Au pays des monstres
Tags: art • inspiration • mark ryden
Voilà un moment que j’avais envie de publier un petit quelque chose sur Mark Ryden, même si j’imagine que vous connaissez sans doute son travail. Si vous ne le connaissez pas, vous vous souvenez certainement de la couverture de l’album Dangerous, de Michael Jackson qui a décuplé, il y a 18 ans (18 ans !!!!), la popularité du peintre, aujourd’hui superstar collectionné par tout le gratin hollywoodien.
Je regarde ses toiles avec la même gourmandise que certains films de Tim Burton et je ne peux pas m’empêcher de me demander sans cesse lequel inspire l’autre tant leurs univers se répondent.
Évidemment, il m’est facile de reconnaître les éléments qui me séduisent chez le peintre : l’univers de l’enfance, coloré, apparemment joyeux, le sens du détail (ses toiles sont parfois très petites, il est aussi reconnu pour sa technique irréprochable), cet air de fête foraine enchantée où l’on est forcé de se perdre.
Mais il faut bien admettre que le travail de Mark Ryden n’a rien d’une plongée idyllique au pays des petites filles modèle. Non, s’il utilise les codes de l’enfance, c’est surtout l’ajout de détails terrifiants, désenchantés, voire malsains qui caractérisent son travail. Comme si Alice ne cessait de s’aventurer toujours plus loin dans son cauchemar.
Je m’étonne d’applaudir sans réserve à chaque fois que je découvre une nouvelle toile. Il me donne en quelque sorte l’impression d’avoir un petit diable tapi au fond de moi, qui frémit d’aise à la vue des monstres casseurs de rêves et des petites filles méchantes jouant innocemment avec des jouets décapités.
Quand je regarde les toiles de Mark Ryden, je finis toujours par me demander si je ne ferais pas mieux de me précipiter dans le fauteuil du premier analyste venu.
Si vous ne connaissez pas, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de l’artiste, très bien fait et complet (on y trouve notamment des esquisses, des premiers jets).
Rencontre avec une fée
Tags: inspiration • l'atelier d'une fée • mode • Photo • style
Je ne sais plus qui m’a dit un jour que la timidité était le pire défaut qu’on puisse avoir. En papotant sans fin avec Chrystèle, la délicieuse styliste de l’Atelier d’une fée, je me demandais de combien de bons moments je m’étais ainsi privée, simplement pour ne pas avoir osé provoquer une rencontre avec une personne qui me semble intéressante.
Heureusement, mon travail m’oblige souvent à décrocher mon téléphone, me préservant ainsi d’une régression certaine à l’état de sauvageonne. Pour le Un jour une fille du mois d’avril, l’équipe de Modepass m’a soufflé une liste de noms. Parmi eux se trouvait celui de Chrystèle dont j’admirais le travail silencieusement depuis un bon moment.
Chrystèle, c’est La Fée. J’étais impatiente de voir, bien entendu, le look qu’elle nous aurait concocté, mais j’avais surtout hâte de la rencontrer elle. Parce que vraiment, qui est-on lorsqu’on pense à mettre des manches ballon, des nœuds en satin ou des cols Claudine aux sweet-shirts?
Je pensais qu’on discuterait mode, froufous, vintage et sucettes à la fraise, le feu aux joues et le cœur en émoi d’avoir tant de chose à dire sur les imprimés liberty. Et j’aurais adoré.
Mais les fées ont toujours plus d’un tour dans le sac et au lieu de discuter chiffons, nous avons parlé enfants, des siens et de ceux que j’espère avoir un jour. Famille, ses projets, les miens. Travail : nos rêve, les espoirs qui nous font avancer, les déceptions et les moments de joie. Et c’était encore mieux.
Pendant que nous nous étourdissions à l’étage supérieur du Carrousel de Montmartre – moi surtout, qui manquait de perdre l’équilibre à chaque pas en cherchant le meilleur angle de vue, à contresens de la marche – nous avons parlé de la vie. En fond sonore, la BO du Fabuleux destin d’Amélie Poulain. Forcément. On se disait que c’était super cliché, mais en vrai, ça nous projetait drôlement bien là où Paris devient le Paris qu’on dessine au coin d’une table et dont on ne conserve que les fondamentaux poétiques qui font de Paris la plus-belle-ville-du-monde.
Cette histoire de manège, elle nous est venue alors que la séance photo était finie. Ça nous a pris comme ça, comme pour rire. Parce que, sans avoir besoin de se concerter, on savait l’une et l’autre que ce serait notre truc à toutes les deux. S’offrir un tour de manège comme des gosses avec cette grande excuse d’adulte : on avait des photos à faire nous, on ne faisait pas ça pour s’amuser. Alors on s’est offert un tour. Évidemment, après un tour, comme des mômes, on ne voulait plus descendre, alors nous avons acheté un nombre indécent de tickets au monsieur du Carrousel qui riait gentiment en nous regardant faire, avec l’air de nous dire qu’on ne trompait personne.
Et puis le sourire de Chrystèle – qui semble faite, je vous assure, pour vivre sur un carrousel (deux R, un S, je crois que je n’y arriverai jamais) – était vraiment irrésistible. Je me demande bien, d’ailleurs, quel sursaut de raison nous a poussé à décider que cette fois c’était le dernier tour. À mon avis, c’est juste qu’on n’avait plus de liquide.
Et puis on est allé boire une menthe à l’eau dans la première brasserie venue. On a laissé filer le temps et voilà, j’en reviens à cette histoire de timidité : il y a toujours quelque chose d’exceptionnel dans une rencontre, c’est décidément dommage de s’en priver juste parce qu’on n’ose pas en être le déclencheur.
Oh et voilà… de la même façon que nous avons oublié de parler mode, j’oublie de vous donner quelques détails sur sa tenue. La robe de Chrystèle est, évidemment, une de ses créations. Elle la porte avec un tee-shirt blanc tout simple et un gilet parme, trouvé chez H&M. Le petit lapin mignon qui orne le cardigan provient de the french factory. Les chaussures sont des Chloé. Le sac, un doctor bag vintage.
Outch, j’ai été bien bavarde aujourd’hui. Bonne journée la compagnie!
Laisser le charme agir
Tags: belles images • disney • disneyland paris • inspiration • paris • Photos
Cette visite à Disneyland date déjà de quelques semaines et la beauté minutieuse du lieu n’a toujours pas fini d’imprimer ma rétine. Je m’en voulais un peu d’avoir laisser traîner le tri de mes photos, mais tout compte fait, ça a été un vrai plaisir, hier, de me replonger dans les images du parc pour vous proposer cette petite promenade.
J’étais restée éblouie par la minutie omniprésente qui caractérise la grande avenue de Main Street U.S.A., mais en regardant mes photos, les autres ambiances du parc n’ont rien à lui envier… En particulier Fantasyland que je me propose de vous faire visiter aujourd’hui.
Il me reste encore pas mal de photos de cette visite, mais je vous ferai grâce d’un troisième billet. Vous pourrez donc les retrouver toutes dans cet album dédié que je mettrai à jour au fur et à mesure.
Il y en a déjà un certain nombre : en plus des photos de main Street, de l’entrée du parc et de Fantasyland, vous pouvez déjà découvrir les photos du Labirynthe d’Alice, Le Carrousel de Lancelot, le château de la belle au bois dormant, It’s a small World, Discoveryland et Market House Deli. Il manque encore quelques photos, de Fontierland notamment que je ne sais pas si je trouverai un jour le courage de trier, d’autrent plus que je ne les trouve pas vraiment réussies.
Je vous laisse avec quelques images de Fantasyland. Bon lundi les amis! Quand à moi, je retourne au fond de mon lit, il semblerait que le proverbe sur avril est ses histoires de fil trouve sa source dans quelques histoires vraies.











