Les joues roses

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J’aime avoir les joues roses. Sans doute parce que ce sont celles des filles qui, hors d’haleine, attrapent in extremis le train qui les conduit vers une destination pour laquelle elles comptaient les jours. Ou bien qui rougissent de plaisir, en surprenant un compliment à leur sujet qu’elles n’étaient pas sensées entendre.

Ces filles qui arrivent en avance aux rendez-vous galants des touts débuts de leur histoire d’amour et sortent de leur salle bains après un bon bain chaud avec aux lèvres, un sourire qui ne s’adresse à personne d’autre qu’à elles-mêmes. Qui n’ont besoin d’aucune raison particulière pour se sentir de bonne humeur, et portent en elles la juste dose d’insouciance qui marque les tempéraments taillés pour le bonheur.

Lorsque je porte les joues roses, c’est un clin d’œil, aussi, à cette autre moi du passé qui a eu vingt ans un jour et des joues roses qu’elle n’avait pas besoin de dessiner au pinceau, mais qui avançait dans la vie avec une boule à l’estomac. Cette Anne-Solange d’avant qui, comme beaucoup de jeunes femmes de son âge, s’aimait trop peu pour savourer le charme involontaire que pouvait provoquer sur elle un moment d’embarras. Les joues roses des trentenaires, à leur façon, sont une petite revanche et c’est peut-être justement tout ce qui fait leur charme.

★★★

Edit : En fait, je réalise que mon idée de départ était tout de même de vous dire que j’avais redécouvert le BeneTint (de Benefit), après l’avoir délaissé pendant de longues années, je me demande bien pourquoi. En fin de compte, du rose aux joues aussi naturel, je crois qu’il n’y a que BeneTint qui sait faire ça.

Les petites boîtes d’Andrea

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Juste un petit mot rapide en passant. Cela fait des mois que je voulais vous dire quelques mots à propos de la marque de cosmétiques Andrea Garland. Je suis tombée sur une sélection de produits, il y a quelques mois, au Bon Marché, et j’avais beaucoup aimé le concept. Il s’agit d’une ligne de cosmétiques anglaise, à base de produits naturels. Mais c’était autre chose, surtout, qui avait attiré mon attention : les produits sont conditionnés dans des boîtes de récupération.

Ainsi, votre baume à lèvres peut se dissimuler dans : une vieille boîtes d’aspirine, un écrin ancien à bijou ou bien une boîte à dents. Le prix varie en fonction du volume du contenant (jamais plus que quelques euros) et je me souviens avoir beaucoup aimé le parfum des produits.

Il semble qu’on puisse encore trouver les cosmétiques Andrea Garland au Bon Marché, mais si ce n’est plus le cas, j’ai vu que la boutique en ligne livrait aussi à l’international. Voilààààà. That’s all folks !

Bisou Bisou

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Le vrai problème du rouge à lèvres, ce n’est finalement ni la couleur, ni la texture. Non, le vrai problème du rouge à lèvres, c’est sa tenue. De ceux qui tiennent à la perfection, je ne connais que Rouge Baiser, mais ils ont le défaut de leur qualité : à l’usage, ils tachent les lèvres.

Restent les autres. Tous les autres : le Fuschia de Serge Lutins, le plus beau de ma collection qui me donne instantanément le sentiment d’être jolie quand je le porte ; le rouge-orange mat de Nars qui me sauve, les jours de triste mine ; le rouge cerise de Paul & Joe avec son fini désarmant de naturel et un ou deux autres encore qui constituent ma petite collection. Si jolis soient-ils au moment où je les applique, aucun de ceux-là ne tient véritablement la distance.

Et je ne suis pas, hélas, de ces femmes capables de songer aux retouches maquillage une fois passé le pas de la porte de leur appartement. Mais depuis quelques semaines, j’ai toujours dans mon sac ce petit sauveur : le rouge de Lollipops (oui, la marque de maroquinerie).

À la lisière du baume et du rouge à lèvres, il est particulièrement hydratant et sur lèvres nues, j’adore son fini transparent qui colore la bouche à la façon d’un gloss satiné. Mais en réalité, c’est surtout pour sa capacité à retoucher mes autres rouges, que je ne le quitte plus : dès que mon rouge à lèvres bat de l’aile (après avoir bu un café en terrasse, par exemple), j’applique un peu de ce baume coloré.

Parce qu’il est ultra hydratant, il détend les pigments du rouge posé quelques heures plus tôt et leur redonne du peps. Comme il est coloré, il permet d’unifier le rouge, qui a tendance à s’effacer d’abord sur le bombé des lèvres. Enfin, sa texture translucide fait que je n’ai besoin d’aucun miroir pour effectuer ma retouche : je l’applique aussi négligemment que je le ferais avec n’importe quel baume à lèvres. Bien entendu, il modifie sensiblement la couleur initiale, mais son rouge légèrement framboise permet de le fondre avec à peu près tout.

Je ne pense pas qu’il ait été spécialement prévu pour cet usage, mais croyez-moi, cette petite chose est au maquillage des lèvres ce que la rustine est à la roue de vélo percée. En beaucoup plus joli.

PS : Les photos ont été retraitées d’après le super article de Jerka sur Lense, à propos des presest, dans LightRoom qui ne va pas m’aider, je le sens, sur le chemin de la subtilité dans mes retouches…

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