Alle Vongole

En cuisine, c’est toujours la même chose : je m’éprends d’une recette et je la cuisine tant et plus jusqu’à ce que mon entourage au grand complet ait goûté, testé et approuvé (ou pas) ladite recette. Voilà des mois que les spaghetti alle vongole m’obsèdent. Celles du délicieux petit restaurant en bas de chez moi sont délicieuses et chaque fois qu’elles sont au menu, je les dévore. Mais je n’avais jamais encore osé tenter d’en réaliser moi-même.

La raison est très simple : issue d’une famille d’amoureux de la pêche (et si on remonte à plusieurs générations, de terre-neuvas), je ne connais des produits de la mer que les meilleurs, pêchés maison, de première fraîcheur… et gratuits. Ainsi, la meilleure poissonnerie ne parvient pas à ôter la moue suspecte qui me crispe le coin des lèvres chaque fois que j’en franchis le seuil et j’ai bien failli tourner les talons, hier, lorsque le poissonnier m’a parlé de coques et de palourdes d’élevage. N’ayant cependant ni épuisette ni billet pour la prochaine marée à portée de main, j’ai fini pas céder.

Pour la recette proprement dite, je suis allée fouiller un peu partout (livres, coup de fil à mamie, internet) et le résultat est un mélange de tout ça. Plutôt réussi, je crois.

Linguini aux coques bleues et aux palourdes*

Pour quatre.
300 gr de liguini- 600 gr. de coques bleues – 600 gr. de palourdes – 3 petites gousses d’ail – un beau bouquet de persil (plat pour une meilleure tenue à la cuisson) – une petite boîte de tomates cerises – 2 piments oiseau en conserve – 20 cl de vin blanc sec – un peu de zeste de citron râpé – Parmesan.

1. Rincez les coquillages à l’eau claire et éliminez les suspects (coquillages ouverts qui refusent de se fermer, coquillages cassés… les coques bleues notamment sont fragiles, il y en aura forcément quelques unes à jeter).

2. Mettre les coquillages dans un grand volume d’eau salée au sel fin pendant quelques heures (3-4) afin que ceux-ci évacuent leur sable. S’il s’agit, comme hier, de coquillages d’élevage, je crois que vous pouvez presque vous épargner cette peine : je n’ai pas vu le plus petit grain de sable au fond de mon saladier. Par contre, pour des coquillages fraîchement pêchés, je vous recommande de changer au moins une fois l’eau en cours de route, sinon, bonjour les dents.

3. Hachez l’ail et le persil. Dans un peu d’huile d’olive, faites revenir l’ail quelques minutes puis ajoutez trois quart du persil haché et le zeste de citron. Faites revenir quelques instants puis ajouter le vin blanc, les tomates (concassez-les légèrement si vous voulez) et le piment haché mais pas de sel, car les coquillages en contiennent. Faites réduire quelques minutes, ôtez du feu et réservez.

4. Mettez l’eau salée à bouillir pour les pâtes. Pendant ce temps, rincez soigneusement les coquillages à l’eau claire pour ôter le maximum de sel.

5. Mettez les pâtes à cuire. Environs 5 minutes avant la fin de la cuisson de celles-ci, ajoutez les coquillages à votre sauce ail/persil/tomates et posez la sauteuse sur feu vif. Laissez les coquillages s’ouvrir et ôtez si vous en avez le courage quelques coquilles, pour alléger un peu le bordel dans l’assiette. Les coquillages s’ouvrent en un rien de temps**, pas plus de 4-5 minutes (même un peu moins pour les coques), pile le bon timing pour rajouter au dernier moment les pâtes cuites al dente et le reste de persil haché. Mélangez et hop, c’est prêt.

6. Ah oui, ajoutez-donc aussi un peu de parmesan râpé (je trouve que ce fromage s’accorde très bien avec les coquillages contrairement à ce qu’on a l’habitude de croire). Je n’ai pas essayé hier, mais je suis sûre que quelques olives noires hachées devraient, elles aussi faire merveille. La prochaine fois, j’en ajouterai.

Je viens de me souvenir que j’avais posté il y a longtemps une recette pour cuisiner les palourdes, la meilleure à mon avis. Mais pour la réaliser, il faut vraiment que les palourdes, élément principal, de la recette soient irréprochables. Vous pouvez la consulter ici (elle est tout à la fin du billet)

* Je sais, je sais, c’est pas très alle vongole, tout ça, mais on fait avec ce qu’on a sous la main, hein ;) Et j’adore les coques bleues qui me rappellent comme personne les longues journées de pêche sur les plages de Saint Martin de Bréhal, lorsque j’étais enfant.
** Quand ils s’ouvrent, ils sont cuits.

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19 réflexions sur “Alle Vongole”

  1. Moi qui m’apprête à sortir faire des courses… je sais ce qu’on va manger ce soir! J’en salive déjà. Moi aussi je suis dans la quête des spaghetti alle vongole perfetti!!!!! Ici à Genève où je vis je ne connais qu’un resto qui les fait vraiment bien. A chaque fois je vide le plat gargantuesque… et je me fais aider par mon fils de 5 ans qui adore ça aussi!!!
    Bonne journée!

  2. Rohhh, ça a l’air délicieux ! Pas trop compliqué à préparer sans doute, mais dur de trouver les coquillages à proximité (dans mon quartier je n’ai de poissonnerie que celle de Monoprix :D), en tout cas j’essaierai certainement un jour ! J’ai déjà essayé ta recette de Conchiglies farcies aux courgettes, un délice :coeur

    Pour ce qui est des coquillages que tu aimes fraîchement pêchés, ce n’est pas un caprice et je te comprend, j’ai grandi dans le Cotentin alors tu penses …. :clin

  3. j’adore ce genre de plat. Merci pour la recette et les astuces concernant le sable! En bonne fille de l’Est, je ne suis pas très « au point » sur le sujet!

  4. Hum ça a l’air vraiment trop bon! Dommage que mon amoureux n’aime pas les crustacés sinon j’aurais fait ça ce soir… Grrrr il est pénible lui j’en ai trop envie maintenant!
    Quand aux crustacés dans les poissonneries, qu’est-ce que je te comprend j’ai grandi entre Bordeaux et Arcachon, les huîtres et moules ici sont à dans prix hallucinants!

  5. Si tu en as la possibilité un jour, essaye avec des tellines (ou cébettes, ou pignons, le nom change selon la région) un coquillage bi-valves également mais au goût très fin, absolument divin.

    1. En fait, j’ai eu des remontrances sévères de la part de mon médecin quand il a vu mes analyses. J’ai dû me résoudre à revoir mes ambitions à quelque chose de plus modeste : je m’autorise désormais les fruits de mer, crustacés et un peu de poisson. Et je dois reconnaître que depuis un mois, je me sens en bien meilleure forme, même si ça m’agace de devoir l’avouer :)

  6. il faudrait juste que tu manges plus de protéines végétales qu’on trouve en magasins spécialisés. Beaucoup de personnes sont également en déséquilibre alimentaire même si elles sont omnivores. Sinon les rayons de vitamines and co des supermarchés n’existeraient pas (ils ne sont pas là pour les 2% de végé en France…) . Bon courage!!

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