Là-bas, juste à la pointe

Cela m’étonne moi-même, quand j’y pense : elle est à quelques kilomètres de la maison, la pointe d’Agon et je n’y étais jamais allée. La paresse, sans doute, que provoque les lieux de vie dont on ne se lasse jamais : c’est si beau déjà la maison, pourquoi donc aller voir ailleurs? Jusqu’à présent, la pointe d’Agon, c’était ce lieu qu’on désignait du doigt, au loin, tu vois la petite pointe, là, derrière la baie, oui, celle-là. Je la connais maintenant comme cette plage où l’on peut aller boire un verre à « La Cale », juste pour le plaisir d’y rencontrer un tenancier haut en couleur et savourer le mauvais goût des nus exposés sur chaque centimètre carré de mur disponible.

Je sais que de petites maisons de plage, juchées sur les sommets des dunes, se dissimulent du côté d’Agon. C’était l’objet de ma visite, mais je ne les ai pas trouvées, ce sera pour une prochaine fois. À vrai dire, j’étais plutôt contente de rentrer bredouille : c’est bien ce qui donne leur prix aux trouvailles, après tout… Le temps qu’il faut parfois pour mettre la main dessus.

Hier, c’étaient les tons doux des jours où la grisaille ambiante est pleine de lumière et c’était bien, aussi. Ces gros nuages normands pleins de relief et d’une indéfinissable couleur. J’ai souvent l’impression que ce temps gris est une forme de beau temps, si l’on sait regarder comme il faut.

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