché. D’abord, il y a le petit restaurant à la carte orientalisante Chez les filles. Ensuite, à quelques pas de là, on peut aussi aller casser une graine chez Mamie Gâteaux. On y mange simplement : tartes salées et sucrées, quiches et autres cakes accompagnés de salade, scones… Simplement mais divinement, tout est frais et parfaitement cuisiné. Si vous passez par là, je ne peux que vous conseiller la tarte amandes-figue, la meilleure que j’aie jamais mangé et mon péché mignon, chaque fois que j’y fais une halte.

Non seulement on y mange bien, mais le cadre est ravissant. Un air de maison de famille et de cour d’école. Ici, on peut même acheter certains des éléments de décorations présentés. Car en fait, Mamie Gâteau, c’est aussi une brocante et une boutique. Depuis le temps que j’avais envie de faire quelques photos, j’étais très heureuse d’obtenir l’accord des talentueux propriétaires de cette oasis hors du temps. Aujourd’hui, les photos du salon de thé. La prochaine fois, je vous présenterai aussi les photos de la brocante et de la boutique. Bonne journée sous ce désespérant ciel gris!

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Mamie Gâteaux
66 rue du Cherche-Midi – 75006 PARIS
Tel : 01 42 22 32 15

Après la pluie

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Il existe une période plus belle encore que l’éclosion des fleurs de cerisier. Plus éphémère aussi, et sans doute un peu triste : ces quelques heures pendant lesquelles les arbres perdent leurs fleurs par poignées et que celles-ci forment au sol un lac rose et fragile, soumis au caprices des brises les plus légères.

Hier, la pluie a précipité la chute des fleurs : de puissantes gouttes précipitaient sur le bitume des millions de pétales, après quoi le poids implacable de l’eau les clouait au sol. Mais lorsque la pluie s’est enfin arrêtée, des millions de perles miroitantes s’ajoutaient à la beauté déjà époustouflante des arbres.

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Les gens, dans la rue, passaient sans s’arrêter, jetaient parfois un œil distrait, davantage captivés par ma petite danse, crépitante des clic-clic-clic émis par mon cher appareil photo, que par le spectacle inouï qui s’épanouissait devant eux.

Je me suis demandée si leur mémoire imprimait malgré eux la beauté, si elle serait capable de leur restituer un jour ce spectacle, un jour où leur esprit, libre de préoccupations et de soucis, serait disponible pour le recevoir enfin. J’espère qu’un jour, ma mémoire révélera tous les trésors, toute la beauté que mes yeux auront emmagasiné sans que j’y ai prêté l’attention méritée et que je pourrai contempler ces merveilles enfouies, tranquillement, longuement, derrière les fenêtres de mes souvenirs.

Et dans le doute, je me promets secrètement de ne rien louper. Je veux toujours voir. Toujours. Ne pas rater ces instants qui sont ce que le monde peut, en définitive, nous offrir de meilleur.