On a toutes nos basiques. Les coupes, les matières, le look où l’on revient toujours. Ces éternels que l’on abandonne parfois, le temps d’une saison. Pour voir. Voir si on arrive à s’en passer. Voir comment on se débrouille sans eux. Et s’apercevoir avec délices que non, c’est dit: on ne peut pas les écarter de nos garde-robes. Parmi ces basiques, dans la catégorie « chaussures », pour moi ce sont les salomés. Vous savez, ces chaussures pourvues d’une lanière transversale sur le coup de pied. Celles-là même que portaient nos grand-mères.
Et quand je pense que j’en suis privée : la fée Fashion, cette petite capricieuse a décidé qu’elles ne serait pas en odeur de sainteté ces temps-ci, au pays de la mode. Je suis dépitée. Et j’ai de bonnes raisons de me plaindre. Elles me manquent, figurez-vous avec leur petit côté sage mêlé à ce faux air de chaussure de danseuses. Pour être honnête, je les trouve pourvues de tous les attraits dont le premier est d’être confortable. Car la plus jolie des paires de chaussures si elle nous empêche de marcher correctement perd 99% des ses charmes. Je vais même aller jusqu’à dire que je les trouve généralement plus confortables qu’une paire de ballerines. J’aime leur simplicité mariée parfois à un brin de sophistication. Et qu’elles conviennent à une infinité de looks. Elles sont parfaites avec la plupart des jupes, pour ne citer que cet exemple. Pareil avec un bermuda ou un short. Et cette façon qu’elles ont de mettre la gambette en valeur en lui donnant ce petit supplément d’élan. J’adore l’élégance avec laquelle elle soulignent, l’air de rien, la cheville. Et ce confort incroyable, encore. La possibilité de traverser Paris à pied sans souffrir et même d’aller danser ensuite si le coeur nous en dit.
Les salomés sont décidément mes souliers magiques. S’il te plait fée fashion, remets les salomées sur les podiums, qu’elles finissent par atterrir dans mes boutiques fétiches… pour cet été, c’est peut-être un peu tard mais pour l’hivers prochain, dis, ce serait possible?
Edit: Hum… bon, je me suis mal exprimée. Ce que je voulais dire c’est que, comme elles ne sont pas spécialement à la mode, on n’en trouve pas dans les boutiques et comme je n’en trouve pas, j’en suis privée. Rien à voir avec la volonté de suivre le goût du jour :) CQFD
Mon minimum vital
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Je garde un souvenir édifiant de mes premiers essais maquillages d’ado. Contrairement à la plupart de mes amies, j’ai eu le droit, très tôt, de me maquiller, y compris pour aller à l’école. Et autant vous dire que je m’en suis donné à cœur joie. Je me souviens très précisément de la composition de mon make-up de l’époque. Il y avait un rose à lèvres baby doll légèrement nacré. C’était un Bourjois, je m’en souviens parce que j’adorais leurs étuis métalliques. Je ne sortais jamais sans une généreuse couche de massacra bleu électrique et le crayon assorti dont j’enduisais consciencieusement « l’intérieur » de la paupière inférieure afin de me faire le regard profond, pensais-je. A cela, il fallait ajouter, bien entendu de la terre de soleil généreusement appliquée de la tempe vers le creux de la joue, pour faire « plus femme ». Bien entendu, je me flattais de croire que je savais à mort me maquiller et je n’hésitais pas à y aller de mes petits conseils de pro à mes amies moins expérimentées.
Heureusement, avec le temps, je me suis bien calmée. Et c’est peut-être même pour cela qu’aujourd’hui, ma trousse beauté est d’une sobriété quasi monacale. Elle n’a pas changé d’un iota depuis des années et j’ai beau tenter, de temps en temps, d’aller vers autre chose, je reviens toujours à ces basiques:
Un anti-cernes Agnès B à la teinte pas géniale (ils n’ont pas assez de choix à mon goût) mais hyperpratique parce que c’est un crayon et avec une bonne texture, pas trop sèche.
Fond de teint fluide MAC. Je ne suis toujours pas convaincue mais à ce jour, je n’ai rien trouvé de mieux sauf le teint By Terry qui est un miracle mais qui coûte un œil.
Poudre MAC. Que je vous recommande chaudement, pour le coup. Vraiment un très bon produit.
Mini-blush Agnès-B qui fait des joues rose toutes fraîches ou poudre bonne mine géniale parce qu’incroyablement naturelle MAIS pleine de microbes (vu qu’elle a 5 ans et que je ne peux pas en acheter une nouvelle parce que la marque, Lora Lune, n’existe plus).
Un petit coup de mascara en-haut-en-bas, léger léger et brossé à la brosse à dents pour bien séparer tous les cils. Non, la brosse a dents n’est pas sur la photo, on ne peut pas dire que ce soit hyper glamour comme accessoire, voyez-vous.
Un chouia de ce rouge à lèvres chocolat Agnès B, juste un poil plus soutenu que ma carnation naturelle et tout doux, qui hydrate les lèvres toute la matinée ( + de temps en temps le gloss qui pulpe les lèvres à mort)
… et zou. Rien de plus.
Et quand je pense qu’après de fais des réflexions désagréables sur les filles du métro qui savent pas se maquiller… ;)





