Le petit arc-en-ciel perpétuel
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Avant d’embarquer à nouveau pour une ou deux escales à l’île Maurice, j’avais envie de vous montrer ces quelques images, prises vendredi soir à mon bureau. Ce bureau que je partage avec plusieurs autres courageux travailleurs indépendants (je préfère de loin le terme anglais, Freelance qui me donne l’impression d’être lancée à toute vitesse vers la liberté, alors l’expression française semble plutôt dire « je trime toute la journée, toute seule au fond de ma cave », la réalité, bien entendu, se situant quelque part entre ces deux extrémités).
Ce merveilleux bureau, vaste, lumineux, avec un parasols pour se protéger du soleil sous la verrière et faire comme si c’était les grandes vacances, une machine à espresso, des centaines de gadgets marrants… Ce bureau où je ne mets presque jamais les pieds, alors que je m’y sens si bien. Voilà ce que c’est de courir dans tous les sens.
Sur ma table de travail, j’ai disposé devant mes yeux plusieurs petits objets qui me donnent le sourire, à commencer par mon bestiaire : une bougie et un arrosoir canard, des boîtes faon, un mug éléphant…
Quelques plantes vertes, aussi, qui ne seraient jamais arrosées si une main bienveillante – autre que le mienne qui ne le suis pas tellement avec les plantes – ne pensait de temps en temps à leur donner à boire. Plusieurs papiers qui traînent (rangés tout spécialement pour les photos). Un joli miroir Rice, trouvé chez Loulou Addict et ce thermos adorable, acheté pour aller prendre le thé à la plage, lorsque je suis en Normandie et que j’oublie toujours d’emporter dans ma valise avant de lever l’ancre vers Granville.
Chaque fois que je pose les yeux sur lui, je me frappe le front en pensant : « Incroyable ! Je l’ai encore oublié ». Et je m’évade pour quelques secondes à la plage… Ce doit être pour ça que je l’oublie tout le temps.
Et sinon, j’ai donné un bon coup de pinceau à Cachemire & Soie. Même si j’ai essayé de conserver son apparence au maximum, le changement est plus profond qu’il n’y paraît. Il me reste plein de petites choses à faire, quelques détails à améliorer et il est possible que plusieurs coquilles se soient glissées ici et là. N’hésitez pas à me les signaler si vous vous apercevez de quelque chose. Bon lundi, les amis !










La petite dînette
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Voilà un bon moment que j’ai entendu parler de Hema, cette marque de décoration et petits objets mignons venue de je-ne-sais-plus quel pays du nord. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi j’ai mis si longtemps à me décider à jeter un œil là-bas, cet endroit est un vrai lieu de perdition. Dans le magasin, le comportement des visiteurs m’a un peu rappelé celui qu’on a au sous-sol d’un IKEA : tout le monde attrape au vol plein de petites choses pas forcément utiles, parce que le prix nous semble si bas que c’est un peu comme si c’était gratuit.
De la même façon, chez Hema, rien n’est vraiment cher. Pour une petite trentaine d’euros, je suis repartie avec de la vaisselle en carton aux imprimés psychédéliques, une dînette (celle qui se trouve en photo) et des ustensiles de cuisine pour enfant. Des petits parasols en papier à pois (tellement jolis), quelques cartes postales, des serviettes en papier mignonnes comme tout, un filet plein de pâtisseries en bois, des assiettes à dessert en carton et deux trois autres choses encore, de ce genre, que j’oublie.
On trouve aussi beaucoup d’autres choses plus sérieuses, et tout aussi alléchantes, pour tous les domaines de la maison : de la déco, des ustensiles de cuisine, de la vaisselle, des accessoires de bureau ou de salle de bains et un rayon enfant mignon comme tout. L’air de rien, donc, une vraie bonne adresse.
Hema
118 rue Rambuteau
75001 Paris
Métro Les Halles
www.hema.fr
(Pour vous faire une idée de ce qu’on trouve chez Hema, je vous recommande plutôt le site hollandais, , bien plus complet)
L’orgue de Barbarie
Tags: inspiration • jolies choses • Photos
Un orgue de Barbarie. C’est cette petite musique à demi terrifiante de La cité des enfants perdus qui vient chercher la poésie exactement où elle se cache en vous.
Ce sont les sons éthérés et lointains d’une fête foraine idéalisée, de celles qui n’existent nulle part ailleurs que dans nos imaginations et qui font que chaque fête foraine est toujours, dès l’instant qu’on a passé l’entrée, une petite déception.
C’est l’allure nonchalante et joyeuse d’un garçon sympathique qui actionne la manivelle en souriant, avec l’air bienheureux de ceux qui vont là où leurs pas les portent sans se soucier de rien. Un garçon vagabond qui fait fondre les filles avec cet air unique de ne rien pourvoir leur promettre.
Ce sont les notes venues d’une autre époque, qui nous rapprochent d’un passé que nous réinventons tout à loisir ; trop heureux, finalement, de ne pas l’avoir connu. Une voix de femme un peu crécelle, du noir et blanc, un clair obscur, et autres rassurants clichés. Comme si, dans les flonflons de la fête, les ruines de la guerre étaient elles aussi une image d’Épinal…
Un orgue de Barbarie, c’est la chanson trop mécanique qui accompagne les fêtes de village et l’odeur du purin que, pendant les vacances, on se sent presque prêt à juger agréable aux naseaux. Ce sont les ritournelles entêtantes que l’on connaît de toute éternité sans les avoir jamais apprises et que l’on entend dans ces bals populaires qui fleurissent en été, auxquels on ne fait que rêver de se rendre, sans intention réelle d’aller y danser pour de bon.
Un orgue de Barbarie, c’est tout cela.
Mais avant cela, c’est aussi le travail minutieux d’un homme passionné par le bois et les notes. Par la fête, le désir de propager de la gaité. Un homme porté par la magie paisible et terre à terre des choses simples : un peu de vent, quelques colonnes de bois, un soufflet, du carton perforé, une manivelle…










