Vert frais, godets et marinière

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Oyez, oyez! COS a enfin fini par s’installer en France – je sais, je suis un peu en retard pour l’effet d’annonce. Après des mois et des mois de tergiversations, la filiale « un peu plus haut de gamme » de H&M a jeté son dévolu sur la rue des Rosiers, dans le Marais. Et après des jours et des jours de tergiversations, j’ai fini par y mettre les pieds.

Alors? Au premier abord, il faut bien le dire, on a surtout la sensation de se trouver chez Caroll. Pas que j’aie un problème personnel avec Caroll, mais enfin, je ne me sens pas encore dans le cœur de cible. D’ailleurs, ici, la clientèle est plutôt bigarrée : les modeuses côtoient mères de famille très comme il faut,  habitantes du quartier en mal de nouveauté et pas mal de quinquas. Très Caroll, justement. C’est plutôt un bon point : j’aime bien cette idée d’une marque trangénérationnelle.

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Et la bonne nouvelle, c’est que tout le monde semble y trouver son compte : la plupart des clientes sortent de la cabine avec un article sous le bras. Peut-être est-ce le mix entre coupes simples, matières qui tiennent la route et, de temps en temps, petit détail qui tue?

En observant quelques minutes, je serais tentée de dire que COS est la marque de celles qui veulent être à la mode se poser de question : COS joue gentiment avec les codes du moment et assagit le tout à coup de basiques, de bleu marine, de pantalons droits et de rayures très très très bord-de-mer-vacances-à-la-Baule. A chacune de choisir vers lequel de ces deux pôles son cœur bat le mieux la chamade.

Mon côté bourge y trouve donc parfaitement son compte, mais j’ai surtout aimé leur façon de mettre du joli détail ici et là sans jamais trop en faire. J’aime les matières qui semble avoir de la tenue et le choix des couleurs, plus basique tu meurs.

Dans la cabine, tout allait. Faute d’un budget illimité, j’ai dû renoncer à cinq jolies choses dont une géniale grenouillère (que j’ai bien l’intention de retourner chercher) et une robe à rayures au tombé impeccable, avant de jeter mon dévolu sur cette jupe noire élastiquée à godets, la marinière rouge et crème à manche trois quart (« pile celle qui me manquait », ai-je osé argumenté auprès de mon cher et tendre) et ce gilet vert sapin aux manches improbables et jolies.

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D’ailleurs, je ne sais pas si c’est un effet collatéral du printemps (ou si j’ai envie de faire des photos en harmonie avec l’actuel thème de mon blog – absurde, mais pas totalement impossible), je m’étonne de porter le vert avec plaisir, ces derniers temps, lui que je considère habituellement comme une des couleurs les plus casse-pied à accommoder.

Détails de la tenue : Veste/Jacket : Zara + Gilet/cardi : COS + Marinière/striped T-Shirt : COS + Jupe/Skirt : COS + Sac/bag : H&M + escarpins/heels : Mango

Photos : David Yardt & A-S Tardy

Une parisienne à paris

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La plupart des parisiens vous diront la même chose : on ne prend jamais le temps de visiter Paris. Jamais nous ne regardons notre capitale avec les yeux observateurs de ceux qui n’ont que quelques jours pour embrasser toute la beauté de la ville et las, sans doute, de la foule et du bruit, nous évitons autant que possible les lieux les plus recherchés des touristes. J’ai mis cinq ans à grimper tout en haut de la Tour Eiffel et la plupart de mes amis parisiens n’ont jamais vu le paysage magistrale qui s’étale devant nous depuis le troisième étage de la dame de fer.

Parfois, avec mon mari, nous nous forçons  jouer les visiteurs. Un petit plan sous le bras et l’œil à l’affût, c’est toujours une source de découverte, même lorsqu’on s’aventure sous le champ de mars qu’on connaît pourtant très bien.

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Hier, nous avons aperçu pour la première fois un charmant petit square pour les enfants. Et nous avons découvert qu’il n’est pas impossible que dans les guides on écrive « Champ de mars : c’est ici que tous les parisiens font leur footing » tant il y avait de gens à courir dans les allées latérales. C’est bien simple, soit le passant était un touriste, soit c’était un joggeur.

Nous étions donc les seuls promeneurs du coin, hier, à la tombée du jour. Quelques habitués faisaient courir leur chien, les fleurs de cerisier commençaient tranquillement à éclore, deux trois fous avaient entrepris de pique-niquer dans le froid et je râlais parce que décidément, avec le printemps qui arrive on ne sait plus comment s’habiller. Tout est trop chaud ou trop froid et j’étais un peu triste parce que cette petite veste officier que j’adore, déjà bien abimée, connaît ses dernières sorties. J’étrennais aussi mes jolis escarpins achetés chez Topshop et mon mari, bien sûr, se moquait de moi : franchement, des escarpins sur la promenade sablée du champ de mars…

Et sinon, quelques mots sur la Vitrine de la mode que j’ai découvert parce qu’on m’a proposé de tester (le t-shirt Lynn Adler que vous voyez en photo, celui avec les adorables coudes brodés de fil argenté, provient de là). Je voulais vous en parler car, au delà de la sélection de vêtements proprement dite, je suis très admirative du parti pris de la boutique concernant les mannequins : les modèles qui présentent les vêtements sont des filles de la vraie vie. Des jolies, hein, forcément. On attrape pas les mouches avec du vinaigre. Mais des jolies normales. Des un peu petites, des gentiment rondelettes, des menues, des grandes gigues… Je trouve cela admirable et courageux. Parce que pour le moment, tout le monde s’insurge contre le décalage entre les magazines, la publicité, etc. et la réalité, mais personne ne fait rien.

C’est d’autant plus audacieux que La vitrine de la Mode, clairement estampillé mode avec des marques comme American Vintage, Iro, Gat Rimmon, Lynn Adler, Chemins blancs, s’adresse à un public exigeant… J’espère de tout mon cœur que ce parti-pris s’avèrera payant.

Détails de la tenue : T-Shirt : Lynn Adler (chez La vitrines de la Mode), Jupe Culotte : Valentine Gauthier, Escarpins : Faith (achetées chez Topshop), Sac : TopShop, Lunettes : Urban Outfitters, Veste Officier : Zara, Fourlard rayé : Monoprix.

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Photos : David Yardt & A-S Tardy

Le grand voyage

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Enfin! La nouvelle version est en ligne. J’espère qu’elle vous plaira. Avant de me coucher, hier soir, j’en était presque venue à le détester, ce nouveau template qui nous a donné tant de fil à retordre. Je voulais le mettre en ligne pour le premier jour du printemps, mais pendant le week-end, chaque contrôle montrait son lot de nouveaux bugs (et j’en découvre encore là). C’est désormais officiel : je déteste Internet Explorer qui fiche tout en l’air et n’interprète rien comme je le voudrais. Et j’admire plus que jamais la patience de mon mari qui a gardé son calme alors que je commençais à m’arrachais les cheveux. Au sens propre.

Mais depuis le temps que ce blog avait besoin d’un coup de peinture (pas loin de deux mois que cette nouvelle version sommeille dans des cartons) et de rangement (j’ai remis à jour plein de choses et réorganisé les onglets ainsi que plusieurs rubriques), ce n’était pas du luxe. Bienvenue, donc, dans ce nouveau Cachemire & Soie printanier qui sent la peinture fraîche. Il y a encore quelques petites choses à modifier, mais je ne pouvais plus attendre. Si vous constatez des anomalies, n’hésitez pas à m’en faire part.

Revenons à nos moutons. Vous l’avez probablement déjà vue passer chez  Punky B., Balibulle, Mimnor, Jennine, Liebe Marlène, Sally Jane, Idhren, Selina & Punky la semaine dernière, cette jolie veste Eple & Melke qui voyage de blogs en blogs pour que chacune puisse en donner son interprétation (elles sont toutes sur la jolie page Modepass sur laquelle une nouvelle tenue est publiée chaque jour). Aujourd’hui, c’est mon tour : Blouse rebrodée matriochka, pantalon et bottes tout-terrain, lunettes vissées sur le nez et serre-tête à noeud-noeud parce que que. J’ai aussi ressorti mon sac doré que j’aime de plus en plus à mesure que passent les années.

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Honnêtement, j’ai eu bien du mal à la rendre cette petit veste qui va avec tout, parfaite pour le printemps, lumineuse et légère. Mais je dois dire que ce qui me frappe le plus, sur ces images, ce sont les lunettes, disons plutôt l’effet que peuvent avoir un si petit accessoire sur notre façon d’être. Certains d’entre eux sont comme ça: le simple fait de les porter nous ouvre un champ inattendu de possibilités et d’attitudes nouvelles. Un peu comme si on jouait un personnage, sauf que c’est peut-être une nouvelle part de soi qu’on révèle, non une attitude inventée de toutes pièces. Read more »