La bonbonnière de Chloé.S

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Attention les yeux, voici l’un des salons de thé les plus mignons de Paris. Vous êtes chez Chloé, ancienne photographe reconvertie dans les cupcakes. Je suis toujours pleine d’admiration pour ceux qui parviennent, comme c’est le cas ici, à vous plonger dans un monde parallèle à la seconde où vous avez passé le pas de leur porte.

Ici, on se croirait quelque part dans les années soixante, aux Etats-unis évidemment, et dans un monde où tout aurait la saveur sucrée de la dolce vita. Tout est pensé dans le moindre détail, jusqu’à la playlist qu’on aimerait bien, je dois dire, pouvoir s’offrir avant de partir.

J’ai plusieurs fois goûté les cupcakes de Chloé qui en réalise pour de nombreux événements (tous les détails sur son site) et je peux donc vous recommander le lieu les yeux fermés si vous passez par là. Lorsque je suis passée au salon de thé, la semaine dernière, il était trop tôt à mon goût pour un gâteau, j’ai donc opté pour un caffe latte… à la crème de spéculoos. My god, j’ai cru un moment que mon palais ne voudrait plus jamais goûter à autre chose. Je vous laisse avec plein d’images, aujourd’hui. Bonne journée les amis!

Chloé.S
40 rue Jean-Baptiste Pigalle
75009 Paris
www.cakechloes.com

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French song

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Aujourd’hui, le chanteur français se distingue des autres en ce qu’il met un point d’honneur à chanter en… anglais. C’est comme une bonne blague : chaque fois que je tends l’oreille vers une chanson qui me plaît, il y a toujours quelqu’un pour me rétorquer : « mais, si, tu sais, c’est ce groupe français, québécois, belge ou toute autre province a priori francophone ». Pour ne citer que ceux qui me viennent à l’esprit sans réfléchir : Gush, Revolver, Arcade Fire (même s’ils ont la particularité d’être un groupe cosmopolite), Cocoon, 1973, Jil is Lucky…

Cette manie du petit groupe français sympa qui s’amuse à pousser la chansonnette en anglais, exclusivement a tendance à m’agacer :  d’une part, je ne peux m’empêcher d’y voir une recette marketing évidente pour avoir une meilleure chance de s’exporter hors de nos petites frontières étriquées, d’autre part, j’aime trop notre langue pour admettre facilement qu’on la délaisse avec autant de facilité pour sa voisine, souvent moins exigeante sur la place du texte que nous le sommes en France.

Bien entendu, je reste consciente que l’anglais est progressivement devenu une langue bis, particulièrement dans le domaine de la musique où nos références sont, le plus souvent, indifféremment francophone et anglophone. Il est donc bien naturel que ces jeunes personnes, biberonnées à l’anglais, se sentent plus à leur aise dans la langue de Shakespeare. Et surtout, je dois bien admettre ceci : leur musique me plaît, leurs influences, leurs textes, même leur anglais me plaît. C’est donc, surtout, que je l’aime, ce pan de la scène française qui s’amuse à brouiller les pistes en se passant allègrement de l’AOC francophone.

Mon gros coup de cœur du moment, le groupe belge et cosmopolite (un français, un anglais, un suédois) Puggy, n’échappe pas à la règle. Une musique pop toute en subtilités vocales et harmoniques, pleine d’énergie et d’assurance. Ils ont des têtes de mômes, mais leur album, ciselé comme un bijou, n’a aucun des petits ou des grands défauts des premiers opus. Je les ai découverts cet été dans un CD des Inrocks ou de Pop & Folk (je ne sais plus) et depuis, leur album tourne en boucle dans mes oreilles. Si vous ne les connaissez pas encore, précipitez-vous. Une ou deux chansons favorites dans l’album? Pas vraiment : j’écoute chaque morceau avec un plaisir égal, mais disons, s’il fallait en choisir trois: « I do », « when you know », « Teaser ».

J’ai eu la chance de les écouter en live il y a quelques jours et leur visible expérience de la scène est jubilatoire. Ils se produisent au Bataclan le 8 novembre prochain, j’espère vraiment faire partie du public. Vraiment, n’hésitez pas à réserver vos places, je suis à peu près certaine que vous ne pourrez pas être déçus.

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Confettis de Paris

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Je prédis un bel avenir à celui qui aurait la bonne idée d’ouvrir un vrai concept store sur le thème de Paris. Souvent, sur internet, je tombe sur de très belles représentations de la ville : le plan de la famille Summerbelle, les dessins de Kanako Kuno ou le livre d’illustration de Mirolsav Sasek – pour ne citer que ceux qui me viennent tout de suite à l’esprit – et c’est vraiment dommage que toutes ces belles réalisations ne soient pas rassemblées en un seul lieu. Je note en passant que la plupart du temps, c’est le Paris vu par les étrangers qui me séduit, probablement à cause de leur regard sur la ville, forcément onirique.

Mais je suis tombée il y a quelques temps sur cette adorable boîte de chocolats qui met en scène une douzaine de vue de Paris, dans une version « vintage-mignon-gnangnan-comme-j’aime ». Enfin un « souvenir de Paris » qui ne soit pas d’une laideur embarrassante. Elle est commercialisée par la marque, Marie Bouvéro (qui édite aussi de ravissantes tablettes de chocolat, sur le même principe) et on peut les trouver assez facilement – il me semble qu’ils sont en vente dans certains Monoprix, je les ai trouvé pour ma part dans une boutique de l’île Saint Louis.

J’ai mis du temps à me décider à les croquer, avant de songer que découpées façon « timbre poste », ces illustrations feraient de parfaites vignettes à coller ici ou là.

Seulement, n’ayant plus seize ans, c’est-à-dire n’ayant plus de cahier de texte où coller mes images favorites (vous ne faisiez pas ça, vous à seize ans?), je ne suis pas plus avancée. Il faudra encore que je trouve une mignonne manière d’utiliser mes petits timbres. En attendant, je peux au moins vous dire que je me suis régalée avec les chocolats qui, chose étonnante pour des machins à souvenirs, sont aussi bons que beaux.

… Et non, bien entendu, je n’ai pas découpé consciencieusement chaque cran arrondi à la main, j’ai fait cela à l’aide d’une paire de ciseaux cranteurs pour les enfants (c’est écrit sur la boîte : il ne coupent que le papier, en aucun cas la peau, le tissu ou les cheveux. J’ai vérifié : tout cela est vrai, mais à vrai dire, même le papier, il ne le coupe pas toujours non plus).

NOTE : Merci beaucoup pour toutes vos adresses hier, je suis allée sur les liens que vous m’avez envoyé, j’avais déjà un peu l’impression d’y être.

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