Fashion game – V
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Sarouel : Princesse Tam-Tam // Haut : Monoprix // Escarpins verts : Mango // Lunettes de pétasse : Rayban // Bracelet-Sautoir : H&M // Pochette : Comptoir des cotonniers Read more »
Pfff… hyperfacile, le yoga…
Tags: bikram yoga • images • mode • Parisianismes • sarouel • Short • sportive • vie parisienne • yoga
Celui que j’entendrai dire ça peut déjà compter les minutes qui lui reste ? vivre ! Donc vendredi soir, je me suis rendue à mon premier cour de yoga bikram avec mon amie Nadia. Par prudence, j’ai décidé de ne pas étrenner tout de suite ma nouvelle tenue de sport tendance et de me contenter d’un short (oui, oui, un vrai short, je n’en reviens pas moi-même) et d’un t-shirt.
Nous entrons donc dans l’enceinte sacrée. Un monsieur nous reçoit, torse-poil et serviette à la taille. Bon, bon… Lui serrer la main d’un cordial « bonjour monsieur, enchantée », me paraît déplacé. Je réprime heureusement ce premier instinct au moment où lui-même me sert un : « Salut, comment tu t’appelles? ». Les salamalecs ne sont donc pas le style de la maison.
Inscriptions et présentations des lieux faites, le professeur nous instruit qu’en cas de malaise (???), étourdissement (!!!), fatigue, on peut s’arr?ter un moment (encore heureux!) mais que l’on ne doit pas quitter la salle (chauffée à plus de 40°, je le rappelle). La pression monte.
Nous allons rapidement nous changer dans un vestiaire commun. Aime pas trop ça, moi, les vestiaires communs. Dans la salle, le professeur nous a déjà placées. Pas trop près l’une de l’autre. Nous entendant babiller pleines d’entrain il a dû craindre (à raison) un clair manque de concentration chez ses nouvelles recrues et une facilité certaine à prendre un fou rire à la première occasion.
Les premières positions et le rythme auquel on les enchaîne sont diaboliques. Au bout d’un quart d’heure, j’ai effectivement l’impression que le malaise me guette. Mon teint a viré brique et l’envie de rire me prend à l’idée d’avoir pu envisager le sarouel dans une telle atmosphère: mon short lui-même, déjà trempé, me paraît de trop. Je reste incrédule: même mes tibias peuvent transpirer! Au bout de 20 minutes, je constate que dévinitivement, toute vélleité de coquetterie est vaine. Voire stupide. Je me félicite encore d’avoir laissé tomber mon attirail mode. Je rêve d’un maillot de bain. J’ai oublié que je n’étais pas du tout présentable en maillot de bain. Et du reste, je m’en fous. Mon amie, elle aussi s’est arrêtée pour reprendre ses esprits.
Mais la litanie indiscontinue du professeur se poursuit : étirez les jambes, ventre rentré, serrez les fesses, exxxxxxxpirez, tirez les jambes, le dos bien droit, vos mains vont touuuuuucher le plafond, vos yeux percent le miroir… Au début, cela aurait un peu tendance à me faire marrer, mais je comprends vite que cette litanie est bénéfique : elle aide à la concentration, comme une béquille pour la volonté si on veut… Et puis j’ai tellement mal partout que je n’ai plus le courage de faire bouger mes zygomatiques.
Je regarde autour de moi, la sérénitié de certaines participantes me laisse perplexe. Mon visage à moi exprime plutôt l’effarement mêlé d’une grande douleur et d’une extrême fatigue. Tout à coup, je prend conscience que je ne sais pas depuis combien de temps je suis là : 10 mn, une heure? Aucune idée. Le découragement me guette. Je ne tiendrai jamais jusqu’au bout. J’ai l’impression d’avoir déjà donné le maximum. Il faut dire ausi que, niveau sport, je pars de zéro. Mais curieusement, bien qu’exténuée, les exercices me paraissent moins douloureux au fur et à mesure que la séance avance: la fatigue me fait peut-être divaguer. C’est une hyothèse que je n’écarte pas. Et tout d’un coup, le professeur nous fait entrevoir le début de la fin du cours. Les dernières postures me paraissent nettement plus douces que les premières. Deux postures, une posture, relaxation.
Le professeur éteint la lumière. Nous sommes tous allongés. Je l’entends dire un truc du genre « vos paupières sont lourdes…. » normalement, ça m’aurait donné le fou rire (ça me rappelle l’école), là non, j’apprécie. Il félicite les participants et conclut: « Namasté* ». Les participants en choeur répondent « Namasté ». Merde, je n’ai pas eu le temps de comprendre qu’il fallait dire pareil. Pourtant, ça c’est la classe: dire « Namasté », comme ça à la fin du cours. Ca fait tellement « moi aussi je suis une yogi ». J’ai envie de lui demander de le redire une fois pour que moi aussi, je puisse me joindre au groupe… mais bizarrement, j’ai senti que ce n’était pas opportun. J’ai hâte d’être au prochain cours, au moins pour ça!
* Namast? : « Que l’ensemble de vos qualités soient bénies et protégées des dieux ». Au quotidien, c’est une façon de saluer (bonjour, bonsoir…)
Vendredi, nous allons, avec quelques zamies, participer ? notre premier cours de Yoga Bikram. C’est un cours d’une heure et demie durant lequel on enchaîne une combinaison de 26 poses, tout cela dans une pièce surchauffée (42° pour être exacte). La chaleur est supposée « étirer les muscles en profondeur ». Soit. On ne recule devant aucune bizarrerie au pays des filles.
Me voilà donc en quête d’un équipement de yoga: le vêtement doit être confortable, près du corps (yoga), léger (chaleur de la pièce)… mais seyant (faudrait pas, en plus, que ce soit moche) et pas cher (c’est juste du sport, quand même). Typiquement un corsaire en coton noir à 5,50 € et un t-shirt blanc.
Mais ce à quoi je m’attendais le moins est arrivé : les fringues de sport peuvent être vachement jolies. Aussi. Il y a de vraies collections, avec des couleurs belles comme tout et des matières ultra agréables! The découverte quoi. Résultat, après deux heures de déambulation extatique dans les rayons du Citadium, le verdict est pathétique: pas un de mes objectifs n’est rempli. J’ai acheté le truc le plus improbable qui soit pour aller faire du sport : un sarouel! Mais attention hein, un sarouel de sport… bah oui, ça existe (la preuve : c’est Nike qui fait ça, et si c’est Nike, ça peut être que pour le sport non?). Pour achever la tenue j’ai pris aussi un t-shirt hyper long, genre qui moule avantageusement le popotin. Et comme je suis à peu près certaine que le professeur de yoga, dès le premier cours me dira qu’on est pas au cirque ici et que donc, le sarouel, ça va pas être possible… j’ai aussi acheté un short. Quand au prix de cette petite plaisanterie… j’ai du mettre un rein aux enchères sur e-bay pour remettre mon compte ? flots!
Le bon côté des choses, c’est que cette découverte me donne envie de me mettre vraiment au sport : eh oui, quand on pratique un sport avec régularité, on ne peut pas avoir UNE SEULE tenue !!!!
Raaaaaaah comme j’ai h?te de d?ambuler dans le bus avec ma bouteille d’eau et mon tapis de Yogaaaaa :)


