You drove me home

Tags:

you-drove-me-home-001

J’aime prendre le Paris-Granville de 16h29. Il suit le soleil tout le long du voyage et, en hiver, on peut le regarder se coucher dans la campagne pendant trois heures et trois minutes exactement. Il y a une dizaine de jours, j’étais dans ce train qui m’emmenait en Normandie. Mon casque diffusait une chanson de Revolver au titre on ne peut plus approprié à la situation : « You Drove Me Home » ; devant mes yeux défilaient ces images que je m’amusais à enregistrer avec une petite caméra que l’on m’a proposé de tester (on en reparlera bientôt). Et au fond de mon cœur, à mesure que le train avançait, s’épanouissait progressivement cette précieuse sensation du retour à la maison.

Un instant d’harmonie parfaite. Avez-vous remarqué comme, souvent, les événements se combinent avec une synchronicité idéale?

Alice devenue grande, avec son lapin blanc

Tags:

lapin-manege-00

On connaît toutes ça, je crois : fondre pour un objet dont on n’a nul besoin. En général, dans ces cas-là, j’ai une stratégie infaillible. Avant de renoncer à craquer, je cherche à qui je pourrais l’offrir. Ainsi, je cumule la satisfaction immédiate de posséder l’objet de mes désirs, le plaisir de l’offrir et le soulagement par anticipation de ne pas avoir à soupirer en me demandant où diable vais-je donc pouvoir caser un coup de cœur inutile dans un chez moi de poche dont il me faut déjà pousser les murs.

Parfois, cependant, je me mens à moi-même. C’était le cas pour ce petit manège de bois (vidéo ci-dessous). J’ai osé me faire croire que « je trouverais bien quelqu’un à qui l’offrir ». Je n’ai, en fait, jamais cherché de destinataire idéal pour ce cadeau. Je crois d’ailleurs que je n’ai jamais cherché à chercher puisque sitôt en ma possession, ce petit trésor a trouvé sa place parmi les bricoles qui envahissent mon bureau et m’entourent chaque jour au travail.

J’aime, en le regardant, me sentir comme Alice après qu’elle a inconsidérément boulotté le cookie interdit et je m’attends à tout moment à voir surgir un petit être lilliputien, un gnome ou un lapin de derrière mon petit carrousel. J’aime la ronde hypnotique et les notes stridentes de la boîte à musique qui, derrière leur mélodie joviale, me font penser à un délicieux épisode d’épouvante, quand l’image affiche un calme plat pendant que la musique annonce un événement chargé de frissons. Autre clin d’œil à Alice dont le pays des merveilles, sous des dehors enchanteurs, m’a toujours paru des plus angoissants. Et quelle que soit leur forme, les boîtes à musiques, seront toujours pour moi l’instrument diabolique des jumelles de la Cité des enfants perdus, ce qui est une excellente raison de les aimer. Voilà d’ailleurs qui me donne envie d’entamer une petite collection…

Voilà une nouvelle fois des images en mouvements. Et juste avant, quelques images, tout court. Je ne pouvais pas parler d’Alice sans mettre en scène mon petit lapin blanc…

? ? ?

? Cliquez sur les vignettes pour faire défiler les images ?

? Cliquez sur le player pour voir la vidéo ?

alice

Petits délires chronophages…

Tags:

Video Manquante

En faisant du rangement, cet après-midi, dans mon pauvre ordinateur qui en avait bien besoin, j’ai retrouvé cette petite vidéo expérimentale que j’ai trouvée plutôt mignonne.Je me rappelle encore, lorsque je l’ai faite. C’était un dimanche matin très tôt. Dire que je peste chaque matin après le réveil et le chat qui me font la sarabande pour me forcer à m’extraire de mon lit et le dimanche matin, va savoir pourquoi, je bondis de ce même lit à 7h30. Enfin. Un dimanche matin donc. La veille, j’avais modelé le petit lapin rose en pâte fimo et j’avais envie d’essayer d’en faire une animation. En fait, il ne s’agit pas d’une vidéo mais d’une suite de photographies (du stop motion, je crois qu’on dit, si on a envie de se la jouer un peu). L’air de rien, c’est un sacré boulot, cette petite cochonnerie… Et puis ça avait été une drôle d’histoire à faire parce que le petit chat, évidemment, avait voulu me donner un coup de main pour faire bouger le lapin. Mais c’était surtout un vrai bonheur, de me trouver là, dans l’appartement silencieux au petit matin, à ourdir mes petites manigances pseudo artistiques pendant que mon mari roupillait, mi-dans les bas de morphée, mi-attendant que je le réveille avec des pancakes (voyez ce que c’est d’habituer son chéri à pareil traitement!).

A l’époque, j’avais fait ça pour un projet d’écrans de veille pour téléphones portables qui n’a jamais abouti. Ou qui a peut-être abouti, mais sans moi, pour d’évidentes raisons de self esteem, je préfère donc croire qu’il ne s’est jamais concrétisé. Toujours est-il que j’avais totalement oublié ce mini-essai et que je le trouve plutôt réussi, finalement. « Finalement », parce que je suis si rarement contente de moi que lorsque je présente un boulot à moi que je m’attends toujours à ce qu’on me le jette à la tronche en me poursuivant avec des tomates. A l’époque, je me faisais pitié moi-même avec mon lapin rose qui tourne… Mais aujourd’hui, non seulement il m’a donné envie de vous le montrer (je n’en ai donc plus si honte) mais surtout il me rappelle tout ce que j’ai abandonné ces derniers mois, faut de temps : ces petites animations, la pâte fimo, la vidéo, le dessin… Mon Dieu, pourquoi les journées n’ont-elles que 24h00?