La maladie du Speedy

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sac vuitton speedy addict Il n’y a pas très longtemps, j’ai déjà parlé de ce sac: mon speedy adoré qui ne me quitte jamais. Donc vous savez déjà que je suis accro (et je sais que je ne suis pas la seule). Mais là, ça dépasse tout ce que j’avais pu imaginer. Hier, je me suis rendue compte que ça faisait plus d’UN AN que je n’avais acheté aucun sac. A peine un sac de courses Monop’. Et moi qui prétend aimer la maroquinerie… Vous vous rendez compte ?

Pour tout dire, les seuls sacs qui me feraient vraiment envie, c’est un Paddington (que je n’ai évidemment pas les moyens de m’offrir) ou un Spy, ou un Muse (même topo, donc : problème d’adéquation entre mes désirs et la sordide réalité de compte en banque). Comme je ne suis pas uniquement une horrible snob, j’ai aussi lorgné du côté de marques plus raisonnables (façon de parler, hein, on est bien d’accord). J’ai eu un gros coup de coeur pour le Lune, quand il est sorti. Ca a duré un mois. J’ai bien pensé à m’offrir – enfin – le cabas cuir noir à paillettes, toujours de V bruno et puis aussi ce sac en cuir verni bleu ardoise absolument sublime. Puis non. J’ai flashé comme une dingue sur les Sweety de Z&V, mais tout le monde me dit qu’il n’y a rien de moins pratique que ces sacs. Et moi, depuis le speedy, je suis mega exigeante sur le côté pratique. J’avais aussi hésité devant un sac Abaco mais le prix m’a rapidement calmée. J’ai aussi eu des velléitlés de collectionite pour les Gerard Darel (« et si je me l’achetais en noir? Et en rouge? Et en bleu marine??? »). Et puis en fait, non. j’ai rien acheté. Il y avait bien encore les divines créations de J. Dreyfuss. Mais je n’ai pas craqué. Ni pour ce sac Paul & Joe avec la anse tressée. Ni pour le mignon petit sac pailletté à étoiles pourtant pas cher du tout de chez Tara Jarmon. Plus rien ne trouve grace à mes yeux. Je n’en vois aucun capable de détrôner, ne serait-ce que pour quelques jours, mon cher speedy.

Et puis il y a autre chose. Je ne suis pas de celles qui changent de sac tous les jours. Il y a quelque part au fond de moi, cette petite voix qui trouve qu’il n’y a rien de plus classe que le sac qu’on trimballe partout, avec toutes les tenues. Le sac qui ne nous quitte jamais, celui qui a une histoire. J’aime le côté faussement « je m’en tape de la mode ». Faussement parce que quand on s’en tape vraiment, on va chez Kiabi. Quand on a un Vuitton pour s’en taper, c’est qu’on se donne un genre. Mais j’aime bien. Pour moi, ça évoque l’assurance tranquille de ceux qui savent qu’ils ont tout bon. Oui, hein… je crois aussi que je suis gravement atteinte.

Heu… pas envie (titre inspiré)

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shopping soldes 10 janvier paris Je m’étonne moi-même, les filles. Je ne vais pas vous faire l’insulte de vous expliquer pourquoi demain est un jour important pour n’importe quelle fille un peu accro au shopping, n’est ce pas ? Haaaaa, le sacrosaint premier jour des soldes ;)
Normalement, je devrais, moi aussi, frémir de plaisir à l’idée d’aller me battre joyeusement comme une chiffonnière au milieu de mes congénères dans l’espoir d’arracher des mains de ma voisine cette charmante barrette Miu-Miu ou bien ce petit bijou en résine Marc Jacobs. Je devrais brâmer d’impatience, à la perspective de ruiner les comptes familiaux dans ce sac Zadig dont je rêve depuis des mois, un jean Paul&Joe ou n’importe qu’elle nippe imprévue et hors budget (mais dans l’excitation du moment, vous le savez aussi bien que moi, impossible de résister). Je devrais attendre en trépignant ce moment génial où l’on étale son butin sur le lit et que l’on essaye tout devant sa glace avec cette grisante impression d’avoir une garde-robe toute neuve… Je devrais me réjouir comme d’un cadeau divin que toutes les conditions les plus propices soient réunies : j’ai ma journée de libre, un (tout petit) peu de sous à dépenser et des envies plus ou moins ciblées, plutôt moins que plus, en fait. Et c’est peut-être ça le souci. Parce que problème majeur c’est que cette année, non. Rien à faire, j’ai pas envie.

- Pas envie de m’apercevoir que depuis les fêtes j’ai pris une demi taille de jean.

- Pas envie de grincer des dents parce que ces jolies bottes que je couve du regard depuis des mois n’existent plus en taille 38 (ou pire, sont dans le shopping bag de la fille juste en face de moi)

- Pas envie d’acheter ce pull que je trouverais hors de prix, même soldé à 120 euros, s’il n’y avait pas cette sournoise étiquette pour me dire que mais siiiiii, c’est une superbonne affaire

- Pas envie de constater que, de toute façon, ce que je voudrais vraiment est toujours hors de portée (c’est que je suis une poule de luxe, mouâ).

- Pas envie de ressortir de la boutique avec que des trucs non soldés (c’est une spécialité)

- Pas envie de me lever tôt, pas envie de la foule, pas envie, quoi.

J’ai pris un coup sur la cafetière? Vous croyez? :)

En quête d’un short

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short en flanelle grise Si j’ai bien tout suivi, cette année, on a le droit de porter du short. Déjà, l’an dernier, on avait ressorti le bermuda mais faut reconnaître que l’enthousiasme n’était pas non plus à son paroxysme vu que le jupon et les bottes occupaient le devant de la scène. Et que ce retour en grâce inattendu n’avait pas rencontré l’approbation générale. Après quelques réticences (bien compréhensibles, avouez) j’avais fini par l’adopter, trop heureuse que pour une fois, je puisse porter un truc qui va moyen à mes copines et que moi, je suis top dedans. Cet été, on a sérieusement raccourci tout ça et je me suis ruée sur le short avec un égal enthousiasme: 3 bloomers d’un coup. Chez Sandro, pendant les soldes. Superbes. Pile poil la longueur qui me va. Mais pratiquement jamais portés pour cause de 4 kilos de trop. LES 4 kilos de trop. Mais Dieu merci, la rentrée s’annonçait fort belle: mes mags chéris nous annonçaient avec ferveur que le short restait le bienvenu dans notre garde robe d’hiver et mes kilos avaient déjà fondu comme neige au soleil (oui, bon… la réalité est moins poétique mais le fait est qu’ils ne sont plus là).
Me voilà donc partie en quête de celui qui me ferait à la fois de belles gambettes et un popotin pas trop plat. Pour le choix, du modèle, ça me paraissait inratable, les mags de filles étant formels : plutôt court mais pas micro (ce sera malheureusement pour l’été prochain), plutôt à pinces, plutôt sobre, plutôt gris (facile, tout est gris) et dans une vraie matière d’hiver : flanelle, drap, tweed… Fastoche, je me suis dit. Toutes les marques vont y aller de leur petit truc mignon, pas trop cher parce que c’est pas le machin que les filles s’arrachent. Et sobre, pour rassurer les demoiselles, moyennement ravies à l’idée d’exhiber le cuissot (donc par forcément open pour des extravagances). L’achat facile. Une formalité, me suis-je dit. Mes finances n’étant pas à leur niveau le plus reluisant, ce n’est que vers le début d’octobre, que je me suis penchée sérieusement sur la question du short, pas inquiète pour un sou. Quelle erreur! Pas un short ne se balançait sur les portants de mes boutiques préférées. Pas un. Paul&Joe Sister propose bien un modèle joli mais il n’est pas coupé pour moi. Et j’ai dégoté un petit quelque chose à la Redoute, jolie coupe mais textile franchement cheap. C’est tout. Il me reste une vague piste chez Sinequanone (oui, j’en suis là) ou, nettement plus glamour, chez American Retro. Mais la bête ressemble davantage, m’a-t-on dit, à un bloomer. Ca me va aussi. Mais où sont-ils passés? Je n’ai pourtant pas rêvé? On a bien vu des shorts partout sur les pages modes de la rentrée… Alors pourquoi PERSONNE n’a suivi ? Je suis horriblement frustrée. A moins que ce qui aurait légitimement dû être MES shorts ne se balladent actuellement sur les fesses de toutes les nanas de la capitale? Je suis verte. Pour la peine, je me suis acheté le pantalon slim pied de poule noir ton sur ton, hyperbien coupé, qu’ils vendent en ce moment chez H&M. Oui, dont il reste une pile énorme et que vous avez regardé en vous demandant qui, mais qui, pouvait bien porter des machins pareils. Ben moi. En pleine frustration vestimentaire, je suis capable de tout.