La vie Manoush

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J’ai passé ces derniers mois à chercher la parfaite équation dans la simplicité : peu de couleurs dans ma garde-robe, du bleu, du rouge, du cuir, du brun, du blanc. Matières simples, belles de préférence, coupes faciles à vivre. Et je suis plutôt satisfaite de cette nouvelle épure.

Pourtant, avec le soleil et cette chaleur inattendue, une envie de fantaisie presque compulsive est venue m’assaillir. Ainsi, les soldes ont été le prétexte pour voir fleurir dans ma penderie de la dentelle, des jupons, des robes violettes et roses, des pois fluos. Entre autres, ce top tout simple, léger comme l’air, dont j’aime le décolleté carré et les galons de dentelle. Et ce pantalon, trouvé chez Manoush. J’adore cette superposition de tissus rayé et fleuri qui se répondent en transparence.

Habituellement, j’ai toujours quelque chose à reprocher à un vêtement Manoush : trop cher, trop de détails, trop fragile, toujours trop. Vous me direz sans doute : « évidemment : trop, c’est leur marque de fabrique ». Mais ce trop là est trop pour moi. Pourtant, j’aime aussi la théâtralité de leurs collections, l’humour, le petit grain de folie. Je suis trop heureuse d’avoir enfin de quoi donner un peu de l’âme Manoush à mes tenues. Et je sens déjà que ce pantalon, tout original qu’il soit, sera LE pantalon de mon été.

Ballerines : Mellow Yellow – Top : Zara – Pantalon : Manoush – Sac : J. Dreyfuss – Montre : Ice Watch – Vernis : Bourjois (tangerine fatal)

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La tenue parfaite

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Je crois avoir trouvé l’indicateur ultime de la tenue parfaite : les hommes. Non, non, ne riez pas, laissez-moi finir. Je possède cette robe depuis quelques semaines et une chose est certaine, elle est parfaite à mes yeux. Parce que sa coupe est d’une désarmante simplicité et que les petits détails comme l’empiècement sur le devant, le décolleté, les rayures marines, rouges et blanches lui donnent une vraie personnalité.

Parfaite parce qu’elle est infroissable, qu’elle a la longueur idéale, au genou. Parce qu’elle se suffit à elle-même, qu’elle est confortable et facile à porter. Qu’elle peut se porter de la même façon pour aller à la plage et à une soirée habillée sans être jamais déplacée. Parce qu’elle m’a coûté moins de trente euros et qu’elle est plus âgée que moi (il me semble qu’elle date des années soixante). Et pour mille autres raisons encore.

Mais les hommes, généralement, ne voient pas ces détails. Peu leur importe de connaître la longueur idéale d’une jupe ou la nature infroissable du tissu. Ils remarquent un ensemble. Peut-être, même d’ailleurs qu’ils ne voient rien d’autre que ce supplément d’assurance, cette lumière, lorsqu’on porte un vêtement dans lequel nous avons assez de confiance pour l’oublier totalement. Quand le vêtement fait une sorte de seconde peau qui nous laisse être pleinement nous-mêmes et qu’au lieu d’être une entrave, devient de la liberté. Quand, plutôt que la mise en scène de celle qu’on voudrait être, il devient une absence d’artifice.

Ainsi, je crois qu’on sait qu’on porte une tenue parfaite quand des hommes qui ne cherchent pas à nous séduire ou nous flatter (cette nuance est importante) nous font compliment de notre tenue. On peut se fier à leur jugement parce que ce n’est pas la tenue elle-même qu’ils complimentent : c’est d’entrevoir celles que nous sommes quand on se sent parfaitement bien.

Le lien du jour : Si vous avez envie de deux minutes de rire, allez voir les résultats de ce concours qui récompense les meilleurs désastres culinaires des plus mauvais cuistots. Simplement tordant (et n’oubliez pas de voter quand même : à ce stade, offrir des cours de cuisine au plus dangereux de ces cuisiniers est une question de survie)

La couronne de cheveux

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Rien à voir avec le sujet, mais je me disais qu’il y en avait un peu marre de faire la belle sur son blog, non? Faudrait qu’on publie de temps en temps des photos où on louche, on grimace, on se tient mal, histoire de contrebalancer les choses et rétablir la vérité. Bref.

Je suis plutôt habile de mes mains, en général : je dessine un peu, je sais couper droit, tracer un rond à peu près rond, poser du papier peint, monter des meubles Ikea, écrire avec les deux mains en même temps, peindre des meubles, cuisiner, me maquiller et faire des pompons. Mais il y a une chose pour laquelle je suis archi-nulle, c’est me coiffer.

Je suis incapable de faire un brushing, pour commencer. Je rêve de prendre des cours pour m’offrir une crinière dument disciplinée chaque matin (pour le moment, j’ai adopté un peu malgré moi le style « sortie de son lit » à toute heure du jour). L’option queue de cheval, ne m’en parlez pas. Certaines filles savent faire des miracles avec un élastique, moi non. Généralement, on croirait que je suis sortie de la maison en oubliant de me coiffer. Le chignon, la plupart du temps, me sauve de l’humiliation capillaire, mais avouez que c’est dommage d’avoir patienté de longs mois à laisser pousser ses cheveux pour finir par les faire disparaître en boule au sommet du crâne. Quatre vingt dix jours sur cent, donc, je ne ressemble à rien. Et si je me risque à demander quelques explications quand je croise une jolie coiffure, on me rétorque en général « non, rien, je ne sais pas, je me suis brossé les cheveux, quoi ». Je crois sérieusement qu’il existe une société secrète des gens bien coiffés, lesquels gardent jalousement leurs secrets pour quelque raison obscure.

Et voici le plus étrange, dans cette histoire : quand il s’agit de faire quelque chose d’un peu compliqué, par contre, souvent je m’en sors mieux, comme ici, avec cette tresse qui fait le tour de la tête, comme une couronne.

Quelques explications? Je l’ai faite sur cheveux mouillés pour que ce soit plus simple et que les cheveux accrochent mieux. Il s’agit en fait d’une tresse africaine que j’ai démarrée sur le bas de la nuque, à droite et « tissée » progressivement, au plus près de l’implantation des cheveux. En remontant vers l’oreille droite, puis le sommet de la tête, puis l’oreille gauche et en ajoutant à chaque passage une petite mèche de cheveux. En arrivant sous l’oreille gauche, tous les cheveux sont pris dans la tresse, que j’ai continué de tisser et fixé à l’aide de quelques épingles sous la nuque là où elle rejoignait sa naissance. En réalité, ça ne m’a pris que quelques minutes.

Une chose importante, à propos de la tresse africaine : habituellement, on ajoute une mèche de cheveux à chaque passage : un à gauche de la tresse, un à droite, pour que celle-ci soit en quelque sorte « fondue » dans la masse capillaire. Ici, je me suis contentée d’ajouter des cheveux uniquement du côté « intérieur » (côté « masse » et non côté « racines »), c’est ce qui donne du relief à la tresse et la ramène convenablement au plus près de la racine des cheveux. Mais pour être tout à fait franche, rien ne dit que je parvienne moi-même à réitérer la chose…

EDIT : J’ai oublié de préciser que j’avais fait tout cela la tête en bas, c’est beaucoup plus simple pour attraper les mèches de cheveux.

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