Je me suis toujours demandé ce qui est beau, exactement, dans la beauté. Je ne peux pas croire que ce soit seulement la combinaison rare d’une crinière étincelante, de longue jambes qui ondulent à chaque pas, d’un grain de peau si fin qu’il semble peint sur le visage et des autres attraits qu’on attribue généralement aux charmes féminins.
Je suis la première à déplorer que la mode ne représente qu’un seul type de beauté, comme si celle-ci se réduisait à une seule équation, chiffrée, mathématique et implacable. Pourtant, je dois bien reconnaître que la plus belle jeune femme que j’ai eu l’occasion de croiser travaillait pour l’agence Elite. Avouez que c’est assez perturbant.
Pendant toute une après-midi, j’ai eu le loisir de pouvoir l’observer sans retenue, puisque c’est son métier. De l’explorer, si je puis dire. Quels que soient ses gestes, sa posture, l’inclination de son visage… tout atteignait instantanément un degré de perfection époustouflant. Un peu comme si chaque fois que je prenais la plume, je réalisais du premier coup un texte parfaitement abouti, sans rature ni brouillon, elle penchait simplement la tête pour sourire et une sorte de miracle opérait.
Miracle, car elle même ne semblait pas consciente de l’extraordinaire perfection de ses traits, elle ne faisait manifestement pas exprès de provoquer des prodiges en cascades. Est-ce qu’on est pas toujours un peu dépossédé de soi-même quand on est un prodige? La beauté est-elle véritablement un cadeau pour ceux qui en bénéficient? Une chose est certaine, en tout cas, c’en est un pour ceux qui on la chance de se chauffer à leur soleil : autour d’elle, tout le monde rayonnait de l’intérieur.
Devant tant de grâce, je ne peux pas m’empêcher de voir une manifestation divine. La beauté, qui que soit celui qui la crée, n’appartient à personne, pas même à celui qui en est l’auteur. Elle est là, simplement, qui existe. Sans doute pour nous rappeler que le monde n’est pas, après tout, une suite triviale d’accidents hasardeux qu’on pourrait faire tenir dans un simple calcul de probabilité.
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Ces photos ont été prises par David Laurent à l’occasion d’une journée organisée par La Redoute pour le lancement de leur collection hiver. Nous avons été invitées à imaginer nos looks favoris à partir de leur gigantesque dressing, lesquels étaient portés par Polyanna, la jeune femme dont je viens de vous parler (je suis baba devant sa coiffure). Autant dire qu’on s’est bien amusées. Vous pouvez voir ici le résultat en images et en vidéo.
Un jean, enfin!
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Eh bien oui, après avoir clamé tant et plus que le jean, merci bien, ça n’était pas pour moi et que sur ce coup-là, je passais super mon tour, j’ai fini par en acheter un hier, chez Maje. Ouais, ouais, je sais. En même temps, je suis pas la seule, il y en a bien qui finissent par acheter des combis. Bref. Ce sont les pinces, qui m’ont mis la puce à l’oreille. Un jean à pinces, sérieusement, c’est délire, non? Moi je trouve en tout cas. Ça c’était la première chose. La deuxième, c’est le tissu, tout mou, fluide et confort. Je pensais pas que ça pouvait être comme ça, un jean, mais si en fait, ça peut être doux et confort à porter.
Il faut dire que ça fait un paquet d’années que je ne les regarde plus, aussi, peut-être que tous les jeans maintenant, sont mous et fluides? Read more »
Crème de jour expérimentale
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Il y a quelques semaines de cela, je reçois un coup de fil de ma mère, surexitée à l’idée de me faire partager une nouvelle absolument révolutionnaire : sa nouvelle esthéticienne qui a 60 ans mais en paraît 30 (voire 12) ET qui a travaillé comme aide soignante pendant des années dans les services de chirurgie esthétique lui a révélé LE secret de sa jeunesse inaltérable : la Biafine. je vous le donne en mille ! La Biafine, qu’elle utilise depuis des années et dont on tartine, paraît-il, les patients qui viennent de subir une intervention de chirurgie esthétique.
Moi tout de suite, je rigole – ce ne sera pas la première légende urbaine que me rapportera ma mère – je l’informe que son esthéticienne l’a baratinée et je la charrie sur sa naïveté légendaire. Comme elle me rétorque que vraiment, je suis trop bête, je réponds « écoute maman, tartine-toi la figure de ce machin ultragras pendant deux jours, pour voir et on en reparle ». Sur quoi, maman m’assure que précisément, dès demain, elle troque son habituelle crème de jour contre de la Biafine. Et qu’on verra bien qui aura une peau sublime et qui rira moins dans 20 ans, de ne pas avoir écouté sa mère (ou l’esthéticienne de sa mère, ce qui revient au même). Read more »







