Les images en mouvement

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Près d’un mois plus tard, donc… Revenons en à cette petite caméra. J’étais plutôt dubitative, en la recevant, à vrai dire : je possède déjà un appareil photo capable de capturer des vidéos incroyables et un Iphone qui me permet d’immortaliser sans me compliquer la vie une foule de petits instants. Je ne voyais pas l’intérêt d’un appareil supplémentaire qui ne fasse rien de plus que ce que d’autres exécutent déjà à la perfection. Oui mais…

Oui, mais il y a la désarmante simplicité de ce petit engin : un seul bouton pour démarrer ou stopper l’enregistrement, un stabilisateur d’images franchement épatant et un mode de rechargement tout bête : l’appareil se recharge en le connectant simplement via un port USB à l’ordinateur (par contre, il ne faut pas être pressé : plusieurs heures sont nécessaires pour charger complètement la batterie). La qualité d’image est plus que convenable, y compris en basses lumières, et pour importer les vidéos, il suffit de les faire glisser sur le bureau. Enfin, aucun utilitaire d’encodage n’est nécessaire pour importer, ensuite, les séquences dans un logiciel de montage ou directement sur les plateformes vidéo type Youtube. Avouez que cela fait tout de même quelques plaisantes surprises.

Et question usage? Pendant les vacances, je l’ai mise à disposition de chacun. Ainsi, elle est passée de main en main, pendant plusieurs jours. C’était vraiment bien de découvrir, au retour, les images prises par les uns et les autres. Chacun a compris instantanément comment faire fonctionner la bête et celle-ci est assez robuste pour ne pas craindre les manipulations un peu hasardeuses. On peut la trimballer partout et, c’est là où je voulais en venir, il m’a semblé que la simplicité de son mode d’emploi a beaucoup favorisé le réflexe de faire de petites vidéos.

Je ne sais pas vous, mais c’est un automatisme que je n’ai pas encore, la vidéo, je préfère toujours les photos. Pourtant, je m’en suis aperçue pendant les vacances, de nombreux moments gagnent à être immortalisés en vidéo. A vrai dire, c’est sans doute même ce qui me séduit, dans cette caméra de poche : sa capacité à développer chez moi le réflexe « vidéo ».

Bref, tout cela pour dire que, contre toute attente, je trouve cette petite chose pas mal du tout et que je vais avoir bien du mal à la rendre. Pour toutes les informations pratiques, il s’agit d’une caméra « Flip Video » (Cisco) avec laquelle on peut enregistrer environ deux heures d’images. Son prix tourne autour de 150 euros, mais je vous propose de vous rendre sur le site, si vous recherchez davantage d’information. Et je vous laisse avec ces quelques images en mouvement, filmées un jour de promenade sur la plage (non, les vidéos de soirées, même si elles sont incontestablement beaucoup plus drôles, je les garde pour moi). A très vite les amis!

Cet océan qu’on ne peut voir

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Un petit mot rapide aujourd’hui, simplement pour partager avec vous cette vidéo réalisée par Simon Christen que je me passe en boucle depuis que je l’ai découverte sur Fubiz (fournisseur officiel de belles choses). Elle s’intitule « The unseen Sea ». Le titre à lui seul est une invitation à la rêverie.

Peut-être l’avez-vous déjà vue car il me semble que les prouesses de Simon Christen ont déjà fait de nombreuses fois le tour de la toile, mais dans ce cas, je pense que vous ne rechignerez pas devant un énième visionnage. Pour ce qui me concerne, c’est bien simple : je rêve les yeux ouverts en regardant ces images…

Satisfaction

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Il y a, dans l’écriture, de même que je suppose dans toute autre activité créative, un versant angoissant. Comme ces rêves où l’on court après une forme aux contours incertains, sans jamais parvenir à l’atteindre vraiment, on doit se contenter de l’impression grisante – mais toujours fugitive – de toucher du doigt l’objectif que l’on s’est fixé pour finalement le regarder s’enfuir en riant, jusqu’à ne plus former qu’un point au loin, perdu dans l’horizon. C’est ainsi que j’écris, perpétuellement exaltée et déçue.

Je m’implique beaucoup moins, je dois dire, dans la photo qui n’est qu’un passe temps amusant, un terrain de jeu où la forme vaut bien plus que le fond. Je pourrais certainement, en photo, me contenter de prendre à l’infini les mêmes flous faciles, pourvu que les couleurs flattent la rétine, et m’en satisfaire pleinement. C’est confortable aussi, dans une discipline donnée, de n’avoir aucune exigence envers soi-même, autre qu’une insatiable curiosité. Même si, de ce fait, je ne ressens jamais rien pour mes photos. Je les trouve quelquefois jolies, ça ne va jamais plus loin, et c’est très bien comme ça.

C’est donc avec la plus grande surprise que je ne cesse de me passer en boucle depuis deux jours cette séquence vidéo, mal cadrée, floue, approximative et totalement dénuée de sens ; filmé en deux secondes à la va-vite et sur laquelle j’ai maladroitement collé les premières notes d’une étude de Chopin que j’adore (la neuvième, en fa mineur, ici jouée par G. Cziffa). Inexplicablement, je l’aime.

Je veux dire, je l’aime comme si je n’en étais pas l’auteur : habituellement, on est toujours un peu parasité par le souvenir que l’on garde du moment où l’on prend ses photos, du hors cadre, du froid qui faisait ce jour-là, la difficulté qu’on a eu pour telle prise de vue, les contraintes techniques… Généralement, en surimpression de chacune de mes photos, je vois ces moments-là, qui modifient forcément mon regard.

Là non. J’ai le regard tout neuf. Je ne sais même pas ce qui me séduit, au juste, dans ces 16 secondes d’image mouvante. Probablement, surtout, les notes de Chopin, en vérité. Mais c’est très doux, aussi, pour la toute première fois, de ressentir un peu de satisfaction véritable pour ce que mon œil, douillettement planqué derrière un objectif, a attrapé au vol…