Je crois avoir trouvé l’indicateur ultime de la tenue parfaite : les hommes. Non, non, ne riez pas, laissez-moi finir. Je possède cette robe depuis quelques semaines et une chose est certaine, elle est parfaite à mes yeux. Parce que sa coupe est d’une désarmante simplicité et que les petits détails comme l’empiècement sur le devant, le décolleté, les rayures marines, rouges et blanches lui donnent une vraie personnalité.
Parfaite parce qu’elle est infroissable, qu’elle a la longueur idéale, au genou. Parce qu’elle se suffit à elle-même, qu’elle est confortable et facile à porter. Qu’elle peut se porter de la même façon pour aller à la plage et à une soirée habillée sans être jamais déplacée. Parce qu’elle m’a coûté moins de trente euros et qu’elle est plus âgée que moi (il me semble qu’elle date des années soixante). Et pour mille autres raisons encore.
Mais les hommes, généralement, ne voient pas ces détails. Peu leur importe de connaître la longueur idéale d’une jupe ou la nature infroissable du tissu. Ils remarquent un ensemble. Peut-être, même d’ailleurs qu’ils ne voient rien d’autre que ce supplément d’assurance, cette lumière, lorsqu’on porte un vêtement dans lequel nous avons assez de confiance pour l’oublier totalement. Quand le vêtement fait une sorte de seconde peau qui nous laisse être pleinement nous-mêmes et qu’au lieu d’être une entrave, devient de la liberté. Quand, plutôt que la mise en scène de celle qu’on voudrait être, il devient une absence d’artifice.
Ainsi, je crois qu’on sait qu’on porte une tenue parfaite quand des hommes qui ne cherchent pas à nous séduire ou nous flatter (cette nuance est importante) nous font compliment de notre tenue. On peut se fier à leur jugement parce que ce n’est pas la tenue elle-même qu’ils complimentent : c’est d’entrevoir celles que nous sommes quand on se sent parfaitement bien.
Le lien du jour : Si vous avez envie de deux minutes de rire, allez voir les résultats de ce concours qui récompense les meilleurs désastres culinaires des plus mauvais cuistots. Simplement tordant (et n’oubliez pas de voter quand même : à ce stade, offrir des cours de cuisine au plus dangereux de ces cuisiniers est une question de survie)






