Liberty joli

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C’est amusant les goûts. Il y a quelques temps, je me souviens avoir vu un blog présenter ce sarouel en liberty avec cette mention frémissante d’indignation : « non mais vraiment, un sarouel imprimé liberty… n’importe quoi, ils se moquent du monde chez Kookaï, vraiment n’importe quoi! »

Au même moment, en le voyant, je pensais en boucle : « Je te veux, je te veux, je te veux! Un sarouel imprimé liberty… alors ça, quelle idée à croquer ».

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La semaine dernière, lorsqu’il est arrivé chez Kookaï, dans la cabine, la vendeuse totalement paniquée par mes différents essais, ne cessait de me dire qu’il fallait de l’uni quand on porte un pantalon fleuri. De l’uni, de l’uni, de l’uni.

Et pendant le défilé des tops rigoureusement unis qui passaient devant mes yeux sans parvenir à éveiller la moindre étincelle d’enthousiasme, je me demandais justement comment faire pour éviter l’effet panoplie et que imprimé j’allais bien pouvoir trouver pour l’assortir tout en le désassortissant (le billet de Garance, la semaine dernière met parfaitement le doigt sur ce problème, épineux entre tous).

Pour résumer : il n’avait pas encore franchi le seuil de ma garde-robe que c’était déjà un casse-tête. Et je ne sais pas comment ils ont fini par atterrir ensemble : un sarouel-bloomer-corsaire totalement inassortissable acheté sur un coup de tête, une liquette qu’on n’a jamais su avec quoi porter, un foulard à carreaux qu’on croyait oublié et de drôles d’escarpins orange vif qui ne vont, pour ainsi dire, avec rien… ce sont les petits mystères de penderie qui forment parfois un joli tout avec une superposition de bizarreries. Et je me sentais particulièrement bien, dimanche, dans cette tenue qui ne ressemble pas tellement, finalement, à ce que j’ai l’habitude de porter.

Détails de la tenue : Sarouel en liberty : Kookaï + Escarpins : Faith (achetés chez Topshop) + Débardeur : Petit Bateau + Liquette (ou blouse de peintre) : Zara + Foulard à carreaux : Zara + Sac : Jerôme Dreyfuss + Sautoir : ETAM + Bracelet : Dinh Van + Lunettes : Ray Ban + Ceinture : Comptoir des cotonniers

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Je ne peux résister au plaisir de publier aussi une photo de ces myosotis qui fleurissent joyeusement un peu partout en ce moment. Elles comptent parmi mes préférées. Avec leur faux air de petites fleurs sauvage et leur adorable nom anglais – Forget me not – elles me laissent totalement rêveuse.

Photos : David Yardt & A-S Tardy

Des derby’s, finalement

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Finalement, j’ai cédé aux derby’s. Plates. Autour de moi, tout le monde hallucine de me voir avec des chaussures plates, moi compris : une telle chose ne s’était pas produite depuis une bonne dizaine d’années, au bas mot (sauf une paire de Repetto, une fois, mais ça ne compte pas). Quelle chance, tout le monde hallucine, mais d’une hallucination collective bienveillante qui dit en substance « Enfin, poulette, tu te décides à tomber les talons hauts… ».

Après, je dois dire aussi qu’à en croire les regards étranges qu’on me jette sans cesse dans la rue, tout le monde hallucine aussi sur le combo : « chaussettes dans les derby’s + le pantalon retroussé jusqu’à un tiers mollets ». Mais là, je suis moins certaine du côté bienveillant de la chose.

Qu’importe : à moi, ça me plait beaucoup. D’une part, c’est si agréable de se sentir habillée un peu différemment par comparaison avec le modèle ambiant à paris (Slim+petite maille+Sac Darel+ballerines). D’autre part, pour dire les choses franchement, je me sens très early adopter. Et ça, je reconnais, ça me plaît trop. Il m’en faut peut, j’en conviens, vu que si j’ai early dadopté, c’est deux semaines avant le reste du monde grand max.

Mais il faut rendre à César ce qui appartient à César et à la vendeuse de la boutique d’Helena Christiansen à New York* ce qui lui appartient. En l’occurrence, l’idée du pantalon retroussé/derby’s plates/petites chaussettes. Elle était superbe, charmante** et je ne me pardonne pas d’avoir loupé la photo de sa tenue (je posterai plus tard un portrait d’elle _ raté, lui aussi _ pour ma dernière série de photos de NY). En attendant, j’adore la vie sur talons plats. Courir dans paris, sauter par-dessus les flaques, attraper un taxi, me sentir plus libre, c’est tout simplement enivrant…

Détails de la tenue // Outfit info
Pantacourt sarouel en jean // Sarouel jeans pants : Zara
Derby’s // Derby’s : Venise
Socquettes dorées // Golden socks : H&M
Chemisier col claudine // Shirt : H&M
Besace // Handbag : Jerôme Dreyfuss
Montre // Watch : Marc by Marc jacobs ( achetée à la boutique de New York !!!)

* Boutique Helena Christiansen (cutissime) : Butik – 605 Hudson Street (entre 12th St & Bethune St) – New York, NY 10014
** Il suffit qu’on me dise « I love your Tee » pour que je trouve quelqu’un charmant, mais alors si, lorsque je réponds « It’s just a Zara », on me répond : « oh? Really??? » comme si j’avais l’air de porter un tee shirt de créateur, autant dire que je me pâme
PS : Oui, n’est-ce pas, je vous bassine avec New York. Et je n’y ai séjourné que trois jours. Imaginez le drame si j’y avais séjourné trois semaines…

Photo du photographe…
Depuis quelques temps, c’est David, mon mari, qui prend les photos de look. En peu de temps, il s’est pris au jeu et alors qu’il se contentait d’appuyer sur le bouton en fonction de mes directives, il y a quelques semaines, il prend petit à petit son indépendance. Il fallait donc que je signale ceci : les photos sont désormais autant les siennes que les miennes, on fait un vrai « boulot » d’équipe et je dois dire que c’est plutôt sympa de partager ça avec son jules. J’aime bien cette photo de lui, prise le même jour que celles de cet article. Il n’a jamais l’air si dur. En réalité, c’est la douceur incarnée, mais je trouve plutôt rigolo cet air de killer qu’il arbore ici, moyennement crédible, quand même, quand on s’enfile une glace à l’eau king size ;)

Mon bas de pyjama et autres anecdotes

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sarouel princesse tamtam 49 eurosParfois, les magazines nous font vivre un enfer. Le coup du sarouel prétendument « LA » pièce qu’il nous faut, par exemple. Essayez donc d’en trouver un, de sarouel. Attention, hein, je ne parle pas juste d’un malheureux corsaire à l’entrejambe un peu flottante, hein. Or moi, le sarouel, c’est mon truc : il cache juste ce que je n’aime pas chez moi, à savoir le cuissot ramollo. Le seul pantalon dans lequel je me sente à l’aise, c’est le sarouel alors autant vous dire que j’arpente les magasins fiévreusement depuis que la nouvelle du « retour du sarouel » a fait le tour des mags.

Et je ne trouve rien. Evidemment. Non, mon génial futal de zouave n’est pas un sarouel, ça n’a rien à voir, ne confondez pas tout. Bref.

La semaine dernière, il se trouve que j’ai passé ma vie chez princesse Tam-tam (si, si, ça a un rapport avec l’histoire du sarouel) à rendre chèvre les vendeuses parce qu’il y a, en ce moment, chez Princesse Tam-tam, un soutif absolument génial avec des baleines verticales comme pour un bustier, au lieu des traditionnelles baleines en arc de cercle, et qui font une poitrine démente. D’ailleurs il s’appelle « mini bustier ». Read more »