La délicate question d’argent

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La semaine dernière, j’ai eu le plaisir de me prêter au jeu de la Cure Detox, proposée par Detox Delight. Repas végétaliens préparés pour la journée et livrés chaque matin, cela pendant trois jours. Il est très rare que j’accepte de tester ce type de service, mais cette cure entre si parfaitement en résonance avec mes préoccupations actuelles, que je n’ai pu résister.

Depuis que je suis revenue vivre à Paris, Je ne trouve pas si facile de se fournir en aliments sains, issus d’une agriculture biologique de préférence, mais aussi locale. Et je ne parle pas des restaurants, en particuliers le soir, où il est exceptionnel que je trouve à prix acceptable des plats fournis en fruits et en légumes. Il est d’ailleurs exceptionnel que j’en trouve tout court. Dans cette cure, ce n’est donc pas tant l’aspect « detox » qui m’intéressait que le contenu alléchant des menus, qui s’approche nettement de mon alimentation idéale et avait tout pour me séduire. Je ne connais par exemple aucune enseigne qui propose, à Paris, un service de livraison à domicile de plats végétariens, aussi ai-je voulu savoir s’il pouvait s’agir pour moi d’une bonne alternative.

Au final, je me suis régalée pendant trois jours, sans avoir à réfléchir sur la façon dont équilibrer mon alimentation puisque je n’avais qu’à piocher dans mon réfrigérateur et déguster. J’ai goûté à des saveurs nouvelles qui m’ont donné plein d’idées et d’inspiration. Je me suis sentie bien. Dans le même temps, j’ai passé pas mal de temps à lire ce que les autres blog avaient pu écrire sur cette cure. Presque systématiquement, il en ressort une expérience positive, assortie d’une réserve très forte sur le prix, environ soixante euros la journée (petit déjeuner, déjeuner et dîner, ainsi que deux jus). Je vous vois froncer les yeux d’indignation devant votre écran et nous arrivons maintenant au sujet du jour. Soyons honnête : moi aussi, j’ai commencé par sauter au plafond. Mais c’est cette question, justement, qui m’interpelle après quelques jours de réflexion.

Car finalement, si je regarde autour de moi, la façon dont mon entourage élabore son budget, la plupart des personnes que je côtoie dépense régulièrement des sommes importantes dans l’habillement, la cosmétique, au restaurant ou que sais-je. Je n’échappe pas à cela non plus. Pourtant, je suis convaincue qu’une bonne alimentation constitue l’un des piliers d’une bonne santé, d’une jolie peau, d’un bon moral… Bref, tout ce qui contribue à faire de nous des personnes charmantes, vivantes et bien dans leurs baskets. Être visiblement en bonne santé me semble autrement plus séduisant que porter une belle robe.

Alors pourquoi ai-je autant de résistance à l’idée de dépenser – ponctuellement – une somme un peu plus élevée pour m’offrir une cure de bien-être dont le positionnement garantit la meilleure qualité de produits et un service aux petits oignons ?

Plus j’essaie de trouver des arguments en faveur du prix trop élevé de cette cure, moins je suis convaincue par ma réaction première. Qu’est ce qui explique que l’on soit capable de dépenser deux cents euros dans une paire de chaussures (probablement fabriquée dans un entrepôt en Chine)(ou la même somme en crèmes miracle) et que l’idée d’investir cette même somme dans une semaine de prise en charge alimentaire délicieuse et susceptible d’améliorer sa condition physique nous paraisse être une dépense excessive?

Il me semble que c’est l’impression qu’après tout, on pourrait faire sa petite cuisine soi-même. Sauf que je ne connais personne autour de moi – pas même moi qui passe pourtant pas mal de temps dans ma cuisine à concocter des salades – qui ait le temps ou les compétences pour cuisiner chaque jour trois plats végétariens élaborés, équilibrés et différents chaque jour que Dieu fait. Je tourne vite en rond, réutilise les mêmes produits que j’associe facilement de la même façon.

Et du coup, voilà, je m’interroge. Cette cure m’a mise face à la façon dont je place mes priorités et je ne suis pas si sûre, finalement, d’être véritablement en accord avec elles. Votre avis sur ce point m’intéresse donc énormément. Vous vous offririez une telle cure vous, ou vous passez allègrement votre chemin? Bon lundi (sous le délicieux souffle des ventilateurs) les amis!

Un bonbon

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Depuis que j’ai cessé de manger de la viande, une chose me manque terriblement : les bonbons gélifiés (la gélatine contenue dans les bonbons Haribo et consorts est presque toujours d’origine animale). Vraiment : lorsque je vois passer un paquet de Tagada Pink sans pouvoir plonger la main dedans c’est, à chaque fois, comme une petite punition.

Mais il n’y a pas très longtemps, en allant chercher de quoi déjeuner au Super U magique de la rue Paul Bert (Onzième arrondissement > Boboland > J’aime tellement le onzième), je suis tombée sur ces jus de fruits de la marque AC-Fresh, au packaging si doux avec ces visages aux paupières closes. Et là miracle : bien que le flacon prétende formellement : « 100% fruits », mon jus de grenade avait exactement le goût d’un bonbon, vous savez ceux en forme de cerise ou de bouche. Oui ceux-là. Un vrai régal.

J’ai testé, depuis, les parfums et « Cassis », « Framboise ». Chaque fois, c’est une bonne surprise, même si j’ai beaucoup de mal à croire que cette petite merveille ne comporte rien d’autre que des fruits. Et les flacons, que je ne me résous pas à jeter, font une petite farandole sur les étagères de mon bureau.

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Yum!

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J’avais prévu de publier cette petite recette pour Mardi Gras, mais le temps m’a manqué. Il s’agit d’une petite sauce au caramel et au chocolat que j’utilise pour les crêpes, en général (mais enfin, je suppose qu’elle peut convenir à bien d’autres utilisations) et qui est le fruit heureux d’une série de tests, ratages et malentendus. Elle vaut ce qu’elle vaut et ne comptez pas sur moi pour vous donner des indications précises – je fais toujours tout à vue de nez, mais d’après ce que j’ai pu comprendre, elle fait l’unanimité. La voici donc.

Il vous suffit de préparer un caramel avec une poignée de sucre en poudre et un peu d’eau. Lorsqu’il est bien doré, coupez le feu et ajoutez une bonne noix de beurre salé (j’ajoute encore une pincée de sel, personnellement), une lichette de crème fraiche liquide, une pointe de couteau de cannelle (attention à ne pas en mettre trop, il faut que ce soit à peine perceptible) et trois carrés de chocolat au lait Côte d’or.

Je pense que ce sont ces deux derniers ingrédients qui, mis ensemble, lui donnent un goût tout à fait particulier qui rappelle un peu le Carambar. Servie tiède sur des crêpes, c’est délicieux. Et je crois que si vous vous risquez à flamber le tout au Grand Marnier, vous ne serez pas déçus non plus ! Voilà les amis, c’est tout pour aujourd’hui. Bonne journée !

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