Une parisienne à paris

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La plupart des parisiens vous diront la même chose : on ne prend jamais le temps de visiter Paris. Jamais nous ne regardons notre capitale avec les yeux observateurs de ceux qui n’ont que quelques jours pour embrasser toute la beauté de la ville et las, sans doute, de la foule et du bruit, nous évitons autant que possible les lieux les plus recherchés des touristes. J’ai mis cinq ans à grimper tout en haut de la Tour Eiffel et la plupart de mes amis parisiens n’ont jamais vu le paysage magistrale qui s’étale devant nous depuis le troisième étage de la dame de fer.

Parfois, avec mon mari, nous nous forçons  jouer les visiteurs. Un petit plan sous le bras et l’œil à l’affût, c’est toujours une source de découverte, même lorsqu’on s’aventure sous le champ de mars qu’on connaît pourtant très bien.

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Hier, nous avons aperçu pour la première fois un charmant petit square pour les enfants. Et nous avons découvert qu’il n’est pas impossible que dans les guides on écrive « Champ de mars : c’est ici que tous les parisiens font leur footing » tant il y avait de gens à courir dans les allées latérales. C’est bien simple, soit le passant était un touriste, soit c’était un joggeur.

Nous étions donc les seuls promeneurs du coin, hier, à la tombée du jour. Quelques habitués faisaient courir leur chien, les fleurs de cerisier commençaient tranquillement à éclore, deux trois fous avaient entrepris de pique-niquer dans le froid et je râlais parce que décidément, avec le printemps qui arrive on ne sait plus comment s’habiller. Tout est trop chaud ou trop froid et j’étais un peu triste parce que cette petite veste officier que j’adore, déjà bien abimée, connaît ses dernières sorties. J’étrennais aussi mes jolis escarpins achetés chez Topshop et mon mari, bien sûr, se moquait de moi : franchement, des escarpins sur la promenade sablée du champ de mars…

Et sinon, quelques mots sur la Vitrine de la mode que j’ai découvert parce qu’on m’a proposé de tester (le t-shirt Lynn Adler que vous voyez en photo, celui avec les adorables coudes brodés de fil argenté, provient de là). Je voulais vous en parler car, au delà de la sélection de vêtements proprement dite, je suis très admirative du parti pris de la boutique concernant les mannequins : les modèles qui présentent les vêtements sont des filles de la vraie vie. Des jolies, hein, forcément. On attrape pas les mouches avec du vinaigre. Mais des jolies normales. Des un peu petites, des gentiment rondelettes, des menues, des grandes gigues… Je trouve cela admirable et courageux. Parce que pour le moment, tout le monde s’insurge contre le décalage entre les magazines, la publicité, etc. et la réalité, mais personne ne fait rien.

C’est d’autant plus audacieux que La vitrine de la Mode, clairement estampillé mode avec des marques comme American Vintage, Iro, Gat Rimmon, Lynn Adler, Chemins blancs, s’adresse à un public exigeant… J’espère de tout mon cœur que ce parti-pris s’avèrera payant.

Détails de la tenue : T-Shirt : Lynn Adler (chez La vitrines de la Mode), Jupe Culotte : Valentine Gauthier, Escarpins : Faith (achetées chez Topshop), Sac : TopShop, Lunettes : Urban Outfitters, Veste Officier : Zara, Fourlard rayé : Monoprix.

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Photos : David Yardt & A-S Tardy

Tout ce qu’il y a entre les deux

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D’aussi loin que je me souvienne, j’écris. Les cartons du grenier de ma grand-mère regorgent d’histoires, de poèmes et de mini-pièces de théâtre souvent inachevées. Les marges de mes cahiers d’écolière, puis de lycéenne et d’étudiante étaient, elles aussi, truffées d’idées pour de futurs romans, d’histoires courtes, de vers. Je ne parle pas des classeurs entiers débordant de nouvelles, de bouts de romans quelque fois presque terminés (mais tous ratés), de synopsis. Aujourd’hui, la plupart d’entre eux me font rougir, mais ils me rappellent à quel point écrire fait partie de moi.

Lorsque j’ai publié La double vie de Pénélope B., évidemment, c’était la concrétisation d’un rêve. Peut-être du plus cher d’entre eux. Depuis ce temps, presque à chaque fois que je mentionne la publication de mes livres, on me répond en soupirant : « Ahhhhh comme tu as de la chance, comme j’aimerais écrire des livres, moi aussi ». Read more »

Boum, crac, ouille (entre autres choses)

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Bien, bien, bien. À force de me vanter depuis cinq ans que je ne tombe pas mouâ à ski, il fallait que ça arrive. C’est donc, au détour d’une jolie piste rouge que le Bon Dieu (ou l’un de ses sbires) a décidé de punir ma vanité. Ça a été plutôt facile : je suis du genre à planter mes skis dans à peu près n’importe quel paquet de neige un peu suspect. J’ai donc fait, mercredi dernier, un joli boum avant d’atterrir 20 mètres plus loin en beuglant des ouille et des aïe tonitruants et particulièrement vulgaires. Read more »