Ciao bella!

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Demain, je pars en vacances. Nous ne sommes qu’au mois de mai, mais j’ai l’impression que le temps du bilan de l’année, pour moi, est arrivé. Et je me suis drôlement amusée, depuis le moi d’août, dans ma vie professionnelle. La création d’Un Beau Jour, la réalisation de chroniques en Stop Motion pour Teva, la Sortie du livre de Cachemire & Soie, l’emménagement dans un bureau avec plein de gens extra et une foule de petits projets, à côté, qui m’ont enthousiasmée, appris des choses, contrariée, fatiguée, enrichie et quelque fois même tout cela à la fois. Elle est étrange, cette impression que je m’apprête à tourner une page. Alors que si ça se trouve non, même pas. En attendant, je vais prendre l’air et c’est bien.

Comme j’ai prévu de paresser de longues heures, j’embarque de la musique : l’album de Camélia Jordana que je n’ai découvert que récemment et dont je suis complètement gaga. Le dernier Moriarty que j’attendais avec l’impatience d’une gamine au matin de Noël et qui tient largement ses promesses. Un best of de Radiohead acheté pour un prix dérisoire sur Itunes et qui me fait redécouvrir de nombreux titres fabuleux et l’album de Brigitte, évidemment que je connais déjà par cœur. Oh et aussi Forever Dolfin love, l’album de Connan Mockasin dont je suis complètement dingue.

Côté livres en revanche, je suis un peu perdue. Je compte un peu sur ce que je vais trouver à la librairie, quelques minutes avant le départ. J’embarque le dernier tome de La communauté du Sud. Je ne cesse de prétendre – je me demande bien pourquoi – que c’est une mauvaise série alors que je l’ai littéralement dévorée. J’aimerais bien embarquer des Foenkinos, un Barjavel, un Jane Austin… mais je les ai tous déjà lus. C’est con. Dernièrement, j’ai lu Les larmes de Tarzan, qui m’a beaucoup plu, je vous le recommande. C’est dommage de manquer comme ça d’inspiration : la lecture est une de mes occupations favorites et je risque de finir avec un Marc Levy* entre les mains, c’est un peu bête. Ah si, j’ai acheté le dernier Nothomb. C’est bien? Et en écrivant ces lignes, je me rends compte que je n’ai pas encore lu le roman de Sophie Fontanel, qui parle de sa maman. Je sais de source sûre que je vais l’aimer. Voilà, je partirai avec ce livre-là (mais pour bien faire, il m’en faudrait une dizaine, donc je suis loin du compte)

Sinon, j’emporte aussi le shampoing et l’après shampoing « Yes to Cucumber » achetés la semaine dernière chez Sephora, qui sont vraiment très très bien et pas chers du tout (moins de dix euros les 500ml). Je pars aussi avec le génial baume à la rose de Dior acheté principalement à cause du joli conditionnement, mais qui s’est révélé être une merveille (j’ai l’impression de me réveiller tous les matins avec la bouche de B.B.). J’embarque enfin un flacon de vernis OPI de la collection Texas : il est translucide presque comme un top coat, mais coloré. Vraiment très joli.

Côté fringues, rien d’intéressant : je n’embarque que des vieux trucs pas trop fragiles et dans lesquels je me sens bien. De toute façon, où qu’on aille à l’étranger, on a toujours un peu l’air d’une touriste, non? Et puis j’aime l’idée de me défaire pendant une dizaine de jours de toutes ces contingences.

En fait, ce que j’emporte, surtout, c’est mon matériel de photo et des carnets pour écrire. Avoir du temps devant soi et rien d’autre à faire que se laisser aller à l’inspiration ou la la paresse (deux états d’esprits qui sont vraiment de la même espèce), je crois que c’est exactement mon programme rêvé. Et aussi, bien entendu, l’espoir de faire des belles rencontres. Au fond, les rencontres, c’est cela qui nous enrichit et nous transforme le plus. C’est ça qui est bien, en voyage : être impatiente, déjà, de connaître celle qui rentrera de voyage dans quelques jours, ce qu’elle aura appris, comment elle aura changé. Tout ça. J’ai hâte de rencontrer ce prochain moi.

Je voulais vous dire aussi que j’ai bien reçu tous vos messages à propos de mon livre. J’ai l’impression, depuis quelques semaines, que c’est mon anniversaire tous les jours, c’est formidable. Je n’ai pas encore eu le temps de vous répondre, malheureusement, mais je vais le faire. Vos petits mots sont un merveilleux moteur.

Et puis vous savez quoi? Je crois bien que suis heureuse (et devenue blonde, aussi, même si ça n’a rien à voir). À très vites, les amis! Je reviens avec plein de photos et de belles choses à vous raconter, je suis sûre.

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PS : Oui, je sais, je commence à devenir un peu casse-pied avec mes fleurs. Ne vous inquiétez pas, ça me passera.

* Rahhhh, pardon d’avoir écrit ça. C’est vraiment idiot de ma part, je déteste quand on fait de quelqu’un l’emblème de quelque chose – les romans de gare en l’occurrence – et en plus, Marc Levy, en dehors de son premier succès, je n’ai rien lu de lui. Je vais aller me frotter la bouche avec du savon, ça me servira de leçon. En plus, Ava dit que le dernier est bien, et les conseils d’Ava, ils tapent toujours dans le mille avec moi. Puisque c’est ça je vais l’acheter et partir en vacances avec lui. Voilà. On verra bien si c’est ma punition ou bien ma récompense.

À la volée

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J’ai la chance d’avoir un bel appareil photo et deux objectifs sensationnels. Mais je me suis rendue compte hier que j’en possédais un second, bien dissimulé dans quelques centimètre carrés et qui m’a coûté beaucoup moins cher : l’appareil photo de mon Iphone4. Je m’en sers énormément, pourtant : pour envoyer des photos prises à la volée à droite à gauche, pour immortaliser les soirées de copains, des détails qui m’interpellent et toutes ces petites choses qu’on aime garder au fond de son sac. Mais certainement pas pour essayer de faire de belles photos.

Pourtant, en faisant cette sauvegarde, hier, je me suis attardée un peu sur la qualité des images, ce que je n’avais jamais fait jusqu’à présent. Évidemment, il faut que les conditions de lumière soient bonnes et le zoom n’a, à mon avis, aucun intérêt. Mais la résolution est tout à fait honorable, même si je ne crois pas qu’on puisse se permettre de gros recadrages (en tout cas pas si on a l’intention de les imprimer derrière, mais pour un affichage web, aucun problème). Le piqué, le rendu des couleurs sont plus que satisfaisants également. Je dois dire que je suis bluffée. Et pour info, je n’utilise même pas l’option « Haute Définition », ces photos étant le plus souvent destinées à Twitter, Facebook, par MMS, etc.

Donc voilà, si vous possédez in Iphone4 (les autres versions du téléphone sont moins performantes en matière de photo), vous l’aviez certainement déjà remarqué, mais au cas où comme moi, vous n’auriez pas pris la peine de voir ce que vos photos de téléphone pouvaient donner sur un écran d’ordinateur, je vous garantis une excellente surprise.

J’en viens même à me demander si ce type d’appareil peut suffire, avec un peu de pratique, lorsqu’on part en vacances pour une destination ensoleillée (bonne lumière quasiment toute la journée, simplicité de transport, réglages inexistants donc gain de temps). Cet été, j’essaierai de penser à faire le test.

Enfin, avant que vous me posiez la question : oui, ces photos – toutes extraites, évidemment, de mon Iphone – ont subi une légère retouche sur Photoshop. Rien de méchant, le rendu original était déjà satisfaisant, mais quand je vois comment améliorer une image, c’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de le faire. Et quoi qu’il en soit, le fait de pouvoir les retoucher est un gage supplémentaire que le fichier brut était d’assez bonne qualité :-)

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Cent quarante quatre pages

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Voilà trois jours que je réécris ce billet sans parvenir à trouver par quel bout le prendre. Alors faisons simple : le livre de Cachemire & Soie est enfin sorti. Cent quarante quatre pages de textes, d’images, de bonnes adresses… Je vous en avais déjà touché quelques mots il y a un moment, mais en réalité, nous travaillons à ce projet, avec mon éditeur, depuis bien longtemps.

Lorsqu’il m’a proposé de faire ce livre, j’ai d’abord dit non. Catégoriquement. C’est étrange la relation qu’on peut entretenir avec son blog et je n’y avais jamais vraiment songé avant que ne se pose la possibilité de l’éditer. Dans mon cas, je craignais, il me semble, d’être dépossédée de quelque chose que je n’avais aucune envie de donner. Quelque chose de personnel, sinon d’intime. Et l’idée d’abandonner un peu de la liberté dont je jouis sur Cachemire & Soie en confiant son contenu à un éditeur, me semblait tout simplement impensable.

Effrayantes aussi, toutes les questions qu’engendraient ce projet : est-ce qu’en acceptant, je n’allais pas m’apercevoir que rien de ce que j’avais consigné ici, en cinq ans, ne me plaisait assez pour que je trouve plaisir à le voir reproduit dans un livre? Et je ne parle pas des photos! Allaient-elles ressortir correctement ou le papier, au contraire, serait-il un impitoyable révélateur de défauts? Et puis au fond, pourquoi un livre? À quoi ça allait servir?

D’un autre côté, j’ai reçu tant de petits mots de votre part me disant : à quand un livre « Cachemire & Soie »… Peut-être, après tout, les lecteurs de ce blog étaient-ils le meilleur juge? Et enfin, cette pensée égoïste : que restera-t-il, sinon des souvenirs, de Cachemire & Soie le jour où je déciderai de le fermer – qui arrivera forcément, même si ce n’est pas encore au programme? Et après tout, j’aime les défis. Plus que ça : je crois même que c’est le sentiment de défi qui me fait avancer, dans la vie. Et celui-ci, pour moi, était de taille – encore une preuve que j’accordais à Cachemire & Soie, finalement, bien plus de prix que je ne voulais l’admettre. Et au final, je crois aussi que j’étais vraiment curieuse de voir ce que cela pouvait donner. C’est même sans doute ce qui a achevé de me décider.

Mais s’il y a une chose que je n’aurais jamais imaginée, c’est le travail qui a suivi. Le long travail de tri, en premier lieu : relire cinq ans d’archives, les sélectionner. La déception lorsque certains billets que j’avais particulièrement aimé écrire me semblaient dépourvus d’intérêt, tout compte fait ; et la joie lorsqu’au contraire, je me sentais agréablement surprise par tel ou tel texte. Et je ne parle pas des photos que je n’avais jamais prises dans le but d’être imprimées et qui n’avaient été retouchée qu’en basse définition. Toutes ces photos à retrouver, retoucher, retravailler…  Et le long travail de réécriture enfin, qui est, de loin, le plus ardu, parce qu’on n’en a jamais fini. On voudrait toujours changer une tournure, modifier, une phrase. C’est le plus difficile avec un livre : le moment où vous tenez celui-ci dans vos mains et que vous ne pouvez plus rien changer.

Mais voilà, il est là. Et je vais vous dire : je le trouve super. J’espère de tout mon cœur avoir su opérer une bonne sélection, en fonction des billets qui vous ont le plus plu (j’ai passé beaucoup de temps à relire vos commentaires, qui m’ont été d’une aide précieuse pour faire mon choix final), même si je n’ai pu résister, aussi, au plaisir conserver ceux que j’avais le plus aimé écrire et qui ne coïncident pas toujours avec vos choix à vous.

Il y a encore autre chose que je voudrais vous dire : ce livre a été entouré d’une immense bienveillance. Et en le regardant, j’ai l’impression qu’il rayonne de bonnes ondes. Tous ceux qui ont contribué à sa réalisation – correctrice, maquettistes… – se sont impliqués d’une façon que je n’aurais même pas osé imaginer, à commencer par mon éditeur, Philippe, que je ne remercierai jamais assez pour avoir accordé tout ce temps à ce livre et pour avoir fait preuve d’autant de patience avec moi (à votre place, Philippe, je crois que j’aurais fini par me jeter un mauvais sort). Grâce à eux, et à vous qui me lisez parfois depuis un moment, j’ai la sensation que le livre de Cachemire & Soie est entouré de soleil.

Il me reste donc à vous remercier pour tout cela, car on pourra toujours tourner le problème dans tous les sens, un blog, ce sont ses lecteurs – qu’ils soient nombreux ou non – qui le portent et lui donnent le carburant nécessaire. On peut écrire des romans dans son coin, pour le simple plaisir de déverser son imaginaire sur le papier et sans autre but que cela – j’en sais quelque chose. Mais je ne crois pas qu’il en aille de même pour un blog : sans lecteurs, Cachemire & Soie n’existerait plus depuis longtemps. Merci à vous tous.

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