Quelque chose de bleu…

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C’est un peu classique, oui, mais enfin, c’est de bleu dont j’ai envie en ce moment. Le bleu que je traque dans les magasins pour remplir ma valise d’été et dans mon vanity case. Le bleu quand je lève le nez pour rêvasser dans le ciel du matin ou dans celui du clair de lune. Le bleu de la mer par beau temps et des glaçons tous frais qu’on sort pour rafraîchir la citronnade… C’est ce qui m’évoque le soleil, le bleu, en ce moment.

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L’observatoire des vagues

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De chaque voyage, on retient une impression générale d’où émergent quelques moments plus intenses. Parmi eux quelquefois, certains dont on sait d’emblée qu’on se souviendra toujours. Même lorsque nous ne serons plus capable de les situer dans le temps, ou nous en remémorer le contexte exact, il restera cette photographie mentale et toutes les sensations qui lui sont liées.

De l’île Maurice, je n’oublierai jamais notre plongée parmi les dauphins… ni ce moment où je suis arrivée à flanc de falaise, à quelques mètres au-dessus de ces vagues, au sommet de la Roche qui pleure. C’était le dernier jour. Nous avions débarqué à huit heures sur le port, mais notre avion ne repartait que le soir. Nous n’avions pas vraiment pris le temps d’organiser cette journée, et avons donc loué les services d’un guide à la journée qui nous a promené sur la côte jusqu’au soir.

Là d’où je viens, en Normandie, nous en avons pourtant des vagues. Un jour sur deux, la mer est moutonnante et je n’aime rien tant que me baigner dans les gros rouleaux qu’elle dépose parfois sur le rivage. Souvent, elles sont liées au mauvais temps. Des vagues comme celles-ci, qui se fracassent à toute volée contre la roche, sous un ciel totalement dégagé, je n’avais jamais vu ça. Mes photos, malheureusement, ne leur rendent pas justice. Il leur manque également la sonorité très particulière des rouleaux qui s’abattent sur l’eau.

Je suis persuadée qu’on peut en voir d’aussi belles dans de nombreux endroits du monde, y compris sous nos cieux français (les surfeurs pourraient me citer, je suis sûre, au moins cinq ou six spots à moins de huit heures de Paris sans avoir à se creuser la tête). Mais imaginez un peu : vous gravissez une colline en vous faufilant parmi les arbres sans la moindre idée de ce qui vous attend au bout, et soudain vous voilà nez à nez avec cette falaise, qui s’avance sur la côte comme la proue d’un bateau.

La falaise, surmontée d’une sorte de terreplein, vous permet d’avancer jusque là où l’écume vient lécher la roche. Et même votre visage si vous ne souffrez pas trop de vertige. Debout, quand vous regardez en bas, juste un peu plus loin que vos pieds, il n’y a plus que le remous vagues, les embruns et ce silence incroyable, aussi bruyant qu’un coup de tonnerre, mais qui est quand même du silence. Au loin, vous pouvez voir les rouleaux se former près de la barrière de corail. Avez vous parfois cette impression, pendant un concert, que la musique a pris toute la place, en vous, tant et si bien qu’elle vous empêche de réfléchir, presque de respirer? C’est une sensation comparable.





Le petit arc-en-ciel perpétuel

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Avant d’embarquer à nouveau pour une ou deux escales à l’île Maurice, j’avais envie de vous montrer ces quelques images, prises vendredi soir à mon bureau. Ce bureau que je partage avec plusieurs autres courageux travailleurs indépendants (je préfère de loin le terme anglais, Freelance qui me donne l’impression d’être lancée à toute vitesse vers la liberté, alors l’expression française semble plutôt dire « je trime toute la journée, toute seule au fond de ma cave », la réalité, bien entendu, se situant quelque part entre ces deux extrémités).

Ce merveilleux bureau, vaste, lumineux, avec un parasols pour se protéger du soleil sous la verrière et faire comme si c’était les grandes vacances, une machine à espresso, des centaines de gadgets marrants… Ce bureau où je ne mets presque jamais les pieds, alors que je m’y sens si bien. Voilà ce que c’est de courir dans tous les sens.

Sur ma table de travail, j’ai disposé devant mes yeux plusieurs petits objets qui me donnent le sourire, à commencer par mon bestiaire : une bougie et un arrosoir canard, des boîtes faon, un mug éléphant…

Quelques plantes vertes, aussi, qui ne seraient jamais arrosées si une main bienveillante – autre que le mienne qui ne le suis pas tellement avec les plantes – ne pensait de temps en temps à leur donner à boire. Plusieurs papiers qui traînent (rangés tout spécialement pour les photos). Un joli miroir Rice, trouvé chez Loulou Addict et ce thermos adorable, acheté pour aller prendre le thé à la plage, lorsque je suis en Normandie et que j’oublie toujours d’emporter dans ma valise avant de lever l’ancre vers Granville.

Chaque fois que je pose les yeux sur lui, je me frappe le front en pensant : « Incroyable ! Je l’ai encore oublié ». Et je m’évade pour quelques secondes à la plage… Ce doit être pour ça que je l’oublie tout le temps.

Et sinon, j’ai donné un bon coup de pinceau à Cachemire & Soie. Même si j’ai essayé de conserver son apparence au maximum, le changement est plus profond qu’il n’y paraît. Il me reste plein de petites choses à faire, quelques détails à améliorer et il est possible que plusieurs coquilles se soient glissées ici et là. N’hésitez pas à me les signaler si vous vous apercevez de quelque chose. Bon lundi, les amis !