C’est un peu classique, oui, mais enfin, c’est de bleu dont j’ai envie en ce moment. Le bleu que je traque dans les magasins pour remplir ma valise d’été et dans mon vanity case. Le bleu quand je lève le nez pour rêvasser dans le ciel du matin ou dans celui du clair de lune. Le bleu de la mer par beau temps et des glaçons tous frais qu’on sort pour rafraîchir la citronnade… C’est ce qui m’évoque le soleil, le bleu, en ce moment.

Source des images : 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.

,

De chaque voyage, on retient une impression générale d’où émergent quelques moments plus intenses. Parmi eux quelquefois, certains dont on sait d’emblée qu’on se souviendra toujours. Même lorsque nous ne serons plus capable de les situer dans le temps, ou nous en remémorer le contexte exact, il restera cette photographie mentale et toutes les sensations qui lui sont liées.

De l’île Maurice, je n’oublierai jamais notre plongée parmi les dauphins… ni ce moment où je suis arrivée à flanc de falaise, à quelques mètres au-dessus de ces vagues, au sommet de la Roche qui pleure. C’était le dernier jour. Nous avions débarqué à huit heures sur le port, mais notre avion ne repartait que le soir. Nous n’avions pas vraiment pris le temps d’organiser cette journée, et avons donc loué les services d’un guide à la journée qui nous a promené sur la côte jusqu’au soir.

Là d’où je viens, en Normandie, nous en avons pourtant des vagues. Un jour sur deux, la mer est moutonnante et je n’aime rien tant que me baigner dans les gros rouleaux qu’elle dépose parfois sur le rivage. Souvent, elles sont liées au mauvais temps. Des vagues comme celles-ci, qui se fracassent à toute volée contre la roche, sous un ciel totalement dégagé, je n’avais jamais vu ça. Mes photos, malheureusement, ne leur rendent pas justice. Il leur manque également la sonorité très particulière des rouleaux qui s’abattent sur l’eau.

Je suis persuadée qu’on peut en voir d’aussi belles dans de nombreux endroits du monde, y compris sous nos cieux français (les surfeurs pourraient me citer, je suis sûre, au moins cinq ou six spots à moins de huit heures de Paris sans avoir à se creuser la tête). Mais imaginez un peu : vous gravissez une colline en vous faufilant parmi les arbres sans la moindre idée de ce qui vous attend au bout, et soudain vous voilà nez à nez avec cette falaise, qui s’avance sur la côte comme la proue d’un bateau.

La falaise, surmontée d’une sorte de terreplein, vous permet d’avancer jusque là où l’écume vient lécher la roche. Et même votre visage si vous ne souffrez pas trop de vertige. Debout, quand vous regardez en bas, juste un peu plus loin que vos pieds, il n’y a plus que le remous vagues, les embruns et ce silence incroyable, aussi bruyant qu’un coup de tonnerre, mais qui est quand même du silence. Au loin, vous pouvez voir les rouleaux se former près de la barrière de corail. Avez vous parfois cette impression, pendant un concert, que la musique a pris toute la place, en vous, tant et si bien qu’elle vous empêche de réfléchir, presque de respirer? C’est une sensation comparable.





,

Avant d’embarquer à nouveau pour une ou deux escales à l’île Maurice, j’avais envie de vous montrer ces quelques images, prises vendredi soir à mon bureau. Ce bureau que je partage avec plusieurs autres courageux travailleurs indépendants (je préfère de loin le terme anglais, Freelance qui me donne l’impression d’être lancée à toute vitesse vers la liberté, alors l’expression française semble plutôt dire « je trime toute la journée, toute seule au fond de ma cave », la réalité, bien entendu, se situant quelque part entre ces deux extrémités).

Ce merveilleux bureau, vaste, lumineux, avec un parasols pour se protéger du soleil sous la verrière et faire comme si c’était les grandes vacances, une machine à espresso, des centaines de gadgets marrants… Ce bureau où je ne mets presque jamais les pieds, alors que je m’y sens si bien. Voilà ce que c’est de courir dans tous les sens.

Sur ma table de travail, j’ai disposé devant mes yeux plusieurs petits objets qui me donnent le sourire, à commencer par mon bestiaire : une bougie et un arrosoir canard, des boîtes faon, un mug éléphant…

Quelques plantes vertes, aussi, qui ne seraient jamais arrosées si une main bienveillante – autre que le mienne qui ne le suis pas tellement avec les plantes – ne pensait de temps en temps à leur donner à boire. Plusieurs papiers qui traînent (rangés tout spécialement pour les photos). Un joli miroir Rice, trouvé chez Loulou Addict et ce thermos adorable, acheté pour aller prendre le thé à la plage, lorsque je suis en Normandie et que j’oublie toujours d’emporter dans ma valise avant de lever l’ancre vers Granville.

Chaque fois que je pose les yeux sur lui, je me frappe le front en pensant : « Incroyable ! Je l’ai encore oublié ». Et je m’évade pour quelques secondes à la plage… Ce doit être pour ça que je l’oublie tout le temps.

Et sinon, j’ai donné un bon coup de pinceau à Cachemire & Soie. Même si j’ai essayé de conserver son apparence au maximum, le changement est plus profond qu’il n’y paraît. Il me reste plein de petites choses à faire, quelques détails à améliorer et il est possible que plusieurs coquilles se soient glissées ici et là. N’hésitez pas à me les signaler si vous vous apercevez de quelque chose. Bon lundi, les amis !


















fleurs-001

Demain, je pars en vacances. Nous ne sommes qu’au mois de mai, mais j’ai l’impression que le temps du bilan de l’année, pour moi, est arrivé. Et je me suis drôlement amusée, depuis le moi d’août, dans ma vie professionnelle. La création d’Un Beau Jour, la réalisation de chroniques en Stop Motion pour Teva, la Sortie du livre de Cachemire & Soie, l’emménagement dans un bureau avec plein de gens extra et une foule de petits projets, à côté, qui m’ont enthousiasmée, appris des choses, contrariée, fatiguée, enrichie et quelque fois même tout cela à la fois. Elle est étrange, cette impression que je m’apprête à tourner une page. Alors que si ça se trouve non, même pas. En attendant, je vais prendre l’air et c’est bien.

Comme j’ai prévu de paresser de longues heures, j’embarque de la musique : l’album de Camélia Jordana que je n’ai découvert que récemment et dont je suis complètement gaga. Le dernier Moriarty que j’attendais avec l’impatience d’une gamine au matin de Noël et qui tient largement ses promesses. Un best of de Radiohead acheté pour un prix dérisoire sur Itunes et qui me fait redécouvrir de nombreux titres fabuleux et l’album de Brigitte, évidemment que je connais déjà par cœur. Oh et aussi Forever Dolfin love, l’album de Connan Mockasin dont je suis complètement dingue.

Côté livres en revanche, je suis un peu perdue. Je compte un peu sur ce que je vais trouver à la librairie, quelques minutes avant le départ. J’embarque le dernier tome de La communauté du Sud. Je ne cesse de prétendre – je me demande bien pourquoi – que c’est une mauvaise série alors que je l’ai littéralement dévorée. J’aimerais bien embarquer des Foenkinos, un Barjavel, un Jane Austin… mais je les ai tous déjà lus. C’est con. Dernièrement, j’ai lu Les larmes de Tarzan, qui m’a beaucoup plu, je vous le recommande. C’est dommage de manquer comme ça d’inspiration : la lecture est une de mes occupations favorites et je risque de finir avec un Marc Levy* entre les mains, c’est un peu bête. Ah si, j’ai acheté le dernier Nothomb. C’est bien? Et en écrivant ces lignes, je me rends compte que je n’ai pas encore lu le roman de Sophie Fontanel, qui parle de sa maman. Je sais de source sûre que je vais l’aimer. Voilà, je partirai avec ce livre-là (mais pour bien faire, il m’en faudrait une dizaine, donc je suis loin du compte)

Sinon, j’emporte aussi le shampoing et l’après shampoing « Yes to Cucumber » achetés la semaine dernière chez Sephora, qui sont vraiment très très bien et pas chers du tout (moins de dix euros les 500ml). Je pars aussi avec le génial baume à la rose de Dior acheté principalement à cause du joli conditionnement, mais qui s’est révélé être une merveille (j’ai l’impression de me réveiller tous les matins avec la bouche de B.B.). J’embarque enfin un flacon de vernis OPI de la collection Texas : il est translucide presque comme un top coat, mais coloré. Vraiment très joli.

Côté fringues, rien d’intéressant : je n’embarque que des vieux trucs pas trop fragiles et dans lesquels je me sens bien. De toute façon, où qu’on aille à l’étranger, on a toujours un peu l’air d’une touriste, non? Et puis j’aime l’idée de me défaire pendant une dizaine de jours de toutes ces contingences.

En fait, ce que j’emporte, surtout, c’est mon matériel de photo et des carnets pour écrire. Avoir du temps devant soi et rien d’autre à faire que se laisser aller à l’inspiration ou la la paresse (deux états d’esprits qui sont vraiment de la même espèce), je crois que c’est exactement mon programme rêvé. Et aussi, bien entendu, l’espoir de faire des belles rencontres. Au fond, les rencontres, c’est cela qui nous enrichit et nous transforme le plus. C’est ça qui est bien, en voyage : être impatiente, déjà, de connaître celle qui rentrera de voyage dans quelques jours, ce qu’elle aura appris, comment elle aura changé. Tout ça. J’ai hâte de rencontrer ce prochain moi.

Je voulais vous dire aussi que j’ai bien reçu tous vos messages à propos de mon livre. J’ai l’impression, depuis quelques semaines, que c’est mon anniversaire tous les jours, c’est formidable. Je n’ai pas encore eu le temps de vous répondre, malheureusement, mais je vais le faire. Vos petits mots sont un merveilleux moteur.

Et puis vous savez quoi? Je crois bien que suis heureuse (et devenue blonde, aussi, même si ça n’a rien à voir). À très vites, les amis! Je reviens avec plein de photos et de belles choses à vous raconter, je suis sûre.

fleurs-004

PS : Oui, je sais, je commence à devenir un peu casse-pied avec mes fleurs. Ne vous inquiétez pas, ça me passera.

* Rahhhh, pardon d’avoir écrit ça. C’est vraiment idiot de ma part, je déteste quand on fait de quelqu’un l’emblème de quelque chose – les romans de gare en l’occurrence – et en plus, Marc Levy, en dehors de son premier succès, je n’ai rien lu de lui. Je vais aller me frotter la bouche avec du savon, ça me servira de leçon. En plus, Ava dit que le dernier est bien, et les conseils d’Ava, ils tapent toujours dans le mille avec moi. Puisque c’est ça je vais l’acheter et partir en vacances avec lui. Voilà. On verra bien si c’est ma punition ou bien ma récompense.